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Chapitre 2 – Nombres réels et intervalles

Chapitre 2 | Seconde générale et technologique | Mathématiques

Dernière mise à jour : 21 octobre 2026, 14:25

Objectifs du chapitre

I. L'ensemble \(\mathbb{R}\) et la droite numérique

1. L'ensemble des réels

Définition — Nombres réels

L'ensemble des nombres réels, noté \(\mathbb{R}\), est l'ensemble de tous les nombres qui servent à mesurer des grandeurs (longueurs, aires, durées, températures…). À chaque réel correspond un point d'une droite graduée, et réciproquement.

On fixe sur une droite une origine \(O\) (point d'abscisse \(0\)) et une unité de longueur. Le réel associé à un point \(M\) est son abscisse. La droite ainsi munie est la droite numérique (ou droite réelle).

Propriété — Ordre sur \(\mathbb{R}\)

Sur la droite numérique, un nombre est plus petit qu'un autre lorsqu'il est situé plus à gauche. Pour deux réels \(a\) et \(b\) :

\[a \lt b \quad\text{signifie}\quad \text{le point d'abscisse } a \text{ est à gauche de celui d'abscisse } b.\]
Propriété — Emboîtement des ensembles

Tout entier est un réel, tout décimal est un réel, etc. :

\[\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{D} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R}.\]

Ces inclusions sont strictes : il existe des réels qui n'appartiennent à aucun de ces sous-ensembles (les irrationnels, § IV).

Exercice d'application 1. Placer sur une droite numérique les réels \(-2\), \(\tfrac{1}{2}\) et \(\tfrac{5}{2}\). Compléter par \(\lt\) ou \(\gt\) : \(-2 \;\square\; \tfrac12\) ; \(\tfrac52 \;\square\; \tfrac12\).

\(-2\) est le plus à gauche, \(\tfrac12=0{,}5\) juste après l'origine, \(\tfrac52=2{,}5\) entre \(2\) et \(3\). Donc \(-2 \lt \tfrac12\) et \(\tfrac52 \gt \tfrac12\).

II. Intervalles de \(\mathbb{R}\)

Un intervalle est un ensemble de réels décrit par des inégalités : c'est, sur la droite, une portion « d'un seul tenant » (sans trou).

1. Intervalles bornés

Définition — Intervalles bornés

Pour deux réels \(a \leqslant b\) :

NotationInégalitésBornes incluses ?
\([a,b]\)\(a \leqslant x \leqslant b\)les deux (fermé)
\(\left]a,b\right[\)\(a \lt x \lt b\)aucune (ouvert)
\(\left[a,b\right[\)\(a \leqslant x \lt b\)\(a\) oui, \(b\) non
\(\left]a,b\right]\)\(a \lt x \leqslant b\)\(a\) non, \(b\) oui

2. Intervalles non bornés

Définition — Intervalles non bornés

Pour un réel \(a\) :

NotationInégalités
\([a,+\infty[\)\(x \geqslant a\)
\(\left]a,+\infty\right[\)\(x \gt a\)
\(\left]-\infty,a\right]\)\(x \leqslant a\)
\(\left]-\infty,a\right[\)\(x \lt a\)

On note aussi \(\mathbb{R} = \left]-\infty,+\infty\right[\).

Attention — Le côté de l'infini

Les symboles \(+\infty\) (« plus l'infini ») et \(-\infty\) (« moins l'infini ») ne sont pas des nombres réels : ils indiquent que l'intervalle « se prolonge sans fin ». Du côté d'un \(\infty\), le crochet est toujours ouvert : on écrit \([a,+\infty[\) et jamais \([a,+\infty]\).

3. Représentation graphique

On surligne la portion de droite concernée. Une borne incluse se marque par un crochet fermé (ou un point plein), une borne exclue par un crochet ouvert (ou un point creux).

Intervalle \([2\,;5[\) : borne \(2\) incluse (crochet fermé), borne \(5\) exclue (crochet ouvert).

Exemple — Appartenance

Soit \(I = [-1,\,4[\).

4. Réunion et intersection d'intervalles

Propriété

Comme tout ensemble, deux intervalles se combinent par \(\cap\) (les réels communs) et par \(\cup\) (les réels de l'un ou de l'autre).

Exemple \[[-1,\,3] \cap \left]0,\,5\right] = \left]0,\,3\right], \qquad \left]-\infty,\,2\right[ \cup [1,\,+\infty[ = \mathbb{R}.\]

Une réunion de deux intervalles disjoints (par exemple \([0,1] \cup [3,4]\)) n'est pas un intervalle : on la laisse écrite avec le symbole \(\cup\).

Méthode — Tester l'appartenance d'un réel à un intervalle
  1. Traduire l'intervalle en inégalités (attention aux crochets ouverts/fermés).
  2. Remplacer \(x\) par le nombre proposé et vérifier chaque inégalité.
  3. Conclure : le réel appartient si toutes les inégalités sont satisfaites.

Exemple résolu. \(\sqrt{2}\) appartient-il à \(I = \left]1,\,2\right]\) ? On a \(\sqrt{2} \approx 1{,}414\). Alors \(1 \lt 1{,}414\) (vrai) et \(1{,}414 \leqslant 2\) (vrai). Donc \(\sqrt{2} \in I\).

Exercice d'application 2. Traduire par des inégalités, puis dire si \(3\) et \(-1\) appartiennent : (a) \([-1,\,3[\) ; (b) \(\left]-\infty,\,3\right[\) ; (c) \(\left]3,\,+\infty\right[\).

(a) \(-1\leqslant x\lt 3\) : \(-1\in\), \(3\notin\) (borne exclue). (b) \(x\lt 3\) : \(-1\in\), \(3\notin\). (c) \(x\gt 3\) : \(-1\notin\), \(3\notin\).

III. Valeur absolue, distance et inéquations

1. Valeur absolue et distance

Définition — Valeur absolue

La valeur absolue d'un réel \(a\), notée \(|a|\), est la distance du point d'abscisse \(a\) au point d'abscisse \(0\) sur la droite numérique. C'est un nombre positif ou nul :

\[|a| = \begin{cases} a & \text{si } a \geqslant 0,\\[2pt] -a & \text{si } a \lt 0. \end{cases}\]
Exemple

\(|5| = 5\), \(\;|-5| = 5\), \(\;|0| = 0\), \(\;\left|-\tfrac{3}{4}\right| = \tfrac{3}{4}\).

Propriétés immédiates

Pour tout réel \(a\) : \(\;|a| \geqslant 0\) ; \(\;|a| = 0 \iff a = 0\) ; \(\;|-a| = |a|\).

Définition — Distance entre deux réels

La distance entre deux réels \(a\) et \(b\) est la longueur du segment joignant leurs points sur la droite ; elle vaut

\[d(a,b) = |b - a| = |a - b|.\]
Exemple

La distance entre \(-2\) et \(3\) est \(|3-(-2)| = |5| = 5\). La distance entre \(7\) et \(2\) est \(|2-7| = |-5| = 5\) également : l'ordre des deux nombres n'a pas d'importance.

Attention — Limite du programme

En Seconde, la valeur absolue sert uniquement à exprimer une distance (à \(0\), ou entre deux réels) et à décrire des intervalles de centre donné. Toute autre utilisation est hors programme.

Exercice d'application 3. Calculer \(|-8|\), \(\;|3-11|\), \(\;|11-3|\), et la distance entre \(-4\) et \(6\).

\(|-8|=8\) ; \(|3-11|=|-8|=8\) ; \(|11-3|=8\) ; \(d(-4,6)=|6-(-4)|=|10|=10\).

2. Inéquation du type \(|x - a| \leqslant r\)

L'écriture \(|x - a|\) est la distance entre \(x\) et \(a\). L'inéquation \(|x-a| \leqslant r\) (avec \(r \geqslant 0\)) se lit donc : « \(x\) est à une distance au plus \(r\) du centre \(a\) ».

Propriété — Traduction en intervalle

Pour un réel \(a\) et un réel \(r \geqslant 0\) :

\[|x - a| \leqslant r \quad\Longleftrightarrow\quad a - r \leqslant x \leqslant a + r \quad\Longleftrightarrow\quad x \in [\,a - r,\; a + r\,].\]

L'intervalle solution est centré en \(a\) et de rayon \(r\) (donc d'amplitude \(2r\)). Avec une inégalité stricte, \(|x-a| \lt r\) équivaut à \(x \in \left]a-r,\,a+r\right[\) (bornes exclues).

Méthode — Résoudre \(|x - a| \leqslant r\)
  1. Identifier le centre \(a\) et le rayon \(r\) (avec \(r \geqslant 0\)).
  2. Écrire directement l'intervalle : \([a-r,\,a+r]\) (bornes incluses si \(\leqslant\)).
  3. Si l'inégalité est stricte (\(\lt\)), les bornes sont exclues : \(\left]a-r,\,a+r\right[\).
  4. Représenter le segment centré en \(a\).

Exemple résolu. Résoudre \(|x + 4| \leqslant 3\). On réécrit \(|x - (-4)| \leqslant 3\) : centre \(a = -4\), rayon \(r = 3\). Solutions : \([-4-3,\,-4+3] = [-7,\,-1]\).

Méthode — Traduire un intervalle avec une valeur absolue
  1. Centre \(a\) = milieu de l'intervalle : \(a = \dfrac{\text{borne gauche} + \text{borne droite}}{2}\).
  2. Rayon \(r\) = demi-amplitude : \(r = \dfrac{\text{borne droite} - \text{borne gauche}}{2}\).
  3. Écrire l'intervalle sous la forme \(|x - a| \leqslant r\).

Exemple résolu. Écrire \([2,\,8]\) avec une valeur absolue. Centre \(a = \tfrac{2+8}{2} = 5\), rayon \(r = \tfrac{8-2}{2} = 3\). Donc \([2,\,8]\) est l'ensemble des \(x\) tels que \(|x - 5| \leqslant 3\).

Exercice d'application 4. Résoudre \(|x-2|\leqslant 3\), puis écrire l'intervalle \([1,\,9]\) sous la forme \(|x-a|\leqslant r\).

Centre \(2\), rayon \(3\) : solutions \([2-3,\,2+3]=[-1,\,5]\).

Pour \([1,\,9]\) : centre \(a=\tfrac{1+9}{2}=5\), rayon \(r=\tfrac{9-1}{2}=4\). Donc \([1,\,9]\) correspond à \(|x-5|\leqslant 4\).

IV. Décimaux, rationnels et irrationnels

1. L'ensemble \(\mathbb{D}\) des décimaux

Définition — Nombre décimal

Un nombre décimal est un réel qui s'écrit avec un nombre fini de chiffres après la virgule, c'est-à-dire un quotient d'un entier par une puissance de \(10\) :

\[x \in \mathbb{D} \quad\Longleftrightarrow\quad x = \frac{k}{10^{\,n}} \ \text{ avec } k \in \mathbb{Z} \text{ et } n \in \mathbb{N}.\]
Exemple

\(3{,}25 = \dfrac{325}{100} \in \mathbb{D}\) ; \(\;-7 = \dfrac{-7}{1} \in \mathbb{D}\) (tout entier est décimal) ; \(\;0{,}001 = \dfrac{1}{1000} \in \mathbb{D}\).

Contre-exemple : \(\dfrac{1}{3} = 0{,}3333\ldots\) n'a pas d'écriture décimale finie : \(\dfrac{1}{3} \notin \mathbb{D}\).

2. L'ensemble \(\mathbb{Q}\) des rationnels ; les irrationnels

Définition — Nombre rationnel

Un nombre rationnel est un réel qui s'écrit comme quotient de deux entiers :

\[x \in \mathbb{Q} \quad\Longleftrightarrow\quad x = \frac{p}{q} \ \text{ avec } p \in \mathbb{Z},\ q \in \mathbb{Z} \text{ et } q \neq 0.\]

Tout décimal est rationnel (par exemple \(2{,}7 = \tfrac{27}{10}\)), donc \(\mathbb{D} \subset \mathbb{Q}\). Mais tout rationnel n'est pas décimal : \(\tfrac{1}{3} \in \mathbb{Q}\) et \(\tfrac{1}{3} \notin \mathbb{D}\).

Définition — Nombre irrationnel

Un réel qui n'est pas rationnel est dit irrationnel : il ne peut s'écrire sous la forme \(\tfrac{p}{q}\).

Exemple — La géométrie fournit des irrationnels

On a donc la chaîne complète, chaque inclusion étant stricte : \(\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{D} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R}\).

Exercice d'application 5. Pour chacun des nombres \(\dfrac{7}{4}\), \(\;\dfrac{2}{3}\), \(\;\pi\), \(\;-3\), \(\;0{,}125\), indiquer le plus petit ensemble (\(\mathbb{Z}\), \(\mathbb{D}\), \(\mathbb{Q}\) ou « irrationnel ») auquel il appartient.

\(\dfrac{7}{4}=1{,}75\in\mathbb{D}\) ; \(\dfrac{2}{3}\in\mathbb{Q}\) (rationnel non décimal) ; \(\pi\) irrationnel ; \(-3\in\mathbb{Z}\) ; \(0{,}125=\dfrac{1}{8}\in\mathbb{D}\).

3. Deux démonstrations par l'absurde

Théorème — \(\tfrac{1}{3}\) n'est pas décimal

Démonstration. Supposons \(\dfrac{1}{3}\) décimal : \(\dfrac{1}{3} = \dfrac{k}{10^{\,n}}\) pour un \(k \in \mathbb{Z}\) et un \(n \in \mathbb{N}\). En multipliant en croix : \(10^{\,n} = 3k\), donc \(10^{\,n}\) serait un multiple de \(3\). Or \(10^{\,n} = 2^{\,n} \times 5^{\,n}\) n'a pour facteurs premiers que \(2\) et \(5\) : il n'est jamais divisible par \(3\). Contradiction : \(\tfrac{1}{3}\) n'est pas décimal. \(\blacksquare\)

Théorème — \(\sqrt{2}\) est irrationnel

Démonstration. Rappel : si \(n^2\) est pair, alors \(n\) est pair. Supposons \(\sqrt{2}\) rationnel, écrit sous forme d'une fraction irréductible \(\sqrt{2} = \dfrac{p}{q}\) (\(p\) et \(q\) sans diviseur commun autre que \(1\)). En élevant au carré : \(p^2 = 2q^2\). Donc \(p^2\) est pair, donc \(p\) est pair : \(p = 2k\). En reportant : \(4k^2 = 2q^2\), soit \(q^2 = 2k^2\), donc \(q^2\) est pair et \(q\) est pair. Alors \(p\) et \(q\) sont tous deux pairs : contradiction avec le caractère irréductible. Donc \(\sqrt{2}\) est irrationnel. \(\blacksquare\)

V. Encadrement, valeurs approchées, arrondis

Définition — Encadrement

Encadrer un réel \(x\), c'est trouver deux nombres \(m\) et \(M\) tels que \(m \leqslant x \leqslant M\). L'amplitude de l'encadrement est la différence \(M - m\).

Définition — Encadrement décimal à \(10^{-n}\) près

Encadrer \(x\) à \(10^{-n}\) près par des décimaux, c'est trouver deux décimaux consécutifs à \(n\) chiffres après la virgule qui l'entourent :

\[\frac{k}{10^{\,n}} \leqslant x \lt \frac{k+1}{10^{\,n}} \qquad (k \in \mathbb{Z}).\]

L'amplitude vaut \(10^{-n}\). Le décimal de gauche est la valeur approchée par défaut, celui de droite la valeur approchée par excès.

Exemple — Encadrement de \(\sqrt{2} = 1{,}41421\ldots\)
Méthode — Encadrer un réel à \(10^{-n}\) près par balayage
  1. Choisir la précision \(10^{-n}\) (dixième, centième…).
  2. Tester des décimaux croissants à \(n\) décimales, en comparant leur carré à la valeur cible.
  3. S'arrêter dès qu'on a deux décimaux consécutifs encadrant le nombre.

Exemple résolu. Encadrer \(\sqrt{2}\) à \(10^{-1}\) près. On calcule \(1{,}4^2 = 1{,}96 \lt 2\) et \(1{,}5^2 = 2{,}25 \gt 2\). Donc \(1{,}4 \leqslant \sqrt{2} \lt 1{,}5\).

Attention — Valeur exacte et valeur approchée

Une calculatrice affiche \(\sqrt{2} \approx 1{,}4142136\) : c'est une valeur approchée, jamais la valeur exacte (qui a une infinité de décimales). Le symbole \(\approx\) signifie « environ égal à ». Dans un problème concret, on choisit un nombre de chiffres significatifs adapté à la précision des données.

Exemple — Arrondi

Une aire vaut \(S = \pi \times 2{,}5^2 = 6{,}25\pi \approx 19{,}634954\ldots\) m². Si les données sont au dixième, on répond \(S \approx 19{,}6\) m² (3 chiffres significatifs).

Exercice d'application 6. Donner un encadrement de \(\sqrt{5}\) à \(10^{-2}\) près (on pourra tester des carrés).

\(2{,}23^2=4{,}9729\lt 5\) et \(2{,}24^2=5{,}0176\gt 5\), donc \(2{,}23\leqslant\sqrt{5}\lt 2{,}24\).

Erreurs fréquentes / points de vigilance

Les pièges du chapitre

❌ Fermer le crochet du côté de l'infini.

✅ Toujours ouvert : \([a,+\infty[\), jamais \([a,+\infty]\). \(+\infty\) et \(-\infty\) ne sont pas des nombres.

❌ Se tromper de sens des crochets.

✅ \([a,b]\) inclut \(a\) et \(b\) ; \(\left]a,b\right[\) les exclut. Vérifier chaque borne séparément.

❌ Écrire \(|-5| = -5\).

✅ Une valeur absolue est positive : \(|a| \geqslant 0\), donc \(|-5| = 5\). De plus \(|a-b| = |b-a|\).

❌ Confondre valeur exacte et valeur approchée.

✅ \(\sqrt{2} \neq 1{,}414\) ; on écrit \(\sqrt{2} \approx 1{,}414\). La calculatrice n'affiche qu'un arrondi.

❌ Croire que tout rationnel est décimal.

✅ Tout décimal est rationnel, mais \(\tfrac{1}{3}\) est rationnel sans être décimal.

❌ Confondre rayon et amplitude d'un intervalle centré.

✅ \([a-r,\,a+r]\) a pour amplitude \(2r\) ; \(r\) est le rayon.

L'essentiel à retenir

À retenir :

Simulation interactive