3e prépa-métiers | Physique-Chimie | Électricité
Dernière mise à jour : 21 octobre 2026
Inès veut mesurer l'intensité du courant qui traverse une lampe. Elle hésite entre deux schémas.
1. Le symbole de l'ampèremètre est un cercle avec la lettre A.
2. Dans le schéma a, l'ampèremètre est dans la boucle, comme un dipôle de plus : il est en série.
3. Inès doit choisir le schéma a.
4. Dans le schéma b, l'ampèremètre est en dérivation sur la lampe. Un ampèremètre se comporte presque comme un fil : il fait un court-circuit de la lampe. C'est interdit.
5. L'unité de l'intensité est l'ampère, de symbole A.
À la maison, Yanis mesure l'intensité qui traverse plusieurs petits appareils à piles. Il utilise les bornes COM et 10A et le calibre 10 A. Voici ce qu'affiche l'écran.
1. I = 0,15 A.
2. I = 0,08 A.
3. Le signe moins veut dire que les deux fils sont inversés. La valeur est quand même I = 0,42 A. On peut échanger les fils.
4. OL veut dire que la valeur est trop grande pour le calibre. L'élève ouvre l'interrupteur, puis il prend un calibre plus grand (10 A).
Le petit ventilateur à pile du bureau de Sami tourne mal. Sami veut mesurer la tension aux bornes du moteur. Trois amis proposent un schéma.
1. Dans le schéma b, le voltmètre est dans la boucle. Ce n'est pas correct : un voltmètre ne se branche jamais en série.
2. Schéma a : aux bornes du moteur. Schéma c : aux bornes de la pile.
3. Le schéma a : le voltmètre est en dérivation, aux bornes du moteur. (Le schéma c mesure la tension de la pile, pas celle du moteur.)
4. Sur les bornes COM et V. Le fil de COM va du côté de la borne − de la pile.
Au garage, un mécanicien contrôle la batterie de deux voitures. Il pose un fil sur chaque borne de la batterie. Voici les deux écrans.
1. Il mesure une tension (entre les deux bornes de la batterie). Il utilise un voltmètre.
2. En dérivation : un fil sur chaque borne de la batterie (COM sur la borne −).
3. Voiture 1 : U = 12,6 V. Voiture 2 : U = 11,8 V.
4. 11,8 V est plus petit que 12,4 V : il doit recharger la batterie de la voiture 2. La batterie 1 (12,6 V) est bien chargée.
Une petite guirlande à piles a deux lampes L1 et L2 en série. Lina place l'ampèremètre au point 1 : il indique 0,3 A.
1. Il y a une seule boucle : le circuit est en série.
2. En série, l'intensité est la même partout : I = 0,3 A au point 2.
3. I = 0,3 A au point 3 aussi.
4. Non. Le courant ne « s'use » pas dans la lampe : l'intensité est la même avant, entre et après les lampes.
Dans chaque circuit, deux dipôles sont branchés en série sur une pile ou un générateur. Il manque une tension.
| Circuit | Upile | U1 | U2 |
|---|---|---|---|
| a | 4,5 V | 3,0 V | ? |
| b | 6,0 V | ? | 2,5 V |
| c | 12 V | 7,5 V | ? |
1. U2 = 4,5 − 3,0 = 1,5 V.
2. U1 = 6,0 − 2,5 = 3,5 V.
3. U2 = 12 − 7,5 = 4,5 V. Vérification : 7,5 + 4,5 = 12 V.
4. 6,0 ÷ 3 = 2,0 V pour chaque lampe. Vérification : 2,0 + 2,0 + 2,0 = 6,0 V.
À la maison, les lampes d'un lustre sont branchées en dérivation. Au nœud, le courant se partage.
1. I = I1 + I2 = 0,4 + 0,3 = 0,7 A.
2. I = 0,2 + 0,2 + 0,2 = 0,6 A.
3. Non. C'est en série que l'intensité est la même partout. En dérivation, les intensités des branches s'ajoutent dans la branche principale.
Au laboratoire, Malik réalise un circuit en dérivation avec deux lampes et trois ampèremètres : A, A1 et A2.
1. L'ampèremètre A : il est sur le fil de la pile, avant le nœud.
2. I = I1 + I2.
3. I2 = I − I1 = 0,75 − 0,45 = 0,30 A. Vérification : 0,45 + 0,30 = 0,75 A.
4. Chaque ampèremètre est en série dans sa branche : le courant de la branche le traverse.
Au laboratoire, on a quatre résistances. Pour chacune, on connaît la résistance R et l'intensité I qui la traverse.
| Résistance | R | I | U = R × I |
|---|---|---|---|
| a | 10 Ω | 0,3 A | U = 10 × 0,3 = … |
| b | 20 Ω | 0,2 A | U = 20 × … = … |
| c | 50 Ω | 0,1 A | … |
| d | 100 Ω | 0,06 A | … |
1. Ω est le symbole de l'ohm, l'unité de la résistance (la lettre grecque oméga).
2. a : U = 10 × 0,3 = 3 V.
b : U = 20 × 0,2 = 4 V.
c : U = 50 × 0,1 = 5 V.
d : U = 100 × 0,06 = 6 V.
Léa a mesuré la tension U et l'intensité I pour une résistance. Elle a placé ses points sur un graphique : c'est la caractéristique de la résistance.
1. Oui : les points sont alignés sur une droite qui passe par l'origine. C'est bien la caractéristique d'une résistance.
2. Pour I = 0,08 A, la droite donne U = 4 V.
3. Pour U = 5 V, la droite donne I = 0,10 A.
4. R = U ÷ I = 4 ÷ 0,08 = 50 Ω. Vérification avec le point de la question 3 : 5 ÷ 0,10 = 50 Ω.
Chez Nora, deux multiprises sont marquées « 16 A max ». Voici les appareils qui marchent en même temps sur chacune.
| Multiprise du salon | Intensité | Multiprise de la cuisine | Intensité |
|---|---|---|---|
| télévision | 0,5 A | four à micro-ondes | 5 A |
| box internet | 0,1 A | bouilloire | 9 A |
| console de jeux | 0,8 A | cafetière | 4 A |
| lampe | 0,2 A |
1. 0,5 + 0,1 + 0,8 + 0,2 = 1,6 A.
2. 1,6 A est bien plus petit que 16 A : la multiprise du salon n'est pas surchargée.
3. 5 + 9 + 4 = 18 A.
4. 18 A est plus grand que 16 A : la multiprise de la cuisine est surchargée. Ses fils chauffent : risque de brûlure et d'incendie. Il faut débrancher un appareil.
5. Ce n'est pas le nombre d'appareils qui compte, ce sont leurs intensités. Les appareils de la cuisine chauffent (bouilloire, cafetière) : ils demandent beaucoup de courant.
L'autoradio d'une voiture ne s'allume plus. Le mécanicien ouvre la boîte à fusibles : le fusible de 10 A de l'autoradio a fondu.
| Phrase | Vrai ou faux ? |
|---|---|
| a. Le fusible est branché en série avec les fils qu'il protège. | |
| b. Le fusible est traversé par tout le courant de l'autoradio. | |
| c. Le fusible coupe le circuit quand l'intensité devient trop grande. | |
| d. On peut remplacer le fusible fondu par un bout de fil. | |
| e. On peut mettre un fusible de 20 A à la place, pour qu'il ne fonde plus. |
1. a. Vrai.
b. Vrai : il est en série, et en série l'intensité est la même partout.
c. Vrai : son fil fond et le courant ne passe plus.
d. Faux : un fil ne couperait jamais le courant, les fils pourraient prendre feu.
e. Faux : un fusible plus gros ne couperait plus à temps.
2. Par un fusible identique : un fusible de 10 A. S'il fond encore, il y a une panne à chercher dans l'autoradio ou ses fils.
Dans un atelier, le voyant vert d'une machine est une DEL. Elle est branchée en série avec une résistance R qui la protège, sur un générateur de 12 V.
| Tension du générateur | Tension aux bornes de la DEL | Intensité dans la DEL |
|---|---|---|
| 12 V | 2 V | 0,02 A |
1. La DEL et la résistance sont en série. En série, l'intensité est la même partout : I = 0,02 A dans la résistance.
2. Ugénérateur = UDEL + UR, donc 12 = 2 + UR.
UR = 12 − 2 = 10 V.
3. U = R × I = 500 × 0,02 = 10 V. On retrouve bien la tension de la question 2.
Malik veut mesurer la tension aux bornes d'une lampe et l'intensité qui la traverse. Il dessine ce schéma. Le professeur dit : « Il y a deux erreurs. »
1. Appareil 1 : un ampèremètre (lettre A). Appareil 2 : un voltmètre (lettre V).
2. L'ampèremètre est en dérivation (aux bornes de la lampe). Le voltmètre est en série (dans la boucle).
3. Erreur 1 : l'ampèremètre doit être en série, pas en dérivation. Erreur 2 : le voltmètre doit être en dérivation, pas en série. Malik a inversé les deux appareils.
4. Un ampèremètre se comporte presque comme un fil. Branché aux bornes de la lampe, il fait un court-circuit.
5. L'ampèremètre va dans la boucle, par exemple sur le côté droit à la place du voltmètre. Le voltmètre va aux bornes de la lampe, dans la branche du dessus.
Sur un chantier, le soir, deux projecteurs et une radio sont branchés sur une batterie de 12 V. Un fusible de 10 A protège le fil principal.
1. En dérivation : il y a des nœuds, et chaque appareil est dans sa propre branche.
2. En dérivation, les intensités s'ajoutent : I = 2,5 + 2,5 + 1,5 = 6,5 A.
3. 6,5 A est plus petit que 10 A : le fusible ne fond pas.
4. I = 6,5 + 4 = 10,5 A.
5. 10,5 A est plus grand que 10 A : le fusible fond et coupe le circuit. Il est en série, donc traversé par tout le courant. Il coupe avant que les fils chauffent trop : il évite un incendie. Il faut brancher la pompe sur une autre batterie.
Un réparateur de vélos électriques contrôle une batterie. À l'intérieur, il y a 10 petits éléments de 3,6 V branchés en série.
| Calibres du multimètre (tension) | 2 V | 20 V | 200 V | 600 V |
|---|
Voici l'écran du multimètre.
1. U = 10 × 3,6 = 36 V.
2. On prend le calibre juste au-dessus de 36 V : 200 V. (20 V est trop petit ; 600 V marche, mais la mesure est moins précise.)
3. 36 V est plus grand que 20 V : l'écran afficherait OL (ou 1 tout à gauche). La valeur est trop grande pour le calibre.
4. En dérivation : un fil sur chaque borne de la batterie, avec les bornes COM et V du multimètre. Le fil de COM va sur la borne −.
5. U = 39,5 V. La batterie est bien chargée : comme une pile neuve, elle affiche un peu plus que la tension écrite dessus.
Sur la vitre arrière d'une voiture, de fins traits forment une résistance chauffante : elle enlève la buée. Elle est branchée sur la batterie de 12 V.
| Tension de la batterie | Résistance chauffante | Fusible du circuit |
|---|---|---|
| U = 12 V | R = 1,2 Ω | 15 A |
1. I = U ÷ R = 12 ÷ 1,2 = 10 A.
2. 10 A est plus petit que 15 A : le fusible ne fond pas. La lunette chauffe normalement.
3. I = U ÷ R = 12 ÷ 0,1 = 120 A. La résistance est presque nulle, donc l'intensité devient énorme.
4. 120 A est bien plus grand que 15 A : le fusible fond et coupe le circuit. Sans lui, les fils chaufferaient très vite et pourraient prendre feu.
Au laboratoire, Inès branche deux résistances en dérivation sur un générateur de 6 V. Un fusible de 0,4 A protège la branche principale.
1. En dérivation, chaque branche est branchée directement sur le générateur : chaque résistance reçoit 6 V.
2. I1 = U ÷ R1 = 6 ÷ 20 = 0,3 A.
I2 = U ÷ R2 = 6 ÷ 30 = 0,2 A.
3. En dérivation, les intensités s'ajoutent : I = I1 + I2 = 0,3 + 0,2 = 0,5 A.
4. 0,5 A est plus grand que 0,4 A : le fusible fond et coupe le circuit.
5. Il ne reste que R2 : I = I2 = 0,2 A. 0,2 A est plus petit que 0,4 A : le fusible ne fond pas.
Dans un atelier de menuiserie, tous les outils sont branchés sur une seule multiprise « 16 A max ».
| Outil | Intensité quand il marche |
|---|---|
| scie circulaire | 7 A |
| aspirateur d'atelier (il aspire la sciure de la scie) | 5 A |
| perceuse | 3 A |
| ponceuse | 2 A |
| lampe de travail | 0,5 A |
1. Les outils sont en dérivation : les intensités s'ajoutent. I = 7 + 5 + 3 + 2 + 0,5 = 17,5 A. 17,5 A est plus grand que 16 A : la multiprise est surchargée.
2. Scie + aspirateur + lampe : 7 + 5 + 0,5 = 12,5 A. Avec la perceuse : 12,5 + 3 = 15,5 A. 15,5 A est plus petit que 16 A : oui, c'est possible.
3. 12,5 + 3 + 2 = 17,5 A, plus que 16 A : non. Il doit arrêter la perceuse avant d'utiliser la ponceuse, ou brancher la ponceuse sur une autre prise murale.
4. Le câble de la ponceuse est traversé seulement par le courant de la ponceuse (2 A). Le câble de la multiprise est la branche principale : il est traversé par la somme des intensités de tous les outils (jusqu'à 17,5 A). Plus l'intensité est grande, plus le câble chauffe.