Chapitre 5 – Minimiser les transferts thermiques | 1ère Bac Pro ERA-MA (Grpt 3) | Physique – Thermique | ⏱ 35 min
Dernière mise à jour : 14 août 2026, 16:25
Cette activité mobilise la résistance thermique R = e/λ, l'additivité multicouches, le coefficient U/Uw ou le rayonnement (Stefan-Boltzmann), au-delà du programme. Le module de 1ère (Groupement 3) se limite aux 3 modes de transfert (qualitatif) et à la conductance G = λ·S/e d'une paroi d'un seul matériau. À réserver à l'approfondissement.
💡 Notions centrales : leçon. Pont thermique = zone où R local est inférieur au R nominal de la paroi. Perte locale supplémentaire.
Camille, technicienne énergétique, fait une thermographie chez M. Diallo (maison MOB de 4 ans). Elle détecte des ponts thermiques autour des fenêtres et au niveau de la jonction mur/toit. M. Diallo se plaint de courants d'air froid l'hiver. Camille doit chiffrer l'impact et proposer des solutions.
Calculer le flux thermique perdu par les 6 m² de ponts thermiques, et la perte théorique si ces zones avaient le R nominal.
Φpont = S × ΔT / Rlocal = 6 × 12 / 1,2 = 60 W.
Φnominal (si bonne isolation) = 6 × 12 / 4 = 18 W.
Surperte : 60 − 18 = 42 W.
Calculer l'énergie supplémentaire perdue annuellement à cause des ponts thermiques.
E = 42 × 5 000 / 1 000 = 210 kWh/an.
Calculer le surcoût financier annuel.
210 / 0,95 × 0,11 ≈ 24 €/an.
Sur 30 ans (durée habitat) : ≈ 720 € de gaspillage.
Outre la perte énergétique, quels autres problèmes les ponts thermiques causent-ils ?
Camille propose 3 traitements pour les ponts thermiques :
Calculer le retour sur investissement (ROI) de chaque option.
Économie annuelle estimée (suppression du pont thermique) : ~ 24 €/an.
Le ROI semble long pour 24 €/an d'économies. Pourquoi traiter quand même les ponts thermiques ?
L'économie d'énergie n'est qu'un argument secondaire ! Les vraies raisons :
Le ROI seul est un mauvais critère. Décision = qualité de vie.
Combien d'euros sur 30 ans Camille peut-elle annoncer (énergie + valeur immobilière) ? Estimer.
Énergie : 30 × 24 = 720 €.
Honnêtement, pas de plus-value immobilière chiffrable : le traitement de CE pont (210 kWh/an, soit ≈ 2 kWh/m²·an à l'échelle du logement) ne change pas une classe de DPE à lui seul.
Les bénéfices certains : le confort, l'absence de condensation et de moisissures au droit du pont, et ≈ 24 €/an d'énergie. Pour 200 € (option a), c'est déjà rentable (ROI 8 ans) — inutile de promettre davantage.
Rédiger en 5 lignes le rapport de diagnostic que Camille remet à M. Diallo.
DiagThermo Camille — Diagnostic ponts thermiques · M. Diallo · 7 mai 2026
• Constat thermographique : 6 m² de ponts thermiques détectés (encadrements fenêtres, jonction mur/toit).
• Surcoût énergétique : 210 kWh/an, soit ≈ 24 €/an. Sur 30 ans : 720 €.
• Vrai problème : risque de condensation et moisissures, inconfort hivernal, dégradation du bois.
• Recommandation : traitement par doublage intérieur 40 mm laine de verre (200 € HT). Solution simple, ROI confort < 1 an.
• Bénéfices indirects : confort durable, suppression sensation courants d'air, qualité de l'air (pas de moisissures).
L'isolation par l'extérieur (ITE) élimine les ponts thermiques en enrobant la totalité du bâti. Pourquoi est-ce supérieur à l'isolation par l'intérieur (ITI) ?
Inconvénient : modification de l'aspect extérieur (à valider en zone classée). Surcoût ≈ 30 % vs ITI.
📚 Cette activité s'appuie sur les notions de R, ponts thermiques et stratégies d'isolation de la leçon Ch05.