Chapitre 3 | Seconde générale et technologique | Mathématiques
Dernière mise à jour : 21 octobre 2026
Tout entier naturel est un entier relatif, donc \(\mathbb{N} \subset \mathbb{Z}\). On note \(\mathbb{Z}^*\) l'ensemble des entiers relatifs non nuls et \(\mathbb{N}^*\) celui des entiers naturels non nuls.
\(0 \in \mathbb{N}\) ; \(\;-5 \in \mathbb{Z}\) mais \(-5 \notin \mathbb{N}\) ; \(\;\tfrac{3}{2} \notin \mathbb{Z}\) (ce n'est pas un entier).
Ces ensembles s'emboîtent avec ceux vus au chapitre « Vocabulaire ensembliste » :
\[\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{D} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R}.\]Soit \(a\) et \(b\) deux entiers. On dit que \(a\) est un multiple de \(b\) s'il existe un entier \(k\) tel que
\[a = k \times b.\]Dans ce cas, on dit aussi que \(b\) est un diviseur de \(a\), ou que \(b\) divise \(a\). Les deux formulations décrivent la même situation, vue de deux côtés :
\[a \text{ est un multiple de } b \quad\Longleftrightarrow\quad b \text{ est un diviseur de } a.\]\(12 = 3 \times 4\), donc \(12\) est un multiple de \(4\) (et de \(3\)), et \(4\) est un diviseur de \(12\) (et \(3\) aussi).
Les diviseurs de \(12\) (dans \(\mathbb{N}\)) sont : \(1,\,2,\,3,\,4,\,6,\,12\).
Les premiers multiples de \(4\) (dans \(\mathbb{N}\)) sont : \(0,\,4,\,8,\,12,\,16,\,20,\dots\)
Les multiples de \(4\) sont espacés régulièrement de \(4\) en \(4\) sur la droite des entiers.
Pour tout entier \(a\) :
Exemple résolu. Montrer que \(n^2 + n\) est pair pour tout entier \(n\). On écrit \(n^2 + n = n(n+1)\), produit de deux entiers consécutifs ; l'un des deux est pair, donc le produit est un multiple de \(2\). Ainsi \(n^2+n = 2k\) pour un certain entier \(k\) : \(n^2+n\) est pair.
(a) multiple. (b) diviseur. (c) \(1,\,2,\,3,\,5,\,6,\,10,\,15,\,30\).
Tout entier relatif est soit pair, soit impair (jamais les deux). C'est ce qui permet de raisonner par disjonction des cas « \(n\) pair / \(n\) impair ».
Un entier écrit en base \(10\) est pair si, et seulement si, son chiffre des unités est \(0,\,2,\,4,\,6\) ou \(8\).
Le signe n'a rien à voir avec la parité : \(-4\) est pair, \(-3\) est impair.
Pairs et impairs alternent : un entier sur deux est pair.
\(-8 = 2\times(-4)\) pair ; \(21 = 2\times10+1\) impair ; \(0 = 2\times0\) pair ; \(-15 = 2\times(-8)+1\) impair.
La somme de deux multiples de \(7\) est un multiple de \(7\). (La démarche est la même pour tout autre entier \(a\).)
Soit \(M\) et \(N\) deux multiples de \(7\). Par définition, il existe deux entiers \(k\) et \(k'\) tels que
\[M = 7k \qquad\text{et}\qquad N = 7k'.\]Alors, en factorisant par \(7\) :
\[M + N = 7k + 7k' = 7\,(k + k').\]Comme \(k + k'\) est un entier, le nombre \(M+N\) s'écrit \(7 \times (\text{entier})\) : c'est donc un multiple de \(7\). \(\qquad\blacksquare\)
Pour un entier \(a\) quelconque : si \(M = a k\) et \(N = a k'\), alors \(M+N = a(k+k')\) est multiple de \(a\). On montre de même que la différence \(M - N = a(k-k')\) est multiple de \(a\).
Si un entier \(n\) est impair, alors \(n^2\) est impair.
Supposons \(n\) impair. Alors il existe un entier \(k\) tel que \(n = 2k + 1\). Élevons au carré, en développant \((2k+1)^2\) :
\[n^2 = (2k+1)^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2\,\underbrace{(2k^2 + 2k)}_{\text{entier}} + 1.\]Le nombre \(n^2\) s'écrit sous la forme \(2 \times (\text{entier}) + 1\) : c'est donc un nombre impair. \(\qquad\blacksquare\)
La contraposée de cette implication est : si \(n^2\) est pair, alors \(n\) est pair. Ce résultat sert notamment à démontrer que \(\sqrt{2}\) est irrationnel (chapitre « Nombres réels »).
Complément (même méthode). Le carré d'un nombre pair est pair : si \(n = 2k\), alors \(n^2 = 4k^2 = 2(2k^2)\) est pair. On a donc l'équivalence : \(n\) est pair \(\iff\) \(n^2\) est pair.
Un entier \(d\) est un diviseur commun à deux entiers \(p\) et \(q\) s'il divise à la fois \(p\) et \(q\).
Les diviseurs de \(18\) sont \(1,2,3,6,9,18\) ; ceux de \(24\) sont \(1,2,3,4,6,8,12,24\). Leurs diviseurs communs sont donc \(1,\,2,\,3,\,6\).
Une fraction \(\dfrac{p}{q}\) (avec \(q \neq 0\)) est irréductible lorsque son numérateur et son dénominateur n'ont pas d'autre diviseur commun que \(1\) : on ne peut plus la simplifier.
Exemple résolu. Simplifier \(\dfrac{84}{126}\). Les deux sont pairs : \(\dfrac{84}{126} = \dfrac{42}{63}\). Puis \(42\) et \(63\) sont divisibles par \(3\) : \(\dfrac{42}{63} = \dfrac{14}{21}\). Enfin par \(7\) : \(\dfrac{14}{21} = \dfrac{2}{3}\), irréductible.
La fraction \(\dfrac{3}{4}\) est irréductible car \(3\) et \(4\) n'ont que \(1\) comme diviseur commun.
Un nombre premier est un entier \(\geqslant 2\) qui n'admet que deux diviseurs : \(1\) et lui-même (\(2, 3, 5, 7, 11, 13,\dots\)). Décomposer numérateur et dénominateur en facteurs premiers est une façon commode de repérer tous les diviseurs communs, mais reste ici un simple outil de calcul — aucune théorie n'est exigible.
Arbre de décomposition en facteurs premiers (les nombres premiers apparaissent en indigo plein aux extrémités).
\(\dfrac{60}{72} = \dfrac{30}{36} = \dfrac{15}{18} = \dfrac{5}{6}\) (division par \(2\), \(2\), puis \(3\)).
\(\dfrac{45}{75} = \dfrac{9}{15} = \dfrac{3}{5}\) (division par \(5\), puis \(3\)).
Exemple résolu. On veut ranger \(48\) élèves en équipes de même effectif, chaque équipe comptant entre \(4\) et \(8\) élèves. Les effectifs possibles sont les diviseurs de \(48\) compris entre \(4\) et \(8\) : ce sont \(4\), \(6\) et \(8\) (car \(48 = 12\times4 = 8\times6 = 6\times8\)). On peut donc former des équipes de \(4\), de \(6\) ou de \(8\) élèves.
Le nombre de bouquets doit diviser à la fois \(54\) et \(36\) : c'est un diviseur commun. Diviseurs communs de \(54\) et \(36\) : \(1,\,2,\,3,\,6,\,9,\,18\).
On peut donc faire \(1, 2, 3, 6, 9\) ou \(18\) bouquets (par exemple \(18\) bouquets de \(3\) roses et \(2\) tulipes chacun).
On utilise l'opérateur modulo %, qui donne le reste de la division euclidienne. L'entier \(a\) est multiple de \(b\) exactement lorsque ce reste est nul.
def est_multiple(a, b):
"""Renvoie True si a est un multiple de b (b non nul), False sinon."""
return a % b == 0
# Exemples
print(est_multiple(12, 4)) # True (12 = 3 x 4)
print(est_multiple(13, 4)) # False (reste 1)
print(est_multiple(30, 5)) # True
Idée. a % b est le reste de la division de \(a\) par \(b\). Si ce reste vaut \(0\), alors \(a = k \times b\) : \(a\) est bien un multiple de \(b\).
Pour des entiers \(a \geqslant 1\) et \(b \geqslant 0\), on cherche le plus grand multiple de \(a\) qui ne dépasse pas \(b\). On peut le construire par balayage en partant de \(0\) et en avançant de \(a\) en \(a\) tant que l'on reste \(\leqslant b\).
def plus_grand_multiple(a, b):
"""Plus grand multiple de a (a >= 1) inferieur ou egal a b (b >= 0)."""
m = 0
while m + a <= b:
m = m + a
return m
# Exemples
print(plus_grand_multiple(7, 50)) # 49 (7 x 7)
print(plus_grand_multiple(5, 32)) # 30 (5 x 6)
print(plus_grand_multiple(4, 4)) # 4
Idée. À la sortie de la boucle, m est un multiple de \(a\) vérifiant \(m \leqslant b\), et le multiple suivant m + a dépasse \(b\) : m est donc bien le plus grand multiple de \(a\) inférieur ou égal à \(b\).
Ce plus grand multiple s'obtient directement par (b // a) * a, où // est la division entière. Le balayage ci-dessus en illustre le fonctionnement pas à pas.
❌ Confondre multiple et diviseur.
✅ \(12\) est un multiple de \(4\) ; \(4\) est un diviseur de \(12\). Repère : le multiple est le plus grand.
❌ Oublier \(0\), ou vouloir diviser par \(0\).
✅ \(0\) est pair et multiple de tout entier ; on ne divise jamais par \(0\).
❌ Croire qu'« impair » signifie « négatif ».
✅ Le signe n'a rien à voir avec la parité : \(-4\) est pair, \(-3\) est impair.
❌ Écrire un impair « qui finit par \(1\) » ou uniquement « \(2k-1\) ».
✅ Un impair s'écrit \(n = 2k+1\) avec \(k\) entier.
❌ « Barrer » des termes d'une somme pour simplifier une fraction.
✅ On divise numérateur et dénominateur par le même diviseur commun.
❌ S'arrêter trop tôt en simplifiant une fraction.
✅ Une fraction est irréductible quand il ne reste aucun diviseur commun autre que \(1\).
❌ Croire qu'un exemple prouve un énoncé « pour tout entier … ».
✅ Il faut une démonstration : poser \(n=2k\) ou \(n=2k+1\).
a % b == 0 teste la divisibilité ; (b // a) * a donne le plus grand multiple de \(a\) au plus égal à \(b\).