Physique-Chimie | Exercices d'entraînement
Dernière mise à jour : 1 mai 2026
Voici quatre pictogrammes rencontrés dans un atelier de menuiserie :
1. Pour chacun des quatre pictogrammes ci-dessus, indiquez : le nom du danger et un exemple de produit courant en atelier de menuiserie ou d'agencement.
2. Le white-spirit présente deux pictogrammes : Inflammable et Danger pour l'environnement. Expliquez brièvement ce que cela implique pour son stockage.
3. Un pot de décapant pour bois porte le pictogramme "Corrosif". Quel EPI est indispensable pour sa manipulation ? Justifiez.
1.
- Inflammable : produit qui s'enflamme facilement (ex : white-spirit, diluant à vernis). Stocker loin des sources de chaleur.
- Corrosif : brûle les tissus vivants et attaque les matériaux (ex : décapant chimique pour bois, lessive de soude).
- Nocif / Toxique : dangereux si inhalé, ingéré ou absorbé par la peau (ex : certains vernis, solvants de nettoyage).
- Danger pour l'environnement : nocif pour les organismes aquatiques (ex : produit de traitement du bois, huile de protection).
2. Le white-spirit doit être stocké dans un local ventilé, à l'écart des sources d'ignition (flammes, étincelles), dans un contenant hermétique homologué et loin des caniveaux ou égouts pour éviter la pollution.
3. Des gants résistants aux produits chimiques (nitrile ou néoprène) sont indispensables, car le décapant est corrosif pour la peau. Des lunettes de protection étanches et un tablier sont également recommandés.
| Tâche / Produit | Risque principal | EPI à choisir |
|---|---|---|
| Application de vernis au pinceau | ? | ? |
| Manipulation d'un décapant chimique pour bois | ? | ? |
| Ponçage manuel ou à la ponceuse orbitale | ? | ? |
| Collage avec colle néoprène en spray | ? | ? |
| Utilisation d'un produit de traitement du bois | ? | ? |
1. Recopiez et complétez le tableau en identifiant le risque principal et au moins deux EPI pour chaque tâche.
2. Les chaussures de sécurité (coquille) sont-elles obligatoires dans un atelier de menuiserie ? Justifiez.
1.
- Application de vernis : risque chimique par inhalation de vapeurs et contact cutané → gants nitrile + masque avec filtre vapeurs organiques + lunettes.
- Décapant chimique : risque chimique corrosif → gants nitrile + lunettes étanches (goggles) + tablier.
- Ponçage : risque d'inhalation de poussières de bois (cancérogènes) + projections → masque FFP2 ou P3 + lunettes de protection.
- Colle néoprène en spray : risque chimique par inhalation et projection + inflammable → gants nitrile + lunettes + masque vapeurs organiques + éloignement des flammes.
- Produit de traitement du bois : risque chimique par contact et inhalation → gants résistants aux solvants + lunettes + masque respiratoire.
2. Oui, elles sont obligatoires. En atelier, des planches et pièces lourdes peuvent tomber (chocs), des clous ou outils traîner au sol (perforation). La coquille métallique protège les orteils et la semelle anti-perforation protège contre les objets pointus.
Les EPI sont signalés par un cercle bleu (obligation). Choisir d'abord le risque, puis l'EPI adapté.
Extrait de la FDS d'un nettoyant frein en aérosol :
1. Identifiez les deux grandes catégories de danger de ce produit (physique et sanitaire).
2. Quelles précautions concrètes faut-il prendre dans un atelier pour respecter P210 et P261 ?
3. Selon P501, où jeter la bombe aérosol vide ? Peut-on la mettre à la poubelle ordinaire ?
1. Danger physique : H222 (inflammable) et H280 (gaz sous pression, explosion possible). Danger sanitaire : H336 (somnolence, vertiges par inhalation des vapeurs).
2. Pour P210 : ne jamais utiliser près d'un chalumeau ou d'une soudure en cours ; éteindre toute flamme pilote ; aérer l'atelier. Pour P261 : utiliser dans un espace bien ventilé, porter un masque avec filtre vapeurs organiques si espace confiné.
3. Non, on ne jette pas la bombe à la poubelle ordinaire. Elle doit être déposée dans une filière de collecte spécialisée (déchetterie, bac à déchets dangereux atelier – DDS). Elle peut encore contenir du gaz sous pression et présenter un risque d'explosion dans un incinérateur classique.
Complétez le tableau ci-dessous en cochant la bonne case :
| Pictogramme | Danger principal | Exemple en atelier de menuiserie |
|---|---|---|
| Flamme rouge | ☐ Inflammable ☐ Corrosif ☐ Toxique | White-spirit ou ……… |
| Tête de mort | ☐ Inflammable ☐ Corrosif ☐ Toxique | …………………… |
| Tube qui coule sur surface | ☐ Inflammable ☐ Corrosif ☐ Toxique | Décapant bois ou ……… |
| Arbre + poisson | ☐ Danger env. ☐ Inflammable ☐ Gaz | …………………… |
Ligne 1 : Inflammable – white-spirit, diluant.
Ligne 2 : Nocif/Toxique – certains vernis, solvants.
Ligne 3 : Corrosif – décapant chimique pour bois.
Ligne 4 : Danger environnement – huile de protection du bois, produit de traitement.
Complétez le tableau pour chaque tâche en atelier de menuiserie :
| Tâche | Risque (à compléter) | EPI (à compléter) |
|---|---|---|
| Ponçage orbital (bois) | Poussières de bois = risque d'……… | Masque …… + ………… |
| Application de vernis | Vapeurs chimiques = risque ……… | Gants …… + masque ……… |
| Découpe à la scie à format | Projections de copeaux = risque …… | ………… de protection |
Ponçage : Risque d'inhalation de poussières cancérogènes → Masque FFP2 + lunettes de protection.
Vernis : Risque chimique par inhalation de vapeurs → Gants nitrile + masque à cartouche vapeurs organiques + lunettes.
Scie à format : Risque de projection de copeaux et bruit élevé → Lunettes de protection + casque anti-bruit.
Voici un extrait de fiche de sécurité (FDS) d'un white-spirit :
1. Le H dans « H226 » signifie :
☐ Hazard (danger) ☐ Help (aide) ☐ Haute tension
2. Le P dans « P210 » signifie :
☐ Précaution ☐ Produit ☐ Pression
3. D'après H336, quel danger court un menuisier qui utilise du white-spirit dans un local fermé ?
Réponse : Il risque des …………………… ou des ……………………
4. D'après P271, quelle condition est indispensable avant d'utiliser ce produit ?
Réponse : Travailler dans un endroit ……………………
1. H = Hazard (danger).
2. P = Precautionary (précaution).
3. Il risque des somnolences ou des vertiges (intoxication par inhalation).
4. Travailler dans un endroit bien ventilé (fenêtre ouverte, ventilateur, porte ouverte).
Pour chaque affirmation, indiquez si elle est vraie ou fausse :
1. Un fusible peut être réutilisé après avoir fondu. ☐ Vrai ☐ Faux
2. Le disjoncteur différentiel protège les personnes contre l'électrocution. ☐ Vrai ☐ Faux
3. La mise à la terre sert à envoyer le courant dans le sol en cas de défaut. ☐ Vrai ☐ Faux
4. Un disjoncteur de circuit protège les personnes contre l'électrocution. ☐ Vrai ☐ Faux
1. Faux. Le fusible fond définitivement et doit être remplacé par un neuf.
2. Vrai. Il détecte les fuites de courant (quand le courant passe par le corps d'une personne) et coupe le circuit en moins de 30 millisecondes.
3. Vrai. Si un appareil a un défaut d'isolation, le courant s'écoule par le fil de terre au lieu de passer par la personne qui touche l'appareil.
4. Faux. Le disjoncteur de circuit protège les câbles et les appareils contre les surcharges et courts-circuits, mais pas les personnes. C'est le disjoncteur différentiel qui protège les personnes.
Un menuisier travaille dans son atelier. Voici les niveaux sonores des machines qu'il utilise :
| Machine | Niveau sonore |
|---|---|
| Perceuse à colonne | 80 dB |
| Scie circulaire | 100 dB |
| Aspirateur de copeaux | 75 dB |
| Raboteuse | 95 dB |
1. Quelles machines dépassent le seuil de danger de 85 dB ? Entourez-les dans le tableau.
2. Pour ces machines, quel EPI le menuisier doit-il porter ?
Réponse : Il doit porter un ……………… ou des ………………
1. La scie circulaire (100 dB) et la raboteuse (95 dB) dépassent le seuil de 85 dB.
2. Il doit porter un casque antibruit (coquilles) ou des bouchons d'oreilles.
Au-dessus de 85 dB (zone jaune/rouge) : protection auditive obligatoire. Au-dessus de 120 dB : lésions immédiates.
En fin de journée, un artisan menuisier doit ranger et trier les déchets suivants. Reliez chaque déchet à la bonne poubelle :
| Déchet | ☐ DDS (dangereux) ☐ Recyclable ☐ Ordures |
|---|---|
| Pot de vernis vide avec résidus | ……………… |
| Carton d'emballage propre | ……………… |
| Chiffon imbibé de solvant | ……………… |
| Bouteille d'eau en plastique | ……………… |
| Sciure de bois traité | ……………… |
Pot de vernis vide avec résidus : DDS (dangereux) — les résidus de vernis sont des produits chimiques.
Carton d'emballage propre : Recyclable — bac papier/carton.
Chiffon imbibé de solvant : DDS (dangereux) — risque d'auto-inflammation et pollution chimique.
Bouteille d'eau en plastique : Recyclable — bac plastique.
Sciure de bois traité : DDS (dangereux) — le bois traité contient des produits chimiques qui contaminent la sciure.
Le tri à la source est une obligation pour toute entreprise. Les DDS doivent être stockés à part et acheminés vers une déchèterie professionnelle.
Reliez chaque appareil à sa classe de laser :
| Appareil | Classe de laser |
|---|---|
| Lecteur de code-barres au supermarché | ☐ Classe 1 ☐ Classe 2 ☐ Classe 4 |
| Niveau laser de chantier (faisceau vert visible) | ☐ Classe 1 ☐ Classe 2 ☐ Classe 4 |
| Machine de découpe laser industrielle | ☐ Classe 1 ☐ Classe 2 ☐ Classe 4 |
Question : Pour quel(s) appareil(s) faut-il porter des lunettes de protection laser ?
Lecteur de code-barres : Classe 1 — sans danger en utilisation normale.
Niveau laser de chantier : Classe 2 — visible, faible puissance. Le clignement des yeux protège.
Machine de découpe laser : Classe 4 — très puissante et dangereuse.
Lunettes obligatoires : uniquement pour la machine de découpe laser de classe 4. Les lunettes doivent être adaptées à la longueur d'onde du laser utilisé.
Complétez les phrases avec les mots suivants : eau, secours, courant, FDS, 15 minutes.
1. En cas de projection de produit chimique dans les yeux, rincer immédiatement à l'……… pendant au moins ………………
2. En cas d'électrocution, la première chose à faire est de couper le ………………
3. Après avoir sécurisé la victime, il faut appeler les ………………
4. Pour informer les secours sur le produit chimique impliqué, on leur présente la ………………
1. Rincer à l'eau pendant au moins 15 minutes, les yeux grands ouverts.
2. Couper le courant (au disjoncteur ou à la prise) avant de toucher la victime.
3. Appeler les secours (15 = SAMU, 18 = pompiers, 112 = numéro européen).
4. Présenter la FDS (Fiche de Données de Sécurité) du produit impliqué.
Un fabricant de mobilier range son atelier. Aidez-le à compléter les règles de stockage :
1. Le white-spirit est inflammable. Il doit être rangé dans une armoire ………………, loin des sources de ………………
2. Un décapant corrosif ne doit pas être rangé à côté des produits ……………… car en cas de fuite, la réaction pourrait être dangereuse.
3. Tous les produits chimiques doivent être dans des récipients avec une ……………… lisible (nom du produit et pictogrammes).
1. Armoire métallique ventilée (armoire pour produits inflammables), loin des sources de chaleur (radiateurs, flammes, étincelles).
2. Ne pas ranger à côté des produits inflammables (risque de réaction chimique dangereuse si fuite ou mélange accidentel).
3. Une étiquette lisible avec le nom du produit et les pictogrammes de danger. Ne jamais transvaser un produit dans un récipient sans étiquette.
Léa utilise un déboucheur de canalisation à la maison. Sur le flacon, elle lit :
Pictogramme : Corrosif
H314 : Provoque de graves brûlures de la peau et des lésions oculaires.
P280 : Porter des gants de protection et un équipement de protection des yeux.
1. Quel est le risque principal de ce produit ?
☐ Il peut exploser ☐ Il brûle la peau et les yeux ☐ Il pollue l'air
2. Quels EPI Léa doit-elle porter ? (Cochez les bons)
☐ Gants ☐ Casque antibruit ☐ Lunettes de protection ☐ Chaussures de ski
3. Léa n'a pas de gants. Peut-elle utiliser le produit quand même ? Pourquoi ?
1. Il brûle la peau et les yeux (produit corrosif, phrase H314).
2. Gants de protection et lunettes de protection (comme indiqué dans la phrase P280).
3. Non, elle ne doit pas utiliser le produit sans gants. Le déboucheur est corrosif et peut provoquer de graves brûlures en cas de contact avec la peau. Elle doit d'abord se procurer des gants adaptés (gants ménagers épais ou gants nitrile).
Un atelier de menuiserie est alimenté en 230 V. Le tableau électrique comporte :
1. Calculez \( P_{max} \) pour la prise 16 A. (Données : \( U = 230 \text{ V} \), \( I_{max} = 16 \text{ A} \))
2. Une meuleuse affiche une puissance de 2 000 W. Peut-elle fonctionner sur cette prise seule ? Montrez le calcul.
3. À quoi sert le DDR 30 mA ? Quel danger évite-t-il ? Pourquoi 30 mA spécifiquement ?
4. Quelle différence y a-t-il entre un fusible et un disjoncteur ?
1. \( P_{max} = U \times I_{max} = 230 \times 16 = 3\,680 \text{ W} \)
2. La meuleuse consomme 2 000 W. Son intensité est \( I = P/U = 2000/230 \approx 8{,}7 \text{ A} \). Comme 8,7 A < 16 A, elle peut fonctionner seule sur cette prise. Le disjoncteur ne déclenchera pas.
3. Le DDR (ou interrupteur différentiel) détecte un courant de fuite (différence entre courant aller et retour). S'il détecte plus de 30 mA de fuite, il coupe l'alimentation. Il protège contre l'électrocution (contact accidentel avec un conducteur sous tension). 30 mA est le seuil en deçà duquel le courant reste généralement non létal pour un adulte.
4. Le fusible est à usage unique : son filament fond en cas de surintensité et doit être remplacé. Le disjoncteur est réarmable : il coupe le circuit et peut être réenclenché manuellement après suppression de la surcharge.
Schéma de protection en cascade : DJ général (32 A surintensité) → DDR (30 mA fuite) → DJ prise (16 A) → machine.
Relevés de niveaux sonores dans un atelier de menuiserie :
| Appareil / Situation | Niveau sonore (dB) | Durée max. sans protection |
|---|---|---|
| Conversation normale | 60 dB | Illimitée |
| Ponceuse orbitale | 95 dB | ~ 1 h |
| Scie à format (scie circulaire) | 100 dB | ~ 15 min |
| Défonceuse | 110 dB | ~ 2 min |
| Seuil de douleur | 120 dB | 0 |
1. Quels appareils du tableau nécessitent obligatoirement le port de protections auditives ?
2. Un technicien utilise la défonceuse 30 minutes sans bouchons d'oreilles. Est-ce dangereux ? Justifiez à partir du tableau.
3. Citez deux types d'EPI auditifs et indiquez lequel est le plus adapté pour une journée complète en atelier.
4. L'échelle des décibels est logarithmique. Que signifie concrètement le fait que la défonceuse (110 dB) est 10 dB au-dessus de la scie à format (100 dB) ?
1. Ponceuse orbitale (95 dB), scie à format (100 dB) et défonceuse (110 dB) dépassent le seuil de 85 dB → protection obligatoire.
2. Oui, c'est très dangereux. La durée maximale sans protection pour la défonceuse est seulement ~2 minutes. 30 minutes à 110 dB est 15 fois supérieur à la durée recommandée. Cela entraîne des dommages auditifs irréversibles (acouphènes, surdité progressive).
3. Les bouchons d'oreilles mousse (jetables, atténuation ~30 dB) et les casques anti-bruit (atténuation jusqu'à 35 dB). Pour une journée complète, les bouchons mousse sont plus confortables sur la durée et permettent de travailler avec un masque anti-poussières simultanément.
4. Une augmentation de 10 dB correspond à une intensité sonore multipliée par 10. La défonceuse est donc 10 fois plus intense (en termes d'énergie acoustique) que la scie à format. Le ressenti humain perçoit cela comme approximativement deux fois plus fort.
Un technicien menuisier termine une session de travail sur un meuble. Il doit éliminer les déchets suivants :
1. Classez chaque déchet dans la bonne catégorie : Déchet Dangereux Spécial (DDS), Recyclable non-dangereux, Ordures ménagères ordinaires.
2. Le white-spirit usagé peut-il être versé dans l'évier ou dans le caniveau ? Expliquez pourquoi c'est interdit et quelles sont les sanctions possibles.
3. Pourquoi les chiffons imbibés de vernis ou de solvant représentent-ils un danger spécifique (au-delà du danger chimique) ? Quelle précaution de stockage faut-il prendre ?
1.
DDS (déchets dangereux spéciaux) : white-spirit usagé (solvant), chiffon imbibé de vernis (inflammable + solvant), piles usagées, bidon de vernis vide avec résidus, flacon de colle néoprène.
Recyclable non-dangereux : carton d'emballage (bac papier/carton), bouteille plastique (bac plastique).
Ordures ménagères : aucun des déchets listés dans cet exemple.
2. Non. Le white-spirit est classé "dangereux pour l'environnement" et polluant pour les eaux. C'est interdit par la loi (Code de l'environnement). Sanctions : jusqu'à 75 000 € d'amende et 2 ans de prison pour pollution grave. Il doit être déposé en déchetterie ou dans un bac DDS.
3. Les chiffons imbibés de solvants peuvent s'enflammer spontanément par oxydation (auto-inflammation) si entassés. Il faut les stocker dans un bidon métallique fermé hermétiquement avec de l'eau, ou les jeter dans un bac DDS métallique à fermeture automatique. Ne jamais les laisser en tas dans un coin de l'atelier.
Un atelier de menuiserie industrielle utilise deux équipements laser :
1. Pour l'équipement A (classe 2) : peut-on regarder le faisceau directement ? Quelle protection est suffisante ?
2. Pour l'équipement B (classe 4) : quelles protections sont obligatoires ? Citez au moins trois mesures de sécurité.
3. Pourquoi un laser infrarouge de classe 4 est-il plus dangereux qu'un laser visible de même puissance ?
1. Classe 2 : il ne faut pas regarder volontairement et longuement le faisceau, mais le réflexe naturel de clignement des yeux (<0,25 s) suffit à protéger la rétine pour une exposition accidentelle brève. Aucun EPI spécial n'est requis mais il faut éviter de pointer le laser vers les yeux.
2. Classe 4 (80 W, infrarouge) :
- Lunettes de protection laser adaptées à la longueur d'onde IR (certification EN 207).
- Signalisation de la zone de danger (panneaux laser, accès interdit).
- Cabine ou barrière fermée lors des opérations de découpe.
- Formation obligatoire des opérateurs.
- Vêtements de protection (le faisceau peut brûler la peau) et dispositif d'aspiration des fumées de découpe.
3. L'infrarouge est invisible : l'œil ne perçoit aucune lumière, donc le réflexe de clignement ne se déclenche pas. La rétine peut être brûlée sans aucun avertissement sensoriel. De plus, la pupille ne se contracte pas en présence d'IR (pas de réaction à l'éblouissement), laissant passer plus d'énergie dans l'œil.
Plus la classe augmente, plus la puissance est grande et plus les protections sont sévères.
Un menuisier agenceur utilise un produit de traitement insecticide et fongicide pour bois. L'étiquette comporte les informations suivantes :
1. Ce produit présente-t-il un risque d'inflammation ? Justifiez.
2. Un apprenti applique ce produit à mains nues. Quel risque court-il d'après H317 ? Quel EPI aurait-il dû porter ?
3. Après le traitement, le menuisier rince ses outils au robinet de l'atelier. L'eau de rinçage part dans l'évier. Est-ce conforme à P273 ? Que devrait-il faire ?
1. Non, ce produit ne présente pas de risque d'inflammation : le pictogramme Inflammable est absent de l'étiquette. Les dangers sont sanitaires (nocif, allergisant) et environnementaux.
2. D'après H317, il risque de développer une allergie cutanée (eczéma, démangeaisons, rougeurs). Il aurait dû porter des gants de protection résistants aux produits chimiques (nitrile). Une fois l'allergie déclenchée, elle peut devenir chronique.
3. Non, c'est interdit. D'après P273, il faut éviter tout rejet dans l'environnement. L'eau de rinçage contient des résidus très toxiques pour les organismes aquatiques (H410). Il devrait récupérer l'eau de rinçage dans un bidon et la déposer dans le bac à déchets dangereux (DDS) de l'atelier.
Un artisan menuisier dispose d'une prise protégée par un disjoncteur de 16 A (réseau 230 V). Il souhaite brancher sur une multiprise :
1. Calculez l'intensité consommée par chaque appareil.
2. Calculez l'intensité totale si les trois appareils fonctionnent en même temps.
3. Le disjoncteur va-t-il se déclencher ? Justifiez.
4. Le menuisier veut aussi brancher une défonceuse de 1 800 W. Que se passe-t-il ? Proposez une solution.
1. \( I_{ponceuse} = \dfrac{350}{230} \approx 1{,}5 \text{ A} \) ; \( I_{aspirateur} = \dfrac{1200}{230} \approx 5{,}2 \text{ A} \) ; \( I_{lampe} = \dfrac{100}{230} \approx 0{,}4 \text{ A} \)
2. \( I_{totale} = 1{,}5 + 5{,}2 + 0{,}4 = 7{,}1 \text{ A} \)
3. Non, le disjoncteur ne se déclenche pas car 7,1 A < 16 A. Les trois appareils peuvent fonctionner ensemble.
4. \( I_{défonceuse} = \dfrac{1800}{230} \approx 7{,}8 \text{ A} \). L'intensité totale serait \( 7{,}1 + 7{,}8 = 14{,}9 \text{ A} \). C'est juste en dessous de 16 A, mais en pratique les courants de démarrage des moteurs sont plus élevés que le courant nominal. Le disjoncteur risque de se déclencher au démarrage. Solution : brancher la défonceuse sur un circuit séparé (une autre prise alimentée par un disjoncteur différent).
Lors d'un cours de sport en salle, un haut-parleur diffuse de la musique. Le professeur mesure le niveau sonore avec une application sur son téléphone :
1. Le cours dure 1 heure. Pendant l'échauffement (78 dB), les élèves sont-ils en danger ? Justifiez avec le seuil de 85 dB.
2. Pendant l'effort intense (92 dB), les élèves sont-ils en danger ? Que conseillez-vous au professeur ?
3. Quelle est la différence entre un dommage auditif temporaire et un dommage permanent ? À partir de quel niveau sonore les dommages deviennent-ils irréversibles ?
1. Non, 78 dB est en dessous du seuil de danger (85 dB). L'exposition est sans risque pour l'audition, même pendant 1 heure.
2. Oui, 92 dB dépasse le seuil de 85 dB. Une exposition prolongée (1 heure à 92 dB) peut provoquer de la fatigue auditive, voire des acouphènes. Il faudrait baisser le volume en dessous de 85 dB ou limiter la durée d'exposition à ce niveau.
3. Un dommage temporaire (fatigue auditive, sifflement dans les oreilles) disparaît après quelques heures de repos. Un dommage permanent (destruction des cellules ciliées de l'oreille interne) est irréversible : l'audition ne revient jamais. Les dommages deviennent irréversibles lors d'expositions répétées au-dessus de 85 dB ou lors d'une exposition unique au-dessus de 120 dB (seuil de douleur).
Chez lui, un élève observe les pictogrammes sur différents produits :
| Produit | Pictogramme(s) |
|---|---|
| Eau de Javel | Corrosif + Danger pour l'environnement |
| Alcool ménager | Inflammable |
| Déboucheur de canalisation | Corrosif |
| Insecticide en bombe | Inflammable + Nocif + Danger pour l'environnement |
1. Pourquoi ne faut-il jamais mélanger l'eau de Javel avec un autre produit ménager (comme un détartrant) ?
2. L'alcool ménager est inflammable. Citez deux situations dangereuses à la maison avec ce produit.
3. L'insecticide en bombe cumule trois pictogrammes. Classez ces dangers du plus immédiat au plus long terme.
4. Quel lien faites-vous entre les pictogrammes de ces produits ménagers et ceux des produits d'atelier étudiés en cours ?
1. Le mélange eau de Javel + acide (détartrant, vinaigre) produit du dichlore (gaz toxique) qui peut provoquer une intoxication grave, voire mortelle, par inhalation. C'est la cause la plus fréquente d'accident domestique chimique en France.
2. Situations dangereuses : utiliser l'alcool ménager près d'une plaque de cuisson allumée (risque d'inflammation des vapeurs) ; nettoyer un four encore chaud avec de l'alcool (risque de combustion du liquide).
3. Du plus immédiat au plus long terme : Inflammable (risque d'incendie immédiat) → Nocif (risque pour la santé à court/moyen terme par inhalation ou contact) → Danger pour l'environnement (effets à long terme sur les organismes aquatiques et les sols).
4. Ce sont exactement les mêmes pictogrammes GHS/CLP. Le système est international et s'applique à tous les produits chimiques, que ce soit en atelier, en laboratoire ou à la maison. Les règles de sécurité sont identiques : lire l'étiquette, porter des protections, stocker correctement, éliminer dans les filières adaptées.
En sciences, un professeur utilise une lampe UV pour observer la fluorescence de certains minéraux. Il distribue des lunettes anti-UV aux élèves.
1. Pourquoi les rayonnements UV sont-ils dangereux alors qu'on ne les voit pas ?
2. Citez deux exemples de sources UV dans la vie quotidienne (en dehors du laboratoire).
3. En atelier de menuiserie, certaines colles UV durcissent sous une lampe ultraviolette. Quels EPI un menuisier doit-il porter lors de cette opération ?
4. Les crèmes solaires protègent contre les UV. Quel est le lien avec la sécurité au laboratoire ?
1. Les UV sont invisibles mais transportent beaucoup d'énergie. Ils pénètrent dans la peau et les yeux et causent des dommages cellulaires : brûlures de la cornée (ophtalmie), lésions cutanées, risque de cancer de la peau à long terme. L'absence de perception visuelle rend le danger plus traître car on ne ressent pas d'éblouissement.
2. Le soleil (principal émetteur d'UV naturels) et les cabines de bronzage (UV artificiels). On peut aussi citer les lampes de détection de faux billets ou les lampes de désinfection.
3. Lunettes anti-UV (protection des yeux contre les rayonnements), gants (protection de la peau des mains contre les UV et la colle), vêtements à manches longues si l'exposition est prolongée.
4. Le principe est le même : les crèmes solaires absorbent ou réfléchissent les UV pour protéger la peau, tout comme les lunettes anti-UV filtrent les rayonnements pour protéger les yeux. Dans les deux cas, on interpose un filtre entre la source UV et le corps humain.
Avant une séance de travaux pratiques de chimie, le professeur rappelle les consignes de sécurité. Voici une liste de comportements observés par des élèves :
1. Pour chaque élève, indiquez si le comportement est correct ou incorrect.
2. Pour chaque comportement incorrect, expliquez le risque et proposez la bonne pratique.
a) Adrien — Incorrect. La blouse doit être fermée (boutonnée) pour protéger les vêtements et la peau des projections. Les sandales sont interdites en laboratoire car elles n'offrent aucune protection contre les chutes de matériel ou les projections de produits au sol. Il doit porter des chaussures fermées.
b) Bénédicte — Correct. Attacher les cheveux longs évite qu'ils prennent feu au bec Bunsen ou trempent dans les produits chimiques. Les lunettes de protection sont obligatoires.
c) Camille — Incorrect et très dangereux. On ne goûte JAMAIS un produit chimique. Même un acide dilué peut provoquer des brûlures de la bouche et de l'œsophage. Pour identifier un produit, on lit son étiquette ou sa FDS.
d) David — Incorrect. Il faut toujours vérifier l'étiquette avant d'éliminer un produit. Certains produits sont dangereux pour l'environnement (H410, H411) ou réagissent violemment avec l'eau. Il doit consulter les consignes de tri affichées et utiliser les bidons de collecte appropriés.
e) Emma — Correct. La hotte aspirante permet d'aspirer les vapeurs de solvant et protège contre l'inhalation. C'est la bonne pratique pour tout produit volatil ou malodorant.
Complétez le tableau comparatif des trois dispositifs de protection électrique :
| Caractéristique | Fusible | Disjoncteur | Disjoncteur différentiel (DDR) |
|---|---|---|---|
| Que protège-t-il ? | ? | ? | ? |
| Comment fonctionne-t-il ? | ? | ? | ? |
| Réutilisable ? | ? | ? | ? |
| Contre quel danger ? | ? | ? | ? |
1. Recopiez et complétez le tableau.
2. Un métreur travaille sur un chantier. L'installation électrique provisoire n'a pas de DDR. Quel risque cela représente-t-il pour les travailleurs ?
1.
| Caractéristique | Fusible | Disjoncteur | DDR |
|---|---|---|---|
| Que protège-t-il ? | Les câbles et appareils | Les câbles et appareils | Les personnes |
| Comment fonctionne-t-il ? | Son fil fond quand le courant est trop fort | Un mécanisme coupe le circuit automatiquement | Détecte la différence de courant entre aller et retour (fuite) |
| Réutilisable ? | Non (à remplacer) | Oui (réarmable) | Oui (réarmable) |
| Contre quel danger ? | Surcharge, court-circuit | Surcharge, court-circuit | Électrocution (fuite de courant par le corps) |
2. Sans DDR, si un travailleur touche un câble dénudé ou un appareil en défaut d'isolation, le courant passe par son corps sans être détecté. Le disjoncteur classique ne se déclenche pas car le courant de fuite (quelques dizaines de mA) est bien inférieur au calibre du disjoncteur. Le travailleur risque l'électrocution, potentiellement mortelle. Le DDR 30 mA est obligatoire sur les chantiers.
Les poussières de bois sont classées cancérogènes (groupe 1 par le CIRC). En atelier de menuiserie, le ponçage, le sciage et le rabotage produisent de grandes quantités de poussières fines.
1. Pourquoi les poussières de bois fines sont-elles plus dangereuses que les gros copeaux ?
2. Citez trois mesures de protection collective (qui protègent tout l'atelier) contre les poussières de bois.
3. Citez deux EPI individuels contre les poussières de bois et précisez le type de masque adapté.
4. Un menuisier ponce du bois exotique (teck) pendant 3 heures sans masque. Quels sont les risques à court terme et à long terme ?
1. Les poussières fines (diamètre < 5 micromètres) pénètrent profondément dans les voies respiratoires jusqu'aux alvéoles pulmonaires. Les gros copeaux sont arrêtés par le nez et la gorge. Les poussières fines se déposent dans les poumons et ne sont pas éliminées par l'organisme.
2. Mesures collectives : système d'aspiration centralisé relié aux machines, ventilation générale de l'atelier (renouvellement de l'air), captation à la source (buses d'aspiration sur chaque machine), nettoyage régulier par aspiration (jamais au balai, qui remet les poussières en suspension).
3. Masque respiratoire FFP2 (minimum) ou FFP3 (recommandé pour les bois exotiques), et lunettes de protection anti-poussières. Le masque chirurgical simple ne suffit pas car il ne filtre pas les poussières fines.
4. Court terme : irritation des voies respiratoires (toux, éternuements), irritation des yeux, rhinite, certains bois exotiques provoquent des réactions allergiques (eczéma, asthme). Long terme : les poussières de bois sont cancérogènes avérées (cancer des sinus et de l'ethmoïde, reconnu comme maladie professionnelle). Le teck contient en plus des substances allergisantes puissantes.
La fiche de données de sécurité (FDS) d'un vernis de finition pour bois en bombe aérosol contient les informations suivantes :
1. Listez tous les pictogrammes GHS de ce produit et expliquez le danger correspondant à chacun.
2. Établissez la liste complète des EPI nécessaires pour utiliser ce produit en atelier de menuiserie.
3. Où stocker ce produit dans l'atelier ? Quelles conditions particulières faut-il respecter ?
4. En fin d'utilisation, la bombe est vide. Décrivez la procédure d'élimination correcte.
5. Un apprenti utilise ce vernis à l'intérieur de l'atelier, fenêtres fermées, à proximité d'une scie circulaire dont le moteur fait des étincelles. Identifiez TOUS les risques et proposez les corrections.
1.
- Inflammable (H222) : l'aérosol s'enflamme très facilement.
- Gaz sous pression (H280) : risque d'explosion si exposé à la chaleur ou au perçage.
- Nocif (H336) : inhalation des vapeurs provoque somnolence et vertiges.
- Danger environnement (H411) : toxique pour les organismes aquatiques (ne pas rejeter dans les eaux).
2. EPI nécessaires : gants nitrile (protection chimique), lunettes de protection (projections), masque respiratoire avec filtre vapeurs organiques (A1 ou A2), tablier résistant aux solvants, chaussures de sécurité (toujours en atelier).
3. Stockage dans une armoire métallique ventilée pour produits inflammables, à l'écart de toute source d'ignition (flamme, étincelle, résistance chauffante), température inférieure à 50 °C, local ventilé. Quantités minimales en atelier (le reste dans un local de stockage extérieur ou séparé).
4. La bombe vide contient encore du gaz propulseur. Il ne faut jamais la percer ni la brûler. Elle doit être déposée dans le bac à DDS de l'atelier pour collecte par un prestataire agréé. Ne jamais mettre dans la poubelle ordinaire (risque d'explosion dans les bennes à ordures).
5. Risques identifiés :
- Explosion/incendie : les vapeurs inflammables (H222) s'accumulent dans l'espace fermé et peuvent s'enflammer au contact des étincelles de la scie. C'est le risque le plus grave.
- Intoxication : les vapeurs (H336) s'accumulent en espace confiné → risque d'évanouissement.
Corrections : aérer l'atelier (ouvrir toutes les ouvertures), éteindre et condamner toute machine électrique avant utilisation du vernis, ne jamais utiliser en espace confiné, utiliser les EPI complets, respecter la phrase P271.
1. Identifiez les EPI qui manquaient et précisez le danger évité par chacun.
2. Quelles sont les conséquences à court terme (immédiate) des projections sur les yeux et sur les mains ?
3. Quelles sont les conséquences à long terme d'une exposition régulière à un produit CMR ?
4. Décrivez le protocole de premiers secours en cas de projection oculaire d'un produit chimique.
5. Proposez une procédure de travail correcte et complète pour l'utilisation de ce décapant en atelier.
1. EPI manquants :
- Gants résistants aux solvants chlorés (néoprène épais) : protection contre l'absorption cutanée du dichlorométhane (qui passe rapidement dans le sang via la peau).
- Lunettes de protection étanches (goggles) : protection contre les projections oculaires (risque de brûlure chimique grave).
- Masque respiratoire à cartouche A2 (vapeurs organiques) : protection contre l'inhalation de vapeurs toxiques et CMR.
- Tablier résistant aux solvants : protection des vêtements et de la peau du tronc.
2. Court terme : projection oculaire → brûlure chimique de la cornée, douleur intense, larmoiement, risque de lésions permanentes sans rinçage immédiat. Projection sur les mains → irritation, brûlure cutanée, absorption rapide du solvant à travers la peau.
3. Long terme (CMR) : le dichlorométhane est classé cancérogène possible (groupe 2A CIRC). Exposition régulière → risque de cancer du foie, lésions du système nerveux central, effets sur la reproduction (reprotoxique). Les effets CMR n'ont pas de seuil : toute exposition augmente le risque.
4. Protocole de premiers secours pour projection oculaire :
1. Appeler ou faire appeler les secours (15 ou 18 ou 112).
2. Rincer IMMÉDIATEMENT à la fontaine oculaire (eau courante propre) pendant au moins 15 à 20 minutes, les yeux grands ouverts.
3. Ne pas frotter les yeux.
4. Consulter un médecin ou service d'urgences ophtalmiques en présentant la FDS du produit.
5. Procédure correcte :
- Lire la FDS avant utilisation.
- Mettre tous les EPI : gants néoprène, lunettes étanches, masque A2, tablier, chaussures de sécurité.
- Travailler dans un espace ventilé (hotte ou porte/fenêtre ouvertes, ventilateur en marche).
- Appliquer le gel avec un pinceau (ne pas verser directement).
- Ne jamais manger, boire ou se toucher le visage pendant le travail.
- En fin de tâche : jeter les déchets (chiffons souillés, restes de gel) dans les bacs DDS, se laver soigneusement les mains.
Un artisan menuisier aménage un nouvel atelier. L'installation électrique est alimentée en monophasé 230 V et dispose d'un disjoncteur général de 40 A. Il souhaite installer les machines suivantes :
| Machine | Puissance nominale | Circuit dédié |
|---|---|---|
| Scie à format | 3 000 W | Disjoncteur 20 A |
| Dégauchisseuse-raboteuse | 2 200 W | Disjoncteur 16 A |
| Aspirateur centralisé | 1 500 W | Disjoncteur 10 A |
| Éclairage atelier | 600 W | Disjoncteur 10 A |
| Prises de courant (multiprise) | Variable | Disjoncteur 16 A |
1. Calculez l'intensité nominale de chaque machine. Vérifiez que chaque disjoncteur de circuit est correctement dimensionné.
2. Si toutes les machines fonctionnent simultanément (sauf les prises), calculez l'intensité totale appelée. Le disjoncteur général de 40 A est-il suffisant ?
3. Un apprenti branche une défonceuse de 1 800 W sur la multiprise (circuit 16 A) en même temps qu'une ponceuse de 2 000 W. Que se passe-t-il ? Montrez le calcul.
4. L'installation doit comporter un DDR 30 mA en tête. Expliquez pourquoi c'est obligatoire et décrivez un scénario concret où il interviendrait.
5. L'artisan envisage de passer en triphasé 400 V pour ses futures machines. Quel avantage cela présente-t-il en termes de puissance disponible ?
1.
\( I_{scie} = \dfrac{3000}{230} \approx 13{,}0 \text{ A} \) → disjoncteur 20 A : OK (13 < 20).
\( I_{raboteuse} = \dfrac{2200}{230} \approx 9{,}6 \text{ A} \) → disjoncteur 16 A : OK (9,6 < 16).
\( I_{aspirateur} = \dfrac{1500}{230} \approx 6{,}5 \text{ A} \) → disjoncteur 10 A : OK (6,5 < 10).
\( I_{éclairage} = \dfrac{600}{230} \approx 2{,}6 \text{ A} \) → disjoncteur 10 A : OK (2,6 < 10).
2. \( I_{totale} = 13{,}0 + 9{,}6 + 6{,}5 + 2{,}6 = 31{,}7 \text{ A} \). Le disjoncteur général de 40 A est suffisant (31,7 < 40). Il reste une marge de 8,3 A pour les prises.
3. \( I_{défonceuse} = \dfrac{1800}{230} \approx 7{,}8 \text{ A} \) ; \( I_{ponceuse} = \dfrac{2000}{230} \approx 8{,}7 \text{ A} \). Total sur le circuit prises : \( 7{,}8 + 8{,}7 = 16{,}5 \text{ A} \). Cela dépasse le calibre du disjoncteur 16 A → le disjoncteur se déclenche et coupe le circuit. Il ne faut pas brancher ces deux machines sur le même circuit.
4. Le DDR 30 mA est obligatoire dans tout local professionnel. Scénario : un câble d'alimentation de la ponceuse est abîmé (gaine entaillée par un copeau). Le fil sous tension touche le carter métallique de la machine. Quand le menuisier saisit la ponceuse, un courant de fuite passe par son corps vers le sol. Le DDR détecte cette fuite (> 30 mA) et coupe le circuit en moins de 30 ms, avant que le courant ne provoque une fibrillation cardiaque.
5. En triphasé 400 V, la puissance disponible est \( P = U \times I \times \sqrt{3} \). Pour un abonnement de 40 A en triphasé : \( P = 400 \times 40 \times 1{,}73 \approx 27{,}7 \text{ kW} \), contre \( 230 \times 40 = 9{,}2 \text{ kW} \) en monophasé. Le triphasé permet donc environ 3 fois plus de puissance, ce qui est indispensable pour les grosses machines industrielles.
Un incendie se déclare dans l'atelier d'un fabricant de mobilier. L'enquête révèle les faits suivants :
1. Identifiez les cinq manquements aux règles de sécurité décrits dans le rapport.
2. Pour chaque manquement, expliquez le risque précis et la règle de sécurité qui n'a pas été respectée.
3. Les chiffons imbibés de solvant peuvent s'enflammer spontanément. Expliquez le phénomène chimique en jeu (auto-inflammation par oxydation).
4. Rédigez un plan de prévention complet (5 mesures minimum) que l'artisan devra mettre en place après l'incident.
1. et 2. Les cinq manquements :
a) Chiffons imbibés entassés au sol : risque d'auto-inflammation par oxydation exothermique. Règle : stocker les chiffons souillés dans un bidon métallique fermé ou les éliminer immédiatement en DDS.
b) Bidon de white-spirit ouvert près d'un radiateur : risque d'inflammation des vapeurs (white-spirit = inflammable, H226). Règle : stocker dans une armoire métallique ventilée, récipient fermé, loin de toute source de chaleur (P210).
c) Extincteur non vérifié depuis 3 ans : risque de dysfonctionnement au moment critique. Règle : vérification annuelle obligatoire par un technicien agréé, date de contrôle visible sur l'étiquette.
d) Issue de secours encombrée : risque de piégeage des occupants en cas d'incendie. Règle : les issues de secours doivent toujours rester dégagées et accessibles (Code du travail).
e) Pas de détecteur de fumée : risque de détection tardive de l'incendie. Règle : les locaux professionnels doivent disposer de détecteurs de fumée et/ou de systèmes d'alarme incendie.
3. L'auto-inflammation : les solvants organiques contenus dans les chiffons réagissent lentement avec l'oxygène de l'air (oxydation). Cette réaction est exothermique (elle dégage de la chaleur). Quand les chiffons sont entassés, la chaleur ne peut pas se dissiper et s'accumule. La température monte progressivement jusqu'à atteindre le point d'auto-inflammation du solvant (environ 200 à 300 °C selon le produit), provoquant la combustion spontanée sans flamme ni étincelle extérieure.
4. Plan de prévention :
1. Installer des bacs métalliques à fermeture automatique pour les chiffons souillés dans chaque zone de travail.
2. Stocker tous les produits inflammables dans une armoire métallique ventilée, fermée à clé, éloignée des sources de chaleur.
3. Faire vérifier les extincteurs annuellement et former le personnel à leur utilisation.
4. Maintenir les issues de secours dégagées en permanence et les signaler par des panneaux lumineux.
5. Installer des détecteurs de fumée et une alarme incendie reliée à un système d'alerte.
6. Afficher le plan d'évacuation et organiser un exercice d'évacuation annuel.
7. Désigner un responsable sécurité et tenir un registre de contrôle des équipements.
Voici les VLEP de trois solvants couramment utilisés en menuiserie :
| Solvant | VLEP (8h) | Utilisation en atelier |
|---|---|---|
| White-spirit | 300 mg/m³ | Nettoyage des pinceaux, dilution des vernis |
| Toluène | 76 mg/m³ | Présent dans certaines colles et vernis |
| Dichlorométhane | 178 mg/m³ | Décapants pour bois |
1. Quel solvant a la VLEP la plus basse ? Qu'est-ce que cela signifie en termes de dangerosité ?
2. Un menuisier agenceur utilise du toluène dans un atelier de 50 m³. La ventilation renouvelle l'air 3 fois par heure. Expliquez qualitativement pourquoi la ventilation est essentielle pour maintenir la concentration sous la VLEP.
3. Le dichlorométhane est classé CMR (cancérogène). Pourquoi sa VLEP ne garantit-elle pas une sécurité totale ? Quelle est la bonne pratique vis-à-vis d'un produit CMR ?
4. Un apprenti se plaint de maux de tête et de vertiges après 2 heures de vernissage au white-spirit. Quelles hypothèses pouvez-vous formuler ? Quelles mesures immédiates faut-il prendre ?
1. Le toluène a la VLEP la plus basse (76 mg/m³). Cela signifie qu'il est le plus toxique des trois à concentration égale : il faut une concentration beaucoup plus faible pour atteindre le seuil de danger. Le toluène est neurotoxique (atteint le système nerveux) et reprotoxique.
2. Sans ventilation, le solvant qui s'évapore s'accumule dans l'air de l'atelier. La concentration augmente progressivement et peut rapidement dépasser la VLEP. Avec un renouvellement de 3 fois par heure, l'air chargé en vapeurs est évacué et remplacé par de l'air frais, ce qui maintient la concentration à un niveau acceptable. Plus le débit de ventilation est élevé, plus la concentration est diluée.
3. Pour les produits CMR, il n'existe pas de seuil sûr : toute exposition, même en dessous de la VLEP, augmente le risque de cancer. La VLEP est un repère réglementaire mais pas une garantie de sécurité. La bonne pratique est le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) : réduire l'exposition au minimum possible, idéalement la supprimer en remplaçant le produit CMR par un substitut non cancérogène (substitution). Si la substitution est impossible, utiliser le confinement total (travail en circuit fermé) et les EPI les plus performants.
4. Hypothèses : la concentration en white-spirit dans l'air de l'atelier dépasse probablement la VLEP. La ventilation est insuffisante, ou l'apprenti ne porte pas de masque respiratoire à filtre vapeurs organiques. Les symptômes (maux de tête, vertiges) correspondent exactement à la phrase H336 du white-spirit. Mesures immédiates : arrêter le travail, aérer le local (ouvrir fenêtres et portes), mettre l'apprenti à l'air frais, consulter un médecin si les symptômes persistent. Pour la suite : améliorer la ventilation, fournir un masque à cartouche A2, vérifier l'état de la ventilation de l'atelier.
Avant 2009, la France utilisait un système de pictogrammes orange et noir (symboles carrés). Depuis le règlement CLP (2009), le système GHS international avec des losanges rouges est obligatoire en Europe.
1. Pourquoi a-t-on remplacé les anciens pictogrammes par un système international ? Donnez au moins deux raisons liées à la mondialisation.
2. Un technicien d'agencement reçoit un lot de colle importé du Japon. L'étiquette est en japonais mais comporte les pictogrammes GHS. Peut-il identifier les dangers ? Expliquez l'avantage de ce système normalisé.
3. Les phrases H sont numérotées de H200 à H410. Que signifient les séries H2xx, H3xx et H4xx ? Recherchez dans vos connaissances du cours.
4. Un installateur de cuisines travaille en Belgique pour un chantier international. Les produits qu'il utilise viennent de France, d'Allemagne et d'Italie. Expliquez en quoi le système GHS facilite son travail en matière de sécurité.
1. Raisons de l'harmonisation internationale :
- Les produits chimiques circulent entre les pays (importation/exportation). Un système unique permet à tout travailleur de comprendre les dangers, quelle que soit l'origine du produit.
- Les travailleurs sont de plus en plus mobiles (chantiers internationaux, détachements). Un menuisier français qui travaille en Espagne doit pouvoir lire les étiquettes sans connaître l'espagnol.
- L'ancien système variait d'un pays à l'autre (Europe, USA, Japon avaient des systèmes différents), ce qui créait de la confusion et des accidents.
2. Oui, il peut identifier les dangers car les pictogrammes GHS sont identiques dans le monde entier : mêmes losanges rouges, mêmes symboles noirs, mêmes codes H et P. Même sans lire le japonais, le technicien reconnaît les pictogrammes et peut en déduire les dangers et les précautions à prendre. C'est l'avantage majeur d'un système visuel normalisé.
3. H2xx = dangers physiques (explosion, inflammation, gaz sous pression, comburant). H3xx = dangers pour la santé (toxicité aiguë, irritation, sensibilisation, CMR, danger par aspiration). H4xx = dangers pour l'environnement (toxicité aquatique, effets à long terme sur les écosystèmes).
4. Grâce au système GHS, tous les produits (français, allemands, italiens) portent les mêmes pictogrammes et les mêmes codes H/P. L'installateur n'a pas besoin de parler allemand ou italien pour comprendre les dangers. Il lui suffit de reconnaître les pictogrammes (visuels) et les codes numériques (H225, P210...) qui sont identiques dans toutes les langues. La FDS doit cependant être disponible dans la langue du pays d'utilisation.
Vous êtes chef d'atelier dans une entreprise de menuiserie. Vous devez rédiger une fiche de consignes de sécurité à afficher dans l'atelier pour l'utilisation d'une teinte pour bois en phase solvant.
Informations sur le produit :
1. Rédigez la section « Dangers » de la fiche en langage clair et accessible (pas de jargon technique).
2. Rédigez la section « Équipements de protection obligatoires » avec la liste des EPI et leur justification.
3. Rédigez la section « Conditions d'utilisation » (ventilation, stockage, interdictions).
4. Rédigez la section « En cas d'accident » avec les protocoles de premiers secours pour : projection cutanée, inhalation de vapeurs, début d'incendie.
5. Rédigez la section « Élimination des déchets » (chiffons souillés, restes de produit, emballage).
1. Dangers :
Ce produit peut prendre feu facilement (liquide et vapeurs inflammables). Il est nocif si vous le respirez ou s'il touche votre peau (risque d'irritation, de maux de tête et de vertiges). Il est dangereux pour la nature et les cours d'eau.
2. Équipements de protection obligatoires :
- Gants en nitrile : protègent les mains du contact avec le produit (nocif par la peau).
- Lunettes de protection : protègent les yeux des éclaboussures.
- Masque respiratoire avec filtre vapeurs organiques (type A) : protège les poumons des vapeurs nocives.
- Tablier ou vêtement de travail : protège la peau du tronc.
- Chaussures de sécurité fermées : obligatoires en atelier.
3. Conditions d'utilisation :
- Travailler dans un local bien ventilé (fenêtres ouvertes ou ventilation mécanique en marche).
- Éteindre toute flamme et toute source d'étincelles dans la zone de travail (H226).
- Ne pas fumer à proximité.
- Refermer le récipient après chaque utilisation.
- Stocker dans l'armoire à produits inflammables, à l'écart des sources de chaleur.
- Ne jamais transvaser dans un récipient alimentaire ou non étiqueté.
4. En cas d'accident :
- Projection cutanée : retirer les vêtements souillés, rincer la peau à l'eau et au savon pendant 15 minutes. Consulter un médecin si irritation persistante.
- Inhalation de vapeurs : mettre la personne à l'air frais immédiatement. Si malaise, vertiges ou perte de connaissance : appeler le 15 (SAMU). Placer en position latérale de sécurité si inconsciente.
- Début d'incendie : utiliser l'extincteur à poudre ou CO₂ (jamais d'eau sur un feu de solvant). Évacuer si le feu n'est pas maîtrisé en 30 secondes. Appeler le 18 (pompiers).
5. Élimination des déchets :
- Chiffons souillés : mettre immédiatement dans le bidon métallique à fermeture automatique (risque d'auto-inflammation). Collecte DDS.
- Restes de produit : ne jamais verser dans l'évier ni dans les poubelles ordinaires. Collecter dans un bidon étiqueté « DDS – solvants usagés ».
- Emballage vide : même s'il paraît vide, il contient des résidus. Le déposer dans le bac DDS pour collecte par le prestataire agréé.