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Chapitre 1 – Exercices

Proportionnalité et Pourcentages  |  2nde Bac Pro

Dernière mise à jour : 21 octobre 2026

🎯 Objectifs du chapitre cliquer pour développer
Parcours essentiel du cours : C1, C2, C3 et C7 — proportionnalité, coefficient, pourcentages et échelles. C6 permet de les réinvestir dans des problèmes.
Prolongements : C4, C5 et C8 — évolutions, valeur initiale et évolutions successives. Les niveaux indiquent le guidage et l'autonomie, pas le caractère obligatoire d'une notion.
Contexte professionnel Les exercices de remise, HT, TTC et TVA réinvestissent les pourcentages selon la spécialité et les consignes.
54 exercices corrigés, 17 socle / 20 standard / 17 approfondissement. Choisis ton niveau — Socle, Standard ou Approfondissement — avec le sélecteur ci-dessus (ou « Tout voir »). Chaque niveau fait travailler les différentes filières (menuiserie, bâtiment, énergie) et la vie courante.
Repères C1–C8

Proportionnalité et modèle : C1–C2  |  Pourcentages et évolutions : C3–C5 et C8  |  Problèmes, mélanges et échelles : C6–C7.

Pour un entraînement ciblé et progressif, utiliser la page Exercices par capacités. Les 53 numéros restent stables ; certains énoncés et corrigés ont été précisés et quelques questions complémentaires ajoutées le 8 septembre 2026.

Reconnaître avant de calculer : 1-1, puis 2-1 et 2-6. Retrouver une valeur initiale : 1-13 c (guidé), puis 2-12 e et 3-9 b. Pour les problèmes à plusieurs étapes, 2-19 prépare le travail sur les échelles ; 3-8 ajoute une décision à justifier.

À retenir

Niveau Socle — exercices guidés pas à pas

Exercice 1-1 Tableau de proportionnalité — Colle à bois Menuiserie Socle
Surf. (m²) Colle (L) 2 4 6 10 ? 1,2 ? ?
Quantité de colle à déterminer pour chaque surface à encoller.

Un menuisier agenceur utilise de la colle à bois. La quantité de colle est proportionnelle à la surface à encoller. Pour 4 m², il utilise 1,2 litre de colle.

Méthode pour compléter un tableau de proportionnalité :

Étape 1 : Calculer le coefficient \(k = \dfrac{\text{colle}}{\text{surface}}\).

Étape 2 : Pour chaque surface, multiplier par \(k\).

Surface (m²) 2 4 6 10
Colle (L) ...... 1,2 ...... ......

Étape 1 : \(k = \dfrac{1{,}2}{4} = \) ...... L/m²

Étape 2 :

Étape 3 — Reconnaître une proportionnalité : pour une autre colle, on relève les consommations suivantes.

Surface (m²)246
Autre colle (L)0,81,63,0

Calculer \(0{,}8 \div 2\), \(1{,}6 \div 4\) et \(3{,}0 \div 6\). Les trois rapports sont-ils égaux ? Ce second tableau est-il un tableau de proportionnalité ? Justifier.

Étape 1 : Coefficient :

\(k = \dfrac{1{,}2}{4} = \mathbf{0{,}3}\) L/m²

Étape 2 : Tableau complété :
Surface (m²)24610
Colle (L)0,61,21,83,0

Détail : \(2 \times 0{,}3 = 0{,}6\)  |  \(6 \times 0{,}3 = 1{,}8\)  |  \(10 \times 0{,}3 = 3{,}0\)

Étape 3 : L'autre colle :

Les rapports valent \(0{,}8 \div 2 = 0{,}4\), \(1{,}6 \div 4 = 0{,}4\) et \(3{,}0 \div 6 = 0{,}5\) L/m². Ils ne sont pas tous égaux : ce second tableau n'est pas proportionnel. Deux rapports égaux ne suffisent pas ; il faut vérifier toutes les colonnes.

Exercice 1-2 Règle de trois inversée — Surface de panneaux isolants Bâtiment Socle

Un métreur sait que 12 m² de panneaux isolants coûtent 396 €. Il dispose d’un budget de 660 €.

Méthode on cherche d’abord le prix d’un m² (prix ÷ surface), puis on divise le budget par ce prix :
Surface \(= \dfrac{\text{budget}}{\text{prix au m}^2}\)
a. Calculer le prix au m². Compléter :

Prix/m² \(= \dfrac{396}{12} =\) ...... €/m²

b. Quelle surface peut-il acheter avec 660 € ?

Surface \(= \dfrac{660}{......} =\) ...... m²

a. Prix au m² :

\(\dfrac{396}{12} = \mathbf{33\,\text{€/m}^2}\)

b. Surface avec 660 € :

\(\dfrac{660}{33} = \mathbf{20\,\text{m}^2}\)

Exercice 1-3 Échelle d’un plan — Armoire électrique à l’échelle 1:20 Énergie Socle

Un dessinateur technique représente une armoire électrique à l’échelle 1:20. Cela signifie que 1 cm sur le plan représente 20 cm en réalité.

Méthode à l’échelle 1:20, pour passer du plan à la réalité on multiplie par 20 ; pour passer de la réalité au plan on divise par 20.
Sur le plan (cm)35......
En réalité (cm)............180
a. Une porte de l'armoire mesure 3 cm sur le plan. Quelle est sa hauteur réelle ?

Calcul amorcé : \(3 \times 20 =\) ...... cm

b. Un rail de fixation mesure 5 cm sur le plan. Quelle est sa longueur réelle ?

Calcul amorcé : \(5 \times 20 =\) ...... cm

c. L'armoire fait 180 cm de haut en réalité. Quelle hauteur faut-il dessiner sur le plan ?

Calcul amorcé : \(\dfrac{180}{20} =\) ...... cm

a. Hauteur réelle de la porte :

\(3 \times 20 = \mathbf{60\,\text{cm}}\)

b. Longueur réelle du rail de fixation :

\(5 \times 20 = \mathbf{100\,\text{cm}}\) (soit 1 m)

c. Hauteur sur le plan :

\(\dfrac{180}{20} = \mathbf{9\,\text{cm}}\)

Tableau complété :
Sur le plan (cm)359
En réalité (cm)60100180
Exercice 1-4 Calcul de TVA — Facture de fournitures Menuiserie Socle
Prix HT Prix TTC × 1,20 (TVA 20%)

Un artisan menuisier reçoit une facture de 350 € HT pour des fournitures. La TVA est de 20 %.

Rappel Prix TTC = Prix HT × (1 + taux TVA)
a. Calculer le montant de la TVA. Compléter :

TVA \(= 350 \times \dfrac{20}{100} = 350 \times\) ...... \(=\) ...... €

b. Calculer le prix TTC.

Prix TTC \(= 350 +\) ...... \(=\) ...... €

c. Vérifier avec le coefficient multiplicateur :

Prix TTC \(= 350 \times\) ...... \(=\) ...... €

a. Montant de la TVA :

\(350 \times 0{,}20 = \mathbf{70\,\text{€}}\)

b. Prix TTC :

\(350 + 70 = \mathbf{420\,\text{€}}\)

c. Vérification avec le coefficient :

\(350 \times 1{,}20 = \mathbf{420\,\text{€}}\) ✓

Exercice 1-5 Tableau de proportionnalité — Dosage du sable Bâtiment Socle
Ciment (sacs) Sable (kg) 1 2 4 6 100 ? ? ?
Masse de sable à déterminer pour chaque nombre de sacs de ciment.

Un maçon prépare du mortier. Pour 1 sac de ciment, il ajoute 100 kg de sable. La masse de sable est proportionnelle au nombre de sacs de ciment.

Méthode pour compléter un tableau de proportionnalité :
• Étape 1 : Calculer le coefficient \(k = \dfrac{\text{sable}}{\text{ciment}}\)
• Étape 2 : Pour chaque nombre de sacs, multiplier par \(k\)
Ciment (sacs)1246
Sable (kg)100...... ...... ......

Étape 1 : \(k = \dfrac{100}{1} = \) ...... kg/sac

Étape 2 :

Étape 1 : Coefficient :

\(k = \dfrac{100}{1} = \mathbf{100}\) kg/sac

Étape 2 : Tableau complété :
Ciment (sacs)1246
Sable (kg)100200400600

Détail : \(2 \times 100 = 200\)  |  \(4 \times 100 = 400\)  |  \(6 \times 100 = 600\)

Ordre de grandeur du métier : ici le coefficient se compte en kilogrammes de sable par sac de ciment — d'où 100 kg/sac. Un sac de ciment pesant 25 kg, cela revient à mettre environ 4 fois plus de sable que de ciment, ce qui est bien le dosage d'un mortier de maçonnerie. Six sacs de ciment appellent donc 600 kg de sable, soit un peu plus d'une demi-tonne : on comprend pourquoi le sable est livré en big-bag et non en sacs.

Exercice 1-6 Règle de trois — Prix du carrelage Bâtiment Socle

Un carreleur achète du carrelage. 8 m² de carrelage coûtent 120 €. Le prix est proportionnel à la surface.

Méthode on calcule d’abord le prix d’un m² (prix ÷ surface), puis on multiplie par la surface voulue :
Prix \(= \text{surface} \times \text{prix au m}^2\)
a. Calculer le prix d’un m². Compléter :

Prix/m² \(= \dfrac{120}{8} =\) ...... €/m²

b. Le carreleur doit carreler une pièce de 20 m². Calculer le prix du carrelage.

Prix \(= 20 \times\) ...... \(=\) ...... €

a. Prix d’un m² :

\(\dfrac{120}{8} = \mathbf{15\,\text{€/m}^2}\)

b. Prix pour 20 m² :

\(20 \times 15 = \mathbf{300\,\text{€}}\)

Exercice 1-7 Pourcentage d’un nombre — Remise sur parpaings Bâtiment Socle

Un chef de chantier commande des parpaings pour un montant de 480 €. Le fournisseur accorde une remise de 10 %.

Rappel \(p\%\) de \(V = V \times \dfrac{p}{100}\)
a. Calculer le montant de la remise. Compléter :

Remise \(= 480 \times \dfrac{10}{100} = 480 \times\) ...... \(=\) ...... €

b. Calculer le prix à payer après la remise.

Prix payé \(= 480 -\) ...... \(=\) ...... €

a. Montant de la remise :

\(480 \times 0{,}10 = \mathbf{48\,\text{€}}\)

b. Prix après remise :

\(480 - 48 = \mathbf{432\,\text{€}}\)

On pouvait aussi calculer directement : \(480 \times 0{,}90 = 432\,\text{€}\).

Exercice 1-8 Échelle d’un plan — Maison à l’échelle 1:100 Bâtiment Socle

Un dessinateur en bâtiment dessine le plan d’une maison à l’échelle 1:100. Cela signifie que 1 cm sur le plan représente 100 cm (soit 1 m) en réalité.

Méthode à l’échelle 1:100, pour passer du plan à la réalité on multiplie par 100 ; pour passer de la réalité au plan on divise par 100.
Sur le plan (cm)46......
En réalité (cm)............800
a. Un mur mesure 4 cm sur le plan. Quelle est sa longueur réelle ?

Calcul amorcé : \(4 \times 100 =\) ...... cm

b. Un autre mur mesure 6 cm sur le plan. Quelle est sa longueur réelle ?

Calcul amorcé : \(6 \times 100 =\) ...... cm

c. Un mur mesure 800 cm (8 m) en réalité. Quelle longueur faut-il dessiner sur le plan ?

Calcul amorcé : \(\dfrac{800}{100} =\) ...... cm

a. Longueur réelle du 1er mur :

\(4 \times 100 = \mathbf{400\,\text{cm}}\) (soit 4 m)

b. Longueur réelle du 2e mur :

\(6 \times 100 = \mathbf{600\,\text{cm}}\) (soit 6 m)

c. Longueur sur le plan :

\(\dfrac{800}{100} = \mathbf{8\,\text{cm}}\)

Tableau complété :
Sur le plan (cm)468
En réalité (cm)400600800
Exercice 1-9 Pourcentage — Remise fournisseur Énergie Socle

Un technicien chauffagiste achète des radiateurs pour un montant de 200 € HT. Le fournisseur accorde une remise de 15 %.

Rappel Pour calculer \(p\%\) d’une valeur \(V\) :
\(p\%\) de \(V\) \(= V \times \dfrac{p}{100}\)
a. Calculer le montant de la remise.

Calcul amorcé : \(200 \times \dfrac{15}{100} = 200 \times\) ...... \(=\) ...... €

b. Calculer le prix HT après remise.

Prix remisé = Prix initial − Remise = \(200 -\) ...... \(=\) ...... €

c. Calculer le prix TTC (TVA à 20 %).

Prix TTC = Prix HT remisé \(\times\) ...... \(=\) ...... \(\times 1{,}20 =\) ...... €

a. Montant de la remise :

\(200 \times \dfrac{15}{100} = 200 \times 0{,}15 = \mathbf{30\,\text{€}}\)

b. Prix HT après remise :

\(200 - 30 = \mathbf{170\,\text{€}}\)

c. Prix TTC :

\(170 \times 1{,}20 = \mathbf{204\,\text{€}}\)

Exercice 1-10 Coefficient multiplicateur — Hausse du prix du kWh Énergie Socle
Prix actuel Nouveau prix × 1,08 (hausse +8%)

Un installateur thermique constate que le prix du kWh d’électricité augmente de 8 %. Le prix actuel est de 0,25 € le kWh.

Rappel Augmentation de \(h\%\) → coefficient multiplicateur \(= 1 + \dfrac{h}{100}\)
a. Calculer le coefficient multiplicateur. Compléter :

CM \(= 1 + \dfrac{8}{100} = 1 +\) ...... \(=\) ......

b. Calculer le nouveau prix du kWh :

Nouveau prix \(= 0{,}25 \times\) ...... \(=\) ...... €

c. Calculer le montant de la hausse en euros par kWh.
a. Coefficient multiplicateur :

CM \(= 1 + 0{,}08 = \mathbf{1{,}08}\)

b. Nouveau prix du kWh :

\(0{,}25 \times 1{,}08 = \mathbf{0{,}27\,\text{€}}\)

c. Montant de la hausse :

\(0{,}27 - 0{,}25 = \mathbf{0{,}02\,\text{€}}\) (ou \(0{,}25 \times 0{,}08 = 0{,}02\,\text{€}\))

Exercice 1-11 Taux d’évolution — Consommation d’une chaudière Énergie Socle

Une chaudière a consommé 400 kWh en janvier et 480 kWh en février.

Formule du taux d’évolution :
\(t = \dfrac{V_{\text{final}} - V_{\text{initial}}}{V_{\text{initial}}} \times 100\)
a. Calculer la variation. Compléter :

Variation \(= 480 - 400 =\) ...... kWh

b. Calculer le taux d’évolution :

\(t = \dfrac{......}{400} \times 100 =\) ...... %

c. S’agit-il d’une hausse ou d’une baisse ?
a. Variation :

\(480 - 400 = \mathbf{80\,\text{kWh}}\)

b. Taux d’évolution :

\(t = \dfrac{80}{400} \times 100 = 0{,}20 \times 100 = \mathbf{+20\,\%}\)

c.

Le taux est positif : c’est une hausse de 20 %.

Exercice 1-12 Coefficient multiplicateur — Remise sur une pompe à chaleur Énergie Socle
Prix affiché Prix remisé × 0,85 (baisse −15%)

Un client achète une pompe à chaleur affichée à 6 000 €. Le vendeur accorde une remise de 15 %.

Rappel Baisse de \(r\%\) → coefficient multiplicateur \(= 1 - \dfrac{r}{100}\)
a. Calculer le coefficient multiplicateur. Compléter :

CM \(= 1 - \dfrac{15}{100} = 1 -\) ...... \(=\) ......

b. Calculer le prix après remise :

Prix remisé \(= 6\,000 \times\) ...... \(=\) ...... €

c. Calculer le montant de la remise en euros.
a. Coefficient multiplicateur :

CM \(= 1 - 0{,}15 = \mathbf{0{,}85}\)

b. Prix après remise :

\(6\,000 \times 0{,}85 = \mathbf{5\,100\,\text{€}}\)

c. Montant de la remise :

\(6\,000 - 5\,100 = \mathbf{900\,\text{€}}\) (ou \(6\,000 \times 0{,}15 = 900\,\text{€}\))

Exercice 1-13 Calculer un pourcentage d’un nombre Quotidien Socle

Un magasin de bricolage affiche une réduction de 25 % sur tous les outils électriques. Une perceuse coûte 84 €.

OutilPrix connuRéduction
Première perceuse (a et b)84 € avant réduction25 %
Autre perceuse (c)54 € après réduction25 %
Rappel \(p\%\) de \(V = V \times \dfrac{p}{100}\)
a. Calculer le montant de la réduction. Compléter :

Réduction \(= 84 \times \dfrac{25}{100} = 84 \times\) ...... \(=\) ...... €

b. Calculer le nouveau prix de la perceuse.

Nouveau prix \(= 84 -\) ...... \(=\) ...... €

c. Retrouver le prix initial. Une autre perceuse coûte 54 € après la même réduction de 25 %. Quel était son prix avant réduction ?

Aide : après la réduction, il reste \(100 - 25 =\) ...... % du prix initial. Compléter : prix initial \(= 54 \div 0{,}75 =\) ...... €. Vérifier en appliquant la réduction au prix retrouvé.

a. Montant de la réduction :

\(84 \times 0{,}25 = \mathbf{21\,\text{€}}\)

b. Nouveau prix :

\(84 - 21 = \mathbf{63\,\text{€}}\)

On pouvait aussi calculer directement : \(84 \times 0{,}75 = 63\,\text{€}\).

c. Prix initial de l'autre perceuse :

Il reste 75 % du prix initial, soit un coefficient de 0,75. Prix initial : \(54 \div 0{,}75 = \mathbf{72\,\text{€}}\). Vérification : \(72 \times 0{,}75 = 54\,\text{€}\). On divise par 0,75 ; ajouter 25 % à 54 € ne permet pas de revenir au prix initial.

Exercice 1-14 Tableau de proportionnalité — Consommation d’eau Sport Socle
Temps (min) Eau (L) 30 60 90 120 0,75 ? ? ?
Eau bue à déterminer pour chaque durée d'effort.

Un sportif boit 0,75 litre d’eau toutes les 30 minutes pendant l’effort. La consommation est proportionnelle au temps.

Méthode tableau de proportionnalité :
• Étape 1 : Calculer le coefficient \(k = \dfrac{\text{eau}}{\text{temps}}\)
• Étape 2 : Pour chaque durée, multiplier par \(k\)
Temps (min)306090120
Eau (L)0,75..................
a. Quel est le coefficient de proportionnalité ?

\(k = \dfrac{0{,}75}{30} =\) ...... L/min

b. Compléter le tableau.
c. Combien d’eau le sportif boit-il en 2 h 30 (150 min) ?
a. Coefficient :

\(k = \dfrac{0{,}75}{30} = \mathbf{0{,}025}\) L/min

b. Tableau complété :
Temps (min)306090120
Eau (L)0,751,502,253,00
c. En 150 min :

\(150 \times 0{,}025 = \mathbf{3{,}75\,\text{L}}\)

Exercice 1-15 Taux d’évolution — Prix de l’essence Quotidien Socle

Le prix du litre d’essence était de 1,80 € en janvier et de 1,71 € en février.

Formule du taux d’évolution :
\(t = \dfrac{V_{\text{final}} - V_{\text{initial}}}{V_{\text{initial}}} \times 100\)
a. Calculer la variation. Compléter :

Variation \(= 1{,}71 - 1{,}80 =\) ......

b. Calculer le taux d’évolution :

\(t = \dfrac{......}{1{,}80} \times 100 =\) ...... %

c. S’agit-il d’une hausse ou d’une baisse ?
a. Variation :

\(1{,}71 - 1{,}80 = \mathbf{-0{,}09}\) €

b. Taux d’évolution :

\(t = \dfrac{-0{,}09}{1{,}80} \times 100 = \mathbf{-5\,\%}\)

c.

Le taux est négatif : c’est une baisse de 5 %.

Exercice 1-16 Adapter une recette — Des crêpes pour toute la table Vie quotidienne Socle

Une recette de pâte à crêpes est donnée pour 4 personnes. On veut préparer la même pâte pour 10 personnes. Les quantités sont proportionnelles au nombre de personnes.

IngrédientPour 4 personnesPour 10 personnes
Farine250 g……
Lait500 mL……
Œufs4……
Sucre40 g……
Méthode — passer de 4 personnes à 10 personnes :
• Étape 1 : calculer le coefficient \(k = \dfrac{\text{nombre de personnes voulu}}{\text{nombre de personnes de la recette}}\)
• Étape 2 : multiplier chaque quantité par \(k\).
a. Calculer le coefficient. Compléter : \(k = \dfrac{10}{4} =\) ……
b. Compléter la dernière colonne du tableau. Calcul amorcé pour la farine : \(250 \times\) …… \(=\) …… g.
c. Le lendemain, on refait la recette pour 6 personnes. Calculer les quatre quantités. Le coefficient est cette fois \(k' = \dfrac{6}{4} =\) ……
d. Il ne reste que 500 g de farine. Pour combien de personnes au maximum peut-on faire la recette ?
Calcul amorcé : farine pour 1 personne \(= \dfrac{250}{4} =\) …… g, puis \(\dfrac{500}{……} =\) …… personnes.
a. Le coefficient de proportionnalité :

\(k = \dfrac{10}{4} = \mathbf{2{,}5}\). On passe de 4 personnes à 10 personnes en multipliant par 2,5.

b. Quantités pour 10 personnes :
IngrédientPour 4 personnesCalculPour 10 personnes
Farine250 g\(250 \times 2{,}5\)625 g
Lait500 mL\(500 \times 2{,}5\)1 250 mL (soit 1,25 L)
Œufs4\(4 \times 2{,}5\)10 œufs
Sucre40 g\(40 \times 2{,}5\)100 g
c. Quantités pour 6 personnes :

\(k' = \dfrac{6}{4} = \mathbf{1{,}5}\).

Farine : \(250 \times 1{,}5 = \mathbf{375\ \text{g}}\)  |  Lait : \(500 \times 1{,}5 = \mathbf{750\ \text{mL}}\)  |  Œufs : \(4 \times 1{,}5 = \mathbf{6\ \text{œufs}}\)  |  Sucre : \(40 \times 1{,}5 = \mathbf{60\ \text{g}}\)

d. Avec 500 g de farine :

Farine pour 1 personne : \(\dfrac{250}{4} = 62{,}5\) g.

Nombre de personnes : \(\dfrac{500}{62{,}5} = \mathbf{8\ \text{personnes}}\).

Vérification : \(8 \times 62{,}5 = 500\) g ✓. On peut aussi remarquer que 500 g, c'est \(500 \div 250 = 2\) fois la recette de 4 personnes, donc \(4 \times 2 = 8\) personnes — même résultat par une autre route.

Exercice 1-17 Lire une étiquette — Quelle part de l'apport de référence ? Santé — Nutrition Socle

Sur un paquet de biscuits, le tableau nutritionnel donne toujours les quantités pour 100 g de produit. À côté, l'étiquette indique souvent un pourcentage : c'est la part de l'apport de référence d'un adulte-type (2 000 kcal par jour) que le produit apporte. Ce n'est pas une consigne personnelle, c'est un repère pour situer un aliment.

Pour 100 g de biscuitsQuantitéApport de référence
pour la journée
Sucres36 g90 g
Matières grasses21 g70 g
Sel0,6 g6 g

Une portion de 4 biscuits pèse 50 g.

Méthode — deux étapes à ne pas mélanger :
• Étape 1 — proportionnalité : 50 g, c'est la moitié de 100 g. On multiplie donc chaque quantité par le coefficient \(k = \dfrac{50}{100} = 0{,}5\).
• Étape 2 — pourcentage : \(\text{part} = \dfrac{\text{quantité de la portion}}{\text{apport de référence}} \times 100\).
a. Calculer, pour une portion de 50 g, la masse de sucres, de matières grasses et de sel.
Calcul amorcé pour les sucres : \(36 \times 0{,}5 =\) …… g.
b. Calculer le pourcentage de l'apport de référence en sucres apporté par une portion.
Calcul amorcé : \(\dfrac{……}{90} \times 100 =\) …… %.
c. Faire de même pour les matières grasses, puis pour le sel.
d. Léa mange 3 portions de ces biscuits dans la journée. Quel pourcentage de l'apport de référence en sucres cela représente-t-il ? Calculer l'écart, en grammes, entre les sucres apportés par ces biscuits et le repère de 90 g, sans compter les autres aliments de la journée.
a. Une portion de 50 g :

Le coefficient est \(k = \dfrac{50}{100} = 0{,}5\) : on divise chaque quantité par 2.

Pour 100 gCalculPour une portion (50 g)
Sucres36 g\(36 \times 0{,}5\)18 g
Matières grasses21 g\(21 \times 0{,}5\)10,5 g
Sel0,6 g\(0{,}6 \times 0{,}5\)0,3 g
b. Part de l'apport de référence en sucres :

\(\dfrac{18}{90} \times 100 = 0{,}2 \times 100 = \mathbf{20\ \%}\).

Une portion de 4 biscuits apporte donc un cinquième du repère journalier en sucres.

c. Matières grasses et sel :

Matières grasses : \(\dfrac{10{,}5}{70} \times 100 = 0{,}15 \times 100 = \mathbf{15\ \%}\).

Sel : \(\dfrac{0{,}3}{6} \times 100 = 0{,}05 \times 100 = \mathbf{5\ \%}\).

d. Trois portions dans la journée :

Masse de sucres : \(3 \times 18 = \mathbf{54\ \text{g}}\).

Pourcentage : \(\dfrac{54}{90} \times 100 = \mathbf{60\ \%}\).

Plus rapide : les pourcentages sont proportionnels au nombre de portions, donc \(3 \times 20\ \% = 60\ \%\) — même résultat sans repasser par les grammes.

L'écart vaut \(90 - 54 = \mathbf{36\ \text{g}}\), soit \(100 - 60 = 40\ \%\) du repère. Les autres aliments ne sont pas comptés : ce résultat n'indique pas une quantité de sucres que Léa devrait encore manger.

Une portion = 20 % du repère en sucres, 15 % en matières grasses, 5 % en sel

À savoir : les 90 g de « sucres » du repère comptent tous les sucres de la journée — ceux des biscuits, mais aussi ceux des fruits, du lait ou d'un jus. C'est pour cela qu'une seule portion à 20 % pèse déjà lourd dans la journée.

Niveau Standard — exercices en application

Exercice 2-1 Reconnaître et utiliser la proportionnalité — Panneaux de bois Menuiserie Standard

Un artisan menuisier achète des panneaux de bois. Voici deux tableaux de prix relevés chez deux fournisseurs.

Fournisseur A :

Nombre de panneaux25810
Prix (€)18457290

Fournisseur B :

Nombre de panneaux25810
Prix (€)25507590

Guide de résolution :

1
Un tarif est proportionnel si le rapport \(\dfrac{\text{prix}}{\text{nombre de panneaux}}\) est constant sur toutes les colonnes.
2
Ce rapport constant est le coefficient de proportionnalité \(k\) : il donne le prix d'un panneau.
3
Pour un nombre quelconque de panneaux, multiplier par \(k\).
a. Pour chaque fournisseur, calculer le rapport \(\dfrac{\text{prix}}{\text{nombre de panneaux}}\) pour chaque colonne.
b. Quel fournisseur propose un tarif proportionnel au nombre de panneaux ? Justifier.
c. Pour ce fournisseur, déterminer le coefficient de proportionnalité \(k\). Que représente-t-il ?
d. Calculer le prix de 15 panneaux chez ce fournisseur.
a. Rapports prix / nombre de panneaux :

Fournisseur A : \(\dfrac{18}{2} = 9\) ; \(\dfrac{45}{5} = 9\) ; \(\dfrac{72}{8} = 9\) ; \(\dfrac{90}{10} = 9\). Rapport constant = 9.

Fournisseur B : \(\dfrac{25}{2} = 12{,}5\) ; \(\dfrac{50}{5} = 10\) ; \(\dfrac{75}{8} = 9{,}375\) ; \(\dfrac{90}{10} = 9\). Rapport non constant.

b. Fournisseur proportionnel :

Le fournisseur A propose un tarif proportionnel car le rapport prix/nombre est constant (= 9 pour toutes les colonnes).

c. Coefficient de proportionnalité :

\(k = 9\) €/panneau. Il représente le prix unitaire d'un panneau.

d. Prix de 15 panneaux :

\(15 \times 9 = \mathbf{135\,\text{€}}\)

Exercice 2-2 Du croquis coté au dessin à l'échelle — Placard technique Bâtiment Standard

Sur un chantier de rénovation, une technicienne d'études relève un placard technique existant. Sur place, elle note les mesures sur un croquis à main levée : ce croquis n'est pas à l'échelle, seules les cotes écrites comptent. De retour au bureau, elle redessine le placard à l'échelle 1:25 (1 cm sur le dessin représente 25 cm en réalité) avant de l'intégrer à la maquette numérique du bâtiment. Le dessin respecte les proportions réelles : les dimensions sont proportionnelles.

Un collègue contrôle le dessin : il mesure les traits au réglet, reconvertit à l'échelle, puis compare le résultat à la cote écrite sur le croquis.

DimensionLargeurHauteurProfondeur
Sur le dessin à l'échelle (cm)8?2,4
En réalité (cm)?200?

Seule la hauteur réelle (200 cm) est une cote écrite sur le croquis ; les deux autres dimensions réelles sont à retrouver par le calcul.

Rappel — quatrième proportionnelle : compléter un tableau de proportionnalité revient à chercher une quatrième proportionnelle par la règle de trois. Si \(a \to b\), alors \(c \to \dfrac{b \times c}{a}\).
a. La largeur tracée sur le dessin est de 8 cm. Calculer la largeur réelle du placard.
b. Le croquis indique une hauteur réelle de 200 cm. Calculer la hauteur que la technicienne a dû tracer sur le dessin.
c. La profondeur tracée sur le dessin est de 2,4 cm. Calculer la profondeur réelle.
d. Expliquer en quoi la dimension réelle est la quatrième proportionnelle du tableau (dessin ; réalité).
e. Le contrôle. En mesurant la hauteur du dessin au réglet, le collègue lit 7,9 cm. À quelle hauteur réelle cette mesure correspond-elle ? Calculer l'écart avec la cote de 200 cm écrite sur le croquis. Aucune tolérance de tracé ni précision de mesure n'est indiquée : peut-on décider, avec ces seules informations, que le dessin est à refaire ? Justifier.
a. Largeur réelle :

\(8 \times 25 = \mathbf{200\,\text{cm}}\) (soit 2 m).

b. Hauteur sur le dessin :

\(\dfrac{200}{25} = \mathbf{8\,\text{cm}}\).

c. Profondeur réelle :

\(2{,}4 \times 25 = \mathbf{60\,\text{cm}}\).

d. Quatrième proportionnelle :

On connaît trois nombres du tableau (par exemple : 1 cm sur le dessin → 25 cm réels, et 8 cm sur le dessin). Le quatrième nombre cherché — la largeur réelle — est la quatrième proportionnelle : \(\dfrac{25 \times 8}{1} = 200\,\text{cm}\). La règle de trois sert précisément à calculer cette quatrième proportionnelle.

Tableau complété :
DimensionLargeurHauteurProfondeur
Sur le dessin à l'échelle (cm)882,4
En réalité (cm)20020060

Le placard mesure donc 2,00 m de large, 2,00 m de haut et 0,60 m de profondeur.

e. Le contrôle :

Hauteur réelle correspondant à la mesure du collègue : \(7{,}9 \times 25 = \mathbf{197{,}5\,\text{cm}}\).

Écart avec la cote du croquis : \(200 - 197{,}5 = \mathbf{2{,}5\,\text{cm}}\).

À l'échelle 1:25, 1 mm sur le dessin correspond à 2,5 cm en réalité. L'écart peut venir de la lecture, du tracé ou d'une reproduction du plan à une mauvaise échelle : le calcul ne permet pas d'en connaître la cause. On ne peut ni valider le dessin ni décider de le refaire avec ces seules informations. Il faut vérifier la mesure et l'échelle de reproduction, puis connaître la tolérance admise pour conclure.

Le réflexe de métier : on ne relève jamais une dimension en mesurant sur un dessin — c'est la cote écrite (ici 200 cm) qui fait foi. La mesure au réglet sert à contrôler, pas à coter.

Exercice 2-3 Évolution successive — Prix du câble en cuivre Énergie Standard

Une entreprise d'installations électriques suit le prix d'un lot de câble en cuivre, qui valait 1 200 € en 2024. Ce prix subit une hausse de 10 % en 2025, puis une baisse de 5 % en 2026 (appliquée sur le prix de 2025).

Guide de résolution :

1
Hausse de \(h\%\) → coefficient \(\times\left(1 + \frac{h}{100}\right)\) ; baisse de \(b\%\) → coefficient \(\times\left(1 - \frac{b}{100}\right)\).
2
Pour deux évolutions successives, on multiplie les coefficients (on n'additionne pas les taux).
3
Taux global : \((\text{coefficient global} - 1) \times 100\).
a. Calculer le prix du lot après la hausse de 2025.
b. Calculer le prix du lot après la baisse de 2026.
c. Calculer le coefficient multiplicateur global entre 2024 et 2026.
d. En déduire le taux d'évolution global. Est-il égal à \(10 - 5 = 5\,\%\) ? Expliquer.
a. Prix après hausse 2025 (+10 %) :

\(1\,200 \times 1{,}10 = \mathbf{1\,320\,\text{€}}\)

b. Prix après baisse 2026 (−5 %) :

\(1\,320 \times 0{,}95 = \mathbf{1\,254\,\text{€}}\)

c. Coefficient multiplicateur global :

\(1{,}10 \times 0{,}95 = \mathbf{1{,}045}\)

Vérification directe : \(1\,200 \times 1{,}045 = 1\,254\,\text{€}\) ✔

d. Taux d'évolution global :

\(t = (1{,}045 - 1) \times 100 = \mathbf{+4{,}5\,\%}\)

Non, ce n'est pas égal à \(10 - 5 = 5\,\%\). On ne peut pas additionner (ou soustraire) les taux successifs : la baisse de 5 % s'applique sur un prix déjà augmenté (1 320 € et non 1 200 €). Il faut multiplier les coefficients : \(1{,}10 \times 0{,}95 = 1{,}045\), soit +4,5 %.

Exercice 2-4 Pourcentage de chutes — Planche débitée Menuiserie Standard

Un menuisier débite une planche de chêne de 300 cm de long. Il y découpe 5 tablettes identiques de 51 cm chacune. Le reste part en chutes (bois inutilisable).

Guide de résolution :

1
Longueur utilisée = nombre de tablettes \(\times\) longueur d'une tablette.
2
Longueur des chutes = longueur de la planche − longueur utilisée.
3
Pourcentage de chutes \(= \dfrac{\text{longueur des chutes}}{\text{longueur de la planche}} \times 100\).
a. Calculer la longueur totale de bois utilisée pour les 5 tablettes.
b. En déduire la longueur des chutes.
c. Calculer le pourcentage de chutes par rapport à la planche entière.
d. En déduire le pourcentage de bois réellement utilisé.
a. Longueur utilisée :

\(5 \times 51 = \mathbf{255\,\text{cm}}\)

b. Longueur des chutes :

\(300 - 255 = \mathbf{45\,\text{cm}}\)

c. Pourcentage de chutes :

\(\dfrac{45}{300} \times 100 = \mathbf{15\,\%}\)

d. Pourcentage de bois utilisé :

\(\dfrac{255}{300} \times 100 = \mathbf{85\,\%}\)   (ou directement : \(100 - 15 = 85\,\%\)).

Exercice 2-5 Surface de façade — Proportion de fenêtres Bâtiment Standard

Un métreur doit calculer la surface d'isolant nécessaire pour une façade. La façade mesure 8 m de large et 3,2 m de haut. Elle comporte 3 fenêtres identiques de 1,2 m × 0,9 m.

a. Calculer la surface totale de la façade.
b. Calculer la surface totale occupée par les 3 fenêtres.
c. Calculer la surface nette à isoler (sans les fenêtres).
d. Quel pourcentage de la façade totale représentent les fenêtres ?
a. Surface totale de la façade :

\(S_{\text{façade}} = 8 \times 3{,}2 = \mathbf{25{,}6\,\text{m}^2}\)

b. Surface des 3 fenêtres :

\(S_{\text{fenêtres}} = 3 \times (1{,}2 \times 0{,}9) = 3 \times 1{,}08 = \mathbf{3{,}24\,\text{m}^2}\)

c. Surface nette à isoler :

\(S_{\text{nette}} = 25{,}6 - 3{,}24 = \mathbf{22{,}36\,\text{m}^2}\)

d. Proportion des fenêtres :

\(p = \dfrac{3{,}24}{25{,}6} \times 100 \approx \mathbf{12{,}66\,\%}\)

Les fenêtres représentent environ 12,7 % de la surface de façade.

Exercice 2-6 Problème en deux étapes — Coût proportionnel à la surface Énergie Standard

Le coût des matériaux d'isolation est proportionnel à la surface à couvrir. Pour 50 m², le coût est de 320 €.

a. Calculer le coût pour 75 m².
b. Calculer le coût pour 120 m².
c. Un client dispose de 500 €. Quelle surface maximale peut-il faire isoler ?
d. Observer le graphique ci-dessous. Pour quelle surface le coût atteint-il 400 € ?
e. Quelles sont les deux caractéristiques de la courbe du coût qui permettent de reconnaître une proportionnalité ? Une droite qui ne passe pas par l'origine conviendrait-elle ?
Coefficient de proportionnalité :

\(k = \dfrac{320}{50} = 6{,}4\,\text{€/m}^2\)

a. Coût pour 75 m² :

\(C = 6{,}4 \times 75 = \mathbf{480\,\text{€}}\)

b. Coût pour 120 m² :

\(C = 6{,}4 \times 120 = \mathbf{768\,\text{€}}\)

c. Surface maximale avec 500 € :

\(S = \dfrac{500}{6{,}4} = \mathbf{78{,}125\,\text{m}^2}\)

Avec 500 €, on peut couvrir au maximum 78,125 m² (soit environ 78 m² en pratique).

d. Lecture graphique — coût 400 € :

\(S = \dfrac{400}{6{,}4} = \mathbf{62{,}5\,\text{m}^2}\)

Sur le graphique, on part de 400 € sur l'axe vertical : on lit une abscisse comprise entre 60 et 65 m². Le calcul donne la valeur exacte : \(400 \div 6{,}40 = \mathbf{62{,}5}\) m².

e. Reconnaissance graphique :

La courbe du coût est une droite passant par l'origine. Ces deux caractéristiques sont nécessaires : une droite ne passant pas par l'origine ne représente pas une proportionnalité. Les traits horizontaux à 400 € et 500 € sont seulement des repères de lecture.

Exercice 2-7 Taux d'évolution — Prix du béton Bâtiment Standard

Un conducteur de travaux relève le prix du m³ de béton prêt à l'emploi : il était de 120 € en 2024 et de 138 € en 2026.

Formule du taux d'évolution :

1
Calculer la variation : \(\text{Valeur finale} - \text{Valeur initiale}\).
2
Diviser par la valeur initiale.
3
Multiplier par 100 pour obtenir le pourcentage.
a. Calculer la variation du prix du m³ entre 2024 et 2026.
b. Calculer le taux d'évolution. S'agit-il d'une hausse ou d'une baisse ?
c. Pour un chantier, le conducteur de travaux commande 25 m³ de béton en 2026. Calculer le surcoût total dû à cette évolution par rapport au prix de 2024.
d. Le fournisseur annonce une nouvelle hausse de 15 % pour l'année suivante. Calculer le prix du m³ après cette seconde hausse.
a. Variation :

\(138 - 120 = \mathbf{18\,\text{€}}\) par m³.

b. Taux d'évolution :

\(t = \dfrac{138 - 120}{120} \times 100 = \dfrac{18}{120} \times 100 = \mathbf{+15\,\%}\)

Le taux est positif : c'est une hausse de 15 %.

c. Surcoût sur 25 m³ :

\(25 \times 18 = \mathbf{450\,\text{€}}\) de surcoût total par rapport au prix de 2024.

d. Prix après une nouvelle hausse de 15 % :

\(138 \times 1{,}15 = \mathbf{158{,}70\,\text{€}}\) le m³.

Exercice 2-8 Règle de trois — Quantité de peinture Bâtiment Standard

Un peintre en bâtiment sait que la quantité de peinture est proportionnelle à la surface à peindre. Sur un premier mur, il a utilisé 3 litres de peinture pour couvrir 36 m².

Guide de résolution :

1
Le rendement (surface couverte par litre) est un coefficient de proportionnalité : \(\dfrac{\text{surface}}{\text{peinture}}\).
2
Règle de trois : si \(3\,\text{L} \to 36\,\text{m}^2\), alors pour une surface \(S\), il faut \(\dfrac{3 \times S}{36}\) litres.
3
La peinture se vend en pots entiers : arrondir au pot supérieur.
a. Calculer le rendement de la peinture (surface couverte par litre).
b. Le peintre doit couvrir 84 m² de murs. Quelle quantité de peinture faut-il ?
c. La peinture est vendue en pots de 5 L. Combien de pots doit-il acheter ?
d. Un pot coûte 32 €. Calculer le coût de la peinture pour ce chantier.
a. Rendement :

\(\dfrac{36}{3} = \mathbf{12\,\text{m}^2\text{/L}}\) : un litre couvre 12 m².

b. Peinture pour 84 m² :

Règle de trois : \(\dfrac{3 \times 84}{36} = \dfrac{252}{36} = \mathbf{7\,\text{L}}\)

On peut aussi utiliser le rendement : \(\dfrac{84}{12} = 7\,\text{L}\).

c. Nombre de pots :

\(\dfrac{7}{5} = 1{,}4\) : un seul pot (5 L) ne suffit pas, il faut donc 2 pots (soit 10 L).

d. Coût de la peinture :

\(2 \times 32 = \mathbf{64\,\text{€}}\)

Exercice 2-9 Tableau de proportionnalité — Liquide antigel Énergie Standard

Pour remplir un circuit de chauffage, un installateur thermique prépare, selon la recette donnée pour cet exercice, un mélange contenant 30 % de produit antigel et 70 % d'eau, en volume. On suppose que les volumes s'additionnent. Il s'agit de la proportion de produit dans le mélange final, pas de sa concentration en substance active.

Pour 60 litres de mélange final dans le circuit, il faut donc 18 litres de produit antigel, complétés par de l'eau jusqu'à 60 litres : on n'ajoute pas le produit à 60 litres d'eau. Le dosage est une donnée de calcul, pas une consigne applicable à tous les produits.

Volume du circuit (L) 40 60 80 100 120
Antigel nécessaire (L) ? 18 ? ? 36

Guide de résolution :

1
Calculer le coefficient \(k = \dfrac{\text{antigel}}{\text{volume circuit}}\).
2
Pour chaque valeur manquante, multiplier le volume par \(k\).
3
Vérifier avec la valeur 120 L → 36 L donnée.
a. Calculer le coefficient de proportionnalité \(k\).
b. Compléter le tableau (3 valeurs manquantes).
c. Un circuit contient 150 litres. Quelle quantité d'antigel faut-il ?
a. Coefficient de proportionnalité :

\(k = \dfrac{18}{60} = \mathbf{0{,}3}\)   (soit 30 % — cohérent avec la concentration !)

b. Tableau complété :
Volume du circuit (L) 406080100120
Antigel nécessaire (L) 1218243036

Détail : \(40 \times 0{,}3 = 12\)  |  \(80 \times 0{,}3 = 24\)  |  \(100 \times 0{,}3 = 30\)

Vérification : \(120 \times 0{,}3 = 36\) ✔

c. Circuit de 150 litres :

\(150 \times 0{,}3 = \mathbf{45\,\text{L}}\) d'antigel.

Contrôle graphique :

En plaçant les cinq colonnes du tableau dans un repère, on obtient des points alignés avec l'origine : c'est la signature d'une situation de proportionnalité.

Exercice 2-10 Devis de chauffagiste — Proportionnalité et TVA Énergie Standard

Un plombier chauffagiste établit un devis pour la pose du tube d'un plancher chauffant. Le prix HT est proportionnel à la longueur posée. Pour 20 m de tube, le coût est de 240 € HT.

a. Calculer le prix HT au mètre linéaire.
b. Le client demande 220 m de tube (soit environ 33 m² de plancher chauffant, avec un pas de pose de 15 cm). Calculer le prix HT total.
c. Calculer le prix TTC (TVA à 10 % pour travaux de rénovation).
d. Le client négocie une remise de 5 % sur le HT. Recalculer le prix TTC final.
a. Prix HT au mètre :

\(\dfrac{240}{20} = \mathbf{12\,\text{€/m}}\)

b. Prix HT pour 220 m :

\(220 \times 12 = \mathbf{2\,640\,\text{€ HT}}\)

c. Prix TTC :

\(2\,640 \times 1{,}10 = \mathbf{2\,904\,\text{€ TTC}}\)

d. Avec remise de 5 % sur le HT :

HT remisé : \(2\,640 \times 0{,}95 = 2\,508\,\text{€}\)

TTC : \(2\,508 \times 1{,}10 = \mathbf{2\,758{,}80\,\text{€}}\)

Contrôle de vraisemblance : \(2\,640\,\text{€ HT}\) pour 33 m² font environ 80 €/m² de plancher chauffant posé — c'est bien l'ordre de grandeur du métier.

Exercice 2-11 Pourcentage d'évolution — Interventions d'un technicien Maintenance énergétique Standard

Un technicien de maintenance énergétique réalise 40 interventions en janvier et 50 interventions en février.

Formule du taux d'évolution :

1
Calculer la variation : \(\text{Valeur finale} - \text{Valeur initiale}\)
2
Diviser par la valeur initiale.
3
Multiplier par 100 pour obtenir le pourcentage.
a. Calculer le taux d'évolution du nombre d'interventions entre janvier et février.
b. S'agit-il d'une hausse ou d'une baisse ? De combien ?
c. En mars, le technicien réalise 10 % d'interventions de moins qu'en février. Quel est le nombre d'interventions en mars ?
a. Taux d'évolution janvier → février :

\(t = \dfrac{50 - 40}{40} \times 100 = \dfrac{10}{40} \times 100 = \dfrac{1}{4} \times 100 = \mathbf{+25\,\%}\)

b. Interprétation :

C'est une hausse de 25 %. Le technicien a réalisé 25 % d'interventions de plus en février qu'en janvier.

c. Mars — baisse de 10 % par rapport à février :

\(50 \times (1 - 0{,}10) = 50 \times 0{,}90 = \mathbf{45}\)

Soit 45 interventions en mars.

Exercice 2-12 Augmentations successives — Prix d'une pompe Énergie Standard

Le prix HT d'une pompe de circulation est de 480 € en 2022. Le fabricant annonce une hausse de 8 % en 2023, puis une nouvelle hausse de 5 % en 2024 (appliquée sur le prix 2023).

ModèlePrix connuÉvolution
Première pompe (a à d)480 € HT en 2022+8 % en 2023, puis +5 % en 2024
Autre pompe (e)630 € HT après la hausseUne seule hausse de 5 %
a. Calculer le prix après la hausse de 2023.
b. Calculer le prix après la hausse de 2024.
c. Calculer le taux global d'augmentation entre 2022 et 2024.
d. Ce taux global est-il égal à \(8 + 5 = 13\,\%\) ? Expliquer.
e. Retrouver un prix initial. Un autre modèle coûte 630 € HT après une hausse de 5 %. Calculer son prix HT avant cette hausse et vérifier le résultat.
Attention ! On n'additionne pas les taux d'augmentation successifs : on multiplie les coefficients multiplicateurs.
a. Prix après hausse 2023 (+8 %) :

\(480 \times 1{,}08 = \mathbf{518{,}40\,\text{€}}\)

b. Prix après hausse 2024 (+5 %) :

\(518{,}40 \times 1{,}05 = \mathbf{544{,}32\,\text{€}}\)

On peut aussi calculer directement : \(480 \times 1{,}08 \times 1{,}05 = 480 \times 1{,}134 = 544{,}32\,\text{€}\)

c. Taux global d'augmentation :

\(t = \dfrac{544{,}32 - 480}{480} \times 100 = \dfrac{64{,}32}{480} \times 100 = \mathbf{13{,}4\,\%}\)

d. Comparaison avec 8+5 = 13 % :

Non, le taux global est 13,4 % et non 13 %. L'erreur vient du fait que la hausse de 5 % de 2024 s'applique sur un prix déjà augmenté (518,40 € et non 480 €). L'écart est : \(1{,}08 \times 1{,}05 = 1{,}134 \neq 1{,}13\).

e. Prix initial de l'autre modèle :

Coefficient de la hausse : \(1 + 0{,}05 = 1{,}05\). Prix initial : \(630 \div 1{,}05 = \mathbf{600\,\text{€ HT}}\). Vérification : \(600 \times 1{,}05 = 630\,\text{€ HT}\).

Exercice 2-13 Comparaison de tarifs — Deux fournisseurs de connecteurs Énergie Standard

Deux fournisseurs proposent des boîtes de connecteurs électriques :

a. Pour chaque fournisseur, calculer le prix unitaire d'un connecteur (en centimes).
b. Quel fournisseur est le moins cher à l'unité ?
c. Un chantier nécessite 1 200 connecteurs. Calculer le coût chez chaque fournisseur (on achète des boîtes entières). Préciser, dans chaque cas, le nombre de connecteurs livrés et le nombre qui reste en stock.
d. Pour ce même besoin de 1 200 connecteurs, calculer le pourcentage d'économie réalisé en choisissant la solution la moins chère.
e. Les deux solutions ne livrent pas la même quantité. Calculer, dans chaque cas, le prix payé par connecteur livré. Que retrouve-t-on ? Dans quel cas le fournisseur Y redevient-il le plus intéressant ?
a. Prix unitaire :

X : \(\dfrac{14{,}40}{200} = 0{,}072\) € = 7,2 centimes/connecteur

Y : \(\dfrac{32{,}50}{500} = 0{,}065\) € = 6,5 centimes/connecteur

b.

Le fournisseur Y est moins cher à l'unité (6,5 ct < 7,2 ct).

c. Coût pour 1 200 connecteurs :

X : \(\dfrac{1200}{200} = 6\) boîtes → \(6 \times 14{,}40 = \mathbf{86{,}40\,\text{€}}\)  →  1 200 connecteurs livrés, 0 en stock.

Y : \(\dfrac{1200}{500} = 2{,}4\) : deux boîtes ne suffisent pas (1 000 < 1 200), il faut donc 3 boîtes → \(3 \times 32{,}50 = \mathbf{97{,}50\,\text{€}}\)  →  1 500 connecteurs livrés, 300 restent en stock.

d. Économie pour le même besoin de 1 200 connecteurs :

Les deux dépenses couvrent exactement le même besoin : 86,40 € chez X contre 97,50 € chez Y.

\(\dfrac{97{,}50 - 86{,}40}{97{,}50} \times 100 \approx \mathbf{11{,}4\,\%}\) d'économie en choisissant X.

Malgré un prix unitaire plus élevé, X revient moins cher parce que ses boîtes de 200 tombent juste : 6 boîtes font pile 1 200.

e. Prix payé par connecteur livré :

X : \(\dfrac{86{,}40}{1\,200} = 0{,}072\,\text{€} = \) 7,2 centimes  |  Y : \(\dfrac{97{,}50}{1\,500} = 0{,}065\,\text{€} = \) 6,5 centimes.

On retrouve exactement les prix unitaires de la question a : c'est normal, on a acheté des boîtes entières et rien n'est perdu.

Conclusion : pour couvrir le besoin immédiat, X demande la plus petite dépense : 86,40 € contre 97,50 €. Y conserve le meilleur prix unitaire, mais impose ici d'acheter 300 connecteurs supplémentaires. Ce stock peut être intéressant s'il répond à des besoins futurs réels.

À retenir : on peut comparer les dépenses nécessaires pour satisfaire le même besoin, même si les quantités livrées diffèrent. Le prix unitaire permet une autre comparaison, à quantité égale : ce sont deux critères distincts.

Exercice 2-14 Évolution de prix — Coût des matériaux Menuiserie Standard

Le prix d'un panneau de contreplaqué était de 42 € en 2023. Il a augmenté de 6 % en 2024, puis de 4 % en 2025.

Rappel une fois les coefficients multipliés, le taux global se lit directement sur le coefficient global :
Taux global : \((\text{coefficient global} - 1) \times 100\)
a. Calculer le prix en 2024.
b. Calculer le prix en 2025, arrondi au centime.
c. Calculer le coefficient multiplicateur global (de 2023 à 2025).
d. En déduire le taux global d'augmentation.
e. Ce taux est-il égal à 6 + 4 = 10 % ? Expliquer.
a. Prix 2024 :

\(42 \times 1{,}06 = \mathbf{44{,}52\,\text{€}}\)

b. Prix 2025 :

\(44{,}52 \times 1{,}04 = 46{,}3008\,\text{€} \approx \mathbf{46{,}30\,\text{€}}\).

c. CM global :

\(1{,}06 \times 1{,}04 = \mathbf{1{,}1024}\)

d. Taux global :

\(t = (1{,}1024 - 1) \times 100 = \mathbf{10{,}24\,\%}\)

e.

Non, le taux global (10,24 %) est supérieur à 10 %. La hausse de 4 % en 2025 s'applique sur un prix déjà augmenté de 6 % : on ne peut pas additionner les taux, il faut multiplier les coefficients.

Exercice 2-15 Budget d'un ménage — Pourcentages et proportions Gestion Standard

Le budget mensuel d'un ménage est de 2 400 €. La répartition est la suivante :

PosteLogementAlimentationÉnergieTransportAutres
Part (%)3520121518
a. Calculer le montant en euros de chaque poste.
b. Vérifier que la somme des pourcentages est bien 100 %.
c. Le prix de l'énergie augmente de 15 %. On suppose la consommation identique et toute la dépense d'énergie augmentée dans cette proportion. Quel est le nouveau montant du poste énergie ?
d. Quel pourcentage du budget total représente désormais l'énergie (budget total inchangé) ?
a. Montants :

Logement : \(2\,400 \times 0{,}35 = \mathbf{840\,\text{€}}\)

Alimentation : \(2\,400 \times 0{,}20 = \mathbf{480\,\text{€}}\)

Énergie : \(2\,400 \times 0{,}12 = \mathbf{288\,\text{€}}\)

Transport : \(2\,400 \times 0{,}15 = \mathbf{360\,\text{€}}\)

Autres : \(2\,400 \times 0{,}18 = \mathbf{432\,\text{€}}\)

b. Vérification :

\(35 + 20 + 12 + 15 + 18 = 100\,\%\) ✓

c. Nouveau montant énergie (+15 %) :

\(288 \times 1{,}15 = \mathbf{331{,}20\,\text{€}}\)

d. Nouvelle part :

\(\dfrac{331{,}20}{2\,400} \times 100 = \mathbf{13{,}8\,\%}\) du budget total.

Pour maintenir le budget total à 2 400 €, il faudra réduire un ou plusieurs autres postes de \(331{,}20 - 288 = \mathbf{43{,}20\,\text{€}}\) au total.

Exercice 2-16 Sucres des boissons — De l'étiquette au verre Santé — Alimentation Standard

Les étiquettes des boissons indiquent toujours la teneur en sucres pour 100 mL. La masse de sucres contenue dans un contenant est proportionnelle au volume bu.

BoissonSucres pour 100 mL
Cola10,6 g
Jus d'orange (100 % pur jus)9,0 g
Thé glacé5,0 g

Repère utilisé pour le calcul : selon l'OMS, « Alimentation saine » (26 janvier 2026), 50 g de sucres libres correspondent à 10 % d'un apport de 2 000 kcal par jour. Ce repère dépend de l'apport énergétique : ce n'est ni un objectif à atteindre ni une limite personnalisée pour chaque élève. Les sucres libres comprennent notamment les sucres ajoutés et ceux des jus de fruits ; ils ne se confondent pas avec tous les sucres de l'alimentation.

a. Calculer la masse de sucres contenue dans une bouteille de 50 cL de chaque boisson.
b. Une canette de cola contient 33 cL. Calculer la masse de sucres qu'elle apporte (arrondir au dixième de gramme), puis le pourcentage du repère journalier de 50 g qu'elle représente.
c. Le fabricant modifie sa recette : la teneur du cola passe de 10,6 g à 8,5 g pour 100 mL. Calculer le taux d'évolution de la teneur en sucres. Arrondir à 0,1 %.
d. Un élève résume le résultat par « environ 20 % de sucres en moins ». Calculer la teneur correspondant à une baisse exacte de 20 %, puis expliquer si 20 % est un arrondi correct du pourcentage de réduction à l'unité. On étudie ici un arrondi mathématique, pas la conformité d'une étiquette commerciale.
e. Avec la nouvelle recette, quelle masse de sucres apporte une canette de 33 cL ? Quel pourcentage du repère journalier cela représente-t-il ?
a. Bouteille de 50 cL :

50 cL = 500 mL, soit \(500 \div 100 = 5\) fois la portion de référence de 100 mL. On multiplie donc chaque teneur par 5 (coefficient de proportionnalité).

Cola : \(10{,}6 \times 5 = \mathbf{53\,\text{g}}\)  |  Jus d'orange : \(9{,}0 \times 5 = \mathbf{45\,\text{g}}\)  |  Thé glacé : \(5{,}0 \times 5 = \mathbf{25\,\text{g}}\)

b. Canette de 33 cL de cola :

33 cL = 330 mL, soit \(330 \div 100 = 3{,}3\) fois 100 mL.

Règle de trois : \(\dfrac{10{,}6 \times 330}{100} = 34{,}98\), soit environ \(\mathbf{35{,}0\,\text{g}}\) de sucres.

Part du repère journalier : \(\dfrac{34{,}98}{50} \times 100 = 69{,}96\), soit environ \(\mathbf{70{,}0\,\%}\).

Une seule canette apporte donc plus des deux tiers du repère conseillé pour toute la journée.

c. Taux d'évolution de la teneur :

Variation : \(8{,}5 - 10{,}6 = -2{,}1\) g pour 100 mL.

\(t = \dfrac{V_{\text{final}} - V_{\text{initial}}}{V_{\text{initial}}} \times 100 = \dfrac{-2{,}1}{10{,}6} \times 100 \approx \mathbf{-19{,}8\,\%}\)

Le taux est négatif : c'est bien une baisse d'environ 19,8 %.

d. Baisse exacte ou arrondie :

Une baisse de 20 % correspond au coefficient multiplicateur \(1 - \dfrac{20}{100} = 0{,}80\).

Teneur qu'on obtiendrait : \(10{,}6 \times 0{,}80 = \mathbf{8{,}48\,\text{g}}\) pour 100 mL.

Or la nouvelle recette en contient 8,5 g, c'est-à-dire 0,02 g de plus que ces 8,48 g : la baisse réelle (19,8 %) est donc légèrement inférieure à 20 %.

Le pourcentage de réduction vaut environ 19,8113 %, soit 20 % arrondi à l'unité. « Environ 20 % » est donc un résumé mathématique correct, mais la baisse n'est pas exactement de 20 %. Ce calcul ne valide pas une allégation commerciale.

e. Canette de 33 cL avec la nouvelle recette :

\(\dfrac{8{,}5 \times 330}{100} = 28{,}05\), soit environ \(\mathbf{28{,}1\,\text{g}}\) de sucres.

Part du repère : \(\dfrac{28{,}05}{50} \times 100 = \mathbf{56{,}1\,\%}\).

Vérification par le coefficient multiplicateur : \(34{,}98 \times 0{,}8019 \approx 28{,}05\) g ✓ — et \(70{,}0 \times 0{,}8019 \approx 56{,}1\,\%\) ✓ (la part du repère baisse dans la même proportion que la teneur, puisque le repère de 50 g n'a pas changé).

Conclusion : même reformulée, une canette couvre encore plus de la moitié du repère journalier de sucres libres.

Exercice 2-17 Lancers francs — Qui est la plus adroite ? Sport Standard

Dans un club de basket, l'entraîneur note les lancers francs tentés et réussis par deux joueuses sur l'ensemble du premier trimestre.

JoueuseLancers tentésLancers réussis
Léa4026
Inès6038

Guide de résolution :

1
Un pourcentage de réussite est une proportion : \(\dfrac{\text{réussis}}{\text{tentés}} \times 100\).
2
On ne compare pas deux nombres de réussites quand le nombre de tentatives diffère : on compare les pourcentages.
3
\(p\%\) de \(V = V \times \dfrac{p}{100}\).
a. Calculer le pourcentage de réussite de chaque joueuse. Arrondir à 0,1 %.
b. Inès a réussi plus de lancers que Léa. Est-elle pour autant la plus adroite ? Justifier.
c. L'entraîneur fixe un objectif de 75 % de réussite. Sur 40 lancers tentés, combien Léa devrait-elle en réussir pour atteindre l'objectif ? Combien lui en manque-t-il aujourd'hui ?
d. Au deuxième trimestre, la réussite de Léa passe de 65 % à 71 %. Le journal du club titre : « Léa progresse de 6 % ». Calculer le taux d'évolution de sa réussite (arrondir à 0,1 %), puis dire si le titre est juste.
e. Sur toute la saison, Léa tente 240 lancers francs avec une réussite de 65 %. Combien en réussit-elle ?
a. Pourcentages de réussite :

Léa : \(\dfrac{26}{40} \times 100 = 0{,}65 \times 100 = \mathbf{65{,}0\ \%}\)

Inès : \(\dfrac{38}{60} \times 100 \approx 0{,}6333 \times 100 \approx \mathbf{63{,}3\ \%}\)

b. Qui est la plus adroite ?

Inès a réussi 38 lancers contre 26 pour Léa, mais elle en a aussi tenté beaucoup plus (60 contre 40). Ce sont les proportions qu'il faut comparer : \(65{,}0\ \% \gt 63{,}3\ \%\).

C'est donc Léa qui est la plus adroite, malgré un nombre de réussites plus faible.

c. Objectif de 75 % :

\(75\ \%\) de 40 \(= 40 \times \dfrac{75}{100} = 40 \times 0{,}75 = \mathbf{30\ \text{lancers}}\).

Léa en réussit 26 : il lui en manque \(30 - 26 = \mathbf{4}\).

d. « Léa progresse de 6 % » :

Taux d'évolution : \(t = \dfrac{71 - 65}{65} \times 100 = \dfrac{6}{65} \times 100 \approx \mathbf{9{,}2\ \%}\).

Le titre est trompeur. La réussite a bien augmenté de 6 unités de pourcentage (on dit : 6 points de pourcentage), en passant de 65 % à 71 %. Mais l'évolution relative, celle qu'on appelle « augmentation de \(x\ \%\) », vaut environ 9,2 %.

À retenir : « passer de 65 % à 71 % » = + 6 points et + 9,2 %. Les deux phrases décrivent la même progression, mais elles ne se disent pas de la même façon.

e. Sur la saison :

\(65\ \%\) de 240 \(= 240 \times 0{,}65 = \mathbf{156\ \text{lancers réussis}}\).

Vérification de l'ordre de grandeur : 65 %, c'est un peu moins des deux tiers ; les deux tiers de 240 valent 160, et 156 en est bien proche ✓.

Exercice 2-18 Quel est ce métal ? — Masse et volume au laboratoire Sciences Standard

En travaux pratiques, une classe dispose de quatre morceaux d'un même métal, de tailles différentes. Pour chacun, on mesure le volume (par déplacement d'eau dans une éprouvette graduée), puis la masse (à la balance).

Morceaun° 1n° 2n° 3n° 4
Volume \(V\) (cm³)10254060
Masse \(m\) (g)2767,5108162

Masses volumiques de quelques métaux, en grammes par centimètre cube :

MétalAluminiumZincFerCuivrePlomb
Masse volumique (g/cm³)2,707,137,878,9611,35
a. Calculer le rapport \(\dfrac{m}{V}\) pour chacun des quatre morceaux. La masse est-elle proportionnelle au volume ? Justifier.
b. Donner le coefficient de proportionnalité, avec son unité. Que représente-t-il physiquement ?
c. À l'aide du tableau des masses volumiques, identifier le métal étudié.
d. Quelle serait la masse d'un morceau de 150 cm³ de ce métal ?
e. Un cinquième morceau, du même métal, a une masse de 351 g. Quel est son volume ?
f. Un élève pèse un morceau de 20 cm³ et trouve 178 g. Ce morceau peut-il être du même métal ? Si non, lequel des métaux du tableau est le plus probable ?
a. Test de proportionnalité :

\(\dfrac{27}{10} = 2{,}7\)  |  \(\dfrac{67{,}5}{25} = 2{,}7\)  |  \(\dfrac{108}{40} = 2{,}7\)  |  \(\dfrac{162}{60} = 2{,}7\)

Le rapport \(\dfrac{m}{V}\) est le même pour les quatre morceaux : la masse est bien proportionnelle au volume.

b. Coefficient de proportionnalité :

\(k = \mathbf{2{,}7\ \text{g/cm}^3}\). C'est la masse d'un centimètre cube de ce métal : c'est sa masse volumique.

c. Identification du métal :

Dans le tableau, la valeur 2,70 g/cm³ correspond à l'aluminium.

d. Masse d'un morceau de 150 cm³ :

\(m = V \times k = 150 \times 2{,}7 = \mathbf{405\ \text{g}}\)

e. Volume d'un morceau de 351 g :

On fait l'opération inverse : \(V = \dfrac{m}{k} = \dfrac{351}{2{,}7} = \mathbf{130\ \text{cm}^3}\)

Vérification : \(130 \times 2{,}7 = 351\) g ✓

f. Le morceau de 20 cm³ et 178 g :

S'il était en aluminium, sa masse serait \(20 \times 2{,}7 = 54\) g. Or on mesure 178 g : ce n'est pas de l'aluminium, il est bien trop lourd.

Sa masse volumique vaut \(\dfrac{178}{20} = 8{,}9\) g/cm³. La valeur la plus proche du tableau est 8,96 g/cm³ : il s'agit très probablement de cuivre.

Exercice 2-19 Du plan de masse au terrain — Échelle 1:500 Bâtiment Standard

Un technicien d'études prépare le dossier de permis de construire d'une maison individuelle. Il travaille sur le plan de masse : le dessin qui montre le terrain vu du dessus, avec la construction posée dessus. Ce plan est dessiné à l'échelle 1:500 — 1 cm sur le plan représente 500 cm en réalité, soit 5 m.

Terrain Voie publique Maison 8,4 cm 5,0 cm 2,4 cm 1,8 cm 7 mm : allée d'accès
Méthode à l'échelle 1:500, une longueur de 1 cm sur le plan vaut 500 cm, c'est-à-dire 5 m, en réalité.
Du plan vers le terrain : longueur réelle (m) \(=\) longueur sur le plan (cm) \(\times\, 5\).
Du terrain vers le plan : longueur sur le plan (cm) \(=\) longueur réelle (m) \(\div\, 5\).
Sur le plan (cm)12,4?
En réalité (m)5?25
a. Recopier et compléter ce tableau de proportionnalité.
b. Sur le plan, la maison est un rectangle de 2,4 cm sur 1,8 cm. Calculer ses dimensions réelles, puis son emprise au sol (la surface qu'elle occupe sur le terrain), en m².
c. Sur le plan, le terrain est un rectangle de 8,4 cm sur 5,0 cm. Calculer sa surface réelle, en m².
d. Le règlement d'urbanisme de la commune impose que l'emprise au sol de la construction ne dépasse pas 20 % de la surface du terrain. Le projet respecte-t-il cette règle ? Justifier.
e. Le même règlement impose un recul d'au moins 5,00 m entre la maison et la voie publique. Quelle longueur le technicien doit-il vérifier sur le plan ?
f. Sur le plan, l'allée d'accès mesure 7 mm de large. Les véhicules de secours exigent un passage d'au moins 3,00 m. L'allée est-elle assez large ?
a. Tableau complété :

\(2{,}4 \times 5 = 12\)   et   \(25 \div 5 = 5\).

Sur le plan (cm)12,45
En réalité (m)51225
b. Dimensions réelles et emprise au sol de la maison :

Longueur : \(2{,}4 \times 5 = \mathbf{12\,\text{m}}\)  |  largeur : \(1{,}8 \times 5 = \mathbf{9\,\text{m}}\).

Emprise au sol : \(12 \times 9 = \mathbf{108\,\text{m}^2}\).

Attention : on convertit d'abord les longueurs, puis on calcule la surface avec les longueurs réelles. On ne multiplie pas par 500 une surface mesurée sur le plan.

c. Surface réelle du terrain :

Longueur : \(8{,}4 \times 5 = \mathbf{42\,\text{m}}\)  |  largeur : \(5{,}0 \times 5 = \mathbf{25\,\text{m}}\).

Surface : \(42 \times 25 = \mathbf{1\,050\,\text{m}^2}\).

d. Respect de la règle des 20 % :

Part du terrain occupée par la maison : \(\dfrac{108}{1\,050} \times 100 \approx \mathbf{10{,}3\,\%}\).

\(10{,}3\,\% < 20\,\%\) : le projet respecte la règle.

Autre méthode : 20 % de 1 050 m² \(= 1\,050 \times 0{,}20 = 210\,\text{m}^2\). L'emprise autorisée est de 210 m², la maison n'en occupe que 108 : c'est bien conforme.

e. Recul de 5,00 m, mesuré sur le plan :

\(5 \div 5 = \mathbf{1\,\text{cm}}\). Le technicien doit vérifier qu'il y a au moins 1 cm entre la maison et la limite du terrain côté voie publique.

f. Largeur réelle de l'allée :

\(7\,\text{mm} = 0{,}7\,\text{cm}\), donc \(0{,}7 \times 5 = \mathbf{3{,}5\,\text{m}}\).

\(3{,}5\,\text{m} \geqslant 3{,}00\,\text{m}\) : l'allée est assez large pour les véhicules de secours.

Maison : 12 m × 9 m, soit 108 m² sur un terrain de 1 050 m² — 10,3 % d'emprise au sol, projet conforme
Exercice 2-20 Foot ou basket — Qui court le plus ? Sport Standard

En classe, le débat est lancé. Ilyes soutient que c'est au football qu'on court le plus, « parce que le terrain est bien plus grand ». Léa répond que c'est au basket, « parce que ça enchaîne les sprints sans arrêt ».

Pour trancher, on utilise les données de suivi publiées par les ligues professionnelles. Attention : les deux sports n'ont pas la même durée de jeu. Un match de football dure 90 min et un joueur de champ les joue en entier ; un match de basket dure 48 min, mais un joueur titulaire n'est pas sur le terrain tout le temps.

JoueurDistance moyenne par matchTemps passé sur le terrain
Football — milieu de terrain (Ligue 1)10,6 km90 min
Football — gardien de but4,0 km90 min
Basket — joueur titulaire (NBA)4,3 km36 min

D'où viennent ces chiffres ? Football : statistiques de distance parcourue publiées par la Ligue de football professionnel (rubrique « Data zone » de ligue1.com) et études de l'Observatoire du football CIES — un joueur de champ de Ligue 1 parcourt entre 9 et 11,5 km par match, les milieux de terrain étant les plus actifs. Basket : suivi optique de la NBA (caméras Second Spectrum, en place dans toutes les salles depuis la saison 2013-2014), qui mesure la position de chaque joueur 25 fois par seconde. Les valeurs ci-dessus sont des moyennes arrondies.

a. Ranger les trois joueurs de la plus grande à la plus petite distance parcourue. Si l'on s'arrête là, qui d'Ilyes ou de Léa a raison ?
b. Pour chacun des trois joueurs, calculer la distance parcourue par minute de jeu, en mètres. Arrondir au mètre. Ce nombre est le coefficient de proportionnalité entre le temps de jeu et la distance : préciser son unité et ce qu'il représente concrètement.
c. On suppose que le basketteur pourrait tenir le même rythme pendant 90 min. Quelle distance parcourrait-il ? Donner le résultat en kilomètres, et le trouver de deux façons différentes. Comparer à la distance du milieu de terrain.
d. Quel pourcentage de la distance du milieu de terrain le basketteur parcourt-il réellement ? Arrondir à 0,1 %. Calculer aussi le pourcentage du temps de jeu du milieu de terrain que représentent ses 36 min. Comparer les deux pourcentages et expliquer ce que cette comparaison apprend.
e. Reprendre le débat : qui a raison, Ilyes ou Léa ? Rédiger une réponse de trois lignes en utilisant les résultats des questions b et d.
f. Le basketteur joue 36 min sur un match qui en dure 48. Calculer le pourcentage du temps de match qu'il passe sur le terrain.
a. Classement par distance totale :

Milieu de terrain 10,6 km > basketteur 4,3 km > gardien 4,0 km.

Sur la seule distance parcourue, c'est donc Ilyes qui a raison : le footballeur de champ court nettement plus. Mais cette comparaison oublie que les temps de jeu sont différents — la suite va le montrer.

b. Distance par minute de jeu :

On divise la distance, convertie en mètres, par le temps de jeu.

JoueurCalculRésultat
Milieu de terrain\(10\,600 \div 90 \approx 117{,}8\)118 m/min
Gardien de but\(4\,000 \div 90 \approx 44{,}4\)44 m/min
Basketteur\(4\,300 \div 36 \approx 119{,}4\)119 m/min

L'unité est le mètre par minute (m/min). Ce coefficient dit combien de mètres le joueur avale pour chaque minute passée sur le terrain : c'est sa vitesse moyenne, temps de marche et d'arrêt compris.

Le milieu de terrain et le basketteur sont au coude à coude : 118 contre 119 m/min. Le gardien, lui, est loin derrière — deux fois et demie moins.

c. Le basketteur sur 90 minutes :

Méthode 1 — avec le coefficient : \(119{,}4 \times 90 \approx 10\,750\ \text{m}\), soit environ 10,75 km.

Méthode 2 — avec la règle de trois : on passe de 36 min à 90 min, donc le temps est multiplié par \(\dfrac{90}{36} = 2{,}5\). La distance est multipliée par le même nombre :

\(4{,}3 \times 2{,}5 = \mathbf{10{,}75\ \text{km}}\).

Les deux méthodes donnent le même résultat : c'est bien une situation de proportionnalité. Et 10,75 km, c'est un peu plus que les 10,6 km du milieu de terrain.

d. Deux pourcentages à comparer :

Part de la distance : \(\dfrac{4{,}3}{10{,}6} \times 100 \approx \mathbf{40{,}6\ \%}\).

Part du temps de jeu : \(\dfrac{36}{90} \times 100 = \mathbf{40\ \%}\).

Le basketteur parcourt 40,6 % de la distance en ne jouant que 40 % du temps. Comme la part de distance est un peu plus grande que la part de temps, son rythme est un peu plus élevé — ce que la question b avait déjà montré avec 119 contre 118 m/min. Les deux calculs se confirment l'un l'autre.

e. Retour sur le débat :

Les deux ont raison, mais pas sur la même question. Ilyes a raison sur la distance totale : un footballeur parcourt 10,6 km contre 4,3 km pour un basketteur, soit près de 2,5 fois plus. Léa a raison sur le rythme : ramenés à la minute de jeu, les deux sont à égalité, 119 m/min pour le basketteur contre 118 pour le footballeur. Le footballeur ne court pas plus vite, il court beaucoup plus longtemps.

Le réflexe à prendre : on ne compare pas deux grandeurs qui ne portent pas sur la même durée. Pour les comparer, on les ramène toutes les deux à la même unité — ici la minute de jeu. C'est le même geste que pour comparer deux prix au kilo ou deux consommations aux 100 km.
f. Temps de présence sur le terrain :

\(\dfrac{36}{48} \times 100 = \mathbf{75\ \%}\).

Le titulaire joue les trois quarts du match : il est remplacé pendant 12 min, soit 25 % du temps.

10,6 km contre 4,3 km par match — mais 118 m/min contre 119 m/min : même rythme, durée différente

Niveau Approfondissement — problèmes et défis

Exercice 3-1 Retrouver le prix d’avant — remonter une remise Menuiserie Approfondissement

Jusqu’ici, on connaissait le prix de départ et on cherchait le prix d’arrivée. Ici, c’est l’inverse : on connaît le prix après l’évolution, et on doit remonter au prix avant.

Un menuisier reçoit une facture de bois. Le fournisseur lui a accordé une remise de 20 %, et le montant facturé est de 1 240 € HT. Le prix catalogue n’est pas écrit sur la facture.

a. Le menuisier calcule \(1\,240 + 20\,\%\) de \(1\,240 = 1\,488\,\text{€}\) et annonce que c’était le prix catalogue. Vérifier en appliquant une remise de 20 % à 1 488 € : retrouve-t-on 1 240 € ?
b. Écrire la relation entre le prix catalogue \(p\) et le prix facturé : \(p \times \ldots = 1\,240\). En déduire \(p\) par une division, puis vérifier le résultat.
c. Même travail sur un autre lot : après une hausse de 12 %, il est facturé 2 128 €. Quel était son prix avant la hausse ?
d. Après une baisse de 20 %, quelle hausse faut-il appliquer pour revenir exactement au prix de départ ? (Ce n’est pas 20 %.)
e. Vérifier la réponse de la question d sur le prix catalogue trouvé en b, puis expliquer en une phrase pourquoi une baisse et une hausse de même taux ne se compensent pas.
Attention ! Pour remonter à la valeur de départ, on ne retire pas le pourcentage : on divise par le coefficient multiplicateur.
a. Vérification du calcul du menuisier :

\(1\,488 \times 0{,}80 = 1\,190{,}40\,\text{€}\), et non 1 240 €. Son raisonnement est donc faux : les 20 % qu’il ajoute sont pris sur 1 240 €, alors que la remise avait été prise sur un prix plus élevé.

b. Le bon raisonnement :

Une remise de 20 % revient à multiplier par \(1 - 0{,}20 = 0{,}80\). Donc \(p \times 0{,}80 = 1\,240\), d’où :

\(p = \dfrac{1\,240}{0{,}80} = \mathbf{1\,550\,\text{€ HT}}\)

Vérification : \(1\,550 \times 0{,}80 = 1\,240\,\text{€}\) ✓. Le prix catalogue était bien 1 550 €, pas 1 488 €.

c. Le second lot :

Une hausse de 12 % revient à multiplier par 1,12. Donc \(p = \dfrac{2\,128}{1{,}12} = \mathbf{1\,900\,\text{€}}\).

Vérification : \(1\,900 \times 1{,}12 = 2\,128\,\text{€}\) ✓

d. La hausse qui compense une baisse de 20 % :

Il faut que le coefficient global vaille 1 : \(0{,}80 \times C = 1\), donc \(C = \dfrac{1}{0{,}80} = 1{,}25\), soit une hausse de 25 %.

e. Vérification et explication :

\(1\,550 \times 0{,}80 = 1\,240\), puis \(1\,240 \times 1{,}25 = 1\,550\,\text{€}\) ✓

Les deux taux ne se compensent pas parce qu’ils ne portent pas sur la même somme : la baisse de 20 % est prise sur 1 550 €, la hausse sur 1 240 € seulement. Avec deux fois 20 %, on obtiendrait \(0{,}80 \times 1{,}20 = 0{,}96\) : il manquerait 4 %.

Exercice 3-2 Problème ouvert — Quel rail de cloison choisir ? Bâtiment Approfondissement

Un plaquiste doit préparer 30 mètres de rails de cloison utiles pour un chantier. À cause des découpes et des extrémités abîmées, une partie de chaque rail part en chute (perte). Deux modèles sont disponibles :

RailLongueur brutePrix HTTaux de chute
Rail A2,50 m7,00 €20 %
Rail B4,00 m12,00 €25 %

Le plaquiste veut dépenser le moins possible. Quel rail doit-il choisir ? Justifier par le calcul.

a. Pour chaque rail, calculer la longueur réellement utile (après retrait des chutes).
b. En déduire, pour chaque rail, le nombre de rails à acheter pour obtenir 30 m utiles.
c. Calculer le coût total dans chaque cas.
d. Conclure : quel rail est le plus économique ? Quel pourcentage d’économie réalise-t-on ?
e. Retrouver la conclusion en comparant le coût du mètre utile de chaque rail.
a. Longueur utile (100 % − taux de chute) :

Rail A : \(2{,}50 \times (1 - 0{,}20) = 2{,}50 \times 0{,}80 = \mathbf{2{,}00\,\text{m}}\) utiles.

Rail B : \(4{,}00 \times (1 - 0{,}25) = 4{,}00 \times 0{,}75 = \mathbf{3{,}00\,\text{m}}\) utiles.

b. Nombre de rails pour 30 m utiles :

Rail A : \(\dfrac{30}{2{,}00} = \mathbf{15}\) rails.

Rail B : \(\dfrac{30}{3{,}00} = \mathbf{10}\) rails.

c. Coût total :

Rail A : \(15 \times 7{,}00 = \mathbf{105{,}00\,\text{€}}\)

Rail B : \(10 \times 12{,}00 = \mathbf{120{,}00\,\text{€}}\)

d. Conclusion :

Le rail A est le plus économique (105 € < 120 €). Économie : \(120 - 105 = 15\,\text{€}\), soit \(\dfrac{15}{120} \times 100 = \mathbf{12{,}5\,\%}\) de moins.

e. Vérification par le coût du mètre utile :

Rail A : \(\dfrac{7{,}00}{2{,}00} = \mathbf{3{,}50\,\text{€/m}}\) utile.   Rail B : \(\dfrac{12{,}00}{3{,}00} = \mathbf{4{,}00\,\text{€/m}}\) utile.

Le mètre utile revient moins cher avec le rail A : on retrouve bien la même conclusion. Le rail B cumule en réalité deux désavantages : il est plus cher au mètre brut (\(12{,}00 \div 4{,}00 = 3{,}00\,\text{€/m}\) contre \(7{,}00 \div 2{,}50 = 2{,}80\,\text{€/m}\)) et son taux de chute est plus élevé (25 % contre 20 %).

Choix : Rail A — 105 € (12,5 % d’économie)
Exercice 3-3 Problème de mélange — Finition teintée Menuiserie Approfondissement

Un menuisier applique une finition teintée sur un plan de travail. Il prépare son produit en mélangeant deux vernis :

Il doit préparer 10 litres de mélange contenant 30 % de vernis teinté.

a. Calculer les quantités de vernis incolore et de vernis teinté nécessaires.
b. Calculer le coût total du mélange.
c. Calculer le prix moyen au litre du mélange.
d. Le menuisier doit couvrir 40 m² avec un rendement de 8 m²/L. A-t-il assez de mélange ?
a. Quantités :

Vernis teinté : \(10 \times 0{,}30 = \mathbf{3\,\text{L}}\)

Vernis incolore : \(10 - 3 = \mathbf{7\,\text{L}}\)

b. Coût total :

\(7 \times 12 + 3 \times 28 = 84 + 84 = \mathbf{168\,\text{€}}\)

c. Prix moyen/L :

\(\dfrac{168}{10} = \mathbf{16{,}80\,\text{€/L}}\)

d. Surface couverte :

\(10 \times 8 = 80\,\text{m}^2 > 40\,\text{m}^2\) → Oui, il a largement assez.

Exercice 3-4 Deux devis de câble — La plus grosse remise gagne-t-elle ? Énergie Approfondissement

Un électricien veut commander 30 bobines de câble de même référence. Deux fournisseurs répondent :

Séduit par « 20 % de remise », l'électricien penche pour Câbles Pro. A-t-il raison ?

a. Pour chaque fournisseur, calculer le montant HT brut (avant remise) des 30 bobines.
b. Calculer le montant HT après remise chez chaque fournisseur.
c. Quel devis est le moins cher ? De combien (en euros) ?
d. Calculer le pourcentage d’économie réalisé en choisissant le moins cher.
e. Expliquer pourquoi la remise la plus forte ne donne pas ici le prix le plus bas.
a. Montant HT brut :

Élec Distribution : \(30 \times 40 = \mathbf{1\,200\,\text{€}}\).   Câbles Pro : \(30 \times 44 = \mathbf{1\,320\,\text{€}}\).

b. Montant HT après remise :

Élec Distribution (−15 %) : \(1\,200 \times 0{,}85 = \mathbf{1\,020\,\text{€}}\)

Câbles Pro (−20 %) : \(1\,320 \times 0{,}80 = \mathbf{1\,056\,\text{€}}\)

c. Le devis le moins cher :

Élec Distribution est le moins cher : \(1\,020\,\text{€} < 1\,056\,\text{€}\), soit \(1\,056 - 1\,020 = \mathbf{36\,\text{€}}\) de moins.

d. Pourcentage d’économie :

\(\dfrac{36}{1\,056} \times 100 \approx \mathbf{3{,}4\,\%}\) d’économie par rapport au devis le plus cher.

e. Pourquoi la plus grosse remise ne gagne pas :

Le pourcentage de remise s’applique à un prix de départ différent. Chez Câbles Pro, la bobine est plus chère (44 € contre 40 €) : la remise de 20 % part d’un montant plus élevé (1 320 €) et n’efface pas cet écart. Il faut toujours comparer le prix final payé, pas le pourcentage affiché.

À titre indicatif, en TTC (TVA 20 %) : Élec Distribution \(1\,020 \times 1{,}20 = 1\,224\,\text{€}\) contre Câbles Pro \(1\,056 \times 1{,}20 = 1\,267{,}20\,\text{€}\).

Exercice 3-5 Appel d’offres maçonnerie — Remise ou prix nu ? Bâtiment Approfondissement

Un particulier compare deux devis pour un mur de clôture en maçonnerie. La TVA est de 10 % dans les deux cas (travaux de rénovation).

Le particulier hésite : « celui qui fait 12 % de remise est forcément le moins cher ». Vérifions.

a. Calculer le prix HT après remise du devis Legrand.
b. Calculer le prix TTC de chaque devis.
c. Quel devis faut-il retenir ? Quelle économie réalise-t-on ?
d. Commenter : la remise de 12 % suffit-elle à rendre le devis Legrand le moins cher ?
a. Prix HT après remise — Legrand :

\(4\,500 \times (1 - 0{,}12) = 4\,500 \times 0{,}88 = \mathbf{3\,960\,\text{€ HT}}\)

b. Prix TTC de chaque devis (TVA 10 %) :

Legrand : \(3\,960 \times 1{,}10 = \mathbf{4\,356\,\text{€ TTC}}\)

Bâti-Ouest : \(3\,900 \times 1{,}10 = \mathbf{4\,290\,\text{€ TTC}}\)

c. Devis retenu et économie :

Bâti-Ouest est le moins cher : \(4\,290\,\text{€} < 4\,356\,\text{€}\). Économie : \(4\,356 - 4\,290 = \mathbf{66\,\text{€}}\).

d. Commentaire :

Non, la remise de 12 % ne suffit pas. Le devis Legrand part d’un prix plus élevé (4 500 € au lieu de 3 900 €) : même après \(-12\,\%\), son prix (3 960 € HT) reste au-dessus du prix nu de Bâti-Ouest (3 900 € HT). Une remise n’a de valeur que rapportée au prix de départ — c’est le prix final payé qui décide.

Devis retenu : Bâti-Ouest — 4 290 € TTC (66 € d’économie)
Exercice 3-6 Métrage d’un mur pignon — Surface nette, coût et TVA Bâtiment Approfondissement

Un façadier doit enduire un mur pignon de 12 m de long sur 2,80 m de haut. Le mur comporte 2 fenêtres identiques de 1,40 m × 1,20 m et 1 porte-fenêtre de 2,10 m × 0,90 m, qui ne sont pas enduites.

12 m 2,80 m fenêtre fenêtre porte-fenêtre
Mur pignon à enduire : les ouvertures ne reçoivent pas d’enduit.

L’enduit de façade coûte 18 €/m² HT (coût proportionnel à la surface enduite). La TVA est de 10 %.

a. Calculer la surface brute du mur.
b. Calculer la surface totale des ouvertures (2 fenêtres + 1 porte-fenêtre).
c. En déduire la surface nette à enduire.
d. Quel pourcentage de la surface brute représentent les ouvertures ?
e. Calculer le coût HT de l’enduit, puis le coût TTC.
a. Surface brute du mur :

\(S_{\text{brute}} = 12 \times 2{,}80 = \mathbf{33{,}6\,\text{m}^2}\)

b. Surface des ouvertures :

2 fenêtres : \(2 \times (1{,}40 \times 1{,}20) = 2 \times 1{,}68 = 3{,}36\,\text{m}^2\)

1 porte-fenêtre : \(2{,}10 \times 0{,}90 = 1{,}89\,\text{m}^2\)

Total : \(3{,}36 + 1{,}89 = \mathbf{5{,}25\,\text{m}^2}\)

c. Surface nette à enduire :

\(S_{\text{nette}} = 33{,}6 - 5{,}25 = \mathbf{28{,}35\,\text{m}^2}\)

d. Proportion des ouvertures :

\(p = \dfrac{5{,}25}{33{,}6} \times 100 \approx \mathbf{15{,}6\,\%}\) de la surface brute.

e. Coût de l’enduit :

Coût HT : \(28{,}35 \times 18 = \mathbf{510{,}30\,\text{€ HT}}\)

Coût TTC : \(510{,}30 \times 1{,}10 = \mathbf{561{,}33\,\text{€ TTC}}\)

Exercice 3-7 Échelle d’un plan — pourquoi les surfaces ne suivent pas Bâtiment — plan de masse Approfondissement

Un technicien travaille sur un plan de masse à l’échelle 1:200 : 1 cm sur le plan représente 200 cm en réalité, soit 2 m. Une parcelle rectangulaire y est dessinée aux dimensions 6 cm × 4,5 cm.

a. Calculer les dimensions réelles de la parcelle, en mètres.
b. En déduire sa surface réelle, en m².
c. Calculer la surface du rectangle sur le plan, en cm².
d. Par combien faut-il multiplier la surface du plan pour obtenir la surface réelle ? (Convertir d’abord la surface réelle en cm².) Le résultat est-il 200 ?
e. Un élève écrit : « l’échelle est 1:200, donc 27 cm² sur le plan font \(27 \times 200 = 5\,400\,\text{cm}^2\), soit 0,54 m² ». Expliquer son erreur et énoncer la règle correcte.
f. Sur le même plan, une terrasse occupe 3 cm². Calculer directement sa surface réelle, en m².
Attention ! À l’échelle 1:200, les longueurs sont multipliées par 200, mais les aires par \(200^2 = 40\,000\). Une surface n’est pas une longueur.
a. Dimensions réelles :

\(6 \times 200 = 1\,200\,\text{cm} = \mathbf{12\,\text{m}}\)  et  \(4{,}5 \times 200 = 900\,\text{cm} = \mathbf{9\,\text{m}}\)

b. Surface réelle :

\(S = 12 \times 9 = \mathbf{108\,\text{m}^2}\)

c. Surface sur le plan :

\(s = 6 \times 4{,}5 = \mathbf{27\,\text{cm}^2}\)

d. Le facteur entre les deux surfaces :

\(108\,\text{m}^2 = 108 \times 10\,000 = 1\,080\,000\,\text{cm}^2\)

\(\dfrac{1\,080\,000}{27} = \mathbf{40\,000}\). Ce n’est pas 200, c’est \(200 \times 200 = 200^2\).

e. L’erreur de l’élève :

Il applique aux aires le facteur prévu pour les longueurs. Or une aire est un produit de deux longueurs : chacune est multipliée par 200, donc l’aire l’est par \(200^2 = 40\,000\).

Règle : à l’échelle \(1:k\), les longueurs réelles valent \(k\) fois celles du plan, et les aires réelles \(k^2\) fois celles du plan.

Son résultat, 0,54 m² pour une parcelle de 12 m sur 9 m, aurait dû l’alerter : c’est la taille d’une table.

f. La terrasse :

\(3 \times 40\,000 = 120\,000\,\text{cm}^2 = \mathbf{12\,\text{m}^2}\)

Vérification par les longueurs : une terrasse de 3 cm² sur le plan, par exemple 2 cm × 1,5 cm, mesure en réalité 4 m × 3 m, soit bien 12 m². ✓

Exercice 3-8 Du plan au chantier — Échelle, surface et quantité de matériau Bâtiment Approfondissement

Sur un plan à l’échelle 1:100 (1 cm sur le plan représente 100 cm en réalité, soit 1 m), une salle rectangulaire est dessinée aux dimensions 5 cm × 4 cm. On veut préparer le sol avec un produit de ragréage.

5 cm (sur le plan) 4 cm Salle Échelle 1 : 100
Plan de la salle à ragréer (dimensions mesurées sur le plan).

Pour l'épaisseur prévue dans cet exercice, la consommation de produit est de 4 kg/m². Il se vend en sacs de 20 kg à 15 € le sac.

DonnéeValeur
Échelle et dimensions sur le plan1:100 ; 5 cm × 4 cm
Consommation prévue4 kg/m²
Conditionnement et prix20 kg par sac ; 15 € par sac
Réserve demandée uniquement en f10 % de la masse calculée en c
Budget maximal en f70 €
a. Calculer les dimensions réelles de la salle (en mètres).
b. En déduire la surface réelle du sol.
c. Quelle masse totale de ragréage faut-il ?
d. Combien de sacs de 20 kg faut-il acheter ?
e. Calculer le coût total du ragréage.
f. Prendre une décision. Le responsable demande maintenant une réserve de produit de 10 % en plus de la masse nécessaire, avec un budget maximal de 70 €. Peut-on respecter les deux contraintes en achetant uniquement des sacs entiers ? Présenter et justifier une décision à partir de vos calculs.
a. Dimensions réelles (× 100) :

Longueur : \(5\,\text{cm} \times 100 = 500\,\text{cm} = \mathbf{5\,\text{m}}\)

Largeur : \(4\,\text{cm} \times 100 = 400\,\text{cm} = \mathbf{4\,\text{m}}\)

b. Surface réelle :

\(S = 5 \times 4 = \mathbf{20\,\text{m}^2}\)

c. Masse de ragréage (proportionnelle à la surface) :

\(20 \times 4 = \mathbf{80\,\text{kg}}\)

d. Nombre de sacs de 20 kg :

\(\dfrac{80}{20} = \mathbf{4\,\text{sacs}}\)

e. Coût total :

\(4 \times 15 = \mathbf{60\,\text{€}}\)

f. Réserve et budget :

Avec la réserve : \(80 \times 1{,}10 = \mathbf{88\,\text{kg}}\). Quatre sacs ne fournissent que 80 kg ; \(88 \div 20 = 4{,}4\), donc il faut acheter 5 sacs, soit 100 kg. Le coût minimal est \(5 \times 15 = \mathbf{75\,\text{€}}\).

Les deux contraintes sont incompatibles : 75 € dépassent le budget de 70 €. Il faut demander au moins 5 € de budget supplémentaire ou revoir une contrainte avec le responsable ; acheter quatre sacs ne respecte pas la réserve demandée.

Exercice 3-9 Situation complexe — Rénovation thermique : choisir le moins cher Rénovation thermique Approfondissement

Un bailleur social lance un appel d’offres pour la rénovation thermique d’un logement de son parc. Trois entreprises répondent :

EntreprisePrix annoncéRemiseTVA donnée
A8 500 € HTAucune10 %
B9 200 € TTCAucune20 %
C9 800 € HT avant remise12 %10 %

Modèle simplifié : les taux de TVA ci-dessus sont des données conventionnelles pour travailler les coefficients multiplicateurs ; ils ne décrivent pas les règles d'éligibilité des entreprises. On suppose les prestations comparables et on ne retient ici que le critère du prix. Pour comparer, on calcule le prix TTC final de chaque offre.

a. Calculer le prix TTC de l’Entreprise A.
b. Le prix TTC de l’Entreprise B est donné directement. Calculer son prix HT.
c. Calculer le prix TTC de l’Entreprise C (appliquer d’abord la remise, puis la TVA).
d. Classer les trois entreprises du moins cher au plus cher. Quelle entreprise faut-il retenir ?
e. Quelle est l’économie réalisée en choisissant la moins chère plutôt que la plus chère ?
a. Prix TTC — Entreprise A :

\(8\,500 \times 1{,}10 = \mathbf{9\,350\,\text{€ TTC}}\)

b. Prix HT — Entreprise B (TTC = 9 200 €, TVA 20 %) :

TVA 20 % ⇒ TTC = HT × 1,20, donc : \(\text{HT} = \dfrac{9\,200}{1{,}20} \approx \mathbf{7\,666{,}67\,\text{€ HT}}\), au centime près.

Prix TTC de B = 9 200 € (donné directement).

c. Prix TTC — Entreprise C :

Prix HT après remise 12 % : \(9\,800 \times (1 - 0{,}12) = 9\,800 \times 0{,}88 = 8\,624\,\text{€ HT}\)

Prix TTC avec TVA 10 % : \(8\,624 \times 1{,}10 = \mathbf{9\,486{,}40\,\text{€ TTC}}\)

d. Classement TTC :
EntreprisePrix TTCRang
Entreprise B9 200,00 €1re — la moins chère
Entreprise A9 350,00 €2e
Entreprise C9 486,40 €3e — la plus chère

L’Entreprise B est la moins chère avec 9 200 € TTC, même si son prix de base semblait élevé. Attention au piège : comparer des prix HT directement sans tenir compte des taux de TVA différents est une erreur fréquente !

e. Économie réalisée :

\(9\,486{,}40 - 9\,200 = \mathbf{286{,}40\,\text{€}}\)

En choisissant l’Entreprise B plutôt que l’Entreprise C (la plus chère), on réalise une économie de 286,40 €.

Entreprise retenue : Entreprise B — 9 200 € TTC (la moins chère)
Exercice 3-10 Rampe d’accès — la pente exprimée en pourcentage Bâtiment — accessibilité Approfondissement

La pente d’un cheminement s’exprime en pourcentage : c’est le rapport du dénivelé à la longueur horizontale, multiplié par 100.

\(\text{pente (\%)} = \dfrac{\text{dénivelé}}{\text{longueur horizontale}} \times 100\)

Pour rendre un établissement accessible, la réglementation impose une pente d’au plus 5 %, avec deux tolérances sur de courtes distances : 8 % sur 2 m et 10 % sur 0,50 m (arrêté du 8 décembre 2014, établissements recevant du public neufs).

L’entrée d’un local présente une marche unique de 18 cm de haut. On veut la remplacer par une rampe.

a. Un premier projet prévoit une rampe de 2,50 m de longueur horizontale. Calculer sa pente, en pourcentage.
b. Ce projet respecte-t-il la limite de 5 % ? Et la tolérance de 8 % ? Conclure sur sa conformité, sachant que la tolérance à 8 % ne vaut que sur 2 m au plus.
c. Calculer la longueur horizontale minimale d’une rampe qui respecterait exactement 5 %.
d. Un couloir voisin a une pente de 4 % sur 15 m de long. Calculer son dénivelé, en mètres puis en centimètres.
e. La rampe de la question c est dessinée sur un plan à l’échelle 1:50. Quelle longueur mesure-t-elle sur le plan ?
f. À dénivelé fixé, la pente est-elle proportionnelle à la longueur de la rampe ? Justifier à l’aide des résultats de a et de c.
a. Pente du premier projet :

Dénivelé et longueur dans la même unité : \(18\,\text{cm} = 0{,}18\,\text{m}\).

\(\text{pente} = \dfrac{0{,}18}{2{,}50} \times 100 = 0{,}072 \times 100 = \mathbf{7{,}2\,\%}\)

b. Conformité :

7,2 % dépasse la limite de 5 %. La valeur reste sous la tolérance de 8 %, mais celle-ci ne s’applique que sur une longueur d’au plus 2 m, alors que la rampe en mesure 2,50 m. Le projet n’est donc pas conforme.

c. Longueur minimale à 5 % :

On cherche \(L\) tel que \(\dfrac{0{,}18}{L} \times 100 = 5\), soit \(\dfrac{0{,}18}{L} = 0{,}05\).

\(L = \dfrac{0{,}18}{0{,}05} = \mathbf{3{,}60\,\text{m}}\). Il faut donc plus d’un mètre de longueur supplémentaire.

d. Dénivelé du couloir :

Une pente de 4 % signifie 4 cm de dénivelé par mètre parcouru, soit un coefficient de 0,04 :

\(d = 0{,}04 \times 15 = \mathbf{0{,}60\,\text{m}}\), soit 60 cm.

e. Longueur sur le plan au 1:50 :

\(3{,}60\,\text{m} = 360\,\text{cm}\), donc \(\dfrac{360}{50} = \mathbf{7{,}2\,\text{cm}}\) sur le plan.

f. Pente et longueur :

Non, ce n’est pas une situation de proportionnalité. En allongeant la rampe de 2,50 m à 3,60 m, la longueur est multipliée par 1,44, mais la pente diminue de 7,2 % à 5 % — elle est divisée par 1,44. Dans une proportionnalité, les deux grandeurs augmentent ensemble ; ici, quand l’une augmente, l’autre diminue.

En revanche, à pente fixée, le dénivelé est bien proportionnel à la longueur : c’est ce qu’on a utilisé à la question d.

Exercice 3-11 Facture d’électricité — est-ce vraiment proportionnel ? Énergie Approfondissement

Un fournisseur d’électricité facture chaque mois un abonnement de 14,50 €, auquel s’ajoute 0,22 € par kilowattheure consommé.

a. Compléter le tableau des montants mensuels.
Consommation (kWh)0100200400
Montant de la facture (€)……………………
b. Pour 100, 200 et 400 kWh, calculer le rapport \(\dfrac{\text{montant}}{\text{consommation}}\). Ces trois rapports sont-ils égaux ?
c. La facture est-elle proportionnelle à la consommation ? Justifier de deux façons : par les rapports de la question b, puis en regardant la colonne « 0 kWh ».
d. Dans cette facture, quelle partie est proportionnelle à la consommation, et quelle partie ne l’est pas ?
e. Un client consomme 250 kWh et affirme : « l’électricité me revient à 0,22 € le kWh ». Calculer le prix moyen réel du kWh pour ce client. A-t-il raison ?
f. Ce prix moyen augmente-t-il ou diminue-t-il quand la consommation augmente ? De quelle valeur se rapproche-t-il ? Peut-il l’atteindre ?
Attention ! Un tableau ne devient pas un tableau de proportionnalité parce que les nombres augmentent ensemble. Il faut que le rapport entre les deux lignes soit le même partout — et qu’à une valeur nulle corresponde une valeur nulle.
a. Le tableau complété :
Consommation (kWh)0100200400
Montant (€)14,5036,5058,50102,50

Détail : \(14{,}50 + 0{,}22 \times 100 = 14{,}50 + 22 = 36{,}50\,\text{€}\), et de même pour les autres colonnes.

b. Les rapports :

\(\dfrac{36{,}50}{100} = 0{,}365\)  ;  \(\dfrac{58{,}50}{200} = 0{,}2925\)  ;  \(\dfrac{102{,}50}{400} \approx 0{,}256\)

Les trois rapports sont différents, et ils diminuent.

c. Proportionnalité ?

Non. Première raison : les rapports de la question b ne sont pas constants, il n’existe donc aucun coefficient de proportionnalité.

Seconde raison, plus rapide : pour 0 kWh consommé, la facture n’est pas nulle, elle vaut 14,50 €. Or dans une situation de proportionnalité, à zéro correspond toujours zéro. Ce seul point suffit à conclure.

d. Ce qui est proportionnel et ce qui ne l’est pas :

La partie consommation, \(0{,}22 \times \text{kWh}\), est bien proportionnelle : doubler la consommation double cette partie. L’abonnement de 14,50 € est fixe : il ne dépend pas du tout de la consommation. C’est lui qui casse la proportionnalité de l’ensemble.

e. Le prix moyen réel :

Facture : \(14{,}50 + 0{,}22 \times 250 = 14{,}50 + 55 = 69{,}50\,\text{€}\)

Prix moyen : \(\dfrac{69{,}50}{250} = \mathbf{0{,}278\,\text{€/kWh}}\)

Le client a tort : il paie en réalité près de 0,28 € le kWh, soit 26 % de plus que le tarif affiché, parce que l’abonnement se répartit sur les kWh consommés.

f. Évolution du prix moyen :

Il diminue quand la consommation augmente : les 14,50 € se répartissent sur de plus en plus de kWh. Il se rapproche de 0,22 € sans jamais l’atteindre, puisque l’abonnement ne disparaît jamais. C’est pourquoi un petit consommateur paie toujours son kWh plus cher qu’un gros.

Exercice 3-12 Bilan de consommation d’un logement — Proportions et isolation Énergie Approfondissement

Un logement consomme 12 000 kWh par an. La répartition par poste est la suivante :

PosteChauffageEau chaudeÉlectroménagerÉclairage
Part (%)6218146

Le prix moyen de l’énergie est de 0,20 €/kWh.

a. Calculer la consommation (en kWh) de chaque poste.
b. Vérifier que la somme des pourcentages fait bien 100 %.
c. Après des travaux d’isolation, la consommation de chauffage baisse de 25 %. Calculer la nouvelle consommation de chauffage.
d. Calculer l’énergie économisée (en kWh) et l’économie correspondante (en €).
e. Après isolation, quel pourcentage de la consommation totale le chauffage représente-t-il désormais ?
a. Consommation de chaque poste :
PosteChauffageEau chaudeÉlectroménagerÉclairage
kWh7 4402 1601 680720

Détail : \(12\,000 \times 0{,}62 = 7\,440\) ; \(12\,000 \times 0{,}18 = 2\,160\) ; \(12\,000 \times 0{,}14 = 1\,680\) ; \(12\,000 \times 0{,}06 = 720\).

b. Vérification :

\(62 + 18 + 14 + 6 = 100\,\%\) ✓   (et \(7\,440 + 2\,160 + 1\,680 + 720 = 12\,000\) kWh).

c. Nouvelle consommation de chauffage (−25 %) :

\(7\,440 \times (1 - 0{,}25) = 7\,440 \times 0{,}75 = \mathbf{5\,580\,\text{kWh}}\)

d. Énergie et argent économisés :

Énergie : \(7\,440 - 5\,580 = \mathbf{1\,860\,\text{kWh}}\)

Argent : \(1\,860 \times 0{,}20 = \mathbf{372\,\text{€}}\) par an.

e. Nouvelle part du chauffage :

Nouvelle consommation totale : \(12\,000 - 1\,860 = 10\,140\,\text{kWh}\).

Part du chauffage : \(\dfrac{5\,580}{10\,140} \times 100 \approx \mathbf{55{,}0\,\%}\).

Le chauffage reste le premier poste, mais sa part a baissé (de 62 % à 55 %) grâce à l’isolation.

Exercice 3-13 Défi — Remises en cascade vs remise unique Approfondissement

Un fournisseur de pièces propose à un atelier une remise de 15 % sur son catalogue, puis 5 % supplémentaires sur le reste (remise de fidélité).

Le responsable des achats pense qu’il obtiendrait la même chose avec une remise unique de 20 %.

Prendre un prix catalogue de référence de 1 000 €.

a. Calculer le prix final avec les deux remises successives (15 % puis 5 %).
b. Calculer le prix final avec une remise unique de 20 %.
c. Quel est le meilleur deal pour l’atelier ? Justifier en calculant le taux de remise réel des remises en cascade.
d. Généraliser : exprimer le coefficient multiplicateur d’une remise de \(r_1\%\) suivie de \(r_2\%\).
a. Remises en cascade : 15 % puis 5 % :

Après 15 % : \(1000 \times 0{,}85 = 850\,\text{€}\)

Après 5 % supplémentaires : \(850 \times 0{,}95 = \mathbf{807{,}50\,\text{€}}\)

Ou directement : \(1000 \times 0{,}85 \times 0{,}95 = 1000 \times 0{,}8075 = 807{,}50\,\text{€}\)

b. Remise unique de 20 % :

\(1000 \times 0{,}80 = \mathbf{800\,\text{€}}\)

c. Comparaison — quel est le meilleur deal ?

Taux de remise réel des remises en cascade : \(1 - 0{,}8075 = 0{,}1925\) soit 19,25 % de remise réelle.

Comparaison : 807,50 € (cascade) contre 800 € (remise unique).

La remise unique de 20 % est plus avantageuse pour l’atelier (800 € < 807,50 €). La remise en cascade ne vaut que 19,25 % de remise effective.

d. Généralisation :

Coefficient multiplicateur : \(\left(1 - \dfrac{r_1}{100}\right) \times \left(1 - \dfrac{r_2}{100}\right)\)

Taux de remise global : \(1 - \left(1 - \dfrac{r_1}{100}\right)\left(1 - \dfrac{r_2}{100}\right)\)

Ici : \(1 - 0{,}85 \times 0{,}95 = 1 - 0{,}8075 = 0{,}1925 = 19{,}25\,\%\). En général, la remise globale est inférieure à la somme \(r_1 + r_2\).

Exercice 3-14 Remises conditionnelles — Paliers de prix Approfondissement

Un fournisseur de quincaillerie propose des remises selon le montant HT commandé :

Montant HTRemise
Moins de 500 €0 %
De 500 € à moins de 1 000 €5 %
De 1 000 € à moins de 2 000 €10 %
2 000 € et plus15 %
a. Un artisan commande pour 480 € HT. Calculer le montant TTC (TVA 20 %).
b. S’il commande pour 520 € HT, quel sera le TTC ? Comparer avec la question a.
c. Pour un achat de 1 800 € HT, calculer le montant TTC.
d. Un artisan a besoin de quincaillerie pour 1 950 € HT. Comparer ce qu’il paierait en commandant exactement ce dont il a besoin, et en complétant sa commande jusqu’à 2 000 € HT. Que lui conseiller ?
e. Expliquer le paradoxe : comment peut-on payer moins cher en achetant davantage ?
a. Commande 480 € (0 % de remise) :

TTC : \(480 \times 1{,}20 = \mathbf{576\,\text{€}}\)

b. Commande 520 € (5 % de remise) :

HT remisé : \(520 \times 0{,}95 = 494\,\text{€}\)

TTC : \(494 \times 1{,}20 = \mathbf{592{,}80\,\text{€}}\)

Le montant commandé avant remise augmente de 40 € HT, mais le prix payé augmente seulement de \(592{,}80 - 576 = \mathbf{16{,}80\,\text{€ TTC}}\), grâce à la remise.

c. Commande 1 800 € (10 %) :

HT remisé : \(1\,800 \times 0{,}90 = 1\,620\,\text{€}\)

TTC : \(1\,620 \times 1{,}20 = \mathbf{1\,944\,\text{€}}\)

d. Faut-il compléter sa commande pour atteindre 2 000 € ?

Besoin de 1 950 € HT — palier 10 % : \(1\,950 \times 0{,}90 = 1\,755\,\text{€}\) nets.

Commande portée à 2 000 € HT — palier 15 % : \(2\,000 \times 0{,}85 = 1\,700\,\text{€}\) nets.

Il paie 55 € HT de moins (soit 66 € TTC avec la TVA à 20 %) tout en emportant plus de marchandise : compléter la commande réduit ici le prix payé.

e. Le paradoxe expliqué :

On paie moins cher en achetant plus parce que le passage du palier « 10 % » au palier « 15 % » fait changer tout le calcul, et pas seulement les 50 € ajoutés : la remise supplémentaire s'applique aussi aux 1 950 € déjà commandés.

Le gain vient donc de \(1\,950\) euros remisés 5 % de plus, soit environ 98 €, contre 50 € de marchandise en plus à payer. Le solde est favorable.

Ce n'est pas propre au commerce : chaque fois qu'un taux change par paliers, il existe juste avant le palier une zone où il vaut mieux franchir le seuil.

Exercice 3-15 Soldes en trois démarques — Prix final et remise globale Commerce Approfondissement

Une veste est affichée à 180 €. Pendant les soldes, le magasin applique trois démarques successives, chacune sur le prix déjà réduit : −30 %, puis −25 %, puis −10 % le dernier jour.

a. Calculer le prix après chaque démarque.
b. Déterminer le coefficient multiplicateur global des trois démarques.
c. En déduire le prix final et le taux global de réduction.
d. Ce taux global est-il égal à \(30 + 25 + 10 = 65\,\%\) ? Expliquer.
Attention ! On n’additionne pas les taux de réduction successifs : on multiplie les coefficients \(0{,}70\), \(0{,}75\) et \(0{,}90\).
a. Prix après chaque démarque :

Après −30 % : \(180 \times 0{,}70 = \mathbf{126\,\text{€}}\)

Après −25 % : \(126 \times 0{,}75 = \mathbf{94{,}50\,\text{€}}\)

Après −10 % : \(94{,}50 \times 0{,}90 = \mathbf{85{,}05\,\text{€}}\)

b. Coefficient multiplicateur global :

\(C = 0{,}70 \times 0{,}75 \times 0{,}90 = \mathbf{0{,}4725}\)

c. Prix final et taux global de réduction :

Prix final : \(180 \times 0{,}4725 = \mathbf{85{,}05\,\text{€}}\) (cohérent avec la question a).

Taux global de baisse : \((1 - 0{,}4725) \times 100 = \mathbf{52{,}75\,\%}\).

d. Comparaison avec 30 + 25 + 10 = 65 % :

Non, la réduction globale est de 52,75 %, bien moins que 65 %. Chaque démarque s’applique sur un prix déjà réduit, donc retire de moins en moins d’euros. On ne peut pas additionner les taux : il faut multiplier les coefficients (\(0{,}70 \times 0{,}75 \times 0{,}90 = 0{,}4725\)).

Exercice 3-16 Aller au lycée — Comparer les émissions de CO₂ des trajets Développement durable Approfondissement

Le lycée mène une enquête sur les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) liées aux trajets domicile-lycée. Un élève habite à 12 km du lycée et fait l'aller-retour 4 jours par semaine, pendant 36 semaines.

Modèle pédagogique simplifié : on suppose les émissions de CO₂ proportionnelles à la distance. Les valeurs ci-dessous sont des données conventionnelles de l'exercice, conservées pour les calculs ; elles ne constituent pas des facteurs ADEME actualisés. On ne compte ici que les émissions liées à la combustion du carburant pendant le trajet, sans fabrication des véhicules ni production des carburants, et on maintient les facteurs constants.

Mode de déplacementCO₂ lié à la combustion — modèle de l'exercice
Voiture thermique moyenne193 g par km parcouru par la voiture (quel que soit le nombre de personnes à bord)
Autocar30 g par km et par passager
Vélo sans assistance, marche0 g dans ce périmètre limité à la combustion d'un carburant
Attention à la ligne « voiture » : les 193 g sont attribués à la voiture, pas à chaque passager. Dans le modèle, le trajet et les émissions du véhicule restent identiques quel que soit le nombre d'occupants ; on les répartit entre eux. Ce calcul n'est pas un bilan carbone complet. Pour une comparaison documentée incluant d'autres postes, consulter Impact CO₂ — ADEME (consulté le 8 septembre 2026).
a. Calculer la distance d'un aller-retour, puis la masse de CO₂ émise pour un aller-retour lorsque l'élève est seul en voiture. Donner le résultat en grammes, puis en kilogrammes.
b. L'élève organise un covoiturage à 4 dans la même voiture. Calculer la masse de CO₂ attribuée à chaque passager pour un aller-retour, puis le taux d'évolution par rapport à la question a.
c. Calculer la masse de CO₂ émise pour un aller-retour en autocar, puis le taux d'évolution par rapport à la voiture seul. Arrondir à 0,1 %.
d. Calculer le nombre d'aller-retours effectués dans l'année, puis le bilan annuel (en kg de CO₂) pour chacun des trois modes : voiture seul, covoiturage à 4, autocar.
e. Quelle masse de CO₂ l'élève économise-t-il sur l'année en prenant l'autocar plutôt que la voiture seul ?
f. Dans ce modèle, l'établissement vise une réduction d'au moins 60 % des émissions de CO₂ attribuées à chaque élève pour ses trajets. Un covoiturage à 3 personnes suffit-il ? Justifier par le calcul, puis établir une règle générale : de quel pourcentage baissent les émissions attribuées à un passager lorsqu'on covoiture à \(n\) personnes ?
a. Un aller-retour, seul en voiture :

Distance : \(2 \times 12 = 24\) km.

Émissions : \(24 \times 193 = \mathbf{4\,632\ \text{g}}\), soit \(4\,632 \div 1\,000 = \mathbf{4{,}632\ \text{kg}}\) de CO₂ (environ 4,6 kg).

b. Covoiturage à 4 :

La voiture émet toujours 4 632 g pour le trajet ; ces émissions sont partagées entre 4 personnes :

\(\dfrac{4\,632}{4} = \mathbf{1\,158\ \text{g}}\) par passager, soit environ 1,2 kg.

Taux d'évolution : \(t = \dfrac{1\,158 - 4\,632}{4\,632} \times 100 = \dfrac{-3\,474}{4\,632} \times 100 = \mathbf{-75\ \%}\).

C'est logique : diviser par 4 revient à multiplier par \(0{,}25\), c'est-à-dire à baisser de 75 %.

c. En autocar :

\(24 \times 30 = \mathbf{720\ \text{g}}\), soit 0,72 kg de CO₂.

\(t = \dfrac{720 - 4\,632}{4\,632} \times 100 = \dfrac{-3\,912}{4\,632} \times 100 \approx \mathbf{-84{,}5\ \%}\)

d. Bilan annuel :

Nombre d'aller-retours : \(4 \times 36 = \mathbf{144}\).

ModePar aller-retourCalcul annuelBilan annuel
Voiture seul4 632 g\(4\,632 \times 144\)667 008 g ≈ 667 kg
Covoiturage à 41 158 g\(1\,158 \times 144\)166 752 g ≈ 167 kg
Autocar720 g\(720 \times 144\)103 680 g ≈ 104 kg
e. Économie annuelle voiture seul → autocar :

\(667{,}008 - 103{,}68 = \mathbf{563{,}328\ \text{kg}}\), soit environ 563 kg de CO₂ par an — plus d'une demi-tonne pour un seul élève.

Contrôle par le taux : \(-84{,}5\ \%\) de 667 kg donne \(667 \times 0{,}845 \approx 564\) kg ✓ (le petit écart vient de l'arrondi du taux).

f. Objectif de 60 % de réduction :

Covoiturage à 3 : chaque passager se voit attribuer \(\dfrac{4\,632}{3} = 1\,544\) g.

\(t = \dfrac{1\,544 - 4\,632}{4\,632} \times 100 = \dfrac{-3\,088}{4\,632} \times 100 \approx \mathbf{-66{,}7\ \%}\)

La baisse (66,7 %) dépasse les 60 % demandés : oui, le covoiturage à 3 suffit.

Règle générale : à \(n\) personnes, chaque passager se voit attribuer \(\dfrac{1}{n}\) des émissions du trajet. Le coefficient multiplicateur est donc \(\dfrac{1}{n}\), et la baisse vaut \(\left(1 - \dfrac{1}{n}\right) \times 100\ \%\) :

à 2 : \(-50\ \%\)  |  à 3 : \(\approx -66{,}7\ \%\)  |  à 4 : \(-75\ \%\)  |  à 5 : \(-80\ \%\).

Remarquable : ce pourcentage ne dépend pas du véhicule ni des 193 g de départ — il ne dépend que du nombre de passagers.

Exercice 3-17 Le cross du lycée — Du plan au chrono Sport Approfondissement

Le lycée organise son cross annuel dans le parc voisin. Le professeur d'EPS a tracé le parcours sur un plan à l'échelle 1:2 500 : 1 cm sur le plan représente 2 500 cm en réalité, soit 25 m. Le parcours est une boucle fermée formée de quatre portions.

6,0 cm 3,2 cm 8,4 cm 4,4 cm Départ / arrivée
La boucle telle qu'elle est dessinée sur le plan. Les longueurs indiquées sont celles mesurées sur le plan, en centimètres.
Portion de la boucleLongueur mesurée sur le plan
1. Ligne droite de départ6,0 cm
2. Montée du talus3,2 cm
3. Traversée du bois8,4 cm
4. Retour vers l'arrivée4,4 cm

Les élèves de 2nde courent 4 boucles.

a. Calculer la longueur totale de la boucle sur le plan, puis sa longueur réelle en mètres. En déduire la distance réellement parcourue par un élève de 2nde, en mètres puis en kilomètres.
b. Calculer la longueur réelle de la montée du talus, puis le pourcentage de la boucle qu'elle représente (arrondir à 0,1 %). Montrer qu'on pouvait trouver ce pourcentage directement sur le plan, sans convertir, et expliquer pourquoi.
c. Yanis avait couru les 4 boucles en 12 min 00 s l'an dernier ; cette année il met 11 min 00 s. Calculer sa vitesse moyenne les deux années, en km/h.
d. Calculer le taux d'évolution de son temps entre l'an dernier et cette année. Arrondir à 0,01 %.
e. Calculer le taux d'évolution de sa vitesse. Arrondir à 0,01 %. Yanis affirme : « mon temps a baissé de 8,33 %, donc ma vitesse a augmenté de 8,33 % ». A-t-il raison ? Justifier en comparant les deux coefficients multiplicateurs.
f. Yanis se fixe pour objectif de baisser encore son temps de 5 % l'an prochain. Calculer le temps visé (en minutes et secondes) et la vitesse moyenne correspondante, arrondie à 0,1 km/h.
a. Du plan au terrain :

Longueur de la boucle sur le plan : \(6{,}0 + 3{,}2 + 8{,}4 + 4{,}4 = \mathbf{22{,}0\ \text{cm}}\).

Longueur réelle : chaque centimètre du plan vaut 25 m, donc \(22{,}0 \times 25 = \mathbf{550\ \text{m}}\).

Distance parcourue sur 4 boucles : \(550 \times 4 = \mathbf{2\,200\ \text{m}}\), soit 2,2 km.

b. La montée du talus :

Longueur réelle : \(3{,}2 \times 25 = \mathbf{80\ \text{m}}\).

Part de la boucle : \(\dfrac{80}{550} \times 100 \approx \mathbf{14{,}5\ \%}\).

Directement sur le plan : \(\dfrac{3{,}2}{22{,}0} \times 100 \approx 14{,}5\ \%\) — le même résultat.

Pourquoi ? Pour passer du plan au terrain, toutes les longueurs sont multipliées par le même nombre (25). Dans le quotient \(\dfrac{3{,}2 \times 25}{22{,}0 \times 25}\), ce facteur 25 se simplifie : le quotient — donc le pourcentage — ne change pas. Une proportion se lit sur le plan sans conversion ; une longueur, non.

c. Vitesses moyennes :

Rappel : \(v = \dfrac{d}{t}\), avec \(d\) en km et \(t\) en heures.

L'an dernier : \(12\ \text{min} = \dfrac{12}{60} = 0{,}2\ \text{h}\), donc \(v_1 = \dfrac{2{,}2}{0{,}2} = \mathbf{11\ \text{km/h}}\).

Cette année : \(11\ \text{min} = \dfrac{11}{60}\ \text{h}\), donc \(v_2 = 2{,}2 \times \dfrac{60}{11} = \dfrac{132}{11} = \mathbf{12\ \text{km/h}}\).

d. Taux d'évolution du temps :

\(t = \dfrac{11 - 12}{12} \times 100 = \dfrac{-1}{12} \times 100 \approx \mathbf{-8{,}33\ \%}\) : son temps a baissé d'environ 8,33 %.

e. Taux d'évolution de la vitesse :

\(t' = \dfrac{12 - 11}{11} \times 100 = \dfrac{1}{11} \times 100 \approx \mathbf{+9{,}09\ \%}\).

Yanis a tort : sa vitesse n'augmente pas de 8,33 % mais d'environ 9,09 %.

Comparons les coefficients multiplicateurs :

temps : \(\dfrac{11}{12} \approx 0{,}9167\)  |  vitesse : \(\dfrac{12}{11} \approx 1{,}0909\).

Ces deux coefficients sont inverses l'un de l'autre : \(\dfrac{11}{12} \times \dfrac{12}{11} = 1\). C'est normal — sur la même distance, \(v = \dfrac{d}{t}\) : si le temps est multiplié par \(k\), la vitesse est multipliée par \(\dfrac{1}{k}\).

L'erreur à ne plus faire : ce sont les coefficients qui sont inverses, pas les taux. \(-8{,}33\ \%\) sur le temps ne donne pas \(+8{,}33\ \%\) sur la vitesse. Le piège vient de ce que les deux taux ne se calculent pas sur la même valeur de départ : \(-1\) minute rapporté à 12, mais \(+1\) km/h rapporté à 11.
f. Objectif de l'an prochain :

Baisser de 5 % revient à multiplier par \(1 - 0{,}05 = 0{,}95\).

\(11\ \text{min} = 660\ \text{s}\), donc temps visé : \(660 \times 0{,}95 = 627\ \text{s}\).

\(627 = 10 \times 60 + 27\) : l'objectif est de 10 min 27 s.

Vitesse correspondante : la vitesse est multipliée par \(\dfrac{1}{0{,}95} \approx 1{,}0526\), donc \(12 \times 1{,}0526 \approx \mathbf{12{,}6\ \text{km/h}}\) (soit environ +5,26 %).

Vérification par le calcul direct : \(627\ \text{s} = \dfrac{627}{3\,600}\ \text{h}\), et \(2{,}2 \times \dfrac{3\,600}{627} \approx 12{,}63\) km/h ✓.

Boucle de 550 m, 2,2 km courus — 12 min 00 s → 11 min 00 s, soit −8,33 % sur le temps mais +9,09 % sur la vitesse
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