La Lune est le seul satellite naturel de la Terre et l'astre le plus proche de nous. À 384 000 km, elle règle les marées, rythme le ciel de ses phases et contribue à stabiliser l’inclinaison de l’axe de la Terre.
Chiffres clés
- Distance moyenne
- ≈ 384 000 km
- Diamètre
- ≈ 3 474 km (¼ de la Terre)
- Cycle des phases
- ≈ 29,5 jours
- Premier alunissage
- Apollo 11, 1969
Notre unique satellite
La Lune est un monde rocheux d'environ 3 500 km de diamètre — à peu près le quart de la Terre. C'est une taille considérable pour un satellite : rapportée à sa planète, notre Lune est l'une des plus grosses du système solaire.
D'où vient-elle ? L'hypothèse la plus solide est celle d'un impact géant : il y a environ 4,5 milliards d'années, un corps de la taille de Mars aurait percuté la jeune Terre. Les débris projetés en orbite se seraient rassemblés pour former la Lune.
Les phases de la Lune
Animation commentée · 1 min 05 · sous-titres français intégrés
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Pourquoi la Lune change-t-elle de forme ?
Un soir, un croissant. Une semaine plus tard, un demi-disque… et pourtant, la Lune reste une boule.
La Lune ne produit pas sa propre lumière : elle renvoie celle du Soleil.
En dehors des éclipses, une moitié de sa surface est éclairée.
Pendant qu’elle tourne autour de la Terre, notre point de vue sur cette moitié éclairée change. Voilà l’origine des phases.
Près de la nouvelle Lune, la face tournée vers nous est sombre.
Au premier quartier, nous voyons la moitié du disque éclairée.
À la pleine Lune, nous voyons toute la face éclairée.
Puis la partie visible éclairée diminue : dernier quartier, dernier croissant… et le cycle recommence.
D’une nouvelle Lune à la suivante, il s’écoule environ vingt-neuf jours et demi.
Et l’ombre de la Terre ? Elle intervient lors d’une éclipse de Lune.
Pour les phases ordinaires, c’est simplement une question de point de vue.
Source de la vidéo : NASA Science — Les phases de la Lune (consultée le 16 octobre 2026).
La Lune ne produit aucune lumière : sa surface diffuse la lumière du Soleil. En dehors des éclipses, le Soleil éclaire environ la moitié de la Lune ; mais selon la position de celle-ci autour de la Terre, nous voyons cette moitié éclairée sous des angles différents.
On passe ainsi de la nouvelle Lune (invisible : sa face éclairée nous tourne le dos) au premier quartier, puis à la pleine Lune (entièrement éclairée), au dernier quartier, avant de recommencer. Ce cycle complet dure environ 29,5 jours — c'est l'origine de notre mois.
Les marées
Les marées viennent de la différence d’attraction de la Lune d’un côté à l’autre de la Terre. Le schéma des deux renflements aide à comprendre cet effet. Sur beaucoup de côtes, on observe deux marées hautes en environ 24 h 50 min, mais les continents et la profondeur des mers modifient le rythme et l’amplitude : ce n’est pas partout identique.
Le Soleil, bien plus loin, joue un rôle plus discret. Lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés (nouvelle et pleine Lune), leurs effets s'additionnent : ce sont les grandes marées (« vives-eaux »). À angle droit, ils se contrarient et les marées sont plus faibles (« mortes-eaux »).
Toujours la même face
Curiosité : la Lune met exactement le même temps pour tourner sur elle-même que pour faire le tour de la Terre. Conséquence, elle nous présente toujours la même face. Ce n'est pas un hasard, mais le résultat des marées, qui ont peu à peu synchronisé sa rotation.
L'autre hémisphère, la « face cachée », est resté un mystère jusqu'à ce qu'une sonde soviétique le photographie pour la première fois en 1959. Attention : « face cachée » ne signifie pas « toujours dans le noir » — elle reçoit autant de soleil que la face visible.
Un monde gris, sans air
La Lune n'a pratiquement pas d'atmosphère. Il n’y a presque pas d’atmosphère pour freiner les projectiles, ni de pluie ou de vent pour user le relief : sa surface est constellée de cratères creusés par des météorites depuis des milliards d'années. Sans air, il n'y a ni vent, ni son, ni ciel bleu, et les écarts de température sont extrêmes (plus de 100 °C au Soleil, moins de −150 °C à l'ombre).
C'est ce sol figé qu'ont foulé les astronautes de la mission Apollo 11 en 1969 : faute de vent pour les balayer, les empreintes peuvent subsister très longtemps, même si les micrométéorites remanient lentement le sol.
Simulation · Mouvement de la LuneFais varier la position et observe les phases