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Chapitre 15 – Équations différentielles

Chapitre 15 | Terminale STL — spécialité Physique-chimie et mathématiques | Mathématiques

Dernière mise à jour : 21 octobre 2026

⏱ Durée de lecture estimée : ~22 min

Illustration : Deux élèves calculent les valeurs approchées d’Euler pour y prime égale y, avec y de zéro égale un et un pas de zéro virgule cinq : un, un virgule cinq puis deux virgule vingt-cinq.
Construire pas à pas une solution approchée par Euler : yₙ₊₁ = 1,5 yₙ pour un pas de 0,5.

Objectifs du chapitre

Une équation différentielle est une équation dont l'inconnue est une fonction et qui relie cette fonction à sa (ou ses) dérivée(s). C'est l'outil mathématique central des sciences physiques : dès qu'une grandeur varie à une vitesse qui dépend de sa propre valeur — vitesse d'un corps qui tombe, nombre de noyaux radioactifs, charge d'un condensateur — on aboutit à une équation différentielle. Ce chapitre se limite aux équations du premier ordre à coefficients constants \(y'=ay+b\), dont la fonction exponentielle est la clé. Prérequis : fonction exponentielle \(e^{x}\) et sa dérivée, dérivation, lecture graphique de tangentes et d'asymptotes.

I. Notion d'équation différentielle et de solution

Définition — Équation différentielle

Une équation différentielle est une équation dont l'inconnue est une fonction \(y\) (d'une variable réelle) et qui fait intervenir cette fonction \(y\) ainsi que sa fonction dérivée \(y'\).

Dans ce chapitre, on étudie les équations différentielles du premier ordre (seule \(y'\) apparaît, pas les dérivées d'ordre supérieur) et à coefficients constants :

\[y' = a\,y + b,\qquad a\ \text{et}\ b\ \text{réels constants}.\]
Deux notations pour la même chose

On note la fonction dérivée de deux façons équivalentes :

\[y'\qquad\text{(notation des mathématiciens)}\qquad\text{ou}\qquad \dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x}\ \left(\text{ou }\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\right)\quad\text{(notation des physiciens)}.\]

Ainsi \(y' = a\,y + b\) et \(\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} = a\,y + b\) désignent la même équation. La notation \(\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x}\) (dite de Leibniz) est privilégiée en physique, où la variable est souvent le temps \(t\) : on écrit alors \(\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\).

Définition — Solution d'une équation différentielle

Une fonction \(f\), dérivable sur un intervalle \(I\), est une solution de l'équation différentielle \(y' = a\,y + b\) lorsque, pour tout réel \(x\) de \(I\) :

\[f'(x) = a\,f(x) + b.\]

Résoudre l'équation différentielle, c'est déterminer toutes ses solutions.

Exemple — vérifier qu'une fonction est solution

La fonction \(f(x) = e^{2x}\) est-elle solution de \(y' = 2y\) ?

On calcule la dérivée : \(f'(x) = 2\,e^{2x}\). Or \(2\,f(x) = 2\,e^{2x}\). On a bien \(f'(x) = 2\,f(x)\) pour tout \(x\) : oui, \(f\) est solution.

Méthode — Vérifier qu'une fonction donnée est solution
  1. Calculer la dérivée \(f'(x)\) de la fonction proposée.
  2. Calculer séparément le membre de droite \(a\,f(x) + b\) en remplaçant \(y\) par \(f(x)\).
  3. Comparer : si \(f'(x) = a\,f(x) + b\) pour tout \(x\), alors \(f\) est solution ; sinon, non.
Exercice d'application 1. Vérifier que \(f(x) = e^{3x}\) est solution de \(y' = 3y\), puis que \(g(x) = e^{2x}\) n'est pas solution de \(y' = 3y\).

\(f'(x) = 3\,e^{3x} = 3\,f(x)\) : \(f\) est bien solution de \(y'=3y\). ✓

\(g'(x) = 2\,e^{2x} = 2\,g(x)\), mais l'équation demande \(y' = 3y\), soit \(3\,g(x) = 3\,e^{2x}\). Comme \(2\,e^{2x} \neq 3\,e^{2x}\), \(g\) n'est pas solution de \(y'=3y\). ✗

II. L'équation \(y' = a\,y\) (cas homogène)

On commence par le cas \(b=0\), dit homogène : \(y' = a\,y\). Il signifie « la vitesse de variation de \(y\) est proportionnelle à \(y\) ». C'est exactement la propriété caractéristique de la fonction exponentielle.

Propriété — Solutions de \(y' = a\,y\)

Soit \(a\) un réel. Les solutions de l'équation différentielle \(y' = a\,y\) sont exactement les fonctions

\[\boxed{\,f(x) = C\,e^{ax}\,},\qquad C\ \text{constante réelle quelconque}.\]

Il y a donc une infinité de solutions, une pour chaque valeur de \(C\).

Vérification

Pour \(f(x) = C\,e^{ax}\), la dérivée est \(f'(x) = C\times a\,e^{ax} = a\times\big(C\,e^{ax}\big) = a\,f(x)\). Toute fonction de cette forme est donc bien solution, quelle que soit la constante \(C\).

Propriété — Structure des solutions (à démontrer)

Pour l'équation homogène \(y' = a\,y\) :

Démonstration

Soit \(f\) et \(g\) deux solutions de \(y'=ay\) : \(f'=af\) et \(g'=ag\), et soit \(k\) un réel.

Somme. Posons \(s = f + g\). Alors \(s' = f' + g' = af + ag = a(f+g) = a\,s\). Donc \(s\) vérifie \(s'=as\) : \(s = f+g\) est solution.

Produit par une constante. Posons \(p = k\,f\). Alors \(p' = k\,f' = k\,(af) = a\,(kf) = a\,p\). Donc \(p'=ap\) : \(p = kf\) est solution.

Ces deux propriétés traduisent la linéarité de l'équation : toute combinaison \(k_1 f + k_2 g\) de solutions est encore solution.

Exercice d'application 2. On admet que \(f(x)=e^{-x}\) est solution de \(y'=-y\). Sans nouveau calcul de dérivée, justifier que \(g(x)=5\,e^{-x}\) est aussi solution.

\(g = 5f\) est le produit de la solution \(f\) par la constante \(k=5\). D'après la propriété de structure, le produit d'une solution par une constante est encore une solution : \(g\) est donc solution de \(y'=-y\). (On peut vérifier : \(g'(x)=-5e^{-x}=-g(x)\). ✓)

III. L'équation \(y' = a\,y + b\) (cas général)

Théorème — Solutions de \(y' = a\,y + b\)

Soit \(a\neq 0\) et \(b\) deux réels. Les solutions de l'équation différentielle \(y' = a\,y + b\) sont les fonctions

\[\boxed{\,f(x) = C\,e^{ax} - \dfrac{b}{a}\,},\qquad C\ \text{constante réelle quelconque}.\]

La quantité constante \(-\dfrac{b}{a}\) est appelée solution particulière constante (ou solution d'équilibre) : c'est la valeur \(y_e\) telle que \(y'=0\), c'est-à-dire \(a\,y_e + b = 0\), d'où \(y_e = -\dfrac{b}{a}\).

D'où vient la formule ?

On cherche d'abord la solution constante : si \(y\) est constante, \(y'=0\), donc \(0 = a\,y + b\), soit \(y = -\dfrac{b}{a}\). C'est la solution particulière \(y_e\).

On pose ensuite \(z = y - y_e = y + \dfrac{b}{a}\). Alors \(z' = y'\) et \(z' = y' = ay+b = a\!\left(z - \dfrac{b}{a}\right)+b = az - b + b = a\,z\). Donc \(z\) est solution de l'équation homogène \(z'=az\), d'où \(z = C\,e^{ax}\). En revenant à \(y\) : \(y = z + y_e = C\,e^{ax} - \dfrac{b}{a}\).

Méthode — Résoudre \(y' = a\,y + b\)
  1. Identifier \(a\) (coefficient de \(y\)) et \(b\) (terme constant).
  2. Écrire la solution générale : \(f(x) = C\,e^{ax} - \dfrac{b}{a}\).
  3. La constante \(C\) reste libre tant qu'aucune condition initiale n'est donnée.

Exemple résolu. Résoudre \(y' = 3y - 6\). Ici \(a=3\), \(b=-6\), donc \(-\dfrac{b}{a} = -\dfrac{-6}{3} = 2\). Solutions : \(f(x) = C\,e^{3x} + 2\).

Exercice d'application 3. Donner l'ensemble des solutions de \(y' = -2y + 8\).

\(a=-2\), \(b=8\), donc \(-\dfrac{b}{a} = -\dfrac{8}{-2} = 4\). Solutions : \(f(x) = C\,e^{-2x} + 4\), \(C\in\mathbb{R}\). (Solution d'équilibre : \(y_e = 4\).)

IV. Condition initiale : une unique solution

Définition — Condition initiale

Une condition initiale est la donnée de la valeur de la fonction en un point : \(y(x_0) = y_0\). Elle fixe la valeur de la constante \(C\), donc sélectionne une seule solution parmi l'infinité.

Propriété — Existence et unicité (admise)

Pour une équation \(y' = a\,y + b\) et une condition initiale \(y(x_0) = y_0\), il existe une unique solution vérifiant cette condition. Deux courbes solutions distinctes ne peuvent jamais se croiser.

Chaque valeur de la constante \(C\) donne une courbe. Fais varier le curseur \(C\) : toutes ces courbes sont solutions de la même équation \(y'=y\) ; une seule passe par un point imposé.

Faisceau des solutions \(y = C\,e^{x}\) de \(y'=y\). En imposant une condition initiale (un point à traverser), on choisit une seule valeur de \(C\), donc une seule courbe.

Méthode — Solution vérifiant une condition initiale
  1. Écrire la solution générale \(f(x) = C\,e^{ax} - \dfrac{b}{a}\).
  2. Remplacer \(x\) par \(x_0\) et écrire l'égalité \(f(x_0) = y_0\).
  3. Résoudre cette équation d'inconnue \(C\).
  4. Reporter la valeur de \(C\) dans l'expression de \(f\).

Exemple résolu. Résoudre \(y' = 3y - 6\) avec \(y(0) = 5\). La solution générale est \(f(x) = C\,e^{3x} + 2\). Condition : \(f(0) = C\,e^{0} + 2 = C + 2 = 5\), donc \(C = 3\). Solution unique : \(f(x) = 3\,e^{3x} + 2\).

Exercice d'application 4. Déterminer la solution de \(y' = -2y + 8\) vérifiant \(y(0) = 10\).

Solution générale (voir application 3) : \(f(x) = C\,e^{-2x} + 4\). Condition : \(f(0) = C + 4 = 10\), donc \(C = 6\). Solution : \(f(x) = 6\,e^{-2x} + 4\).

V. Méthode d'Euler : approcher la courbe de \(e^{x}\)

La fonction \(x\mapsto e^{x}\) est l'unique solution de \(y' = y\) vérifiant \(y(0) = 1\). Quand on ne connaît pas de formule explicite d'une solution, on peut en construire une valeur approchée pas à pas : c'est la méthode d'Euler.

Idée de la méthode d'Euler

Partant du point connu \((x_0\,;y_0)\), on avance par petits pas \(h\) en suivant à chaque étape la tangente à la courbe. Comme \(y'\) donne la pente, on approxime :

\[y_{n+1} = y_n + h\times y'_n = y_n + h\times\big(a\,y_n + b\big),\qquad x_{n+1} = x_n + h.\]

Pour \(y' = y\) avec \(y(0)=1\) : \(y_{n+1} = y_n + h\times y_n = y_n\,(1 + h)\), en partant de \(x_0=0\), \(y_0=1\).

Exemple chiffré — pas \(h = 0{,}5\)

On approche \(e^{x}\) sur \([0\,;2]\), \(y_{n+1} = y_n(1+0{,}5) = 1{,}5\,y_n\) :

\(x_n\)\(0\)\(0{,}5\)\(1\)\(1{,}5\)\(2\)
\(y_n\) (Euler)\(1\)\(1{,}5\)\(2{,}25\)\(3{,}375\)\(5{,}06\)
\(e^{x_n}\) (exact)\(1\)\(1{,}65\)\(2{,}72\)\(4{,}48\)\(7{,}39\)

L'approximation reste toujours en dessous de la vraie valeur (la courbe est convexe), mais s'améliore quand le pas \(h\) diminue.

Fais varier le pas \(h\) ci-dessous : plus \(h\) est petit, plus la ligne brisée d'Euler (bleu) se rapproche de la vraie courbe \(y=e^{x}\) (verte).

Méthode d'Euler pour \(y'=y\), \(y(0)=1\) : la ligne brisée bleue (approximation) converge vers la courbe verte \(y=e^{x}\) quand le pas \(h\to 0\).

Exercice d'application 5. Appliquer la méthode d'Euler à \(y'=y\), \(y(0)=1\), avec le pas \(h=1\). Donner \(y_1\) puis \(y_2\), et comparer \(y_1\) à la valeur exacte \(e^{1}\approx 2{,}72\).

Avec \(h=1\) : \(y_{n+1} = y_n(1+1) = 2\,y_n\). Donc \(y_1 = 2\times 1 = 2\) (à \(x_1=1\)) et \(y_2 = 2\times 2 = 4\) (à \(x_2=2\)).

La valeur exacte est \(e^{1}\approx 2{,}72\) : l'approximation \(y_1 = 2\) est nettement trop faible car le pas \(h=1\) est grand. Avec un pas plus petit, l'écart diminue.

VI. Application physique 1 : chute avec frottement fluide

Un corps lâché sans vitesse dans un fluide (bille dans l'huile, parachutiste, goutte de pluie) subit son poids et une force de frottement fluide opposée au mouvement. La deuxième loi de Newton conduit, pour la vitesse \(v(t)\), à une équation différentielle du type \(\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = a\,v + b\).

Modèle — équation du mouvement

Avec un frottement proportionnel à la vitesse, la vitesse verticale vérifie

\[\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -\dfrac{1}{\tau}\,v + g,\]

où \(g\) est l'accélération de pesanteur et \(\tau > 0\) une constante homogène à un temps, appelée temps caractéristique. C'est une équation \(\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = a\,v + b\) avec \(a = -\dfrac{1}{\tau}\) et \(b = g\).

Résolution avec la condition initiale \(v(0) = 0\)

La solution générale est \(v(t) = C\,e^{-t/\tau} - \dfrac{b}{a} = C\,e^{-t/\tau} + g\,\tau\). La vitesse limite (solution d'équilibre) est \(v_{\text{lim}} = -\dfrac{b}{a} = g\,\tau\).

Condition initiale \(v(0)=0\) : \(C + g\tau = 0\), donc \(C = -g\tau\). D'où

\[v(t) = g\,\tau\left(1 - e^{-t/\tau}\right) = v_{\text{lim}}\left(1 - e^{-t/\tau}\right).\]

Régime transitoire puis régime permanent : \(v\) tend vers l'asymptote \(v_{\text{lim}}=g\tau\). La tangente à l'origine coupe l'asymptote à l'abscisse \(t=\tau\) ; en \(t=\tau\), \(v \approx 0{,}63\,v_{\text{lim}}\).

Interprétation physique de \(\tau\)
Exercice d'application 6. Une bille tombe dans un fluide avec \(\tau = 0{,}40\) s et une vitesse limite \(v_{\text{lim}} = 2{,}0\) m·s\(^{-1}\). Donner \(v(t)\), puis la vitesse atteinte à \(t = \tau\).

\(v(t) = 2{,}0\left(1 - e^{-t/0{,}40}\right)\) (en m·s\(^{-1}\), \(t\) en s).

À \(t=\tau=0{,}40\) s : \(v(\tau) = 2{,}0\,(1 - e^{-1}) \approx 2{,}0\times 0{,}63 = 1{,}3\) m·s\(^{-1}\), soit environ 63 % de la vitesse limite.

VII. Application physique 2 : décroissance radioactive

Un échantillon contient \(N(t)\) noyaux radioactifs à l'instant \(t\). Sur une petite durée \(\mathrm{d}t\), le nombre de noyaux qui se désintègrent est proportionnel au nombre de noyaux présents et à la durée. On l'écrit sous forme symbolique :

De l'égalité symbolique à l'équation différentielle \[\mathrm{d}N = -\lambda\,N\,\mathrm{d}t,\]

où \(\lambda > 0\) est la constante radioactive (le signe \(-\) traduit une diminution). En divisant les deux membres par \(\mathrm{d}t\), on obtient l'équation différentielle :

\[\dfrac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} = -\lambda\,N.\]

C'est une équation homogène \(y' = a\,y\) avec \(a = -\lambda\). On peut la lire comme le passage à la limite de la variation moyenne \(\dfrac{\Delta N}{\Delta t} = -\lambda\,N\) lorsque \(\Delta t\) devient très petit.

Résolution — loi de décroissance

Les solutions de \(\dfrac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} = -\lambda\,N\) sont \(N(t) = C\,e^{-\lambda t}\). Avec la condition initiale \(N(0) = N_0\) (nombre de noyaux au départ) : \(C = N_0\). D'où la loi de décroissance radioactive :

\[\boxed{\,N(t) = N_0\,e^{-\lambda t}\,}.\]

Fais varier la constante radioactive \(\lambda\) : plus \(\lambda\) est grand, plus la décroissance est rapide (demi-vie plus courte).

Décroissance radioactive \(N(t) = N_0\,e^{-\lambda t}\), solution de \(\dfrac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t}=-\lambda N\). Le curseur règle \(\lambda\) ; la courbe part de \(N_0\) et tend vers \(0\).

Exercice d'application 7. Un échantillon contient \(N_0 = 8{,}0\times 10^{12}\) noyaux, de constante radioactive \(\lambda = 0{,}010\) s\(^{-1}\). Écrire \(N(t)\), puis calculer le nombre de noyaux restants à \(t = 100\) s. (On donne \(e^{-1}\approx 0{,}37\).)

\(N(t) = 8{,}0\times 10^{12}\,e^{-0{,}010\,t}\) (\(t\) en s).

À \(t=100\) s : \(N(100) = 8{,}0\times 10^{12}\,e^{-0{,}010\times 100} = 8{,}0\times 10^{12}\,e^{-1} \approx 8{,}0\times 10^{12}\times 0{,}37 = 3{,}0\times 10^{12}\) noyaux.

Erreurs fréquentes / points de vigilance

Les pièges du chapitre

❌ Oublier la constante \(C\) et ne donner qu'une seule solution.

✅ Sans condition initiale, il y a une infinité de solutions : ne pas oublier \(C\) dans \(C\,e^{ax}-\tfrac{b}{a}\).

❌ Se tromper de signe dans \(-\dfrac{b}{a}\).

✅ La solution d'équilibre vérifie \(ay+b=0\), soit \(y = -\dfrac{b}{a}\). Vérifier : dans \(y'=3y-6\), \(-\tfrac{b}{a}=-\tfrac{-6}{3}=+2\).

❌ Confondre le coefficient \(a\) de l'équation avec l'exposant.

✅ L'exponentielle est \(e^{ax}\) : pour \(y'=-2y\), c'est \(e^{-2x}\), pas \(e^{2x}\).

❌ Croire que la méthode d'Euler donne la valeur exacte.

✅ C'est une approximation ; elle s'améliore quand le pas \(h\) diminue.

❌ Oublier d'appliquer la condition initiale pour trouver \(C\).

✅ Remplacer \(x\) par \(x_0\) dans la solution générale et résoudre \(f(x_0)=y_0\).

L'essentiel à retenir

À retenir :