Antoine installe une pompe à chaleur. Le circuit comporte une résistance \(R = 3\,\Omega\) et une réactance \(X = 4\,\Omega\). L'impédance du circuit est le nombre complexe :
\(Z = R + jX = 3 + 4j\)
(En électricité, on utilise \(j\) à la place de \(i\) pour éviter la confusion avec l'intensité.)
Représentation dans le plan complexe
L'impédance Z se représente par un point dans le plan complexe. Son module |Z| = 5 Ω est la longueur du segment OM (théorème de Pythagore).
Problématique : Quelle est l'impédance effective (module) du circuit de la pompe à chaleur, et comment la calculer à partir des valeurs de résistance et de réactance ?
Question 1 APP
Dans \(Z = 3 + 4j\), identifie la partie réelle et la partie imaginaire.
L'équation \(x^2 = -1\) n'a pas de solution réelle. On définit \(i\) tel que \(i^2 = -1\). Calcule \(i^2\), \(i^3\) et \(i^4\).
Représente \(Z = 3 + 4j\) dans un repère (plan complexe) : place le point \(M(3\,;\,4)\).
Partie réelle : \(\text{Re}(Z) = 3\) | Partie imaginaire : \(\text{Im}(Z) = 4\)
Antoine ajoute en parallèle une seconde branche d'impédance Z₂ = 6 + 8j Ω. Calculer le module |Z₂|. Comparer aux deux branches : laquelle laisse passer le plus de courant à tension égale ?
\(|Z_2| = \sqrt{6^2 + 8^2} = \sqrt{36+64} = \sqrt{100} = \mathbf{10 \text{ Ω}}\). C'est exactement deux fois |Z| = 5 Ω.
À tension égale (U = 230 V), \(I_1 = 230/5 = 46\) A et \(I_2 = 230/10 = 23\) A. La branche d'impédance la plus faible (Z = 5 Ω) laisse passer 2 fois plus de courant : c'est elle qui « tire » le plus.
À retenir
Nombres complexes
\(i^2 = -1\) | \(z = a + ib\) avec \(a\) partie réelle, \(b\) partie imaginaire