Exercices – Probabilités et fluctuation des fréquences
2nde Bac Pro | Chapitre 4 | Mathématiques
Dernière mise à jour : 30 juillet 2026, 13:05
🎯 Objectifs du chapitre
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Comprendre la notion d’expérience aléatoire
Identifier l’ensemble des issues (univers)
Calculer des probabilités simples et vérifier que leur somme vaut 1
Dénombrer des issues avec un arbre ou un tableau à double entrée
Comprendre la notion de fréquence
Observer la fluctuation des fréquences et en calculer l’étendue
Comprendre la stabilisation des fréquences avec l’augmentation du nombre d’expériences
Mode d’emploi : Résous chaque exercice dans la zone prévue, puis clique sur « Voir la correction » pour vérifier ton travail.
Les exercices sont classés du plus simple au plus complexe — avance à ton rythme !
Exercices guidés pas à pas
Exercice 1-1Identifier une expérience aléatoireSocle
Pour chaque situation, dire si elle est aléatoire (résultat imprévisible) ou déterministe (résultat certain). Justifier.
a) Lancer un dé à 6 faces et observer le numéro obtenu. b) Calculer le résultat de \(3 \times 4\). c) Tirer une carte dans un jeu de 52 cartes. d) Chauffer de l’eau à 100°C sous pression atmosphérique normale et observer si elle bout.
a) Lancer un dé → aléatoire. On ne sait pas à l’avance quel numéro va sortir.
b) Calculer \(3 \times 4\) → déterministe. Le résultat est toujours 12, sans hasard possible.
c) Tirer une carte → aléatoire. On ne connaît pas la carte qui va être tirée à l’avance.
d) Chauffer l’eau à 100°C → déterministe. L’eau bout toujours à 100°C sous pression atmosphérique normale ; le résultat est certain et prévisible.
✔ Aléatoires : a) et c). Déterministes : b) et d).
Exercice 1-2Univers et issuesSocle
Pour chaque expérience, écrire l’univers \(\Omega\) et compter le nombre d’issues.
a) Lancer un dé à 6 faces. b) Lancer une pièce de monnaie. c) Tirer une carte parmi un ensemble de 4 cartes : Roi, Dame, Valet, As.
a) Dé à 6 faces :
\[\Omega = \{1, 2, 3, 4, 5, 6\} \quad \rightarrow \quad 6 \text{ issues}\]
b) Pièce de monnaie :
\[\Omega = \{\text{Pile}, \text{Face}\} \quad \rightarrow \quad 2 \text{ issues}\]
c) 4 cartes :
\[\Omega = \{\text{Roi}, \text{Dame}, \text{Valet}, \text{As}\} \quad \rightarrow \quad 4 \text{ issues}\]
✔ Le nombre d’issues correspond au nombre d’éléments dans \(\Omega\).
Exercice 1-3Calculer une probabilité — méthode guidéeSocle
Méthode Pour calculer une probabilité :
• Étape 1 : Compter le nombre total d’issues (= taille de l’univers \(\Omega\))
• Étape 2 : Compter les issues favorables
• Étape 3 : Appliquer \(P = \dfrac{\text{nombre de cas favorables}}{\text{nombre total de cas}}\)
On lance un dé à 6 faces équilibré.
Les 6 faces du dé — c’est là qu’on lit le nombre total d’issues. Exemple guidé : P(obtenir 3)
Étape 1 : Nombre total d’issues = …… (combien de faces ?)
Étape 2 : Issues favorables = \(\{3\}\), soit …… issue(s)
Étape 3 : \(P(3) = \dfrac{\ldots}{\ldots} = \) ……
À toi : a) P(obtenir un nombre impair)
Étape 1 : Total = 6. Étape 2 : Issues favorables = \(\{1, 3, 5\}\), soit …… issues.
Étape 3 : \(P(\text{impair}) = \dfrac{\ldots}{6} = \) ……
b) P(obtenir un nombre < 5)
Étape 2 : Issues favorables = \(\{\) ………… \(\}\), soit …… issues.
Étape 3 : \(P = \dfrac{\ldots}{6} = \) ……
Exemple : Total = 6, favorable = 1. \(P(3) = \frac{1}{6} \approx 0{,}17\).
a) Favorables : \(\{1, 3, 5\}\), soit 3. \(P(\text{impair}) = \frac{3}{6} = \frac{1}{2} = \mathbf{0{,}5}\)
b) Favorables : \(\{1, 2, 3, 4\}\), soit 4. \(P(< 5) = \frac{4}{6} = \frac{2}{3} \approx \mathbf{0{,}67}\)
Exercice 1-4Fréquence observée — guidéSocle
Rappel Fréquence = \(\dfrac{\text{nombre de fois où l’événement se produit}}{\text{nombre total d’expériences}}\)
On lance une pièce 50 fois. On obtient Pile 28 fois.
a) Fréquence observée de Pile :
\(f = \dfrac{28}{\ldots} = \) ……
b) Probabilité théorique de Pile (pièce équilibrée) = ……
c) Compare f et P(Pile). Sont-ils égaux ? Est-ce normal ?
Complète : « La fréquence (0,…) est __________________ de la probabilité (0,5). C’est normal car avec seulement …… lancers, la fréquence __________________ autour de la probabilité. »
a) \(f = \frac{28}{50} = 0{,}56 = 56\%\)
b) \(P(\text{Pile}) = \frac{1}{2} = 0{,}5 = 50\%\)
c) La fréquence (0,56) est proche de la probabilité (0,5). C’est normal car avec seulement 50 lancers, la fréquence fluctue autour de la probabilité.
Rappel : fréquence = observée (réelle). Probabilité = théorique. Elles se rapprochent quand on augmente le nombre d’expériences.
Exercice 1-5Contrôle qualité guidéSocle
Énergie – Contrôle qualité
Une entreprise d’installation thermique réceptionne une livraison de 400 raccords en cuivre. Au contrôle de réception, 12 sont défectueux.
a) Calculer la fréquence de défaut :
\(f = \dfrac{12}{\ldots} = \) …… = …… %
b) On estime que la probabilité de défaut est égale à la fréquence :
\(P(\text{défectueux}) \approx\) ……
c) Sur un prochain lot de 500 raccords, combien peut-on en prévoir de défectueux ?
Nombre prévu = …… × …… = …… raccords
a) \(f = \dfrac{12}{400} = \mathbf{0{,}03} = \mathbf{3\%}\) (pour passer de 0,03 au pourcentage, on multiplie par 100 : \(0{,}03 \times 100 = 3\).)
b) \(P(\text{défectueux}) \approx 0{,}03\)
c) \(500 \times 0{,}03 = \mathbf{15}\) raccords défectueux.
C’est une estimation : le nombre réel peut varier légèrement à cause de la fluctuation. Attention, il n’existe pas de seuil universel de « bon » taux de défaut : quelques pourcents se tolèrent sur des pièces courantes, alors qu’on en exige beaucoup moins sur une pièce de sécurité. Ce qu’une entreprise regarde, c’est l’écart entre le taux qu’elle observe et le taux annoncé par le fournisseur.
Exercice 1-6Événement contraire — guidéSocle
Rappel L’événement contraire de A se note \(\bar{A}\). On a toujours : \(P(\bar{A}) = 1 - P(A)\).
On tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes.
a) Combien y a-t-il de Rois dans ce jeu ? …… b) Calculer \(P(\text{Roi})\) :
\(P(\text{Roi}) = \dfrac{\ldots}{32} = \) ……
c) L’événement contraire de « obtenir un Roi » est « ne PAS obtenir un Roi ».
Calculer \(P(\overline{\text{Roi}})\) :
\(P(\overline{\text{Roi}}) = 1 - P(\text{Roi}) = 1 - \dfrac{\ldots}{32} = \dfrac{\ldots}{32} = \) ……
a) Il y a 4 Rois (un par couleur : pique, cœur, carreau, trèfle).
b) \(P(\text{Roi}) = \dfrac{4}{32} = \dfrac{1}{8} = 0{,}125\)
Astuce : quand un événement est compliqué à calculer directement, on peut passer par le contraire !
Exercice 1-7Arbre de probabilités — guidéSocle
Méthode Un arbre de probabilités représente toutes les issues. On écrit les probabilités sur chaque branche. Pour obtenir la probabilité d’un chemin, on multiplie les probabilités le long des branches.
Un sac contient 3 boules rouges et 2 boules bleues.
Arbre de probabilités — 2 tirages avec remise On tire une boule au hasard, on note sa couleur, puis on la remet dans le sac et on tire une deuxième boule.
On lance un dé à 6 faces équilibré et on note la fréquence d’apparition du 6. Voici les résultats selon le nombre de lancers :
Nombre de lancers
Nombre de 6 obtenus
Fréquence du 6
10
3
à calculer
50
11
à calculer
200
36
à calculer
1 000
172
à calculer
a) Complète la colonne « Fréquence du 6 » (arrondir au centième).
b) La probabilité théorique d’obtenir un 6 est \(P(6) = \dfrac{1}{6} \approx\) ……
c) Que remarques-tu quand le nombre de lancers augmente ?
Complète : « Quand le nombre de lancers augmente, la fréquence se __________________ de la probabilité théorique. C’est la __________________. »
b) \(P(6) = \dfrac{1}{6} \approx 0{,}167\), soit \(\mathbf{0{,}17}\) au centième.
c) Quand le nombre de lancers augmente, la fréquence se rapproche de la probabilité théorique. C’est la loi des grands nombres.
On le lit sur la suite des fréquences arrondies au centième : \(0{,}30 \rightarrow 0{,}22 \rightarrow 0{,}18 \rightarrow 0{,}17\), alors que \(P(6) \approx 0{,}17\).
Exercice 1-9Probabilités d’une roue colorée — guidéSocle
Une roue est divisée en 8 secteurs égaux : 3 secteurs rouges, 2 secteurs bleus, 2 secteurs verts et 1 secteur jaune. On fait tourner la roue et on note la couleur obtenue.
a) Combien y a-t-il d’issues ? ……
b) Calculer la probabilité de chaque couleur (complète) :
\(P(\text{Rouge}) = \dfrac{3}{\ldots} = \) ……
\(P(\text{Bleu}) = \dfrac{\ldots}{\ldots} = \) ……
\(P(\text{Vert}) = \dfrac{\ldots}{\ldots} = \) ……
\(P(\text{Jaune}) = \dfrac{\ldots}{\ldots} = \) ……
c) Vérifie que la somme de toutes les probabilités vaut 1 :
\(P(R) + P(B) + P(V) + P(J) = \) ……
La somme des probabilités de toutes les issues vaut toujours 1. Si ce n’est pas le cas, il y a une erreur !
Exercice 1-10Estimation sur un chantier — guidéSocle
Bâtiment – Chantier
Un métreur a constaté que sur ses 80 derniers chantiers, 12 chantiers ont nécessité une commande supplémentaire de matériaux (erreur d’estimation initiale).
a) Calculer la fréquence de commande supplémentaire :
\(f = \dfrac{12}{\ldots} = \) …… = …… %
b) On estime que la probabilité est égale à la fréquence :
\(P(\text{commande suppl.}) \approx\) ……
c) Sur les 50 prochains chantiers, combien de commandes supplémentaires peut-on prévoir ?
Nombre prévu = …… × …… = …… chantiers
d) Quelle est la probabilité qu’un chantier ne nécessite PAS de commande supplémentaire ?
\(P(\overline{\text{suppl.}}) = 1 - \) …… = ……
a) \(f = \dfrac{12}{80} = 0{,}15 = 15\%\)
b) \(P(\text{commande suppl.}) \approx 0{,}15\)
c) \(50 \times 0{,}15 = \mathbf{7{,}5}\), soit environ 7 ou 8 chantiers.
Dans 85 % des cas, l’estimation initiale est suffisante. Mais prévoir une marge de sécurité sur les commandes reste une bonne pratique professionnelle.
Exercice 1-11Fluctuation des fréquences — guidéSocle
Rappel Les fréquences fluctuent d'un échantillon à l'autre. L'étendue des fréquences d'une série d'échantillons est : maximum − minimum.
La probabilité théorique d’obtenir Pile avec une pièce équilibrée est \(p = 0{,}5\). On simule 8 séries de \(n = 100\) lancers ; voici les fréquences de Pile obtenues :
0,47 ; 0,53 ; 0,49 ; 0,56 ; 0,44 ; 0,51 ; 0,58 ; 0,46
a) Quelle est la fréquence minimale ? la fréquence maximale ?
Minimum = …… Maximum = ……
b) Calculer l’étendue des fréquences :
Étendue = maximum − minimum = …… − …… = ……
c) On lance une autre pièce 100 fois et on observe 58 Pile, soit \(f = 0{,}58\). Ce résultat est-il compatible avec une pièce équilibrée ? Conclure.
a) Minimum = \(0{,}44\). Maximum = \(0{,}58\).
b) Étendue = \(0{,}58 - 0{,}44 = \mathbf{0{,}14}\).
c) \(f = 0{,}58\) a aussi été obtenue par simulation avec une pièce équilibrée : le résultat est compatible avec une pièce équilibrée (la fluctuation normale suffit à l'expliquer).
Exercice 1-12Probabilités avec deux dés — guidéSocle
On lance deux dés à 6 faces et on additionne les résultats.
a) Le score minimum possible est : 1 + 1 = ……
Le score maximum possible est : 6 + 6 = ……
b) Combien de façons d’obtenir un total de 7 ? Complète le tableau :
Dé 1
Dé 2
Total
1
…
7
2
…
7
3
…
7
4
…
7
5
…
7
6
…
7
Nombre de combinaisons = ……
c) Le nombre total de combinaisons possibles avec deux dés est \(6 \times 6 = \) ……
Diagonale jaune : 6 cas favorables sur 36 → P = 1/6.
Le total 7 est le résultat le plus probable avec deux dés. C’est pour cela qu’au jeu de société les Colons de Catane, aucune tuile ne porte le 7 : c’est ce résultat qui déclenche le voleur.
Exercice 1-13Fréquence et prévision — livraison de balles de tennisSocle
Sport – Équipement
Un club de tennis a constaté que dans ses cartons de 200 balles, il y a en moyenne 6 balles défectueuses (pression insuffisante) par carton.
a) Calculer la fréquence de balles défectueuses dans un carton :
\(f = \dfrac{6}{\ldots} = \) …… = …… %
b) On estime la probabilité qu’une balle soit défectueuse :
\(P(\text{défectueuse}) \approx\) ……
c) Quelle est la probabilité qu’une balle soit conforme ?
\(P(\text{conforme}) = 1 - \) …… = ……
d) Pour un tournoi, le club a besoin de 500 balles conformes. Les balles ne se vendent que par cartons de 200.
• Nombre de balles nécessaires ≥ \(\dfrac{500}{\ldots} = \) …… balles
• Combien de cartons faut-il commander ? …… cartons, soit …… balles
a) \(f = \dfrac{6}{200} = 0{,}03 = 3\%\)
b) \(P(\text{défectueuse}) \approx 0{,}03\)
c) \(P(\text{conforme}) = 1 - 0{,}03 = \mathbf{0{,}97} = 97\%\)
d) Il faut d’abord savoir combien de balles commander pour en avoir 500 conformes :
\[\frac{500}{0{,}97} \approx 515{,}5 \quad \rightarrow \quad \text{au minimum } \mathbf{516} \text{ balles}\]
Mais on ne peut pas acheter 516 balles : elles sont vendues par cartons de 200.
\[516 \div 200 = 2{,}58\]
Deux cartons (400 balles) ne suffisent pas. Le club doit donc commander 3 cartons, soit 600 balles.
Deux arrondis se suivent, et tous les deux vers le haut : 515,5 → 516 balles nécessaires, puis 2,58 → 3 cartons. Sur les 600 balles reçues, on peut espérer \(600 \times 0{,}97 = 582\) balles conformes : les 500 balles du tournoi sont assurées avec une marge confortable.
Exercice 1-14Arbre de probabilités — contrôle en deux étapesSocle
Méthode — lire un arbre à deux étapes. Sur chaque branche on écrit la probabilité de l’événement qu’elle porte. Les deux branches qui partent d’un même point se complètent : leurs probabilités font toujours 1. Quand l’énoncé dit « parmi ceux qui ont réussi le test de loin, 90 % réussissent aussi celui de près », ce 0,90 se place sur la branche « Réussite près » qui part de « Réussite loin » — et non au départ de l’arbre. Pour la probabilité d’un chemin complet, on multiplie les probabilités rencontrées le long des branches.
Santé – Dépistage
Lors d’une visite médicale scolaire, un test de vision est réalisé. On sait que :
• 80 % des élèves réussissent le test de vision de loin.
• Parmi ceux qui ont réussi le test de loin, 90 % réussissent aussi le test de vision de près.
• Parmi ceux qui ont échoué au test de loin, 50 % réussissent le test de vision de près.
a) Complète les probabilités sur l’arbre :
1re étape : P(Réussite loin) = …… P(Échec loin) = 1 - …… = ……
b) 2e étape (après Réussite loin) : P(Réussite près) = ……
2e étape (après Échec loin) : P(Réussite près) = ……
c) Calculer P(Réussite loin ET Réussite près) :
\(P = \) …… \(\times\) …… = ……
b) Après Réussite loin : \(P(\text{Réussite près}) = 0{,}90\).
Après Échec loin : \(P(\text{Réussite près}) = 0{,}50\).
Les deux branches « Échec près » s'en déduisent, puisque les branches issues d'un même point font 1 : après Réussite loin, \(P(\text{Échec près}) = 1 - 0{,}90 = \mathbf{0{,}10}\) ; après Échec loin, \(P(\text{Échec près}) = 1 - 0{,}50 = \mathbf{0{,}50}\). L'arbre porte donc bien six probabilités.
c) \(P(\text{R loin ET R près}) = 0{,}80 \times 0{,}90 = \mathbf{0{,}72}\)
d) \(P(\text{E loin ET R près}) = 0{,}20 \times 0{,}50 = \mathbf{0{,}10}\)
Dans un arbre, pour obtenir la probabilité d’un chemin, on multiplie les probabilités le long des branches.
Exercice 1-15Tableau à double entrée — guidéSocle
Énergie – Maintenance de chauffage
Un technicien de maintenance énergétique fait l’inventaire des 200 radiateurs d’un collège.
Il les classe selon le matériau (fonte ou aluminium) et selon l’état constaté.
À remplacer
En bon état
Total
Fonte
48
72
120
Aluminium
12
68
80
Total
60
140
200
On choisit un radiateur au hasard parmi les 200 : chaque radiateur a la même chance d’être choisi.
a) Combien y a-t-il d’issues dans cette expérience ? …… (lire la case « Total » en bas à droite)
b) Probabilité que le radiateur soit en fonte :
\(P(\text{fonte}) = \dfrac{120}{\ldots} = \) ……
c) Probabilité que le radiateur soit à remplacer :
\(P(\text{à remplacer}) = \dfrac{\ldots}{200} = \) ……
d) Probabilité que le radiateur soit en fonte ET à remplacer (une seule case du tableau) :
\(P(\text{fonte et à remplacer}) = \dfrac{\ldots}{200} = \) ……
e) Probabilité que le radiateur ne soit pas à remplacer, par l’événement contraire :
\(P(\overline{\text{à remplacer}}) = 1 - \) …… = ……
Vérifier avec le tableau : \(\dfrac{\ldots}{200} = \) ……
a) Il y a 200 issues (200 radiateurs, chacun peut être choisi).
b) \(P(\text{fonte}) = \dfrac{120}{200} = \mathbf{0{,}60} = 60\%\)
c) \(P(\text{à remplacer}) = \dfrac{60}{200} = \mathbf{0{,}30} = 30\%\)
d) La case « Fonte » × « À remplacer » contient 48 radiateurs :
\[P(\text{fonte et à remplacer}) = \frac{48}{200} = \mathbf{0{,}24} = 24\%\]
e) \(P(\overline{\text{à remplacer}}) = 1 - 0{,}30 = \mathbf{0{,}70}\).
Vérification par le tableau : les radiateurs en bon état sont \(72 + 68 = 140\), donc \(\dfrac{140}{200} = 0{,}70\) ✓
Dans un tableau à double entrée, « ET » = une seule case ; un total de ligne ou de colonne correspond à un seul critère.
Exercice 1-16Le bac de tri du lycée — guidéSocle
Développement durable – Tri des déchets
Rappel quand tous les objets ont la même chance d'être pris,
\(P(A) = \dfrac{\text{cas favorables}}{\text{cas possibles}}\).
Les éco-délégués d'un lycée vident le bac de tri jaune du foyer des élèves pour vérifier que le tri est bien fait. Ils comptent et classent tous les emballages qu'il contient.
Les quatre types d'emballages trouvés dans le bac.
Type d'emballage
Nombre
Papiers et cartons
90
Bouteilles et flacons en plastique
60
Boîtes et canettes en métal
34
Briques alimentaires
16
On prend au hasard un emballage dans le bac. Les emballages sont mélangés : chacun a la même chance d'être pris.
1. Vérifier que le bac contient 200 emballages :
\(90 + 60 + 34 + 16 = \) ……
3. Vérifier que la somme des quatre probabilités vaut 1 :
…… + …… + …… + …… = ……
4. On veut la probabilité que l'emballage pris ne soit pas en plastique. Passer par l'événement contraire :
\(P(\overline{\text{plastique}}) = 1 - \) …… = ……
Vérifier en comptant directement les emballages qui ne sont pas en plastique : \(\dfrac{\ldots}{200} = \) ……
5. Quel type d'emballage a-t-on le plus de chances de prendre ? Justifier en comparant les quatre probabilités.
1. \(90 + 60 + 34 + 16 = \mathbf{200}\) emballages. C'est le nombre total d'issues de l'expérience « prendre un emballage au hasard ».
2. On divise chaque effectif par 200 :
\(P(\text{papier ou carton}) = \dfrac{90}{200} = \mathbf{0{,}45}\) (45 %)
3. \(0{,}45 + 0{,}30 + 0{,}17 + 0{,}08 = \mathbf{1}\) ✓
C'est normal : les quatre types couvrent tout l'univers, chaque emballage est compté une fois et une seule.
4. Par l'événement contraire :
\(P(\overline{\text{plastique}}) = 1 - 0{,}30 = \mathbf{0{,}70}\)
Vérification par dénombrement : les emballages qui ne sont pas en plastique sont les papiers-cartons, les métaux et les briques, soit \(90 + 34 + 16 = 140\) emballages.
\(\dfrac{140}{200} = \mathbf{0{,}70}\) ✓ Les deux méthodes donnent le même résultat.
5. La plus grande des quatre probabilités est \(0{,}45\) : on a le plus de chances de prendre un papier ou un carton. En effet \(0{,}45 \gt 0{,}30 \gt 0{,}17 \gt 0{,}08\).
✔ 200 emballages ; P = 0,45 / 0,30 / 0,17 / 0,08 (somme 1) ; P(pas plastique) = 0,70 ; le papier-carton est le plus probable.
Exercices d'application
Exercice 2-1Vocabulaire des probabilités — vrai ou fauxStandard
Pour chaque affirmation, dire si elle est vraie ou fausse. Corriger si faux.
a) Une expérience aléatoire est une expérience dont on connaît le résultat à l’avance. b) L’univers \(\Omega\) est l’ensemble de toutes les issues possibles. c) La probabilité d’un événement est toujours comprise entre 0 et 1. d) Si \(P(A) = 0{,}3\), alors \(P(\bar{A}) = 0{,}3\). e) La fréquence observée est toujours égale à la probabilité théorique.
a)FAUX. Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne connaît pas le résultat à l’avance.
b)VRAI. \(\Omega\) contient toutes les issues possibles.
c)VRAI. \(0 \leq P(A) \leq 1\) pour tout événement \(A\).
e)FAUX. La fréquence observée fluctue autour de la probabilité théorique. Elle ne lui est égale que par hasard ou à la limite (loi des grands nombres).
Exercice 2-2Probabilités simples avec un déStandard
On lance un dé à 6 faces équilibré. Calculer les probabilités suivantes. Donner le résultat sous forme de fraction et de décimal.
a) P(obtenir 5) b) P(obtenir un nombre pair) c) P(obtenir un nombre strictement supérieur à 4)
a) Obtenir 5 : une seule issue favorable \(\{5\}\).
\[P(5) = \frac{1}{6} \approx 0{,}17\]
b) Obtenir un nombre pair : issues favorables \(\{2, 4, 6\}\), soit 3 issues.
\[P(\text{pair}) = \frac{3}{6} = \frac{1}{2} = 0{,}5\]
c) Obtenir un nombre > 4 : issues favorables \(\{5, 6\}\), soit 2 issues.
\[P(>4) = \frac{2}{6} = \frac{1}{3} \approx 0{,}33\]
✔ Résultats : a) 1/6, b) 1/2, c) 1/3.
Exercice 2-3Fréquence observéeStandard
On lance une pièce de monnaie équilibrée 60 fois. On obtient Pile 35 fois.
a) Calculer la fréquence observée de l’événement « obtenir Pile ». b) Quelle est la probabilité théorique d’obtenir Pile ? c) Comparer la fréquence et la probabilité. Ce résultat est-il cohérent ? Expliquer.
a) Fréquence observée :
\[f(\text{Pile}) = \frac{35}{60} \approx 0{,}58 = 58\%\]
b) Probabilité théorique :
\[P(\text{Pile}) = \frac{1}{2} = 0{,}5 = 50\%\]
c) La fréquence (0,58) est proche de la probabilité théorique (0,5), mais elles ne sont pas égales.
C’est tout à fait cohérent : avec seulement 60 lancers, il est normal que la fréquence fluctue un peu autour de 0,5.
✔ f ≈ 0,58 ; P = 0,5. L’écart (≈ 0,08) est dû à la fluctuation des fréquences, c’est normal.
Rappel : la fréquence est observée (réelle), la probabilité est théorique. Elles ne sont égales qu’en moyenne, sur un très grand nombre d’expériences (loi des grands nombres).
Exercice 2-4Contrôle qualité sur un chantierStandard
Bâtiment – Contrôle qualité
Un chef de chantier reçoit un lot de 200 parpaings. Après contrôle, 14 parpaings sont jugés défectueux (fissures, éclats, défaut de dimension).
a) Calculer la fréquence de défaut dans ce lot. b) Estimer la probabilité qu’un parpaing choisi au hasard soit défectueux. c) Sur un prochain lot de 500 parpaings, combien de parpaings défectueux peut-on prévoir (approximativement) ?
a) Fréquence de défaut :
\[f = \frac{14}{200} = 0{,}07 = 7\%\]
b) On estime la probabilité à partir de la fréquence observée :
\[P(\text{défectueux}) \approx 0{,}07 = 7\%\]
c) Sur 500 parpaings, on prévoit :
\[500 \times 0{,}07 = 35 \text{ parpaings défectueux}\]
✔ Fréquence : 7 %. Estimation : environ 35 parpaings défectueux sur 500.
Attention : il s’agit d’une estimation. Le nombre réel peut être légèrement différent (fluctuation). Cette méthode est cependant très utile pour prévoir les besoins en contrôle qualité et réduire les pertes.
Exercice 2-5Fluctuation des fréquences – ObservationStandard
Quatre élèves réalisent chacun 30 lancers d’une pièce de monnaie équilibrée. Voici leurs résultats :
Elève
Nombre de lancers
Nombre de Pile
Fréquence de Pile
Alix
30
14
à calculer
Bruno
30
18
à calculer
Clara
30
12
à calculer
David
30
16
à calculer
a) Calculer la fréquence de Pile pour chaque élève (arrondir au centième). b) Calculer le nombre total de Pile et la fréquence globale sur les 4 séries combinées. c) Conclure sur la probabilité estimée d’obtenir Pile et sur le phénomène observé.
a) Fréquences individuelles :
Alix : \(f = \dfrac{14}{30} \approx 0{,}47\)
Bruno : \(f = \dfrac{18}{30} = 0{,}60\)
Clara : \(f = \dfrac{12}{30} = 0{,}40\)
David : \(f = \dfrac{16}{30} \approx 0{,}53\)
Les fréquences varient entre 0,40 et 0,60 : c’est la fluctuation des fréquences.
b) Total Pile : \(14 + 18 + 12 + 16 = 60\). Nombre total de lancers : \(4 \times 30 = 120\).
\[f_{\text{globale}} = \frac{60}{120} = 0{,}50 = 50\%\]
c) La fréquence globale (0,50) tombe ici exactement sur la probabilité théorique (0,5). En combinant les séries, on augmente le nombre d’expériences et la fréquence se rapproche de la probabilité : c’est la loi des grands nombres.
Tomber exactement sur 0,50 est ici une coïncidence, due aux nombres de l’énoncé (60 Pile pour 120 lancers). La loi des grands nombres dit que la fréquence se rapproche de la probabilité quand \(n\) augmente : elle ne promet jamais l’égalité parfaite. Avec 120 autres lancers, on aurait très probablement obtenu 0,48 ou 0,53 — et la conclusion aurait été la même.
✔ Fréquences individuelles entre 0,40 et 0,60. Fréquence globale = 0,50 (l’égalité exacte est une coïncidence). La fluctuation diminue quand n augmente.
Exercice 2-6Comparaison de deux machinesStandard
Atelier – Contrôle qualité
Une entreprise de chauffage dispose de deux sertisseuses pour assembler des raccords de plomberie.
Après une série de contrôles, on a relevé :
Machine
Pièces produites
Pièces défectueuses
Fréquence de défaut
Machine A
600
12
à calculer
Machine B
250
8
à calculer
a) Calculer la fréquence de défaut pour chaque machine. Donner la valeur exacte, puis le pourcentage.
b) Quelle machine est la plus fiable ? Justifier avec les calculs.
c) Sur une production de 400 pièces par la machine la moins fiable, combien de pièces défectueuses peut-on prévoir ?
a) Fréquences de défaut :
\[f_A = \frac{12}{600} = 0{,}02 = 2\%\]
\[f_B = \frac{8}{250} = 0{,}032 = 3{,}2\%\]
b) La machine A a une fréquence de défaut plus faible (2 % < 3,2 %).
✔ La machine A est la plus fiable : elle produit moins de défauts en proportion.
c) La machine la moins fiable est la machine B (f = 3,2 %).
\[\text{Nombre prévu} = 400 \times 0{,}032 = 12{,}8 \text{ pièces défectueuses}\]
Un nombre de pièces est entier : on prévoit donc environ 13 pièces défectueuses.
✔ On prévoit environ 13 pièces défectueuses sur 400 produites par la machine B.
Le piège est dans les nombres bruts : la machine A a plus de défauts (12 contre 8) et c’est pourtant la plus fiable, parce qu’elle a produit bien plus de pièces. Seule la fréquence permet la comparaison. Et 12,8 n’est pas une pièce réelle : c’est une prévision moyenne, on observera parfois 10, parfois 16 défauts.
Exercice 2-7Événement contraire et probabilitéStandard
Un sac contient 10 jetons numérotés de 1 à 10. On tire un jeton au hasard.
a) Calculer \(P(\text{obtenir un multiple de 3})\). b) En déduire \(P(\text{ne PAS obtenir un multiple de 3})\) en utilisant l’événement contraire. c) Calculer \(P(\text{obtenir un nombre pair})\). d) Calculer \(P(\text{obtenir un nombre > 7})\). En déduire \(P(\text{obtenir un nombre} \leq 7)\).
Exercice 2-8Loi des grands nombres — tirs au basketStandard
Sport – Basket-ball
Un joueur de basket-ball a une probabilité de réussite de \(p = 0{,}6\) pour ses lancers francs. Trois séances d’entraînement donnent les résultats suivants :
Séance
Lancers tentés
Lancers réussis
Fréquence
Lundi
20
14
à calculer
Mercredi
50
28
à calculer
Vendredi
100
63
à calculer
a) Calculer la fréquence de réussite pour chaque séance. b) Laquelle est la plus proche de la probabilité théorique \(p = 0{,}6\) ? c) Calculer la fréquence globale sur les trois séances cumulées. d) Expliquer pourquoi la fréquence globale est plus proche de \(p\) que les fréquences individuelles.
a)
Lundi : \(f = \dfrac{14}{20} = 0{,}70\)
Mercredi : \(f = \dfrac{28}{50} = 0{,}56\)
Vendredi : \(f = \dfrac{63}{100} = 0{,}63\)
b) La fréquence du vendredi (0,63) est la plus proche de \(p = 0{,}6\). C’est aussi la séance avec le plus de lancers.
c) Total réussis : \(14 + 28 + 63 = 105\). Total tentés : \(20 + 50 + 100 = 170\).
\[f_{\text{globale}} = \frac{105}{170} \approx 0{,}618\]
d) La fréquence globale (0,618) est plus proche de \(p = 0{,}6\) car on a cumulé davantage de lancers (170 au total). C’est la loi des grands nombres : plus le nombre d’expériences augmente, plus la fréquence se rapproche de la probabilité théorique.
Exercice 2-9Arbre de probabilités — fiabilité d’un poste d’assemblageStandard
Atelier – Production
Dans un atelier de préfabrication, un module de plomberie est assemblé en deux étapes : sertissage puis test d’étanchéité.
• Le sertissage est réussi dans 95 % des cas.
• Si le sertissage est réussi, le test d’étanchéité est bon dans 90 % des cas.
• Si le sertissage est raté, le test d’étanchéité est bon dans seulement 40 % des cas.
a) Construire l’arbre de probabilités (noter les probabilités sur chaque branche). b) Calculer la probabilité qu’un module soit parfait (sertissage réussi ET étanchéité bonne). c) Calculer la probabilité qu’un module ait un défaut de sertissage mais une étanchéité correcte. d) Sur un lot de 200 modules, combien seront parfaits ?
a) Arbre :
S = Sertissage, É = Étanchéité. Le chemin marqué ★ donne le module parfait.
b) \(P(\text{parfait}) = 0{,}95 \times 0{,}90 = \mathbf{0{,}855} = 85{,}5\%\)
Vérification : la somme de toutes les probabilités des chemins doit valoir 1.
\(0{,}855 + 0{,}095 + 0{,}02 + 0{,}03 = 1 \quad \checkmark\)
Exercice 2-10Tableau à double entrée — DénombrementStandard
Atelier – Contrôle qualité
Dans un entrepôt de plomberie, on contrôle des tubes. Chaque tube est classé selon deux critères : matériau (cuivre ou PER) et qualité (conforme ou non conforme).
Conforme
Non conforme
Total
Cuivre
42
8
50
PER
35
15
50
Total
77
23
100
On tire un tube au hasard parmi les 100.
a) Quelle est la probabilité que le tube soit conforme ?
b) Quelle est la probabilité que le tube soit en cuivre ?
c) Quelle est la probabilité que le tube soit en cuivre et conforme ?
d) Quelle est la probabilité que le tube soit non conforme ou en PER ?
a) \(P(\text{conforme}) = \dfrac{77}{100} = \mathbf{0{,}77}\)
b) \(P(\text{cuivre}) = \dfrac{50}{100} = \mathbf{0{,}50}\)
c) \(P(\text{cuivre et conforme}) = \dfrac{42}{100} = \mathbf{0{,}42}\)
d)Non conforme ou en PER. On compte directement les tubes concernés dans le tableau, sans rien retrancher : tous les tubes en PER (les 50 de la ligne du bas, conformes ou non) et, parmi les tubes en cuivre, ceux qui sont non conformes (8). Soit \(50 + 8 = \mathbf{58}\) tubes, donc \(P = \dfrac{58}{100} = \mathbf{0{,}58}\).
Attention au piège du mot « ou » : il n’est pas exclusif. Un tube à la fois en PER et non conforme fait bien partie du lot cherché. C’est pourquoi on ne fait pas 23 + 50 : les 15 tubes qui vérifient les deux critères seraient comptés deux fois.
Exercice 2-11Arbre de dénombrement — mallette d’échantillonsStandard
Bâtiment – Bureau d’études
Un technicien d’un bureau d’études prépare une mallette d’échantillons de revêtements de sol pour ses clients.
Chaque échantillon associe une finition (mate ou satinée) et une teinte (gris, beige ou noir).
La mallette contient exactement un échantillon de chaque combinaison possible.
Le client tire un échantillon au hasard dans la mallette.
a) Construire l’arbre des choix, puis écrire l’univers \(\Omega\) de cette expérience. Combien d’issues comporte-t-il ? b) Justifier que les issues sont équiprobables, puis donner la probabilité d’une issue. c) Calculer la probabilité que l’échantillon tiré soit de teinte grise. d) Calculer la probabilité que l’échantillon soit à la fois de finition mate et de teinte noire. e) Calculer la probabilité que la finition ne soit pas mate, de deux façons différentes.
b) La mallette contient un seul échantillon de chaque combinaison et le tirage se fait au hasard : chaque échantillon a donc la même chance d’être tiré. Les 6 issues sont équiprobables et
\[P(\text{une issue}) = \frac{1}{6} \approx 0{,}17\]
c) Deux échantillons sont de teinte grise (un mat, un satiné) :
\[P(\text{gris}) = \frac{2}{6} = \frac{1}{3} \approx 0{,}33\]
d) Une seule issue convient, (mate ; noir) :
\[P(\text{mate et noir}) = \frac{1}{6} \approx 0{,}17\]
Exercice 2-12Équiprobabilité : à justifier, jamais à supposerStandard
Bâtiment – Fixations
Sur un chantier, un bac contient des chevilles de trois diamètres différents, en quantités inégales :
Diamètre
Nombre de chevilles
Ø 6 mm
120
Ø 8 mm
200
Ø 10 mm
80
On pioche une cheville au hasard dans le bac et on note son diamètre.
Un apprenti affirme : « il y a trois diamètres, donc on a une chance sur trois de tomber sur du Ø 10 ».
a) Écrire l’univers de l’expérience « noter le diamètre de la cheville piochée ». b) L’affirmation de l’apprenti est-elle correcte ? Expliquer en une ou deux phrases. c) Calculer \(P(\text{Ø 6})\), \(P(\text{Ø 8})\) et \(P(\text{Ø 10})\). Vérifier que la somme vaut 1. d) Calculer la probabilité que le diamètre soit d’au moins 8 mm, de deux façons différentes.
Nombre total de chevilles : \(120 + 200 + 80 = 400\).
b) L’affirmation est fausse. Ce qui est équiprobable ici, ce sont les 400 chevilles (chacune a la même chance d’être piochée), et non les 3 diamètres : ils ne sont pas présents en même quantité. On ne peut pas appliquer « 1 chance sur 3 » sans avoir vérifié l’équiprobabilité des issues.
c)
\(P(\text{Ø 6}) = \dfrac{120}{400} = 0{,}30\)
\(P(\text{Ø 8}) = \dfrac{200}{400} = 0{,}50\)
\(P(\text{Ø 10}) = \dfrac{80}{400} = 0{,}20\)
Somme : \(0{,}30 + 0{,}50 + 0{,}20 = 1\) ✓. On note au passage que \(P(\text{Ø 10}) = 0{,}20\) et non \(\frac{1}{3} \approx 0{,}33\).
d) Diamètre d’au moins 8 mm = Ø 8 ou Ø 10.
• Par dénombrement : \(\dfrac{200 + 80}{400} = \dfrac{280}{400} = \mathbf{0{,}70}\).
• Par l’événement contraire : \(1 - P(\text{Ø 6}) = 1 - 0{,}30 = \mathbf{0{,}70}\) ✓
Erreur fréquente : compter le nombre de « catégories » au lieu du nombre d’objets. La formule \(P = \frac{\text{cas favorables}}{\text{cas possibles}}\) n’est valable que si les issues sont équiprobables.
Exercice 2-13Huit prélèvements — étendue des fréquencesStandard
Énergie – Contrôle de réseau
Un installateur thermique contrôle la conformité des raccords soudés d’un réseau de chauffage collectif.
Sur huit chantiers différents, il prélève à chaque fois un échantillon de 50 raccords pris au hasard :
Échantillon
1
2
3
4
5
6
7
8
Raccords non conformes
3
5
2
6
4
3
7
4
a) Calculer la fréquence de raccords non conformes de chaque échantillon. b) Déterminer l’étendue des fréquences de cette série d’échantillons. c) Calculer la fréquence globale sur l’ensemble des raccords contrôlés. Quelle estimation de la probabilité \(p\) qu’un raccord soit non conforme peut-on en tirer ? d) Un chef de chantier ne regarde que l’échantillon n° 7 et conclut : « 14 % des raccords de ce réseau sont non conformes ». Rédiger une réponse argumentée à cette affirmation.
a) On divise chaque effectif par 50 :
Échantillon
1
2
3
4
5
6
7
8
Fréquence \(f\)
0,06
0,10
0,04
0,12
0,08
0,06
0,14
0,08
Par exemple \(\dfrac{3}{50} = 0{,}06\) et \(\dfrac{7}{50} = 0{,}14\).
b) Maximum = 0,14 (échantillon 7) ; minimum = 0,04 (échantillon 3).
\[\text{Étendue} = 0{,}14 - 0{,}04 = \mathbf{0{,}10}\]
c) Total de raccords non conformes : \(3+5+2+6+4+3+7+4 = 34\). Total contrôlé : \(8 \times 50 = 400\).
\[f_{\text{globale}} = \frac{34}{400} = \mathbf{0{,}085} = 8{,}5\%\]
On peut estimer \(p \approx 0{,}085\), soit environ 8,5 % de raccords non conformes.
d) L’affirmation est trop rapide. Un échantillon de 50 raccords fluctue beaucoup : sur les huit prélèvements, les fréquences vont de 0,04 à 0,14 (étendue 0,10). L’échantillon n° 7 est simplement le plus défavorable de la série. L’estimation la plus fiable s’appuie sur les 400 raccords contrôlés, soit environ 8,5 % — et non 14 %.
✔ Étendue = 0,10 ; fréquence globale = 0,085. Une conclusion ne se tire jamais d’un seul petit échantillon.
Exercice 2-14Stabilisation de la fréquence — essais de démarrageStandard
Énergie – Pompes à chaleur
Un fabricant de pompes à chaleur teste le démarrage à froid de ses appareils.
Le bureau d’essais note, au fur et à mesure, le nombre cumulé de démarrages ratés :
Nombre d’essais cumulés
Nombre de démarrages ratés
Fréquence
20
3
à calculer
100
11
à calculer
500
46
à calculer
2 000
188
à calculer
a) Calculer les quatre fréquences (arrondir au millième). b) Décrire l’évolution de ces fréquences quand le nombre d’essais augmente. Quel résultat du cours reconnaît-on ? c) Quelle valeur retenir comme estimation de la probabilité qu’un démarrage rate ? Justifier ce choix. d) Le fabricant prévoit 5 000 essais sur la prochaine série. Combien de démarrages ratés peut-il prévoir ? e) Expliquer pourquoi la fréquence obtenue sur les 20 premiers essais est peu fiable.
b) Les fréquences varient d’abord beaucoup (0,150 puis 0,110), puis se stabilisent autour de 0,09 – 0,095. C’est la loi des grands nombres : la fréquence observée se rapproche de la probabilité théorique quand le nombre d’expériences augmente.
c) On retient \(p \approx 0{,}094\) (environ 9,4 %) : c’est la valeur obtenue sur le plus grand nombre d’essais (2 000), donc la moins soumise à la fluctuation.
e) Sur 20 essais, un raté de plus ou de moins fait varier la fréquence de \(\dfrac{1}{20} = 0{,}05\), soit 5 points : la fluctuation est énorme devant la valeur cherchée (environ 0,09). Un si petit échantillon ne permet aucune conclusion.
✔ f = 0,150 ; 0,110 ; 0,092 ; 0,094 → stabilisation vers 0,09 environ. Prévision : 470 ratés sur 5 000 essais.
Exercice 2-15Esprit critique — la « loi des séries » existe-t-elle ?Standard
Atelier – Ligne de production
Sur une ligne de production de filtres de VMC, la probabilité qu’un filtre soit non conforme est \(p = 0{,}05\).
Les filtres sont contrôlés un par un, indépendamment les uns des autres.
a) Calculer la probabilité qu’un filtre pris au hasard soit conforme. b) Sur un lot de 400 filtres, combien de filtres non conformes peut-on prévoir ? c) Un technicien vient de contrôler 5 filtres conformes de suite. Il affirme : « le prochain a plus de risques d’être non conforme, c’est la loi des séries ». A-t-il raison ? Quelle est la probabilité que le 6e filtre soit non conforme ? Justifier. d) On prélève 2 filtres au hasard dans un très grand stock (prélèvement avec remise). À l’aide d’un arbre, calculer la probabilité que les deux soient conformes, puis la probabilité qu’au moins un des deux soit non conforme.
a) \(P(\text{conforme}) = 1 - 0{,}05 = \mathbf{0{,}95}\)
b) \(400 \times 0{,}05 = \mathbf{20}\) filtres non conformes prévus.
c) Il a tort. Les contrôles sont indépendants : le filtre suivant « ne se souvient » pas des précédents. La probabilité reste
\[P(\text{6}^\text{e}\text{ non conforme}) = 0{,}05\]
quels que soient les résultats obtenus avant. La « loi des séries » est une croyance, pas un résultat mathématique.
d) Arbre des deux prélèvements (C = conforme, N = non conforme) :
Le chemin ★ (C puis C) donne les deux filtres conformes.
\(P(\text{2 conformes}) = 0{,}95 \times 0{,}95 = \mathbf{0{,}9025}\).
« Au moins un non conforme » est l’événement contraire de « les deux conformes » :
\[P(\text{au moins un non conforme}) = 1 - 0{,}9025 = \mathbf{0{,}0975}\]
Vérification par les trois autres chemins : \(0{,}0475 + 0{,}0475 + 0{,}0025 = 0{,}0975\) ✓
Le hasard n’a pas de mémoire. Ce qui change avec le nombre d’expériences, c’est la fréquence observée, pas la probabilité de l’expérience suivante.
Exercice 2-16La punaise : une probabilité qui ne se calcule pasStandard
Sciences – Démarche expérimentale
En cours de sciences, on étudie une expérience aléatoire dont on ne peut pas prévoir la probabilité par le calcul : on lance en l'air une punaise (le petit clou à tête large et plate qui sert à afficher au tableau). En retombant, elle se stabilise dans l'une des deux positions ci-dessous.
Les deux issues de l'expérience « lancer la punaise ».
Six binômes lancent la même punaise 50 fois chacun et comptent le nombre de fois où elle retombe pointe en l'air.
Binôme
1
2
3
4
5
6
Pointe en l'air (sur 50)
28
33
30
35
29
31
1. Un élève affirme : « il n'y a que deux positions possibles, donc la probabilité de pointe en l'air vaut 0,5, comme Pile avec une pièce ». Expliquer pourquoi ce raisonnement n'est pas valable ici.
2. Calculer la fréquence de « pointe en l'air » obtenue par chacun des six binômes.
3. Ces six échantillons ont tous la même taille \(n = 50\). Déterminer l'étendue de la série des six fréquences.
4. Calculer la fréquence de « pointe en l'air » sur l'ensemble des lancers de la classe. Quelle estimation de la probabilité \(p\) peut-on en tirer ? Pourquoi est-elle plus fiable que celle d'un seul binôme ?
5. La classe veut une estimation plus précise. Si chaque binôme faisait 500 lancers au lieu de 50, comment évoluerait l'étendue des six fréquences ? Nommer le résultat du cours qui le justifie.
1. La formule \(P = \dfrac{\text{cas favorables}}{\text{cas possibles}}\) ne s'applique que si les issues sont équiprobables. Une pièce de monnaie est symétrique, ses deux faces ont la même chance. Une punaise ne l'est pas du tout : la tête est large et plate, la pointe est fine et courte. Rien ne permet d'affirmer que les deux positions ont la même chance. On ne peut donc pas calculer \(p\) : il faut l'estimer à partir des fréquences observées.
2. \(f = \dfrac{\text{nombre de pointes en l'air}}{50}\) :
3. \(f_{\min} = 0{,}56\) (binôme 1) et \(f_{\max} = 0{,}70\) (binôme 4).
Étendue \(= f_{\max} - f_{\min} = 0{,}70 - 0{,}56 = \mathbf{0{,}14}\).
Les six binômes lancent pourtant la même punaise : cet écart est la fluctuation des fréquences d'un échantillon de taille 50 à l'autre.
4. Nombre total de « pointe en l'air » : \(28 + 33 + 30 + 35 + 29 + 31 = 186\).
Nombre total de lancers : \(6 \times 50 = 300\).
\(f = \dfrac{186}{300} = \mathbf{0{,}62}\), soit 62 %. On estime donc \(P(\text{pointe en l'air}) \approx \mathbf{0{,}62}\).
Cette estimation est plus fiable parce qu'elle s'appuie sur 300 lancers au lieu de 50 : d'après la loi des grands nombres, plus le nombre d'expériences est grand, moins un écart important entre la fréquence et la probabilité est probable. On remarque au passage que 0,62 est nettement éloigné de 0,5 : l'élève de la question 1 avait bien tort.
5. L'étendue diminuerait : les six fréquences se resserreraient autour de 0,62 environ. C'est encore la loi des grands nombres : quand la taille \(n\) des échantillons augmente, les fréquences fluctuent moins (le cours le montre en passant de \(n = 20\) à \(n = 200\)).
Attention : cela ne garantit pas que chaque binôme trouvera exactement 0,62 — seulement que les gros écarts deviennent rares.
✔ Fréquences 0,56 / 0,66 / 0,60 / 0,70 / 0,58 / 0,62 ; étendue 0,14 ; f globale = 186/300 = 0,62 → p ≈ 0,62 ; avec n = 500 l'étendue diminue.
Exercices d'approfondissement
Exercice 3-1Jeu de cartes – 32 cartesApprofondissement
Un jeu de 32 cartes comporte 8 valeurs (7, 8, 9, 10, Valet, Dame, Roi, As) réparties en 4 couleurs (égales : pique, cœur, carreau, trèfle).
On tire une carte au hasard dans ce jeu mélangé.
a) Calculer P(tirer un As). b) Calculer P(tirer une carte de cœur). c) Calculer P(tirer l’As de cœur). d) Calculer P(tirer une figure : Valet, Dame ou Roi). e) Vérifier que P(figure) + P(non-figure) = 1.
a) Il y a 4 As (un par couleur), soit 4 issues favorables.
\[P(\text{As}) = \frac{4}{32} = \frac{1}{8} = 0{,}125 = 12{,}5\%\]
b) Il y a 8 cartes de cœur (une par valeur), soit 8 issues favorables.
\[P(\text{cœur}) = \frac{8}{32} = \frac{1}{4} = 0{,}25 = 25\%\]
c) Il n’existe qu’une seule carte « As de cœur », soit 1 issue favorable.
\[P(\text{As de cœur}) = \frac{1}{32} \approx 0{,}03 = 3{,}125\%\]
d) Les figures sont : Valet, Dame, Roi. Il y en a 3 × 4 = 12 cartes.
\[P(\text{figure}) = \frac{12}{32} = \frac{3}{8} = 0{,}375 = 37{,}5\%\]
e) Les non-figures sont les 20 autres cartes (7, 8, 9, 10, As) × 4 couleurs.
\[P(\text{non-figure}) = \frac{20}{32} = \frac{5}{8} = 0{,}625\]
Vérification :
\[P(\text{figure}) + P(\text{non-figure}) = \frac{12}{32} + \frac{20}{32} = \frac{32}{32} = 1 \quad \checkmark\]
La relation P(A) + P(Â) = 1 est toujours vraie : un événement et son contraire couvrent toujours tout l’univers.
Exercice 3-2Contrôle qualité et intervalle de fluctuationApprofondissement
Bâtiment – Production industrielle
Un fabricant de blocs de béton cellulaire affirme que 5 % de ses blocs présentent un défaut d’aspect (probabilité théorique \(p = 0{,}05\)).
Un chef de chantier réceptionne un lot de 200 blocs et en contrôle chacun. Il détecte 16 blocs défectueux.
1. Calculer la fréquence de défaut observée \(f\) dans ce lot. 2. Calculer l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % : \(\left[p - \dfrac{1}{\sqrt{n}}\;;\; p + \dfrac{1}{\sqrt{n}}\right]\) avec \(n = 200\). 3. La fréquence observée appartient-elle à cet intervalle ? Conclure : le chef de chantier doit-il contester la qualité annoncée par le fabricant ? 4. Si le fabricant avait annoncé \(p = 0{,}08\) au lieu de 0,05, la conclusion serait-elle différente ? Justifier.
1. \(f = \dfrac{16}{200} = 0{,}08 = 8\%\).
2. \(\dfrac{1}{\sqrt{200}} \approx 0{,}0707\). Intervalle :
\[\left[0{,}05 - 0{,}0707\;;\; 0{,}05 + 0{,}0707\right] = [-0{,}0207\;;\; 0{,}1207]\]
On ramène la borne inférieure à 0 : \(\mathbf{[0\;;\; 0{,}1207]}\).
3. \(f = 0{,}08 \in [0\;;\; 0{,}1207]\). La fréquence est dans l’intervalle.
f = 0,08 tombe dans l'intervalle vert : la fréquence observée est compatible avec p = 0,05.
✔ On ne peut pas remettre en cause l’affirmation du fabricant. Le résultat est compatible avec \(p = 0{,}05\).
✔ Avec \(p = 0{,}08\), la conclusion est identique. La fréquence observée est compatible avec les deux hypothèses — un échantillon de 200 ne permet pas de trancher entre 5 % et 8 %.
Le gérant d’un magasin de cycles commande des chambres à air auprès de deux fournisseurs. Il contrôle ses réceptions sur 6 mois :
Fournisseur
Pièces reçues
Pièces défectueuses
VéloPlus
500
18
CycloStock
300
15
1. Calculer la fréquence de défaut pour chaque fournisseur. 2. VéloPlus annonce un taux de défaut de 3 %. Calculer l’intervalle de fluctuation pour \(n = 500\) et \(p = 0{,}03\). La fréquence observée est-elle compatible ? 3. CycloStock annonce un taux de défaut de 3 % également. Calculer l’intervalle pour \(n = 300\) et \(p = 0{,}03\). Conclure. 4. Quel fournisseur le gérant devrait-il privilégier ? Rédiger un avis argumenté.
1. Fréquences :
\[f_V = \frac{18}{500} = 0{,}036 = 3{,}6\% \qquad f_C = \frac{15}{300} = 0{,}05 = 5\%\]
2. VéloPlus : \(\frac{1}{\sqrt{500}} \approx 0{,}0447\). Intervalle :
\[[0{,}03 - 0{,}0447\;;\; 0{,}03 + 0{,}0447] = [-0{,}0147\;;\; 0{,}0747]\]
Une fréquence ne pouvant pas être négative, on ramène la borne inférieure à 0 : \(\mathbf{[0\;;\; 0{,}0747]}\).
\(f_V = 0{,}036 \in [0\;;\; 0{,}0747]\) : compatible avec 3 %.
✔ VéloPlus : fréquence observée compatible avec le taux annoncé.
3. CycloStock : \(\frac{1}{\sqrt{300}} \approx 0{,}0577\). Intervalle :
\[[0{,}03 - 0{,}0577\;;\; 0{,}03 + 0{,}0577] = [-0{,}0277\;;\; 0{,}0877]\]
Une fréquence ne pouvant pas être négative, on ramène la borne inférieure à 0 : \(\mathbf{[0\;;\; 0{,}0877]}\).
\(f_C = 0{,}05 \in [0\;;\; 0{,}0877]\) : compatible avec 3 %.
✔ CycloStock : fréquence observée compatible également, mais plus élevée.
4. Les deux sont statistiquement compatibles avec 3 %, mais la fréquence de CycloStock (5 %) est nettement supérieure à celle de VéloPlus (3,6 %). Sur le plan pratique, le gérant devrait privilégier VéloPlus qui a un taux de défaut plus faible sur un échantillon plus large (donc plus fiable).
Un élève suspecte qu’une pièce de monnaie est truquée. Il la lance 400 fois et obtient Pile 228 fois.
1. Calculer la fréquence observée de Pile. 2. Sous l’hypothèse que la pièce est équilibrée (\(p = 0{,}5\)), calculer l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % pour \(n = 400\). 3. La fréquence observée appartient-elle à l’intervalle ? Conclure sur la pièce. 4. L’élève refait l’expérience avec 100 lancers et obtient Pile 57 fois. Calculer le nouvel intervalle et conclure. Comparer avec la question 3.
Avec 100 lancers, l’intervalle est plus large et on ne détecte pas l’anomalie. Avec 400 lancers, l’intervalle est plus étroit et permet de déceler le biais. Plus n est grand, plus le test est précis.
Exercice 3-5Problème ouvert — optimisation de commandeApprofondissement
Énergie – Gestion de stock
Un plombier chauffagiste commande des robinets thermostatiques auprès d’un fournisseur. Le fournisseur annonce un taux de défaut de 4 % (\(p = 0{,}04\)).
Le chauffagiste a besoin de exactement 480 robinets conformes pour la rénovation du chauffage d’un immeuble collectif.
1. S’il commande exactement 480 robinets, combien risque-t-il d’en recevoir de défectueux (estimation) ? 2. Combien de robinets doit-il commander au minimum pour espérer en avoir 480 conformes ? 3. Il commande 510 robinets et en reçoit 28 défectueux. Calculer la fréquence de défaut observée. 4. Calculer l’intervalle de fluctuation pour \(n = 510\) et \(p = 0{,}04\). Le taux annoncé par le fournisseur est-il crédible ? 5. Aura-t-il ses 480 robinets conformes ? Justifier.
1. \(480 \times 0{,}04 = 19{,}2\), soit environ 19 robinets défectueux. Il n’en aurait que \(480 - 19 = 461\) conformes : insuffisant.
2. Il faut résoudre : \(n \times (1 - 0{,}04) \geq 480\), soit \(n \geq \dfrac{480}{0{,}96} = 500\). Il doit commander au minimum 500 robinets.
4. \(\dfrac{1}{\sqrt{510}} \approx 0{,}0443\). Intervalle :
\[[0{,}04 - 0{,}0443\;;\; 0{,}04 + 0{,}0443] = [-0{,}0043\;;\; 0{,}0843]\]
Une fréquence ne pouvant pas être négative, on ramène la borne inférieure à 0 : \(\mathbf{[0\;;\; 0{,}0843]}\).
\(f \approx 0{,}055 \in [0\;;\; 0{,}0843]\) : compatible avec le taux annoncé de 4 %.
5. Robinets conformes : \(510 - 28 = 482 \geq 480\). Oui, il dispose de 482 robinets conformes, ce qui suffit pour le chantier.
✔ La commande de 510 robinets est suffisante malgré les 28 défauts.
Exercice 3-6Arbre à deux épreuves et probabilités composéesApprofondissement
Énergie – Panneaux solaires
Une entreprise installe des panneaux solaires. À la réception d’un lot :
• 92 % des panneaux passent le contrôle visuel (pas de rayure).
• Parmi les panneaux ayant passé le contrôle visuel, 97 % passent le test électrique.
• Parmi les panneaux ayant échoué au contrôle visuel, seulement 60 % passent le test électrique.
Un panneau est accepté s’il passe les deux tests.
1. Construire l’arbre de probabilités complet (4 chemins). 2. Calculer la probabilité qu’un panneau soit accepté (visuel OK et électrique OK). 3. Calculer la probabilité qu’un panneau soit refusé (au moins un test échoué). Utiliser l’événement contraire. 4. Sur une livraison de 500 panneaux, combien seront acceptés et combien refusés (estimations) ? 5. Le technicien constate que 438 panneaux sur 500 sont acceptés. Ce résultat est-il compatible avec les probabilités annoncées ? (Calculer l’intervalle de fluctuation avec \(p = P(\text{accepté})\) et \(n = 500\).)
1. Arbre de probabilités :
V = Visuel, E = Électrique. Seul le chemin V OK + E OK aboutit à un panneau accepté.
✔ Le résultat observé (438/500) est compatible avec les probabilités annoncées.
Exercice 3-7Synthèse — contrôle qualité et décisionApprofondissement
Bâtiment – Contrôle de réception
Un fabricant de plaques de plâtre garantit un taux de défaut de surface inférieur à 3 %. Un plaquiste reçoit trois lots successifs et contrôle chaque plaque :
Lot
Taille \(n\)
Plaques défectueuses
Lot A
100
5
Lot B
250
9
Lot C
400
18
1. Calculer la fréquence de défaut pour chaque lot. 2. Pour chaque lot, calculer l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % avec \(p = 0{,}03\). 3. Pour chaque lot, la fréquence observée est-elle compatible avec la garantie du fabricant ? 4. Calculer la fréquence globale de défaut sur l’ensemble des trois lots cumulés. Calculer l’intervalle de fluctuation correspondant et conclure. 5. Rédiger un avis argumenté (5 lignes minimum) destiné au chef de chantier : le plaquiste doit-il contester la qualité auprès du fabricant ?
1. Fréquences de défaut :
Lot A : \(f_A = \dfrac{5}{100} = 0{,}05 = 5\%\)
Lot B : \(f_B = \dfrac{9}{250} = 0{,}036 = 3{,}6\%\)
Lot C : \(f_C = \dfrac{18}{400} = 0{,}045 = 4{,}5\%\)
2. Intervalles de fluctuation avec \(p = 0{,}03\) :
Lot A (\(n = 100\)) : \(\dfrac{1}{\sqrt{100}} = 0{,}1\) → \([0\;;\; 0{,}13]\)
Lot B (\(n = 250\)) : \(\dfrac{1}{\sqrt{250}} \approx 0{,}0632\) → \([0\;;\; 0{,}0932]\)
Lot C (\(n = 400\)) : \(\dfrac{1}{\sqrt{400}} = 0{,}05\) → \([0\;;\; 0{,}08]\)
3.
Lot A : \(f_A = 0{,}05 \in [0\;;\; 0{,}13]\) → compatible
Lot B : \(f_B = 0{,}036 \in [0\;;\; 0{,}0932]\) → compatible
Lot C : \(f_C = 0{,}045 \in [0\;;\; 0{,}08]\) → compatible
5. Avis argumenté : bien que les fréquences de défaut observées (entre 3,6 % et 5 %) soient toutes supérieures au taux garanti de 3 %, elles restent dans les intervalles de fluctuation. Statistiquement, on ne peut pas affirmer que le fabricant ne respecte pas sa garantie. Cependant, la fréquence globale (4,3 %) est nettement au-dessus de 3 %. Il serait prudent de poursuivre la surveillance sur les prochains lots et, si la tendance se confirme, de demander des explications au fabricant.
✔ Statistiquement compatible, mais la tendance est préoccupante. Surveillance recommandée.
Exercice 3-8Simuler des échantillons et observer la fluctuationApprofondissement
Atelier – Contrôle au tirage
Dans un atelier, on prélève des manchons de raccordement dans un grand bac qui contient une très grande quantité de pièces dont, en théorie, 20 % sont hors tolérance (probabilité \(p = 0{,}20\)).
Comme le bac est très grand, chaque tirage se fait avec remise : prélever un échantillon ne modifie pas la composition du bac.
1. Tu vas simuler ce prélèvement avec la calculatrice ou un tableur. Sur tableur, la formule =SI(ALEA()<0,2;1;0) renvoie 1 si la pièce tirée est hors tolérance (sinon 0). Sur calculatrice, nbrAléat() (ou rand) tire un nombre entre 0 et 1 : la pièce est hors tolérance si ce nombre est inférieur à 0,2.
Constitue ainsi un échantillon de taille \(n = 20\), avec remise, puis compte le nombre de 1 obtenus. Calcule la fréquence \(f\) de pièces hors tolérance dans cet échantillon. 2. Répète l’opération pour obtenir 5 échantillons de taille \(n = 20\). Note les 5 fréquences obtenues dans un tableau, puis calcule l’étendue de cette série de fréquences (\(f_{\max}-f_{\min}\)). 3. Recommence avec des échantillons de taille \(n = 200\) (toujours avec remise). Compare l’étendue des fréquences pour \(n=20\) et pour \(n=200\) : que constates-tu ? 4. Toutes tes fréquences sont-elles exactement égales à 0,20 ? Comment s’appelle ce phénomène ? Quel résultat du cours explique que les fréquences se rapprochent de 0,20 quand \(n\) augmente ?
Remarque : les résultats varient d’un élève à l’autre puisqu’ils dépendent du hasard de la simulation. La correction donne un exemple plausible de relevé ; l’important est la méthode et l’interprétation.
1. Exemple d’échantillon de taille \(n = 20\) (avec remise) : on compte 5 pièces hors tolérance.
\[f = \frac{5}{20} = 0{,}25 = 25\%\]
2. Exemple de relevé pour 5 échantillons de taille \(n = 20\) :
3. Exemple de relevé pour 5 échantillons de taille \(n = 200\) :
Échantillon
Nb hors tolérance
Fréquence \(f\)
1
38
0,190
2
44
0,220
3
41
0,205
4
36
0,180
5
43
0,215
Étendue : \(0{,}220 - 0{,}180 = 0{,}040\), soit 0,04 (4 points de pourcentage). Recalcul : \(0{,}220-0{,}180 = 0{,}040\) ✓. Constat : l’étendue pour \(n=200\) (0,04) est bien plus petite que pour \(n=20\) (0,20). Les fréquences sont plus resserrées autour de 0,20 quand la taille de l’échantillon augmente.
4. Non : les fréquences ne sont presque jamais exactement égales à 0,20. C’est la fluctuation d’échantillonnage. D’après la loi des grands nombres, quand \(n\) augmente, la fréquence observée se rapproche de la probabilité théorique \(p = 0{,}20\) et la fluctuation diminue.
✔ Avec remise, plus l’échantillon est grand, plus l’étendue des fréquences est petite : les fréquences fluctuent moins et se rapprochent de \(p=0{,}20\).
Tes valeurs numériques seront différentes des miennes : c’est normal et attendu. Ce qui doit se retrouver, c’est que l’étendue est plus grande pour \(n=20\) que pour \(n=200\).
Exercice 3-9Arbre à deux épreuves – qualité d’un moduleApprofondissement
Énergie – Assemblage de modules
Un installateur assemble des modules de chauffage. Chaque module nécessite un thermostat et une sonde de température, prélevés au hasard dans les stocks.
D’après l’historique de l’atelier :
Composant
P(conforme)
P(défectueux)
Thermostat
0,90
0,10
Sonde
0,80
0,20
On admet que l’état du thermostat et celui de la sonde sont indépendants : la probabilité d’une branche complète de l’arbre s’obtient en multipliant les probabilités le long du chemin.
Arbre des deux épreuves (les probabilités d’une branche se multiplient).1. Recopier et compléter l’arbre, puis donner la probabilité de chacun des 4 chemins. 2. Calculer la probabilité que le module soit entièrement conforme (thermostat ET sonde conformes). 3. Calculer la probabilité que le module présente au moins un composant défectueux. 4. L’installateur monte 250 modules dans la semaine. Combien, en moyenne, seront entièrement conformes ?
1. Probabilité de chaque chemin (produit le long des branches) :
3. « Au moins un défectueux » est l’événement contraire de « entièrement conforme » :
\[P(\text{au moins un défaut}) = 1 - 0{,}72 = 0{,}28 = 28\%\]
Vérification par somme des 3 chemins concernés : \(0{,}18 + 0{,}08 + 0{,}02 = 0{,}28\) ✓.
4. Nombre moyen de modules conformes sur 250 :
\[250 \times 0{,}72 = 180\]
Recalcul : \(250 \times 0{,}72 = 180\) ✓. En moyenne, 180 modules seront entièrement conformes (et environ 70 présenteront au moins un défaut).
✔ P(conforme) = 0,72 ; P(au moins un défaut) = 0,28 ; ≈ 180 modules conformes sur 250.
Le long d’un chemin de l’arbre, on multiplie les probabilités ; pour réunir plusieurs chemins, on additionne leurs probabilités.
Exercice 3-10Tableau à double entrée et esprit critiqueApprofondissement
Bâtiment – Enquête qualité
Un responsable de dépôt classe 400 panneaux isolants selon leur matériau (laine de verre ou polystyrène) et la présence d’un défaut de découpe. Il obtient le tableau :
Avec défaut
Sans défaut
Total
Laine de verre
48
192
240
Polystyrène
40
120
160
Total
88
312
400
On choisit un panneau au hasard parmi les 400.
1. Calculer P(le panneau est en laine de verre) et P(le panneau présente un défaut). 2. Calculer P(laine ET défaut), puis P(laine OU défaut). 3. Parmi les panneaux en laine de verre uniquement, quelle est la proportion de panneaux défectueux ? Et parmi les panneaux en polystyrène uniquement ? 4.Esprit critique : un commercial affirme « le polystyrène a moins de défauts que la laine de verre, car il y a 40 panneaux de polystyrène défectueux contre 48 en laine de verre ». Cet argument est-il correct ? Justifie en comparant les bonnes proportions.
2. Laine ET défaut = case (laine de verre ; avec défaut) = 48 :
\[P(\text{laine et défaut}) = \frac{48}{400} = 0{,}12 = 12\%\]
Laine OU défaut (formule de la réunion) :
\[P(\text{laine ou défaut}) = 0{,}60 + 0{,}22 - 0{,}12 = 0{,}70 = 70\%\]
Vérification par dénombrement : panneaux concernés = \(240 + 40 = 280\) (les 240 panneaux de laine de verre, plus les 40 panneaux de polystyrène défectueux) ; \(280/400 = 0{,}70\) ✓.
3. Proportion de défauts parmi la laine de verre :
\[\frac{48}{240} = 0{,}20 = 20\%\]
Proportion de défauts parmi le polystyrène :
\[\frac{40}{160} = 0{,}25 = 25\%\]
Recalcul : \(48/240 = 0{,}20\) ✓ et \(40/160 = 0{,}25\) ✓.
4. L’argument est faux. Comparer 40 et 48 n’a pas de sens car il y a plus de panneaux de laine de verre (240) que de polystyrène (160) : les effectifs ne sont pas comparables. Il faut comparer les proportions : 20 % des panneaux de laine de verre ont un défaut contre 25 % des panneaux de polystyrène. C’est donc le polystyrène qui a plus de défauts en proportion, et non l’inverse.
✔ P(laine)=0,60 ; P(défaut)=0,22 ; P(laine et défaut)=0,12 ; P(laine ou défaut)=0,70. En proportion, le polystyrène (25 %) a plus de défauts que la laine de verre (20 %).
Pour comparer deux groupes de tailles différentes, il faut comparer des proportions (fréquences), pas des effectifs bruts.
Exercice 3-11Chaîne de contrôle en trois étapesApprofondissement
Énergie – Mise en service de chaudières
Avant d’être livrée, chaque chaudière d’un atelier subit trois contrôles successifs et indépendants :
Contrôle
Probabilité de réussite
Test d’étanchéité
0,98
Test électrique
0,95
Essai de mise en service
0,90
Une chaudière n’est livrable que si elle réussit les trois contrôles ; sinon elle est retenue en atelier.
1. Représenter la situation par un arbre (on pourra ne développer que les branches utiles), puis calculer la probabilité qu’une chaudière soit livrable. 2. En déduire la probabilité qu’une chaudière soit retenue en atelier. 3. Sur une série de 300 chaudières, combien seront livrables ? combien seront retenues ? 4. L’entreprise doit livrer 200 chaudières la semaine prochaine. Mettre le problème en inéquation et déterminer le nombre minimal de chaudières à lancer en production. 5. Sur les 300 chaudières de la question 3, 244 se révèlent finalement livrables. Calculer la fréquence observée et la comparer à la probabilité calculée. Que peut-on en dire ?
1. Arbre des trois contrôles (seule la chaîne des réussites mène à une chaudière livrable) :
É = étanchéité, E = électrique, M = mise en service.
Le long du chemin des trois réussites, on multiplie les probabilités :
\[P(\text{livrable}) = 0{,}98 \times 0{,}95 \times 0{,}90\]
Détail : \(0{,}98 \times 0{,}95 = 0{,}931\), puis \(0{,}931 \times 0{,}90 = \mathbf{0{,}8379}\), soit environ 83,8 %.
4. On cherche le nombre \(n\) de chaudières lancées tel que :
\[n \times 0{,}8379 \geq 200 \quad \Longleftrightarrow \quad n \geq \frac{200}{0{,}8379} \approx 238{,}7\]
Il faut donc lancer au minimum 239 chaudières.
Vérification : \(239 \times 0{,}8379 \approx 200{,}3 \geq 200\) ✓ et \(238 \times 0{,}8379 \approx 199{,}4 < 200\) ✗.
5. \(f = \dfrac{244}{300} \approx 0{,}813\). L’écart avec \(P = 0{,}8379\) vaut environ \(0{,}025\), soit 2,5 points.
Sur un seul lot de 300 chaudières, un tel écart s’explique par la fluctuation d’échantillonnage : rien ne permet d’affirmer que les taux de réussite annoncés sont faux. Il faut poursuivre le suivi sur plusieurs lots avant de conclure.
✔ P(livrable) = 0,8379 ; P(retenue) = 0,1621 ; 251 livrables sur 300 ; 239 chaudières à lancer pour en livrer 200.
Exercice 3-12Problème ouvert — combien de palettes commander ?Approfondissement
Bâtiment – Conduite de travaux
Un conducteur de travaux doit poser 1 200 dalles utilisables sur la terrasse d’un immeuble collectif.
Le fournisseur annonce que 6 % des dalles arrivent inutilisables (cassées ou hors tolérance).
Les dalles sont vendues uniquement par palettes de 50.
1. Quelle est la probabilité qu’une dalle livrée soit utilisable ? 2. Mettre le problème en inéquation, puis déterminer le nombre minimal de dalles à commander. 3. En déduire le nombre de palettes à commander. Montrer par le calcul que 25 palettes ne suffiraient pas. 4. À la livraison, on compte 88 dalles inutilisables. Calculer la fréquence observée de dalles inutilisables, puis vérifier si le chantier peut être réalisé. 5. Comparer cette fréquence au taux annoncé par le fournisseur et rédiger en trois lignes ce que le conducteur de travaux peut écrire dans son rapport de réception.
2. Si on commande \(n\) dalles, on peut espérer \(n \times 0{,}94\) dalles utilisables. On veut :
\[n \times 0{,}94 \geq 1200 \quad \Longleftrightarrow \quad n \geq \frac{1200}{0{,}94} \approx 1276{,}6\]
Il faut donc commander au minimum 1 277 dalles.
3. \(\dfrac{1277}{50} = 25{,}54\) : 25 palettes ne suffisent pas, il en faut 26, soit \(26 \times 50 = 1300\) dalles.
Vérification : avec 25 palettes, \(1250 \times 0{,}94 = 1175 < 1200\) ✗. Avec 26 palettes, \(1300 \times 0{,}94 = 1222 \geq 1200\) ✓
4. \(f = \dfrac{88}{1300} \approx 0{,}068\), soit environ 6,8 %.
Dalles utilisables réellement livrées : \(1300 - 88 = \mathbf{1212}\). Comme \(1212 \geq 1200\), le chantier peut être réalisé (avec 12 dalles d’avance).
5. Exemple de rédaction : « La livraison de 26 palettes (1 300 dalles) comporte 88 dalles inutilisables, soit une fréquence de 6,8 % contre 6 % annoncés par le fournisseur. Cet écart de 0,8 point reste faible et relève de la fluctuation normale d’une livraison : il ne justifie pas de réclamation. La marge prise à la commande a permis de disposer de 1 212 dalles utilisables, soit 12 de plus que nécessaire ; il est recommandé de conserver cette marge sur les prochaines commandes. »
Erreur fréquente : commander 1 200 dalles « plus 6 % », soit 1 272. C’est insuffisant, car les 6 % de pertes s’appliquent aussi aux dalles ajoutées. Il faut bien diviser par 0,94.
Exercice 3-13Détecteur de fuite — se méfier des fausses alertesApprofondissement
Énergie – Réseau de chauffage
Sur un réseau de chauffage collectif, on estime que 4 % des raccords présentent une micro-fuite.
Un détecteur automatique est passé sur chaque raccord :
Situation du raccord
Le détecteur déclenche l’alarme
Le raccord fuit
dans 95 % des cas
Le raccord est sain
dans 3 % des cas (fausse alerte)
On contrôle 1 000 raccords pris au hasard sur le réseau.
1. Construire l’arbre de probabilités à deux épreuves (fuite ou non, puis alarme ou non) et vérifier que la somme des probabilités des quatre chemins vaut 1. 2. Calculer \(P(\text{fuite ET alarme})\) puis \(P(\text{sain ET alarme})\). 3. En déduire la probabilité que l’alarme se déclenche sur un raccord pris au hasard. 4. Construire le tableau à double entrée des effectifs attendus sur les 1 000 raccords contrôlés. 5.Au-delà du programme — ouvertureEsprit critique : parmi les raccords sur lesquels l’alarme se déclenche, quelle proportion ne fuit pas réellement ? Expliquer d’où vient ce résultat surprenant et formuler un conseil au technicien.
1. Arbre de probabilités :
Les deux chemins en rouge sont ceux où l’alarme se déclenche.
2.
\[P(\text{fuite et alarme}) = 0{,}04 \times 0{,}95 = \mathbf{0{,}038}\]
\[P(\text{sain et alarme}) = 0{,}96 \times 0{,}03 = \mathbf{0{,}0288}\]
3. L’alarme se déclenche dans deux cas différents, on additionne les deux chemins :
\[P(\text{alarme}) = 0{,}038 + 0{,}0288 = \mathbf{0{,}0668}\]
4. Effectifs attendus sur 1 000 raccords (on multiplie chaque probabilité par 1 000) :
Alarme
Pas d’alarme
Total
Raccord qui fuit
38
2
40
Raccord sain
28,8
931,2
960
Total
66,8
933,2
1 000
(Les effectifs non entiers sont des valeurs attendues : en pratique on obtiendrait environ 29 fausses alertes.)
5. Sur les 66,8 alarmes attendues, 28,8 concernent des raccords sains :
\[\frac{28{,}8}{66{,}8} \approx 0{,}431\]
soit environ 43 % de fausses alertes : presque une alarme sur deux !
Explication : les raccords sains sont beaucoup plus nombreux (960 contre 40). Même avec un taux de fausse alerte faible (3 %), 3 % de 960 fait déjà 28,8 raccords, ce qui est comparable aux 38 vraies détections.
Conseil : le technicien ne doit pas conclure « il y a une fuite » dès que l’alarme sonne. Chaque alarme doit être confirmée par un contrôle manuel avant toute intervention.
Note : la question 5 « renverse » le conditionnement (on part de l’alarme pour revenir à la fuite). Ce raisonnement, dit bayésien, ne figure pas au programme du Bac Pro : c’est une ouverture. Il reste accessible ici parce qu’on ne l’aborde que par les effectifs du tableau à double entrée (28,8 alarmes sur raccords sains parmi 66,8 alarmes au total), sans aucune formule nouvelle.
✔ P(alarme) = 0,0668 ; environ 43 % des alarmes sont de fausses alertes malgré un détecteur fiable à 95 %.
Un test très fiable peut produire beaucoup de fausses alertes quand l’événement recherché est rare. C’est un raisonnement classique en maintenance comme en dépistage médical.
Exercice 3-14Écrire une simulation — algorithme et loi des grands nombresApprofondissement
Atelier – Contrôle par échantillons
Dans un atelier, la probabilité qu’une pièce soit non conforme vaut \(p = 0{,}12\).
On veut simuler le prélèvement d’échantillons de taille \(n\) (avec remise) pour observer la fluctuation des fréquences.
La fonction random() renvoie un nombre au hasard entre 0 et 1, chaque valeur ayant la même chance d’apparaître.
Voici le début du programme ; il faut compléter les pointillés.
from random import random
def piece():
# renvoie 1 si la pièce est non conforme, 0 sinon
if random() < ........ :
return 1
else:
return 0
def echantillon(n):
total = 0
for i in range(n):
total = total + ........
return total / n
print(echantillon(50))
print(echantillon(5000))
1. Compléter les deux lignes en pointillés, et expliquer pourquoi la fonction piece() simule bien une pièce non conforme avec une probabilité de 0,12. 2. Que représente la valeur renvoyée par echantillon(n) ? Entre quelles valeurs est-elle nécessairement comprise ? 3. On exécute cinq fois echantillon(50) : on obtient 0,08 ; 0,16 ; 0,10 ; 0,14 ; 0,12. Puis cinq fois echantillon(5000) : 0,1184 ; 0,1226 ; 0,1198 ; 0,1210 ; 0,1172. Calculer l’étendue de chaque série et interpréter la comparaison. 4. On ajoute la fonction ci-dessous pour visualiser la loi des grands nombres. Compléter la ligne manquante et décrire ce que le programme affiche.
def evolution():
for n in [10, 100, 1000, 10000, 100000]:
print(n, ........)
evolution()
5. En exécutant echantillon(100000), est-on certain d’obtenir exactement 0,12 ? Justifier.
1. Les deux lignes complétées :
if random() < 0.12 :
...
total = total + piece()
random() tire un nombre au hasard entre 0 et 1 de façon uniforme : la probabilité qu’il tombe dans l’intervalle \([0\,;\,0{,}12[\) est exactement 0,12. La fonction renvoie donc 1 avec une probabilité de 0,12, ce qui simule bien une pièce non conforme.
2.echantillon(n) compte le nombre de pièces non conformes obtenues puis divise par \(n\) : c’est la fréquence de pièces non conformes dans l’échantillon simulé de taille \(n\). Elle est nécessairement comprise entre 0 et 1.
3. Série \(n = 50\) : minimum 0,08 ; maximum 0,16 ;
\[\text{étendue} = 0{,}16 - 0{,}08 = \mathbf{0{,}08}\]
Série \(n = 5000\) : minimum 0,1172 ; maximum 0,1226 ;
\[\text{étendue} = 0{,}1226 - 0{,}1172 = \mathbf{0{,}0054}\]
L’étendue est environ 15 fois plus petite pour \(n = 5000\) : les fréquences fluctuent beaucoup moins et se resserrent autour de \(p = 0{,}12\). C’est exactement ce que décrit la loi des grands nombres.
4. Ligne complétée : print(n, echantillon(n)).
Le programme affiche, pour des tailles d’échantillon de plus en plus grandes (10, 100, 1 000, 10 000, 100 000), la fréquence simulée de pièces non conformes. On observe que les valeurs affichées se rapprochent de 0,12 quand \(n\) augmente.
5. Non. La simulation reste aléatoire : on obtient une valeur très proche de 0,12, mais il serait extraordinaire de tomber sur exactement 12 000 pièces non conformes sur 100 000. La loi des grands nombres dit que la fréquence se rapproche de la probabilité, pas qu’elle lui devient égale.
✔ random() < 0.12 et total = total + piece() ; étendues 0,08 (n = 50) contre 0,0054 (n = 5 000).
Exercice 3-15Problème ouvert — quel protocole de contrôle choisir ?Approfondissement
Bâtiment – Réception de blocs béton
Un chef de chantier veut estimer la proportion \(p\) de blocs béton non conformes livrés par un fournisseur.
Son budget lui permet de contrôler 300 blocs au total. Trois protocoles sont possibles :
Protocole
Organisation des contrôles
A
1 échantillon de 300 blocs
B
10 échantillons de 30 blocs
C
3 échantillons de 100 blocs
Il essaie d’abord le protocole B, puis le protocole A sur une autre livraison comparable :
Protocole B — échantillon
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Blocs non conformes (sur 30)
4
1
5
2
3
0
4
2
6
3
Protocole A : sur l’unique échantillon de 300 blocs, 28 blocs sont non conformes.
1. Pour le protocole B, calculer les dix fréquences (arrondir au millième), puis l’étendue de cette série d’échantillons. 2. Calculer la fréquence globale du protocole B (sur les 300 blocs contrôlés), puis celle du protocole A. 3. Comparer les deux estimations de \(p\) obtenues. Sont-elles contradictoires ? 4. Quelle information le protocole B apporte-t-il que le protocole A n’apporte pas ? Et inversement, quel est l’avantage du protocole A ? 5. Rédiger un avis argumenté (5 lignes minimum) destiné au chef de chantier : quel protocole conseiller pour à la fois estimer \(p\) et mesurer la fluctuation ?
1. On divise chaque effectif par 30 :
Échantillon
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Fréquence \(f\)
0,133
0,033
0,167
0,067
0,100
0,000
0,133
0,067
0,200
0,100
Maximum = 0,200 (échantillon 9) ; minimum = 0 (échantillon 6).
\[\text{Étendue} = 0{,}200 - 0 = \mathbf{0{,}200}\]
Les fréquences de petits échantillons sont donc très dispersées : de 0 % à 20 %.
2. Protocole B : total des blocs non conformes \(= 4+1+5+2+3+0+4+2+6+3 = 30\) sur \(10 \times 30 = 300\) blocs.
\[f_B = \frac{30}{300} = \mathbf{0{,}100}\]
Protocole A : \(f_A = \dfrac{28}{300} \approx \mathbf{0{,}093}\)
3. Les deux estimations, 0,100 et 0,093, sont très proches (0,7 point d’écart). Elles ne sont pas contradictoires : elles conduisent toutes deux à estimer \(p \approx 0{,}09\) – \(0{,}10\), soit environ 9 à 10 % de blocs non conformes. C’est logique : dans les deux cas, l’estimation repose sur 300 blocs.
4. Le protocole B permet de mesurer la fluctuation : en répétant les prélèvements, on voit à quel point une fréquence peut varier d’un échantillon à l’autre (ici, étendue de 0,200 pour \(n = 30\)). Le protocole A ne donne qu’une seule fréquence : elle est individuellement plus fiable, car calculée sur 300 blocs d’un coup, mais elle ne dit rien de la dispersion.
5. Avis argumenté : pour estimer \(p\), c’est l’effectif total contrôlé qui compte — les trois protocoles se valent puisqu’ils portent tous sur 300 blocs. La différence porte sur ce qu’ils permettent d’observer en plus. Un échantillon unique (A) ne renseigne pas sur la fluctuation, tandis que des échantillons de 30 blocs (B) fluctuent tellement (de 0 % à 20 %) qu’une décision prise sur l’un d’eux serait très risquée. Le protocole C (3 échantillons de 100 blocs) est le meilleur compromis : chaque fréquence reste assez stable, et disposer de trois valeurs permet de constater la fluctuation avant de conclure. Dans tous les cas, la décision doit s’appuyer sur la fréquence globale calculée sur les 300 blocs, jamais sur le seul échantillon le plus défavorable.
✔ Étendue (n = 30) = 0,200 ; fB = 0,100 ; fA ≈ 0,093 → estimation p ≈ 0,09 – 0,10. Protocole C conseillé.
Retenir : la taille totale contrôlée améliore l’estimation de \(p\) ; le nombre d’échantillons permet de mesurer la fluctuation. Ce sont deux objectifs différents.
Exercice 3-16Pierre-feuille-ciseaux : le modèle et la partie réelleApprofondissement
Vie courante – Jeu à deux
Léa et Malo jouent à pierre-feuille-ciseaux. À chaque manche, chacun montre en même temps l'un des trois signes. Deux signes identiques donnent un match nul ; sinon, le gagnant est donné par la règle ci-dessous.
Règle du jeu : chaque flèche se lit « bat ».
Partie A — le modèle théorique. On suppose d'abord que chaque joueur choisit son signe au hasard, les trois signes ayant la même chance d'être joués, et sans tenir compte de ce que fait l'autre.
1. Dénombrer toutes les issues d'une manche à l'aide d'un tableau à double entrée (signe de Léa en ligne, signe de Malo en colonne), en indiquant dans chaque case le résultat pour Léa. Justifier que ces issues sont équiprobables.
2. En déduire \(P(\text{Léa gagne})\), \(P(\text{Léa perd})\) et \(P(\text{match nul})\). Vérifier que la somme vaut 1, puis comparer \(P(\text{Léa gagne})\) et \(P(\text{Léa perd})\) : que peut-on en dire sur le jeu ?
Partie B — la partie réellement jouée. Léa et Malo jouent ensuite 5 séries de 30 manches. On relève le nombre de matchs nuls de chaque série.
Série
1
2
3
4
5
Matchs nuls (sur 30)
8
12
9
14
10
Bilan de l'ensemble de ces 150 manches :
Résultat
Nombre de manches
Léa gagne
71
Malo gagne
26
Match nul
53
3. Calculer les cinq fréquences de matchs nuls (arrondir au millième), puis l'étendue de cette série de cinq échantillons de taille \(n = 30\).
4. Calculer la fréquence de matchs nuls sur l'ensemble des 150 manches et la comparer à la probabilité de la question 2. Cet écart remet-il en cause le modèle ? Justifier en s'appuyant sur le résultat de la question 3.
5. Calculer les fréquences de victoire de Léa et de Malo sur les 150 manches, puis rédiger un avis argumenté (5 lignes minimum) : le modèle de la partie A décrit-il correctement cette partie ? Quelle hypothèse du modèle est probablement fausse, et quel relevé faudrait-il faire pour le vérifier ?
1. Léa a 3 signes possibles, Malo aussi : le tableau à double entrée compte \(3 \times 3 = \mathbf{9}\) issues.
Léa ↓ / Malo →
Pierre
Feuille
Ciseaux
Pierre
nul
Léa perd
Léa gagne
Feuille
Léa gagne
nul
Léa perd
Ciseaux
Léa perd
Léa gagne
nul
Équiprobabilité : chacun des 3 signes de Léa a la même chance d'être joué, chacun des 3 signes de Malo aussi, et les deux choix sont faits sans tenir compte l'un de l'autre. Les 9 couples ont donc tous la même chance de sortir : on peut appliquer \(P = \dfrac{\text{cas favorables}}{9}\).
Somme : \(\dfrac{1}{3} + \dfrac{1}{3} + \dfrac{1}{3} = 1\) ✓ (les trois résultats couvrent tout l'univers).
\(P(\text{Léa gagne}) = P(\text{Léa perd})\) : le jeu est équitable, il ne favorise aucun des deux joueurs — à condition que chacun joue vraiment au hasard.
3. \(f = \dfrac{\text{nombre de nuls}}{30}\) :
Série
1
2
3
4
5
Fréquence de nuls
0,267
0,400
0,300
0,467
0,333
Détail : \(\dfrac{8}{30} \approx 0{,}267\) ; \(\dfrac{12}{30} = 0{,}400\) ; \(\dfrac{9}{30} = 0{,}300\) ; \(\dfrac{14}{30} \approx 0{,}467\) ; \(\dfrac{10}{30} \approx 0{,}333\).
\(f_{\min} = 0{,}267\) et \(f_{\max} = 0{,}467\), donc étendue \(= 0{,}467 - 0{,}267 = \mathbf{0{,}200}\).
Sur des échantillons de 30 manches seulement, les fréquences fluctuent beaucoup : de 27 % à 47 % de matchs nuls.
4. Nombre total de nuls : \(8 + 12 + 9 + 14 + 10 = 53\) sur 150 manches (ce qui recoupe bien la ligne « match nul » du bilan).
\(f(\text{nul}) = \dfrac{53}{150} \approx \mathbf{0{,}353}\), contre \(\dfrac{1}{3} \approx 0{,}333\) attendu par le modèle.
L'écart vaut environ \(0{,}353 - 0{,}333 = 0{,}020\), soit 2 points de pourcentage. C'est dix fois plus petit que l'étendue mesurée à la question 3 (0,200) sur de simples séries de 30 manches. Un tel écart est donc tout à fait ordinaire : il ne remet pas en cause le modèle sur ce point.
Avis argumenté. Le modèle de la partie A donne aux deux joueurs la même probabilité de gagner, \(\frac{1}{3} \approx 0{,}333\) : ils y sont dans une situation exactement symétrique. Or Léa gagne 47 % des manches et Malo seulement 17 %, soit des écarts de 14 et 16 points à la valeur attendue. Sur ces mêmes 150 manches, l'écart sur les matchs nuls n'était que de 2 points : les écarts sur les victoires sont donc sept à huit fois plus grands, et ils se maintiennent sur un grand nombre de manches. La seule fluctuation des fréquences ne suffit pas à les expliquer. L'hypothèse fausse est « chaque joueur choisit son signe au hasard » : un joueur humain a des habitudes (un signe préféré, une réaction automatique après une manche perdue), et Léa exploite probablement celles de Malo. Pour le vérifier, il faudrait relever manche après manche le signe joué par chacun, puis calculer la fréquence de chacun des trois signes pour chaque joueur : si elles s'écartent nettement de \(\frac{1}{3}\), ou si le signe joué dépend du résultat de la manche précédente, l'hypothèse « au hasard » est réfutée.
Remarque : la fréquence des matchs nuls, elle, reste proche de \(\frac{1}{3}\). Ce n'est pas contradictoire : le déséquilibre porte sur qui gagne, pas sur le nombre d'égalités.
✔ 9 issues équiprobables ; P(gagne) = P(perd) = P(nul) = 1/3 ; étendue des nuls = 0,200 ; f(nul) = 53/150 ≈ 0,353 (compatible) ; f(Léa) ≈ 0,473 et f(Malo) ≈ 0,173 → l'hypothèse « chacun joue au hasard » est à rejeter.
Bilan des compétences travaillées
Compétence
Exercices
Identifier une expérience aléatoire / déterministe