Statistique à deux variables | 1ère Bac Pro
Dernière mise à jour : 26 juillet 2026, 01:57
Un menuisier relève ses ventes mensuelles (en m³) et son chiffre d'affaires (en €) :
| \(x\) (m³) | 5 | 8 | 12 | 15 | 20 |
|---|---|---|---|---|---|
| \(y\) (€) | 1 200 | 1 900 | 2 850 | 3 600 | 4 800 |
a. Calculer les coordonnées du point moyen \(G(\bar{x}\,;\,\bar{y})\).
b. Placer les points et \(G\) dans un repère.
a.
\[\bar{x} = \frac{5+8+12+15+20}{5} = \frac{60}{5} = 12\] \[\bar{y} = \frac{1200+1900+2850+3600+4800}{5} = \frac{14350}{5} = 2870\]Le point moyen est \(G(12\,;\,2870)\).
b. Le nuage et le point moyen sont à tracer dans un repère avec \(x\) de 0 à 22 et \(y\) de 0 à 5000.
Le nuage de points ci-dessous représente la consommation électrique (en kWh) d'un atelier de menuiserie en fonction de la température extérieure (en °C).
a. Les points semblent-ils alignés ? Justifier.
b. La corrélation est-elle positive ou négative ? Expliquer.
c. Calculer le point moyen \(G\).
a. Oui, les points semblent globalement alignés. Un ajustement affine paraît pertinent.
b. La corrélation est négative : quand la température augmente, la consommation diminue (le chauffage est moins sollicité).
c.
\[\bar{x} = \frac{0+5+10+15+20+25+30}{7} = \frac{105}{7} = 15\] \[\bar{y} = \frac{480+410+340+290+250+220+200}{7} = \frac{2190}{7} \approx 312{,}9\]\(G(15\,;\,312{,}9)\)
On donne la droite de régression \(y = 3{,}2x + 14\) pour une série dont le point moyen est \(G(10\,;\,46)\).
a. Vérifier que la droite passe par le point moyen.
b. Calculer \(y\) pour \(x = 7\). S'agit-il d'une interpolation ou d'une extrapolation si les données vont de \(x = 4\) à \(x = 18\) ?
a. On calcule : \(3{,}2 \times 10 + 14 = 32 + 14 = 46 = \bar{y}\). La droite passe bien par \(G\).
b. \(y = 3{,}2 \times 7 + 14 = 22{,}4 + 14 = 36{,}4\).
Comme \(7\) est compris entre 4 et 18 (plage des données), il s'agit d'une interpolation.
Un entraîneur relève la distance parcourue (en km) et la fréquence cardiaque moyenne (en bpm) lors de courses de durées différentes :
| Distance \(x\) (km) | 3 | 5 | 8 | 10 | 12 | 15 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| FC moyenne \(y\) (bpm) | 125 | 138 | 150 | 158 | 165 | 175 |
a. Calculer le point moyen \(G(\bar{x}\,;\,\bar{y})\).
Étape 1 : Additionner toutes les valeurs de \(x\) : \(3 + 5 + 8 + 10 + 12 + 15 = \ldots\) puis diviser par 6.
Étape 2 : Faire de même pour les valeurs de \(y\).
b. La calculatrice donne : \(y = 4{,}12x + 112{,}7\) et \(r = 0{,}998\). Calculer \(R^2\) et commenter la qualité de l'ajustement.
Aide : \(R^2 = r^2 = (0{,}998)^2 = \ldots\) Si \(R^2\) est proche de 1, l'ajustement est bon.
c. Estimer la fréquence cardiaque pour une course de 7 km. Est-ce une interpolation ?
Étape 1 : Remplacer \(x\) par 7 dans l'équation : \(y = 4{,}12 \times 7 + 112{,}7 = \ldots\)
Étape 2 : Vérifier si 7 est dans la plage des données \([3\,;\,15]\).
d. Estimer la fréquence cardiaque pour une course de 25 km. Commenter.
Aide : 25 est-il dans la plage \([3\,;\,15]\) ? Si non, c'est une extrapolation. Le résultat est-il réaliste ?
a.
\[\bar{x} = \frac{3+5+8+10+12+15}{6} = \frac{53}{6} \approx 8{,}83\] \[\bar{y} = \frac{125+138+150+158+165+175}{6} = \frac{911}{6} \approx 151{,}8\]\(G(8{,}83\,;\,151{,}8)\)
b. \(R^2 = (0{,}998)^2 \approx 0{,}996\). L'ajustement est excellent car \(R^2 > 0{,}99\).
c. \(y = 4{,}12 \times 7 + 112{,}7 = 28{,}84 + 112{,}7 = 141{,}5\) bpm.
Comme \(7 \in [3\,;\,15]\), c'est une interpolation fiable.
d. \(y = 4{,}12 \times 25 + 112{,}7 = 103 + 112{,}7 = 215{,}7\) bpm.
C'est une extrapolation. Le résultat (216 bpm) est proche de la fréquence cardiaque maximale. Le modèle linéaire n'est plus réaliste pour de telles distances car la FC plafonne.
Un installateur thermique étudie le lien entre l'épaisseur d'isolant (en cm) et la déperdition thermique (en W/m²) d'un mur :
| Épaisseur \(x\) (cm) | 2 | 4 | 6 | 8 | 10 | 12 | 14 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Déperdition \(y\) (W/m²) | 42 | 35 | 28 | 23 | 19 | 16 | 14 |
a. Représenter le nuage de points.
Aide : Placer chaque couple \((x\,;\,y)\) dans un repère. L'axe horizontal représente l'épaisseur, l'axe vertical la déperdition.
b. Le nuage semble-t-il linéaire ?
Aide : Les points sont-ils à peu près alignés ? Si oui, un ajustement affine est envisageable.
c. La calculatrice donne \(y = -2{,}29x + 44{,}5\) et \(R^2 = 0{,}98\). L'ajustement est-il pertinent ?
Aide : Comparer \(R^2\) à 0,90. Si \(R^2 \geq 0{,}90\), l'ajustement est pertinent.
d. Quelle épaisseur d'isolant faudrait-il pour une déperdition de 10 W/m² ? S'agit-il d'une interpolation ou d'une extrapolation ?
Étape 1 : Remplacer \(y\) par 10 dans l'équation : \(10 = -2{,}29x + 44{,}5\).
Étape 2 : Isoler \(x\) : \(2{,}29x = 44{,}5 - 10 = \ldots\) puis \(x = \ldots\)
Étape 3 : La valeur trouvée est-elle dans la plage \([2\,;\,14]\) ?
a. On place les 7 points dans un repère.
b. Les points semblent globalement alignés avec une légère courbure. L'ajustement affine reste une bonne approximation.
c. \(R^2 = 0{,}98 > 0{,}90\), l'ajustement est pertinent.
d. On résout \(10 = -2{,}29x + 44{,}5\) :
\[2{,}29x = 44{,}5 - 10 = 34{,}5\] \[x = \frac{34{,}5}{2{,}29} \approx 15{,}1 \text{ cm}\]Comme les données vont de 2 à 14 cm, \(x = 15{,}1\) est légèrement hors plage : c'est une extrapolation. Sa proximité avec la plage la rend moins risquée qu'une extrapolation lointaine, mais les données ne suffisent pas à la déclarer fiable.
Pour chaque situation, indiquer s'il y a corrélation et si on peut conclure à une relation de causalité. Justifier.
Rappel : Corrélation = deux grandeurs évoluent ensemble. Causalité = l'une est la cause directe de l'autre. Attention : corrélation ≠ causalité !
a. On observe que dans les pays où l'on mange le plus de fromage, il y a plus de lauréats du prix Nobel.
Aide : Y a-t-il un lien direct entre manger du fromage et gagner un Nobel ? Ou bien un facteur caché (richesse du pays) pourrait-il expliquer les deux ?
b. Un médecin du sport observe que plus un athlète s'entraîne (en heures/semaine), plus son temps au 100 m diminue.
Aide : L'entraînement peut-il directement améliorer la performance ? Existe-t-il un mécanisme causal ?
c. On constate qu'en hiver, les ventes de manteaux et les accidents de la route augmentent simultanément.
Aide : Acheter un manteau provoque-t-il un accident ? Chercher le facteur commun qui influence les deux.
a. Il y a corrélation mais pas de causalité établie. Le niveau de développement économique est un facteur de confusion possible : il peut être associé à la fois à certaines habitudes alimentaires et aux moyens consacrés à la recherche. Ces seules données ne permettent toutefois ni de l'identifier avec certitude, ni de prouver un mécanisme causal.
b. Il y a corrélation et causalité probable. L'entraînement améliore directement la performance physique (mécanisme causal connu).
c. Il y a corrélation mais pas de causalité. Le facteur caché est le froid / l'hiver qui explique les deux phénomènes (vêtements chauds et routes verglacées).
Pendant 5 semaines, une famille note le nombre d'articles achetés au supermarché et le montant du ticket de caisse.
| Semaine | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'articles \(x\) | 8 | 12 | 15 | 20 | 25 |
| Montant \(y\) (€) | 22 | 32 | 38 | 52 | 66 |
Rappel du cours : \(\bar{x} = \dfrac{\text{somme des } x}{n}\) et \(\bar{y} = \dfrac{\text{somme des } y}{n}\), où \(n\) est le nombre de couples de la série.
1. Combien y a-t-il de couples dans cette série ? Autrement dit, que vaut \(n\) ?
2. Calculer \(\bar{x}\). Le calcul est amorcé : \(8 + 12 + 15 + 20 + 25 = \ldots\) puis on divise par \(n\).
3. Calculer \(\bar{y}\) de la même façon.
4. Donner les coordonnées du point moyen \(G(\bar{x}\,;\,\bar{y})\).
1. Il y a 5 semaines, donc 5 couples \((x\,;\,y)\) : \(\mathbf{n = 5}\).
2. Somme des \(x\) : \(8 + 12 + 15 + 20 + 25 = 80\).
\[\bar{x} = \frac{80}{5} = \mathbf{16} \text{ articles}\]3. Somme des \(y\) : \(22 + 32 + 38 + 52 + 66 = 210\).
\[\bar{y} = \frac{210}{5} = \mathbf{42} \text{ €}\]4. Le point moyen est \(\mathbf{G(16\,;\,42)}\) : en moyenne, 16 articles pour 42 € de courses.
Un maçon note, sur cinq chantiers, la surface de mur enduite (recouverte d'un mortier de finition) et le nombre de sacs d'enduit de 25 kg utilisés.
| Surface \(x\) (m²) | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sacs d'enduit \(y\) | 9 | 12 | 17 | 20 | 24 |
Rappel du cours : \(\bar{x} = \dfrac{\text{somme des } x}{n}\) et \(\bar{y} = \dfrac{\text{somme des } y}{n}\).
1. Calculer \(\bar{x}\). Commencer par la somme : \(10 + 15 + 20 + 25 + 30 = \ldots\)
2. Calculer \(\bar{y}\). Donner la valeur exacte (elle tombe juste au dixième).
3. Donner les coordonnées du point moyen \(G\).
1. Somme des \(x\) : \(10 + 15 + 20 + 25 + 30 = 100\), et \(n = 5\).
\[\bar{x} = \frac{100}{5} = \mathbf{20} \text{ m²}\]2. Somme des \(y\) : \(9 + 12 + 17 + 20 + 24 = 82\).
\[\bar{y} = \frac{82}{5} = \mathbf{16{,}4} \text{ sacs}\]3. Le point moyen est \(\mathbf{G(20\,;\,16{,}4)}\) : en moyenne, il faut 16,4 sacs d'enduit pour 20 m² de mur.
En travaux pratiques de sciences, on suspend des masses à un ressort et on mesure son allongement (de combien il s'étire).
| Masse \(x\) (g) | 0 | 50 | 100 | 150 | 200 |
|---|---|---|---|---|---|
| Allongement \(y\) (mm) | 0 | 21 | 39 | 61 | 79 |
1. Placer les 5 points du nuage dans le repère ci-dessous. Le premier est donné en exemple : le couple \((0\,;\,0)\) se place à l'origine du repère.
2. Calculer les coordonnées du point moyen \(G(\bar{x}\,;\,\bar{y})\), puis placer \(G\) dans le repère.
3. Les points du nuage semblent-ils alignés ?
1. On place un point par colonne du tableau : l'abscisse se lit sur l'axe horizontal (la masse), l'ordonnée sur l'axe vertical (l'allongement). On obtient les points \((0\,;\,0)\), \((50\,;\,21)\), \((100\,;\,39)\), \((150\,;\,61)\) et \((200\,;\,79)\).
2. Somme des \(x\) : \(0 + 50 + 100 + 150 + 200 = 500\) ; somme des \(y\) : \(0 + 21 + 39 + 61 + 79 = 200\) ; \(n = 5\).
\[\bar{x} = \frac{500}{5} = \mathbf{100} \text{ g} \qquad \bar{y} = \frac{200}{5} = \mathbf{40} \text{ mm}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(100\,;\,40)}\). On le place à l'intersection de la verticale d'abscisse 100 g et de l'horizontale d'ordonnée 40 mm : il tombe au milieu du nuage.
3. Oui : les 5 points sont pratiquement alignés. Un ajustement affine (une droite) est donc pertinent pour cette série.
Un menuisier agenceur relève, pour cinq plans de travail (la planche posée au-dessus des meubles bas d'une cuisine), leur longueur et leur prix de vente.
| Longueur \(x\) (cm) | 60 | 80 | 120 | 160 | 180 |
|---|---|---|---|---|---|
| Prix \(y\) (€) | 100 | 140 | 180 | 220 | 260 |
1. Placer les 5 points du nuage dans le repère ci-dessous.
2. Calculer les coordonnées du point moyen \(G\), puis le placer dans le repère.
3. Un ajustement affine (une droite qui passe au plus près de tous les points) est-il envisageable pour ce nuage ? Justifier.
1. On place les points \((60\,;\,100)\), \((80\,;\,140)\), \((120\,;\,180)\), \((160\,;\,220)\) et \((180\,;\,260)\). Chaque valeur tombe sur une ligne du quadrillage.
2. Somme des \(x\) : \(60 + 80 + 120 + 160 + 180 = 600\) ; somme des \(y\) : \(100 + 140 + 180 + 220 + 260 = 900\) ; \(n = 5\).
\[\bar{x} = \frac{600}{5} = \mathbf{120} \text{ cm} \qquad \bar{y} = \frac{900}{5} = \mathbf{180} \text{ €}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(120\,;\,180)}\). Il se place à l'intersection de la verticale d'abscisse 120 cm et de l'horizontale d'ordonnée 180 €.
3. Oui : les points sont presque alignés et le prix augmente régulièrement avec la longueur (corrélation positive). Un ajustement affine est donc envisageable — la calculatrice donnerait d'ailleurs \(R^2 \approx 0{,}98\), ce qui confirme la bonne qualité de l'ajustement.
Un carreleur relève, sur cinq chantiers, la surface carrelée et la durée totale du chantier.
| Surface \(x\) (m²) | 10 | 20 | 25 | 30 | 40 |
|---|---|---|---|---|---|
| Durée \(y\) (h) | 12 | 18 | 23 | 28 | 37 |
Il saisit les données dans sa calculatrice et lance la régression linéaire de \(y\) en \(x\). L'écran affiche :
| Affichage | Valeur |
|---|---|
| \(a\) | 0,85 |
| \(b\) | 2,35 |
| \(r\) | 0,9946 |
Rappels du cours : la droite d'ajustement a pour équation \(y = ax + b\), et \(R^2 = r^2\). L'ajustement est bon si \(R^2 \geqslant 0{,}90\).
1. Écrire l'équation de la droite d'ajustement.
2. Calculer \(R^2\). Arrondir au millième.
3. L'ajustement est-il de bonne qualité ?
4. Estimer la durée d'un chantier de 35 m². Le calcul est amorcé : \(y = 0{,}85 \times 35 + 2{,}35 = \ldots\) S'agit-il d'une interpolation ou d'une extrapolation ?
1. On remplace \(a\) et \(b\) par les valeurs lues : \(y = ax + b\) donne \(\mathbf{y = 0{,}85x + 2{,}35}\) (\(x\) en m², \(y\) en h).
2. \(R^2 = r^2\), donc :
\[R^2 = (0{,}9946)^2 = 0{,}98922\ldots \approx \mathbf{0{,}989}\]3. \(0{,}989 \geqslant 0{,}90\) : l'ajustement est bon. Environ 99 % de la variation de la durée observée est expliquée par le modèle affine utilisant la surface ; cela ne prouve pas, à lui seul, une causalité.
4. On remplace \(x\) par 35 dans l'équation :
\[y = 0{,}85 \times 35 + 2{,}35 = 29{,}75 + 2{,}35 = \mathbf{32{,}1} \text{ h}\]Comme 35 est compris entre 10 et 40 (la plage des surfaces relevées), il s'agit d'une interpolation : l'estimation est fiable.
Dans un club d'athlétisme, on mesure pour cinq sauteurs en longueur la vitesse d'élan (la vitesse de la course juste avant l'appel) et la longueur du saut.
| Vitesse d'élan \(x\) (m/s) | 6,0 | 6,5 | 7,0 | 7,5 | 8,0 |
|---|---|---|---|---|---|
| Longueur du saut \(y\) (m) | 4,80 | 5,15 | 5,45 | 5,85 | 6,25 |
La calculatrice donne la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) : \(y = 0{,}72x + 0{,}46\).
1. Estimer la longueur du saut d'un athlète dont la vitesse d'élan est de 7,25 m/s. Le calcul est amorcé : \(y = 0{,}72 \times 7{,}25 + 0{,}46 = \ldots\) S'agit-il d'une interpolation ou d'une extrapolation ?
2. Reprendre la question 1 avec une vitesse d'élan de 12 m/s.
3. Le record du monde du saut en longueur est de 8,95 m. Que penser du résultat trouvé à la question 2 ?
1. On remplace \(x\) par 7,25 dans l'équation :
\[y = 0{,}72 \times 7{,}25 + 0{,}46 = 5{,}22 + 0{,}46 = \mathbf{5{,}68} \text{ m}\]La plage des vitesses relevées est \([6{,}0\,;\,8{,}0]\). Comme 7,25 est à l'intérieur de cette plage, c'est une interpolation : l'estimation est fiable.
2. On remplace \(x\) par 12 :
\[y = 0{,}72 \times 12 + 0{,}46 = 8{,}64 + 0{,}46 = \mathbf{9{,}10} \text{ m}\]Comme 12 est en dehors de la plage \([6{,}0\,;\,8{,}0]\), c'est une extrapolation.
3. Le résultat annonce un saut de 9,10 m, au-delà de la référence de 8,95 m donnée dans l'énoncé : cela ne rend pas le saut mathématiquement impossible, mais montre que la prévision est très peu plausible et non validée. L'extrapolation est risquée : loin des données observées, rien ne garantit que le modèle affine reste valable. De plus, la vitesse de 12 m/s est elle-même hors de la plage étudiée.
Un service de médecine du travail mesure, chez cinq hommes adultes, leur taille et leur capacité pulmonaire (le volume d'air maximal qu'ils peuvent souffler après une inspiration profonde).
| Taille \(x\) (cm) | 160 | 165 | 170 | 175 | 180 |
|---|---|---|---|---|---|
| Capacité \(y\) (L) | 3,6 | 3,9 | 4,1 | 4,4 | 4,7 |
La calculatrice donne la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) : \(y = 0{,}054x - 5{,}04\).
1. Estimer la capacité pulmonaire d'un homme de 172 cm. Arrondir au dixième de litre. Interpolation ou extrapolation ?
2. Utiliser la même équation pour un enfant de 80 cm. Le calcul est amorcé : \(y = 0{,}054 \times 80 - 5{,}04 = \ldots\)
3. Le résultat de la question 2 est-il possible ? Qu'en conclure sur l'utilisation d'une droite d'ajustement ?
1. On remplace \(x\) par 172 :
\[y = 0{,}054 \times 172 - 5{,}04 = 9{,}288 - 5{,}04 = 4{,}248 \approx \mathbf{4{,}2} \text{ L}\]La plage des tailles relevées est \([160\,;\,180]\). Comme 172 est à l'intérieur, c'est une interpolation : l'estimation est fiable.
2. On remplace \(x\) par 80 :
\[y = 0{,}054 \times 80 - 5{,}04 = 4{,}32 - 5{,}04 = \mathbf{-0{,}72} \text{ L}\]3. Une capacité pulmonaire négative est impossible : le résultat n'a aucun sens. La taille 80 cm est très loin de la plage \([160\,;\,180]\), c'est donc une extrapolation non fiable. Conclusion : une droite d'ajustement ne s'utilise en confiance que dans le domaine des données observées, et il faut toujours vérifier que le résultat est réaliste.
Un technicien en énergies renouvelables a mené trois études. Pour chacune, sa calculatrice affiche le coefficient de corrélation \(r\).
| Étude | Grandeurs étudiées | \(r\) |
|---|---|---|
| 1 | Épaisseur de calorifuge (l'isolant posé autour d'un tuyau, en mm) et pertes de chaleur (en W/m) | −0,96 |
| 2 | Durée d'ensoleillement (en h) et énergie produite par des panneaux solaires (en kWh) | 0,88 |
| 3 | Nombre d'occupants d'un logement et consommation d'eau chaude (en L/jour) | 0,65 |
Rappels du cours : \(R^2 = r^2\). L'ajustement est bon si \(R^2 \geqslant 0{,}90\), moyen si \(0{,}70 \leqslant R^2 \lt 0{,}90\), mauvais si \(R^2 \lt 0{,}70\).
1. Calculer \(R^2\) pour chaque étude. Arrondir au centième.
2. Pour chaque étude, dire si l'ajustement affine est bon, moyen ou mauvais.
3. Dans l'étude 1, le coefficient \(r\) est négatif. Que cela signifie-t-il ?
1. On élève chaque coefficient au carré :
\[\text{Étude 1 : } R^2 = (-0{,}96)^2 = 0{,}9216 \approx \mathbf{0{,}92}\] \[\text{Étude 2 : } R^2 = (0{,}88)^2 = 0{,}7744 \approx \mathbf{0{,}77}\] \[\text{Étude 3 : } R^2 = (0{,}65)^2 = 0{,}4225 \approx \mathbf{0{,}42}\]2. Étude 1 : \(0{,}92 \geqslant 0{,}90\) → ajustement bon. Étude 2 : \(0{,}70 \leqslant 0{,}77 \lt 0{,}90\) → ajustement moyen, à utiliser avec prudence. Étude 3 : \(0{,}42 \lt 0{,}70\) → ajustement mauvais : une droite ne décrit pas correctement cette série (les habitudes de consommation varient beaucoup d'un logement à l'autre).
3. Un \(r\) négatif signifie que la corrélation est négative : quand l'épaisseur de calorifuge augmente, les pertes de chaleur diminuent. Remarque : \(R^2 = r^2\) est toujours positif, il ne renseigne donc pas sur le sens de la relation.
Dans chacune des trois situations ci-dessous, une forte corrélation a été mesurée. Pour chaque cas, dire si l'une des deux grandeurs est bien la cause de l'autre, ou s'il existe un facteur caché (une troisième grandeur qui explique les deux à la fois).
Rappel du cours : une corrélation signifie que deux grandeurs varient ensemble ; une causalité signifie que l'une provoque l'autre. Une corrélation, même très forte, ne prouve jamais une causalité.
1. Chez les enfants de 5 à 12 ans, la pointure de chaussure et le nombre de mots lus en une minute augmentent ensemble.
2. Dans un logement, plus l'épaisseur d'isolant posée dans les combles est grande, plus la facture de chauffage est faible.
3. Dans les communes françaises, plus il y a de médecins installés, plus il y a de décès enregistrés chaque année.
4. Un élève affirme : « J'ai trouvé \(R^2 = 0{,}97\) entre deux grandeurs, donc l'une est forcément la cause de l'autre. » A-t-il raison ?
1. Corrélation, mais pas de causalité : ce n'est pas la taille du pied qui fait lire plus vite. Le facteur caché est l'âge — en grandissant, l'enfant chausse plus grand ET lit plus vite.
2. Corrélation et causalité : l'isolant limite les pertes de chaleur par le toit, la chaudière fonctionne donc moins et la facture baisse. Le mécanisme physique explique bien le lien.
3. Corrélation, mais pas de causalité : les médecins ne provoquent évidemment pas les décès. Le facteur caché est le nombre d'habitants — une commune peuplée compte à la fois plus de médecins et plus de décès.
4. Non. Un \(R^2\) proche de 1 indique seulement que la droite d'ajustement décrit bien les données mesurées. Il ne dit rien de la cause : il faut toujours chercher une explication logique avant de conclure à une relation de cause à effet.
Un technicien chauffagiste analyse l'évolution du prix du gaz naturel (en €/MWh) sur 7 ans :
| Année | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rang \(x\) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| Prix \(y\) (€/MWh) | 22 | 24 | 19 | 35 | 85 | 45 | 38 |
a. Tracer le nuage de points.
b. Calculer le point moyen.
c. La calculatrice donne \(y \approx 5{,}57x + 16\) et \(R^2 \approx 0{,}282\). L'ajustement affine est-il pertinent ? Justifier.
d. Expliquer pourquoi un ajustement affine ne convient pas ici.
a. Le nuage montre des points très dispersés avec un pic en 2022.
b.
\[\bar{x} = \frac{1+2+3+4+5+6+7}{7} = 4\] \[\bar{y} = \frac{22+24+19+35+85+45+38}{7} = \frac{268}{7} \approx 38{,}3\]\(G(4\,;\,38{,}3)\)
c. \(R^2 \approx 0{,}282 < 0{,}70\) : l'ajustement affine est mauvais. Le modèle affine n'explique qu'environ 28,2 % de la variation du prix.
d. Le prix du gaz a subi un choc conjoncturel en 2022 (crise énergétique). L'évolution n'est pas régulière : un modèle linéaire ne peut pas capter ce type de variation brutale. Les données ne suivent pas une tendance affine.
Un ébéniste relève le nombre d'heures travaillées et le nombre de pièces produites chaque semaine :
| Heures \(x\) | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | 45 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pièces \(y\) | 12 | 16 | 19 | 22 | 26 | 29 |
a. Calculer le point moyen.
b. La régression linéaire donne \(y \approx 0{,}674x - 1{,}25\) avec \(R^2 \approx 0{,}998\). Interpréter le coefficient \(a \approx 0{,}674\).
c. Combien de pièces peut-on espérer produire en 38 heures ?
d. Combien d'heures faut-il pour produire 25 pièces ?
e. Est-il raisonnable d'utiliser ce modèle pour prévoir la production en 80 heures ? Justifier.
a.
\[\bar{x} = \frac{20+25+30+35+40+45}{6} = \frac{195}{6} = 32{,}5\] \[\bar{y} = \frac{12+16+19+22+26+29}{6} = \frac{124}{6} \approx 20{,}7\]\(G(32{,}5\,;\,20{,}7)\)
b. Le coefficient \(a \approx 0{,}674\) signifie qu'en moyenne, une heure de travail supplémentaire est associée à environ \(0{,}67\) pièce produite en plus, soit environ 2 pièces pour 3 heures supplémentaires.
c. \(y \approx 0{,}674 \times 38 - 1{,}25 \approx 24{,}4\). On peut espérer produire environ 24 pièces. C'est une interpolation et l'ajustement est de bonne qualité (\(R^2 \approx 0{,}998\)).
d. On résout \(25 = 0{,}674x - 1{,}25\) :
\[0{,}674x = 26{,}25 \implies x = \frac{26{,}25}{0{,}674} \approx 39{,}0 \text{ heures}\]e. 80 heures est bien au-delà de la plage [20 ; 45]. C'est une extrapolation risquée. En réalité, au-delà d'un certain nombre d'heures, la fatigue diminue la productivité et le rythme de production n'est plus constant.
Un installateur thermique compare deux types de radiateurs. Pour chacun, il mesure, entre 400 W et 800 W, la puissance électrique consommée \(x\) et la température obtenue \(y\) (en °C) dans une pièce de 15 m².
Radiateur A : \(y = 0{,}012x + 14\) avec \(R^2 = 0{,}97\)
Radiateur B : \(y = 0{,}015x + 12\) avec \(R^2 = 0{,}85\)
a. Quel radiateur a le meilleur ajustement affine ? Justifier.
b. Pour quel radiateur la température augmente-t-elle le plus vite avec la puissance ?
c. Quelle puissance faut-il au radiateur A pour atteindre 22°C ?
a. Le radiateur A a le meilleur ajustement car \(R^2_A = 0{,}97 > R^2_B = 0{,}85\). Le modèle linéaire décrit mieux le comportement du radiateur A.
b. Le radiateur B a un coefficient directeur plus élevé (\(0{,}015 > 0{,}012\)), donc sa température augmente plus vite avec la puissance.
c. On résout \(22 = 0{,}012x + 14\) :
\[0{,}012x = 8 \implies x = \frac{8}{0{,}012} \approx 667 \text{ W}\]Cette valeur appartient à la plage mesurée [400 ; 800] W : il s'agit d'une interpolation.
Un métreur d'une entreprise de ravalement note, pour cinq façades qu'il vient de traiter, la surface enduite et la masse d'enduit réellement consommée.
| Surface \(x\) (m²) | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|
| Enduit \(y\) (kg) | 42 | 58 | 82 | 98 | 120 |
1. Construire le nuage de points de cette série dans le repère ci-dessous.
2. Calculer les coordonnées du point moyen \(G(\bar{x}\,;\,\bar{y})\) et le placer dans le repère.
3. Un ajustement affine de cette série est-il justifié ? Répondre en s'appuyant sur l'allure du nuage.
1. Chaque colonne du tableau donne un point : on place \((10\,;\,42)\), \((15\,;\,58)\), \((20\,;\,82)\), \((25\,;\,98)\) et \((30\,;\,120)\). L'abscisse se lit sur l'axe des surfaces, l'ordonnée sur l'axe des masses d'enduit.
2. On applique \(\bar{x} = \dfrac{1}{n}\sum x_i\) et \(\bar{y} = \dfrac{1}{n}\sum y_i\) avec \(n = 5\) :
\[\bar{x} = \frac{10+15+20+25+30}{5} = \frac{100}{5} = \mathbf{20} \text{ m²}\] \[\bar{y} = \frac{42+58+82+98+120}{5} = \frac{400}{5} = \mathbf{80} \text{ kg}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(20\,;\,80)}\) : on le place à l'intersection de la verticale d'abscisse 20 m² et de l'horizontale d'ordonnée 80 kg. Il tombe au centre du nuage.
3. Les cinq points sont pratiquement alignés le long d'une droite montante : quand la surface augmente, la masse d'enduit augmente de façon régulière. Un ajustement affine est donc justifié pour cette série.
Six salariés d'une même entreprise indiquent la distance qui sépare leur domicile de leur lieu de travail et la durée moyenne de leur trajet du matin.
| Distance \(x\) (km) | 4 | 8 | 12 | 16 | 20 | 24 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Durée \(y\) (min) | 14 | 30 | 34 | 44 | 60 | 64 |
1. Construire le nuage de points dans le repère ci-dessous.
2. Calculer le point moyen \(G\) de la série et le placer dans le repère.
3. La calculatrice donne pour droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) : \(y = 2{,}5x + 6\). Vérifier par le calcul que cette droite passe bien par le point moyen.
4. Interpréter le coefficient directeur dans le contexte du trajet.
1. On place les six points \((4\,;\,14)\), \((8\,;\,30)\), \((12\,;\,34)\), \((16\,;\,44)\), \((20\,;\,60)\) et \((24\,;\,64)\). Le nuage monte régulièrement.
2. \(\bar{x} = \dfrac{1}{n}\sum x_i\) et \(\bar{y} = \dfrac{1}{n}\sum y_i\) avec \(n = 6\) :
\[\bar{x} = \frac{4+8+12+16+20+24}{6} = \frac{84}{6} = \mathbf{14} \text{ km}\] \[\bar{y} = \frac{14+30+34+44+60+64}{6} = \frac{246}{6} = \mathbf{41} \text{ min}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(14\,;\,41)}\).
3. On calcule l'ordonnée de la droite pour \(x = \bar{x} = 14\) :
\[y = 2{,}5 \times 14 + 6 = 35 + 6 = \mathbf{41} \text{ min}\]On retrouve exactement \(\bar{y} = 41\) min : la droite d'ajustement passe bien par le point moyen \(G\), comme le veut la propriété du cours.
4. Le coefficient directeur vaut \(a = 2{,}5\). Cela signifie que, dans ce modèle, un kilomètre supplémentaire est associé à 2,5 minutes de trajet en plus (soit 5 minutes de plus pour 2 km). L'ordonnée à l'origine \(b = 6\) est l'estimation du modèle pour 0 km. Comme 0 est hors de la plage observée [4 ; 24], les données ne permettent pas de l'interpréter avec certitude comme un temps incompressible.
Un menuisier agenceur chronomètre l'assemblage complet de cinq caissons de cuisine ne différant que par leur nombre de tiroirs.
| Nombre de tiroirs \(x\) | 4 | 6 | 8 | 10 | 12 |
|---|---|---|---|---|---|
| Temps d'assemblage \(y\) (min) | 80 | 97 | 135 | 149 | 184 |
1. Calculer les coordonnées du point moyen \(G\) de cette série.
2. À l'aide de la calculatrice (ou d'un tableur), déterminer l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) par la méthode des moindres carrés. Vérifier ensuite que cette droite passe par \(G\).
3. Estimer le temps d'assemblage d'un caisson de 9 tiroirs, puis celui d'un caisson de 15 tiroirs. Préciser à chaque fois s'il s'agit d'une interpolation ou d'une extrapolation, et dire laquelle des deux estimations est la plus fiable.
1. \(\bar{x} = \dfrac{1}{n}\sum x_i\) et \(\bar{y} = \dfrac{1}{n}\sum y_i\) avec \(n = 5\) :
\[\bar{x} = \frac{4+6+8+10+12}{5} = \frac{40}{5} = \mathbf{8} \text{ tiroirs}\] \[\bar{y} = \frac{80+97+135+149+184}{5} = \frac{645}{5} = \mathbf{129} \text{ min}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(8\,;\,129)}\).
2. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 13x + 25}\]Vérification du passage par \(G\) : \(13 \times 8 + 25 = 104 + 25 = \mathbf{129}\) min, ce qui est bien \(\bar{y}\). ✓
3. Pour \(x = 9\) (valeur située à l'intérieur de la plage observée [4 ; 12], c'est une interpolation) :
\[y = 13 \times 9 + 25 = 117 + 25 = \mathbf{142} \text{ min}\]Pour \(x = 15\) (valeur située à l'extérieur de la plage [4 ; 12], c'est une extrapolation) :
\[y = 13 \times 15 + 25 = 195 + 25 = \mathbf{220} \text{ min}\]L'estimation de 142 minutes pour 9 tiroirs est la plus fiable : elle porte sur une valeur encadrée par les données observées. Celle de 220 minutes pour 15 tiroirs est plus risquée, car rien ne garantit que le temps continue d'augmenter au même rythme au-delà de 12 tiroirs (un caisson aussi chargé demande un autre mode de montage).
Un conducteur de travaux relève, sur cinq raccordements de réseaux, la longueur de la tranchée creusée et la durée totale du terrassement.
| Longueur \(x\) (m) | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 |
|---|---|---|---|---|---|
| Durée \(y\) (h) | 12 | 13 | 21 | 21 | 28 |
1. Déterminer, à la calculatrice ou au tableur, l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) par la méthode des moindres carrés, ainsi que le coefficient de détermination \(R^2\).
2. L'ajustement affine est-il de bonne qualité ? Justifier à l'aide des seuils du cours.
3. Estimer la durée du terrassement d'une tranchée de 45 m.
4. Une équipe dispose de 30 h de terrassement. Quelle longueur de tranchée peut-elle espérer creuser ? Commenter la fiabilité de cette réponse.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = 0{,}4x + 3} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}92}\]2. D'après le cours, un ajustement est bon lorsque \(R^2 \geqslant 0{,}90\). Ici \(R^2 \approx 0{,}92 \geqslant 0{,}90\) : l'ajustement affine est de bonne qualité. Environ 92 % de la variation de la durée est expliquée par la longueur de la tranchée.
3. \(x = 45\) est compris dans la plage observée [20 ; 60] : c'est une interpolation.
\[y = 0{,}4 \times 45 + 3 = 18 + 3 = \mathbf{21} \text{ h}\]Il faut compter environ 21 heures de terrassement.
4. On résout \(0{,}4x + 3 = 30\) :
\[0{,}4x = 27 \quad \text{donc} \quad x = \frac{27}{0{,}4} = \mathbf{67{,}5} \text{ m}\]L'équipe peut espérer creuser environ 67,5 m. Cette valeur dépasse légèrement la plage observée (au plus 60 m) : c'est une extrapolation, à prendre avec prudence, d'autant que la nature du terrain (roche, remblai) peut modifier complètement le rythme d'avancement.
Un technicien en énergies renouvelables compare sept installations photovoltaïques posées dans la même région : pour chacune, il note la puissance crête installée et la production électrique de l'année écoulée.
| Puissance \(x\) (kWc) | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Production \(y\) (kWh) | 3 060 | 3 990 | 5 100 | 6 150 | 7 200 | 8 190 | 9 360 |
1. Déterminer, à l'aide d'un outil numérique, l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\).
2. Interpréter le coefficient directeur dans le contexte de l'installation.
3. Un client fait poser une installation de 6,5 kWc. Estimer sa production annuelle.
4. Une exploitation agricole envisage une centrale de 30 kWc et demande au technicien d'utiliser la même droite. Que faut-il lui répondre ?
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 1\,050x - 150}\]2. Le coefficient directeur \(a = 1\,050\) signifie que, dans ce modèle, un kilowatt-crête installé en plus est associé en moyenne à 1 050 kWh de production annuelle supplémentaire. Il s'agit d'une pente d'ajustement, pas du quotient exact de production de chaque installation.
3. \(x = 6{,}5\) appartient à la plage observée [3 ; 9] : c'est une interpolation, fiable ici car l'ajustement est excellent (la calculatrice affiche \(R^2 \approx 1{,}00\)).
\[y = 1\,050 \times 6{,}5 - 150 = 6\,825 - 150 = \mathbf{6\,675} \text{ kWh}\]On peut annoncer environ 6 675 kWh par an.
4. \(x = 30\) est très largement en dehors de la plage [3 ; 9] : le calcul \(1\,050 \times 30 - 150 = \mathbf{31\,350}\) kWh n'est qu'une extrapolation risquée. Rien ne prouve que la relation reste affine pour une centrale dix fois plus grande : ombrages, orientation des tables, pertes dans les câbles et rendement des onduleurs changent d'échelle. Il faut donc annoncer cette valeur comme un ordre de grandeur et refaire une étude sur des installations de taille comparable.
Dans l'entrepôt d'une entreprise de distribution, un préparateur de commandes note le nombre de colis préparés et le temps total passé, pour six tournées de picking.
| Colis \(x\) | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Temps \(y\) (min) | 37 | 60 | 65 | 79 | 102 | 107 |
1. Déterminer à la calculatrice l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Interpréter les deux coefficients \(a\) et \(b\) dans le contexte de l'entrepôt.
3. Combien de colis un préparateur peut-il traiter en 2 heures ? Justifier le degré de confiance que l'on peut accorder à cette estimation.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = 1{,}4x + 12} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}97}\]2. \(a = 1{,}4\) : dans le modèle, chaque colis supplémentaire est associé en moyenne à 1,4 minute de plus, soit environ 1 min 24 s. \(b = 12\) est le temps prévu par la droite pour zéro colis. Comme zéro est hors de la plage observée [20 ; 70], l'attribuer à la préparation serait une hypothèse de métier, non une conclusion des données.
3. 2 heures valent 120 minutes. On résout \(1{,}4x + 12 = 120\) :
\[1{,}4x = 108 \quad \text{donc} \quad x = \frac{108}{1{,}4} \approx \mathbf{77} \text{ colis}\]Le préparateur peut traiter environ 77 colis en 2 heures. La confiance est bonne : \(R^2 \approx 0{,}97 \geqslant 0{,}90\), donc l'ajustement est de bonne qualité, et 77 colis reste proche de la plage observée [20 ; 70]. Il faut toutefois rester prudent, car la fatigue sur une longue tournée n'est pas prise en compte par le modèle.
Un club d'aviron relève, pour six rameurs de même catégorie, le nombre de séances d'entraînement hebdomadaires et le temps réalisé sur 2 000 m en fin de saison.
| Séances \(x\) (par semaine) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Temps \(y\) (s) | 507 | 510 | 489 | 480 | 483 | 462 |
1. Déterminer, à l'aide de la calculatrice, l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Évaluer la qualité de cet ajustement en s'appuyant sur les seuils du cours.
3. Expliquer ce que signifie le signe du coefficient directeur pour les rameurs du club.
4. L'entraîneur affirme : « avec 12 séances par semaine, mes rameurs passeraient sous les 7 minutes ». Discuter cette affirmation.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = -9x + 520} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}88}\]2. On a \(0{,}70 \leqslant 0{,}88 \lt 0{,}90\) : l'ajustement est de qualité moyenne. Le modèle linéaire explique environ 88 % de la variation des chronos : c'est correct, mais pas excellent, et les prévisions demandent de la prudence.
3. Le coefficient directeur \(a = -9\) est négatif : la corrélation est négative, c'est-à-dire que lorsque le nombre de séances augmente, le temps sur 2 000 m diminue — en moyenne de 9 secondes par séance hebdomadaire supplémentaire. Un chrono qui baisse, en aviron, signifie une performance meilleure.
4. Le calcul donne \(y = -9 \times 12 + 520 = -108 + 520 = \mathbf{412}\) s, soit 6 min 52 s : l'affirmation est arithmétiquement exacte, mais la démarche est fausse. \(x = 12\) est très en dehors de la plage observée [1 ; 6] : c'est une extrapolation risquée. Les données ne permettent ni de valider le modèle affine dans cette zone, ni de prévoir les effets physiques d'un tel programme d'entraînement.
Un installateur thermique compare six logements d'un même lotissement, construits la même année et chauffés au gaz. Il relève la surface habitable et la consommation annuelle de chacun.
| Surface \(x\) (m²) | 60 | 80 | 100 | 120 | 140 | 160 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Consommation \(y\) (kWh/an) | 6 700 | 9 200 | 10 500 | 12 400 | 14 900 | 16 200 |
1. Calculer les coordonnées du point moyen \(G\) de la série.
2. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\), puis vérifier qu'elle passe par \(G\).
3. Déterminer \(R^2\) et évaluer la qualité de l'ajustement.
4. Interpréter le coefficient directeur pour un propriétaire.
5. Estimer la consommation annuelle d'un logement de 105 m² du même lotissement.
1. \(\bar{x} = \dfrac{1}{n}\sum x_i\) et \(\bar{y} = \dfrac{1}{n}\sum y_i\) avec \(n = 6\) :
\[\bar{x} = \frac{60+80+100+120+140+160}{6} = \frac{660}{6} = \mathbf{110} \text{ m²}\] \[\bar{y} = \frac{6\,700+9\,200+10\,500+12\,400+14\,900+16\,200}{6} = \frac{69\,900}{6} = \mathbf{11\,650} \text{ kWh/an}\]Le point moyen est \(\mathbf{G(110\,;\,11\,650)}\).
2. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = 95x + 1\,200}\]Vérification : \(95 \times 110 + 1\,200 = 10\,450 + 1\,200 = \mathbf{11\,650}\) kWh/an, soit exactement \(\bar{y}\). La droite passe bien par \(G\). ✓
3. La calculatrice affiche \(R^2 \approx \mathbf{0{,}99}\). Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de très bonne qualité : environ 99 % de la variation de la consommation observée est expliquée par le modèle affine utilisant la surface.
4. \(a = 95\) : dans ce modèle, un mètre carré habitable supplémentaire est associé en moyenne à 95 kWh de gaz par an en plus. Une différence de 20 m² correspondrait donc à environ \(20 \times 95 = 1\,900\) kWh/an. L'ordonnée à l'origine \(b = 1\,200\) kWh/an est la prévision du modèle pour 0 m², hors de la plage observée [60 ; 160] : les données seules ne permettent pas de la décomposer en eau chaude sanitaire et pertes de chaudière.
5. \(x = 105\) appartient à la plage [60 ; 160] : interpolation fiable.
\[y = 95 \times 105 + 1\,200 = 9\,975 + 1\,200 = \mathbf{11\,175} \text{ kWh/an}\]Un technicien d'un bureau d'études relève, pour six terrains à bâtir mis en vente dans la même commune, la distance au centre-ville et le prix au mètre carré.
| Distance \(x\) (km) | 2 | 4 | 6 | 8 | 10 | 12 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prix \(y\) (€/m²) | 371 | 462 | 283 | 239 | 330 | 151 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) ainsi que le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Évaluer la qualité de cet ajustement à l'aide des seuils du cours.
3. Le technicien veut annoncer un prix pour un terrain situé à 7 km du centre. Calculer la valeur donnée par la droite, puis expliquer pourquoi il serait imprudent de la retenir telle quelle.
4. Citer deux autres facteurs qui influencent le prix d'un terrain à bâtir.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = -22x + 460} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}58}\]2. D'après le cours, l'ajustement est mauvais lorsque \(R^2 \lt 0{,}70\). Ici \(R^2 \approx 0{,}58 \lt 0{,}70\) : l'ajustement affine est de mauvaise qualité. Le modèle linéaire n'explique que 58 % de la variation des prix ; les points sont très dispersés autour de la droite.
3. Pour \(x = 7\) :
\[y = -22 \times 7 + 460 = -154 + 460 = \mathbf{306} \text{ €/m²}\]Il serait imprudent d'annoncer ce prix comme une estimation fiable : même s'il s'agit d'une interpolation (7 km est dans la plage [2 ; 12]), la qualité de l'ajustement est trop faible. Les prix observés à distance comparable vont de 239 à 462 €/m² : l'écart possible autour de 306 €/m² est bien trop grand pour engager une vente.
4. Deux facteurs parmi d'autres : la viabilisation du terrain (raccordements à l'eau, à l'électricité, au tout-à-l'égout déjà réalisés ou non) et la constructibilité fixée par le plan local d'urbanisme (surface constructible autorisée). On peut aussi citer la nature du sol, l'exposition, la desserte par les transports ou la proximité des écoles.
Lors d'une campagne de prévention, une infirmière scolaire mesure la fréquence cardiaque au repos de six adultes volontaires et leur demande leur durée d'activité physique hebdomadaire.
| Activité \(x\) (min/semaine) | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Fréquence \(y\) (battements/min) | 72 | 75 | 66 | 63 | 66 | 57 |
1. Déterminer à la calculatrice l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Évaluer la qualité de l'ajustement à l'aide des seuils du cours.
3. Interpréter le coefficient directeur pour une augmentation de 30 minutes d'activité par semaine.
4. Un journal titre : « faire du sport fait baisser le cœur au repos ». Cette étude permet-elle de l'affirmer ? Rédiger une réponse argumentée.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = -0{,}1x + 80} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}77}\]2. On a \(0{,}70 \leqslant 0{,}77 \lt 0{,}90\) : l'ajustement affine est de qualité moyenne. Le modèle linéaire explique environ 77 % de la variation des fréquences cardiaques ; il dégage une tendance, mais ne permet pas de prédiction individuelle précise.
3. \(a = -0{,}1\) battement par minute d'activité. Pour 30 minutes d'activité hebdomadaire supplémentaires :
\[\Delta y = -0{,}1 \times 30 = \mathbf{-3} \text{ battements/min}\]En moyenne, 30 minutes d'activité de plus par semaine correspondent à une fréquence cardiaque au repos inférieure d'environ 3 battements par minute.
4. Non, cette étude ne permet pas de l'affirmer. Elle établit seulement une corrélation négative entre les deux variables : elles évoluent en sens contraire. Or corrélation ne signifie pas causalité. D'une part l'ajustement n'est que moyen (\(R^2 \approx 0{,}77\)) et l'échantillon est minuscule (6 personnes). D'autre part il existe des facteurs cachés qui agissent sur les deux variables à la fois : l'âge, le tabac, le poids, l'alimentation ou une pathologie ; une personne déjà en bonne santé pratique plus volontiers du sport, ce qui inverse le sens de la relation. Pour conclure à un lien de cause à effet, il faudrait une étude médicale suivant les mêmes personnes avant et après une reprise d'activité.
Une étude porte sur six enfants d'une même école, du CP au CM2. On relève pour chacun sa pointure de chaussures et le nombre de mots qu'il lit en une minute.
| Pointure \(x\) | 28 | 30 | 32 | 34 | 36 | 38 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Lecture \(y\) (mots/min) | 68 | 112 | 120 | 146 | 190 | 198 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Évaluer la qualité de l'ajustement, puis interpréter le coefficient directeur.
3. Peut-on en conclure qu'avoir de grands pieds fait mieux lire ? Rédiger une réponse argumentée en identifiant le facteur caché.
4. La droite prévoit-elle correctement le score d'un adulte chaussant du 44 ? Justifier.
1. La régression linéaire donne :
\[\mathbf{y = 13x - 290} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}96}\]2. Comme \(R^2 \approx 0{,}96 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de bonne qualité : la corrélation entre les deux variables est forte et positive. Le coefficient directeur \(a = 13\) signifie qu'une pointure de plus correspond en moyenne à 13 mots lus de plus par minute.
3. Non. Un \(R^2\) proche de 1 montre une forte corrélation, mais la corrélation n'est pas la causalité : la taille du pied n'a évidemment aucune action sur la lecture. Le facteur caché est l'âge des enfants : en grandissant du CP au CM2, ils chaussent plus grand et ils apprennent à lire plus vite. C'est l'âge qui fait augmenter les deux variables en même temps, ce qui crée la corrélation observée.
4. Le calcul donnerait \(y = 13 \times 44 - 290 = 572 - 290 = \mathbf{282}\) mots/min. C'est une extrapolation (44 est hors de la plage [28 ; 38]) qui n'est pas justifiée : la relation a été observée sur un groupe d'enfants en cours d'apprentissage et ne permet aucune prévision pour un adulte. La pointure n'est d'ailleurs qu'un indicateur lié à l'âge dans cet échantillon, pas une cause démontrée de la vitesse de lecture.
Une communauté de communes suit la masse de déchets envoyés au recyclage depuis 2019. Le rang \(x\) vaut 1 pour 2019, 2 pour 2020, et ainsi de suite.
| Année | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rang \(x\) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| Déchets triés \(y\) (t) | 367 | 379 | 436 | 478 | 520 | 547 | 619 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\) ; conclure sur la qualité de l'ajustement.
2. Interpréter le coefficient directeur dans le contexte.
3. La collectivité s'est fixé un objectif de 800 t triées. Si la tendance se poursuit, à partir de quelle année cet objectif serait-il atteint ?
4. Expliquer pourquoi le président de la communauté de communes ne peut pas promettre cette date comme une certitude.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 42x + 310} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}98}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de très bonne qualité : la progression du tri est très régulière sur la période observée.
2. \(a = 42\) : la masse de déchets triés augmente en moyenne de 42 tonnes par an. L'ordonnée à l'origine \(b = 310\) t correspond à l'estimation du modèle pour le rang 0, c'est-à-dire 2018.
3. On résout \(42x + 310 = 800\) :
\[42x = 490 \quad \text{donc} \quad x = \frac{490}{42} \approx 11{,}7\]Le rang doit être un entier : le premier rang qui atteint l'objectif est \(x = 12\), et \(42 \times 12 + 310 = \mathbf{814}\) t \(\geqslant 800\) t. Le rang 1 correspondant à 2019, le rang 12 correspond à 2030.
4. Parce que le rang 12 est très en dehors de la plage observée [1 ; 7] : c'est une extrapolation risquée. Rien ne garantit que la progression reste linéaire pendant cinq années de plus : le gisement de déchets recyclables d'un territoire est limité, la croissance finit par plafonner, et un changement de consigne de tri, de population ou de réglementation modifierait complètement la tendance. La date de 2030 est donc une projection, pas une prévision certaine.
Une collectivité locale relève la surface et la consommation de chauffage de 8 bâtiments publics :
| Bâtiment | A | B | C | D | E | F | G | H |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Surface (m²) | 200 | 350 | 500 | 180 | 420 | 600 | 280 | 450 |
| Conso. (MWh) | 32 | 55 | 82 | 30 | 68 | 95 | 44 | 73 |
a. Calculer le point moyen.
b. Tracer le nuage de points. L'ajustement affine semble-t-il pertinent ?
c. La régression donne \(y = 0{,}16x + 0{,}25\) et \(R^2 = 0{,}998\). Interpréter.
d. Estimer la consommation d'un bâtiment de 1 000 m². Discuter la fiabilité.
e. Le bâtiment D (180 m², 30 MWh) consomme-t-il plus ou moins que prévu par le modèle ?
a.
\[\bar{x} = \frac{200+350+500+180+420+600+280+450}{8} = \frac{2980}{8} = 372{,}5\] \[\bar{y} = \frac{32+55+82+30+68+95+44+73}{8} = \frac{479}{8} = 59{,}875\]\(G(372{,}5\,;\,59{,}9)\)
b. Les points sont bien alignés. L'ajustement affine paraît très pertinent.
c. \(R^2 = 0{,}998\) : ajustement excellent. Le modèle affine utilisant la surface explique 99,8 % de la variation de consommation observée. Le coefficient 0,16 signifie que, dans ce modèle, un m² supplémentaire est associé à environ 0,16 MWh de chauffage par an en plus.
d. \(y = 0{,}16 \times 1000 + 0{,}25 = 160{,}25\) MWh. C'est une extrapolation (1 000 > 600 = max des données). Le résultat est à prendre avec précaution : un très grand bâtiment peut avoir une meilleure isolation ou un comportement thermique différent.
e. Valeur prédite : \(y = 0{,}16 \times 180 + 0{,}25 = 29{,}05\) MWh. Le bâtiment D consomme 30 MWh, soit légèrement plus que prévu (+0,95 MWh). Ce résidu signale un écart au modèle, mais ne permet pas à lui seul de diagnostiquer l'isolation : usage, météo ou rendement des équipements peuvent aussi intervenir.
Un agenceur d'intérieur utilise un tableur pour analyser le lien entre le budget d'un client (en k€) et la surface aménagée (en m²). Voici un extrait :
| Client | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Budget \(x\) (k€) | 5 | 8 | 12 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 |
| Surface \(y\) (m²) | 8 | 14 | 20 | 24 | 32 | 38 | 46 | 54 |
a. Calculer le point moyen.
b. La régression donne \(y = 1{,}52x + 0{,}5\) et \(R^2 = 0{,}998\). Interpréter le coefficient 1,52.
c. Un client dispose de 18 k€. Quelle surface peut-il espérer faire aménager ?
d. Un client souhaite aménager 40 m². Quel budget doit-il prévoir ?
a.
\[\bar{x} = \frac{5+8+12+15+20+25+30+35}{8} = \frac{150}{8} = 18{,}75\] \[\bar{y} = \frac{8+14+20+24+32+38+46+54}{8} = \frac{236}{8} = 29{,}5\]\(G(18{,}75\,;\,29{,}5)\)
b. Le coefficient 1,52 signifie que pour chaque millier d'euros supplémentaire de budget, la surface aménagée augmente d'environ 1,52 m².
c. \(y = 1{,}52 \times 18 + 0{,}5 = 27{,}36 + 0{,}5 = 27{,}9\) m². Interpolation fiable.
d. On résout \(40 = 1{,}52x + 0{,}5\) :
\[1{,}52x = 39{,}5 \implies x = \frac{39{,}5}{1{,}52} \approx 26{,}0 \text{ k€}\]Le client doit prévoir un budget d'environ 26 000 €.
On dispose de trois séries statistiques à deux variables. Pour chacune, la calculatrice donne :
| Série | Équation de régression | \(R^2\) |
|---|---|---|
| Série 1 | \(y = 2{,}5x + 10\) | 0,97 |
| Série 2 | \(y = -0{,}8x + 50\) | 0,62 |
| Série 3 | \(y = 1{,}1x - 3\) | 0,91 |
a. Pour quelle(s) série(s) l'ajustement affine est-il pertinent ?
b. Pour la série 2, que peut-on dire ? Proposer une explication.
c. Pour la série 1, le coefficient directeur est positif. Que cela signifie-t-il ?
a. Les séries 1 et 3 ont un ajustement pertinent (\(R^2 > 0{,}90\)).
b. Pour la série 2, \(R^2 = 0{,}62 < 0{,}70\) : l'ajustement affine est mauvais. Les données ne suivent probablement pas une tendance linéaire. Il faudrait envisager un autre type de modèle ou vérifier s'il y a des valeurs aberrantes.
c. Le coefficient directeur positif (\(a = 2{,}5\)) signifie que \(y\) augmente quand \(x\) augmente : la corrélation est positive. Plus précisément, quand \(x\) augmente de 1 unité, \(y\) augmente de 2,5 unités en moyenne.
Une entreprise de travaux publics archive, pour six chantiers de terrassement déjà réalisés, le volume de terre excavée et le coût facturé correspondant.
| Volume \(x\) (m³) | 80 | 120 | 160 | 200 | 240 | 280 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Coût \(y\) (€) | 3 400 | 4 360 | 5 920 | 7 280 | 8 440 | 10 200 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\). Conclure sur la qualité de l'ajustement et vérifier le résultat à l'aide du point moyen.
2. Pour un nouveau chantier, le budget alloué au terrassement est de 12 000 €. Déterminer le volume maximal que ce budget permet d'excaver.
3. Le métré du nouveau chantier annonce 360 m³ à excaver. Le budget sera-t-il tenu ? Chiffrer l'écart et discuter la fiabilité de cette estimation.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 34x + 480} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}995}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de très bonne qualité. Vérification par le point moyen : \(\bar{x} = \dfrac{80+120+160+200+240+280}{6} = \dfrac{1\,080}{6} = 180\) m³ et \(\bar{y} = \dfrac{39\,600}{6} = 6\,600\) € ; or
\[34 \times 180 + 480 = 6\,120 + 480 = \mathbf{6\,600} \text{ €}\]La droite passe bien par \(G(180\,;\,6\,600)\). Interprétation : dans le modèle, un mètre cube supplémentaire est associé à environ 34 € de plus. Les 480 € sont le coût estimé pour un volume nul, hors de la plage [80 ; 280] : ils peuvent évoquer des frais fixes, mais leur nature ne peut pas être déduite de cette régression seule.
2. On cherche \(x\) tel que le coût atteigne le budget :
\[34x + 480 = 12\,000 \quad \Longleftrightarrow \quad 34x = 11\,520 \quad \Longleftrightarrow \quad x = \frac{11\,520}{34} \approx 338{,}8\]Le volume doit rester inférieur à 338,8 m³ : le budget permet d'excaver au plus \(\mathbf{338}\) m³. On vérifie que 339 m³ serait déjà trop : \(34 \times 339 + 480 = 12\,006\) € \(\gt\) 12 000 €, alors que \(34 \times 338 + 480 = 11\,972\) € convient.
3. Coût estimé pour 360 m³ :
\[y = 34 \times 360 + 480 = 12\,240 + 480 = \mathbf{12\,720} \text{ €}\]Le modèle prévoit un dépassement de 720 € (soit 6 % environ). Fiabilité : 360 m³ est en dehors de la plage observée [80 ; 280], c'est une extrapolation. Elle reste proche de la plage, mais rien ne garantit que le prix au mètre cube reste le même sur un chantier plus gros (terrain différent, évacuation plus lointaine, remise sur le volume). La conclusion prudente est : le budget paraît insuffisant selon ce modèle ; il faut obtenir un devis avant de fixer la rallonge ou le volume réalisable.
Une chaufferie à plaquettes de bois alimente un petit réseau de chaleur communal. Pour sept semaines de la saison de chauffe, l'exploitant relève l'indice de rigueur climatique de la semaine (en degrés-jours unifiés, DJU) et la masse de plaquettes consommée.
| Rigueur \(x\) (DJU) | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | 110 | 120 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Bois \(y\) (t) | 41 | 41 | 53 | 57 | 65 | 65 | 77 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\) ; évaluer la qualité de l'ajustement.
2. Interpréter dans le contexte le coefficient directeur et l'ordonnée à l'origine.
3. Le silo de la chaufferie contient 90 t et il est rempli une seule fois par semaine, le lundi matin. La météo annonce pour la semaine à venir une rigueur de 150 DJU. L'exploitant doit-il commander une livraison supplémentaire en cours de semaine ? Justifier par un calcul et discuter la fiabilité de l'estimation.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 0{,}6x + 3} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}955}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de bonne qualité. Vérification : \(\bar{x} = \dfrac{630}{7} = 90\) DJU, \(\bar{y} = \dfrac{399}{7} = 57\) t, et \(0{,}6 \times 90 + 3 = 54 + 3 = 57\) ✓.
2. \(a = 0{,}6\) : dans ce modèle, un degré-jour supplémentaire dans la semaine est associé en moyenne à 0,6 tonne de plaquettes en plus. \(b = 3\) est la consommation prévue pour une rigueur nulle. Comme 0 est hors de la plage observée [60 ; 120], les données ne suffisent pas à l'interpréter comme une consommation de base ni à en identifier les causes.
3. Estimation de la consommation pour \(x = 150\) DJU :
\[y = 0{,}6 \times 150 + 3 = 90 + 3 = \mathbf{93} \text{ t}\]Le modèle prévoit donc une consommation supérieure de 3 tonnes à la capacité du silo.
Fiabilité : 150 DJU est en dehors de la plage observée [60 ; 120], c'est une extrapolation. L'estimation de 93 t est en outre très proche des 90 t disponibles : sans intervalle d'incertitude, la régression ne prouve pas que la consommation dépassera exactement la capacité. Sur le plan opérationnel, l'absence de marge justifie toutefois de sécuriser un réapprovisionnement ou une solution de secours, après confirmation de la prévision météo et des conditions de livraison.
Une commune équipe progressivement de panneaux photovoltaïques les toitures de ses bâtiments. Pour six installations déjà en service, on relève la puissance crête installée et la production électrique de la première année.
| Puissance \(x\) (kWc) | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 | 120 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Production \(y\) (MWh) | 26 | 44 | 68 | 90 | 110 | 136 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\) ; conclure sur la qualité de l'ajustement.
2. La commune s'est fixé pour objectif de produire 250 MWh par an. Quelle puissance totale doit-elle avoir installée ?
3. Le diagnostic des toitures montre qu'au total 190 kWc peuvent au maximum être installés sur le patrimoine communal. Rédiger une conclusion argumentée sur la possibilité d'atteindre l'objectif.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 1{,}1x + 2} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}998}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est excellent : 99,8 % de la variation de la production observée est expliquée par le modèle utilisant la puissance installée. Vérification par le point moyen : \(\bar{x} = \dfrac{420}{6} = 70\) kWc, \(\bar{y} = \dfrac{474}{6} = 79\) MWh et \(1{,}1 \times 70 + 2 = 77 + 2 = 79\) ✓. Interprétation : dans cette série, 1 kWc supplémentaire est associé en moyenne à 1,1 MWh annuel supplémentaire.
2. On résout l'équation \(1{,}1x + 2 = 250\) :
\[1{,}1x = 248 \quad \Longleftrightarrow \quad x = \frac{248}{1{,}1} \approx 225{,}5\]Il faut donc installer au moins \(\mathbf{226}\) kWc (avec 225 kWc, le modèle ne donne que \(1{,}1 \times 225 + 2 = 249{,}5\) MWh, soit un peu moins que l'objectif).
3. Le patrimoine communal ne permet que 190 kWc, or il en faudrait 226 : l'objectif n'est pas atteignable sur les seules toitures communales. Production estimée avec la totalité des toitures :
\[y = 1{,}1 \times 190 + 2 = 209 + 2 = \mathbf{211} \text{ MWh}\]Le modèle donne un manque de \(250 - 211 = \mathbf{39}\) MWh, soit environ 16 % de l'objectif. Réserve essentielle : 190 kWc est hors de la plage observée [20 ; 120], c'est une extrapolation. L'exposition et les caractéristiques des toitures restantes pourraient rendre la production réelle supérieure ou inférieure à cette estimation ; les données ne permettent pas de choisir un sens. Le scénario affine indique donc que l'objectif paraît hors d'atteinte sur les seules toitures communales, à confirmer par l'étude technique des sites restants.
Dans un atelier d'agencement, on relève pour six séries de fabrication le nombre de pièces usinées et le temps total de production.
| Pièces \(x\) | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 | 120 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Temps \(y\) (h) | 16 | 23 | 33 | 42 | 50 | 61 |
Un apprenti a rédigé la note suivante à l'attention du chef d'atelier :
A. « La calculatrice affiche \(R^2 = 0{,}997\) : la droite passe donc par les six points du tableau. »
B. « Le coefficient directeur vaut 0,45 : une série de 100 pièces demande donc \(0{,}45 \times 100 = 45\) h. »
C. « Pour la commande de 500 pièces, le modèle donne 231 h : c'est le temps qu'il faudra. »
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\).
2. Examiner chacune des trois affirmations. Pour celles qui sont fausses, expliquer précisément l'erreur commise et donner la réponse juste.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 0{,}45x + 6} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}997}\]2. Affirmation A — fausse. Un \(R^2\) proche de 1 signifie que les points sont proches de la droite, pas qu'ils sont dessus. Contre-exemple : pour \(x = 20\), la droite donne \(0{,}45 \times 20 + 6 = 9 + 6 = \mathbf{15}\) h, alors que le relevé vaut 16 h : l'écart est de 1 h. En calculant les six écarts on trouve \(+1\), \(-1\), \(0\), \(0\), \(-1\), \(+1\) heure : quatre points sur six ne sont pas sur la droite. Formulation juste : « l'ajustement est excellent, les six points sont très proches de la droite ».
Affirmation B — fausse. L'apprenti a oublié l'ordonnée à l'origine. Le modèle est \(y = 0{,}45x + 6\), donc :
\[y = 0{,}45 \times 100 + 6 = 45 + 6 = \mathbf{51} \text{ h}\]Le terme \(b = 6\) h est le temps prévu par la droite pour zéro pièce. Comme zéro est hors de la plage observée [20 ; 120], l'interpréter comme un temps fixe de réglage ou de nettoyage serait plausible, mais demanderait une information de production supplémentaire. Le coefficient 0,45 h/pièce ne décrit que la variation prévue par pièce, il ne suffit pas à lui seul pour calculer le total du modèle.
Affirmation C — le calcul est juste, la conclusion ne l'est pas. On a bien \(0{,}45 \times 500 + 6 = 225 + 6 = 231\) h, mais 500 pièces est très en dehors de la plage observée [20 ; 120] : c'est une extrapolation risquée. Sur une série quatre fois plus grande que la plus grande observée, rien ne garantit que le rythme se maintienne (usure des outils, changements d'équipe, fatigue, réapprovisionnement en panneaux). De plus « c'est le temps qu'il faudra » transforme une estimation en certitude. Formulation juste : « le modèle donne un ordre de grandeur d'environ 230 h, à confirmer par un essai sur une série intermédiaire ».
Un journal local publie, pour huit mois consécutifs, le nombre d'emprunts de livres de la médiathèque municipale (en centaines) et le nombre de consultations pour syndrome grippal enregistrées par les médecins de la commune.
| Emprunts \(x\) (centaines) | 12 | 14 | 16 | 18 | 20 | 22 | 24 | 26 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Consultations \(y\) | 134 | 140 | 158 | 188 | 206 | 212 | 230 | 260 |
Le journal titre : « Lire rend malade : plus la médiathèque prête de livres, plus les habitants tombent malades. Le calcul est formel, la corrélation atteint 98 %. »
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient de détermination \(R^2\) ; évaluer la qualité de l'ajustement et interpréter le coefficient directeur.
2. Le lien statistique observé prouve-t-il ce que le journal affirme ? Rédiger une réponse argumentée développant au moins trois arguments distincts, puis proposer une manière de tester sérieusement l'hypothèse du journal.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 9x + 20} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}979}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement affine est de très bonne qualité : la corrélation entre les deux variables est forte et positive. Le coefficient directeur \(a = 9\) signifie que 100 emprunts supplémentaires dans le mois (une unité de \(x\)) s'accompagnent en moyenne de 9 consultations de plus.
2. Non, le titre est abusif. Rédaction attendue, appuyée sur les arguments suivants :
• Corrélation n'est pas causalité. Un \(R^2\) proche de 1 dit seulement que les points sont alignés, donc que les deux grandeurs varient ensemble. Il ne dit rien sur un mécanisme de cause à effet, et aucun calcul statistique ne pourra jamais l'établir à lui seul.
• Il existe un facteur caché évident : la saison. En hiver, les jours sont courts et froids : on emprunte davantage de livres et la grippe circule. C'est la saison qui fait monter les deux variables en même temps, ce qui suffit à créer la corrélation observée sans aucun lien direct entre elles.
• Le sens du lien n'est pas établi. Même s'il y avait causalité, rien dans le calcul ne dit laquelle des deux variables serait la cause : avec exactement les mêmes données, on pourrait titrer « la grippe fait lire » (rester chez soi malade donne le temps de lire), ce qui est d'ailleurs plus vraisemblable.
• Les données ne portent pas sur les mêmes personnes. Ce sont deux totaux à l'échelle de la commune : rien ne dit que les emprunteurs sont les malades. Ajoutons que huit mois de relevés forment un échantillon minuscule, et que la formule « la corrélation atteint 98 % » confond \(R^2\) avec un pourcentage de certitude : \(R^2 = 0{,}98\) signifie que 98 % de la variation de \(y\) est expliquée par le modèle affine, pas que la thèse du journal a 98 % de chances d'être vraie.
• Comment tester sérieusement : il faudrait comparer, au cours du même mois, le taux de grippe chez des emprunteurs et chez des non-emprunteurs de profils comparables (âge, profession, mode de garde des enfants). Si les deux taux sont identiques, l'hypothèse du journal tombe. On peut aussi refaire l'étude en neutralisant la saison, par exemple en comparant les mois d'hiver entre eux.
Variantes acceptées : toute réponse rédigée qui refuse la conclusion et développe au moins trois arguments parmi ceux ci-dessus (ou d'autres facteurs cachés pertinents : vacances scolaires, épisode de pollution, campagne de communication de la mairie) est valable. Une réponse qui se contente de « corrélation n'est pas causalité » sans nommer de facteur caché reste incomplète.
Une entreprise de ravalement enregistre, pour sept façades enduites au cours de la même saison, la surface traitée et le temps de mise en œuvre. La fiche de chantier précise que sur la façade A, il a fallu déposer une enseigne lumineuse puis reprendre des fissures profondes avant de pouvoir enduire.
| Façade | A | B | C | D | E | F | G |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Surface \(x\) (m²) | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 |
| Temps \(y\) (h) | 24 | 15 | 17 | 22 | 26 | 29 | 35 |
1. Construire le nuage de points de la série dans le repère ci-dessous, puis identifier le point qui s'écarte nettement des autres.
2. Déterminer à l'outil numérique l'équation d'ajustement et le coefficient \(R^2\) pour les sept façades, puis pour les six façades restantes une fois ce point écarté. Comparer \(a\), \(b\) et \(R^2\), et expliquer pourquoi un seul point peut avoir un tel effet.
3. Faut-il écarter la façade A de l'étude ? Rédiger une décision argumentée à l'attention du chef d'entreprise.
1. On place les sept points \((20\,;\,24)\), \((30\,;\,15)\), \((40\,;\,17)\), \((50\,;\,22)\), \((60\,;\,26)\), \((70\,;\,29)\) et \((80\,;\,35)\). Six d'entre eux montent régulièrement le long d'une droite. Le point de la façade A \((20\,;\,24)\) est nettement à l'écart : c'est la plus petite surface, mais le deuxième temps le plus long — il est très au-dessus des autres.
2. Sur les sept façades :
\[y = 0{,}25x + 11{,}5 \qquad R^2 \approx 0{,}616\]Sur les six façades sans A :
\[y = 0{,}4x + 2 \qquad R^2 \approx 0{,}986\]Comparaison : le coefficient directeur passe de 0,25 à 0,4 h/m² (soit +60 %), l'ordonnée à l'origine s'effondre de 11,5 h à 2 h, et \(R^2\) passe de 0,616 — mauvais ajustement puisque \(R^2 \lt 0{,}70\) — à 0,986, très bon ajustement. Un seul point sur sept suffit donc à rendre le modèle inutilisable. C'est d'autant plus marqué que la façade A se situe à une extrémité de la plage des surfaces : la droite des moindres carrés passe par le point moyen et cherche à minimiser les écarts ; un point isolé et éloigné du centre la fait basculer comme un levier.
3. Oui, on peut écarter la façade A — à condition de le signaler. La justification n'est pas statistique mais matérielle : la fiche de chantier identifie une cause documentée (dépose d'enseigne, reprise de fissures) qui n'est pas du travail d'enduit. Les 24 h relevées mélangent deux chantiers différents : elles ne mesurent pas ce que l'on cherche à modéliser, c'est-à-dire le temps d'enduit en fonction de la surface. La série des six autres façades est homogène et donne un ajustement de bonne qualité : c'est elle qu'il faut retenir pour chiffrer les futurs devis.
Le compte rendu doit préciser le retrait. Le modèle sans A prévoit \(0{,}4 \times 20 + 2 = \mathbf{10}\) h pour une façade ordinaire de 20 m², soit un résidu de 14 h pour A. Ce résidu mesure l'écart au modèle : il est cohérent avec les travaux préparatoires signalés, mais la régression ne permet pas de leur attribuer exactement 14 h ni de fixer seule leur facturation.
À retenir : écarter un point n'est jamais automatique. On n'écarte jamais une valeur parce qu'elle gêne le calcul, mais uniquement parce qu'une cause extérieure identifiée montre qu'elle ne relève pas du phénomène étudié. Sans cette cause, on garde le point.
Sur une ligne de conditionnement, un technicien de maintenance surveille par analyse vibratoire le roulement d'un moto-réducteur. Toutes les 1 000 heures de fonctionnement, il mesure le niveau de vibration efficace. Le seuil d'alarme retenu par l'entreprise est de 4,5 mm/s.
| Fonctionnement \(x\) (milliers d'heures) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Vibration \(y\) (mm/s) | 1,65 | 1,80 | 2,25 | 2,60 | 2,85 | 3,40 | 6,45 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation d'ajustement et le coefficient \(R^2\) sur les six premiers relevés, puis sur les sept relevés. Comparer les deux modèles.
2. À partir du modèle établi sur les six premiers relevés, estimer la durée de fonctionnement pour laquelle le seuil d'alarme serait atteint.
3. Un collègue propose d'écarter le dernier relevé « parce qu'il fait chuter le \(R^2\) ». Rédiger, à la place du technicien, une décision argumentée.
1. Sur les six premiers relevés :
\[y = 0{,}35x + 1{,}2 \qquad R^2 \approx 0{,}982\]Sur les sept relevés :
\[y = 0{,}65x + 0{,}4 \qquad R^2 \approx 0{,}736\]Le coefficient directeur est presque doublé (de 0,35 à 0,65 mm/s pour 1 000 h) et l'ajustement passe de très bon (\(R^2 \geqslant 0{,}90\)) à moyen (\(0{,}70 \leqslant R^2 \lt 0{,}90\)). Le dernier relevé, situé à l'extrémité de la plage, tire fortement la droite vers le haut.
2. On résout \(0{,}35x + 1{,}2 = 4{,}5\) :
\[0{,}35x = 3{,}3 \quad \Longleftrightarrow \quad x = \frac{3{,}3}{0{,}35} \approx 9{,}43\]Le seuil serait atteint vers \(x \approx 9{,}4\), soit environ 9 400 heures de fonctionnement.
3. Non : il ne faut pas écarter ce relevé, et surtout pas pour ce motif. Rédaction attendue :
• « Faire chuter le \(R^2\) » n'est pas une raison. Le coefficient de détermination mesure la qualité de l'ajustement affine, pas la validité d'une mesure. Retirer les points qui dérangent revient à décider du résultat avant de faire l'étude.
• Un relevé ne peut être écarté que si une cause matérielle est identifiée (capteur mal fixé, mesure faite moteur froid, erreur de saisie). Ici, aucune anomalie de ce type n'est signalée.
• Surtout, la valeur mesurée 6,45 mm/s dépasse déjà le seuil d'alarme de 4,5 mm/s. Ce n'est pas un point gênant : c'est un signal compatible avec une anomalie du roulement ou de la chaîne de mesure, sans permettre à lui seul d'en diagnostiquer la nature exacte. L'écarter sans contrôle reviendrait à supprimer l'alarme.
• Décision : refaire immédiatement la mesure en contrôlant la fixation du capteur et les conditions d'essai. Si elle se confirme, déclencher l'alarme et planifier le remplacement du roulement sans attendre les 9 400 h annoncées par le modèle : cette prévision suppose une usure régulière, hypothèse que le septième relevé contredit précisément.
• On peut conserver les deux ajustements dans le rapport, à condition de dire ce que chacun décrit : le modèle sur six points décrit l'usure normale, et le septième point signale qu'on en est sorti.
Variante acceptée : une réponse qui accepte de retirer provisoirement le point est valable uniquement si elle conditionne ce retrait à une contre-mesure préalable montrant un défaut du capteur, et si elle prévoit de le réintégrer sinon.
Un nageur de club note chaque semaine son volume d'entraînement et son meilleur chrono sur 400 m nage libre. En semaine 8, il a nagé son 400 m chronométré le lendemain d'une compétition, sans journée de récupération.
| Semaine | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Volume \(x\) (km) | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | 45 |
| Chrono \(y\) (s) | 322 | 311 | 312 | 305 | 302 | 291 | 292 | 315 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient \(R^2\) sur les huit semaines, puis sur les sept premières. Comparer les deux modèles et interpréter le coefficient directeur retenu.
2. L'entraîneur veut estimer le chrono correspondant à un volume hebdomadaire de 38 km. Choisir un modèle, donner l'estimation en minutes et secondes, et justifier ce choix.
1. Sur les huit semaines :
\[y = -0{,}5x + 320 \qquad R^2 \approx 0{,}314\]Sur les sept premières semaines :
\[y = -x + 330 \qquad R^2 \approx 0{,}936\]La semaine 8 divise le coefficient directeur par deux et fait chuter \(R^2\) de 0,936 (bon ajustement) à 0,314 (mauvais ajustement, \(R^2 \lt 0{,}70\)). Le modèle retenu est celui des sept premières semaines : \(a = -1\) signifie qu'en moyenne, un kilomètre hebdomadaire d'entraînement en plus correspond à une seconde de moins sur le 400 m.
2. On retient le modèle sur sept semaines. Estimation pour \(x = 38\) km :
\[y = -38 + 330 = \mathbf{292} \text{ s} = \mathbf{4}\ \textbf{min}\ \mathbf{52}\ \textbf{s}\]Justification du choix : la semaine 8 a une cause connue et étrangère à ce que l'on étudie — le chrono a été nagé sans récupération après une compétition, il mesure la fatigue et non l'effet du volume d'entraînement. De plus, c'est le point de plus grand volume (45 km), donc le plus éloigné du centre du nuage : il pèse très lourd sur la droite des moindres carrés. Le modèle à huit points donnerait \(-0{,}5 \times 38 + 320 = 301\) s, mais avec \(R^2 \approx 0{,}31\) il est inexploitable.
L'estimation de 292 s est une interpolation (38 est dans la plage [10 ; 40]) et l'ajustement est bon : elle est plus crédible que celle du modèle à huit points, mais reste une estimation. Les semaines se succèdent pour un même nageur : progression dans le temps, récupération et autres facteurs peuvent aussi agir. Il faut en outre se garder d'extrapoler : la droite prévoirait un chrono nul pour 330 km hebdomadaires, ce qui est absurde.
Variante acceptée : conserver les huit semaines mais refaire un chrono en semaine 9 dans des conditions normales, afin de remplacer la mesure douteuse plutôt que de la supprimer.
Un bailleur social suit la consommation de chauffage d'un appartement témoin. Chaque mois de chauffe, il note l'écart moyen entre la température intérieure et la température extérieure, ainsi que la consommation d'énergie. Des travaux d'isolation ont été réalisés pendant l'été : la deuxième ligne rassemble cinq relevés antérieurs aux travaux, la troisième cinq relevés postérieurs.
| Écart de température \(x\) (°C) | 4 | 6 | 8 | 10 | 12 |
|---|---|---|---|---|---|
| Consommation \(y\) avant travaux (kWh) | 234 | 306 | 390 | 486 | 564 |
| Consommation \(y\) après travaux (kWh) | 140 | 200 | 252 | 296 | 352 |
1. Un stagiaire réalise un ajustement affine unique sur l'ensemble des dix relevés et obtient \(y = 34x + 50\) avec \(R^2 \approx 0{,}606\). Que penser de ce modèle ? Expliquer l'origine du problème.
2. Déterminer à l'outil numérique l'équation d'ajustement et le coefficient \(R^2\) de chacune des deux séries.
3. Quel modèle faut-il retenir ? Interpréter la différence entre les deux coefficients directeurs, puis chiffrer l'économie réalisée pour un mois où l'écart de température vaut 10 °C.
1. Comme \(R^2 \approx 0{,}606 \lt 0{,}70\), l'ajustement unique est mauvais : il ne doit pas être utilisé. L'erreur n'est pas que la relation ne serait pas affine — elle l'est très bien à l'intérieur de chaque période. Le problème vient de ce que le stagiaire a mélangé deux situations différentes dans une seule série : le même appartement, mais avant et après isolation, c'est-à-dire deux bâtiments thermiquement différents. Le nuage se présente en deux bandes parallèles décalées, et la droite unique passe entre les deux sans coller à aucune.
2. Avant travaux :
\[y = 42x + 60 \qquad R^2 \approx 0{,}998\]Après travaux :
\[y = 26x + 40 \qquad R^2 \approx 0{,}998\]Les deux ajustements sont excellents (\(R^2 \geqslant 0{,}90\)) — bien meilleurs que l'ajustement unique.
3. Il faut retenir deux modèles, un par période. Le coefficient directeur passe de 42 à 26 kWh/°C : chaque degré d'écart de température coûte désormais 16 kWh de moins par mois, soit une baisse de la sensibilité au froid de
\[\frac{42 - 26}{42} = \frac{16}{42} \approx 0{,}381 = \mathbf{38\ \%}\]Cette baisse est associée aux travaux d'isolation dans le protocole avant/après ; elle quantifie la différence observée entre les deux périodes, sans isoler d'éventuels autres changements. Économie estimée pour \(x = 10\) °C :
\[y_{\text{avant}} = 42 \times 10 + 60 = \mathbf{480} \text{ kWh} \qquad y_{\text{après}} = 26 \times 10 + 40 = \mathbf{300} \text{ kWh}\] \[480 - 300 = \mathbf{180} \text{ kWh économisés sur le mois}\]soit \(\dfrac{180}{480} = 0{,}375 = \mathbf{37{,}5\ \%}\) de la consommation d'avant travaux. L'ordonnée à l'origine baisse aussi de 60 à 40 kWh, mais \(x=0\) est hors de la plage observée [4 ; 12] : cette différence ne permet pas, à elle seule, d'identifier des pertes indépendantes de la température extérieure.
Au laboratoire, on étalonne un thermocouple destiné à un four industriel : on porte le four à une température connue et on mesure la tension délivrée par le capteur. Le constructeur annonce une sensibilité de 40 µV/°C, avec une tolérance de ±2 %.
| Température \(x\) (°C) | 100 | 200 | 300 | 400 | 500 | 600 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Tension \(y\) (mV) | 4,7 | 8,6 | 12,8 | 16,9 | 20,9 | 25,2 |
1. Déterminer à l'outil numérique l'équation réduite de la droite d'ajustement de \(y\) en \(x\) et le coefficient \(R^2\) ; conclure sur la qualité de l'étalonnage.
2. En déduire la sensibilité mesurée du capteur, exprimée en µV/°C. Le capteur est-il conforme à l'annonce du constructeur ? Justifier par un encadrement.
3. En service, l'appareil de mesure lit une tension de 18,0 mV. Quelle température règne dans le four ?
4. Expliquer ce que représente l'ordonnée à l'origine et quelle conséquence elle a si on l'oublie.
1. La régression linéaire de \(y\) en \(x\) donne :
\[\mathbf{y = 0{,}041x + 0{,}5} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}9999}\]\(R^2\) est pratiquement égal à 1 : l'étalonnage est excellent, la réponse du capteur est très bien décrite par un modèle affine sur l'intervalle [100 ; 600] °C. Vérification : \(\bar{x} = 350\) °C, \(\bar{y} = \dfrac{89{,}1}{6} = 14{,}85\) mV et \(0{,}041 \times 350 + 0{,}5 = 14{,}35 + 0{,}5 = 14{,}85\) ✓.
2. La sensibilité est le coefficient directeur, exprimé en volts par degré. Comme \(1\) mV \(= 1\,000\) µV :
\[a = 0{,}041 \text{ mV/°C} = 0{,}041 \times 1\,000 = \mathbf{41} \text{ µV/°C}\]Tolérance annoncée : \(40 \times 0{,}02 = 0{,}8\) µV/°C, soit l'intervalle \([39{,}2\,;\,40{,}8]\) µV/°C. Or \(41 \gt 40{,}8\) : le capteur n'est pas conforme. L'écart relatif vaut
\[\frac{41 - 40}{40} = 0{,}025 = \mathbf{2{,}5\ \%} \gt 2\ \%\]Il faut soit renvoyer le capteur, soit — c'est l'usage en métrologie — conserver ce capteur mais enregistrer dans l'appareil de mesure la loi d'étalonnage réellement obtenue au lieu de la loi théorique du constructeur.
3. On résout \(0{,}041x + 0{,}5 = 18{,}0\) :
\[0{,}041x = 17{,}5 \quad \Longleftrightarrow \quad x = \frac{17{,}5}{0{,}041} \approx 426{,}8\]La température du four est d'environ \(\mathbf{427}\) °C. C'est une interpolation (427 appartient à [100 ; 600]) : l'estimation est fiable.
4. \(b = 0{,}5\) mV est la tension que donnerait le capteur pour une température nulle : elle n'est pas nulle, ce qui est normal. Un thermocouple ne mesure pas une température absolue mais une différence entre sa soudure chaude et sa soudure de référence ; s'y ajoute le décalage propre de la chaîne de mesure (offset de l'amplificateur). Si on l'oublie et qu'on utilise simplement \(y = 0{,}041x\), toutes les températures sont faussées de
\[\frac{0{,}5}{0{,}041} \approx \mathbf{12} \text{ °C}\]ce qui est loin d'être négligeable pour un traitement thermique.
Sur le chantier d'une plateforme logistique, une équipe coule la dalle béton. Le conducteur de travaux relève la surface cumulée coulée depuis le début du poste de coulage.
| Jour \(x\) | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 |
|---|---|---|---|---|---|
| Surface cumulée \(y\) (m²) | 325 | 575 | 865 | 1 195 | 1 465 |
Le maître d'ouvrage exige que 1 800 m² de dalle soient coulés au 30e jour et demande un engagement écrit du conducteur de travaux.
Le conducteur de travaux peut-il s'engager sur cet objectif ? Rédiger une réponse argumentée, appuyée sur une étude statistique de la série.
Rédaction attendue.
Étape 1 — l'avancement est-il régulier ? Un ajustement affine de \(y\) en \(x\) à l'outil numérique donne :
\[\mathbf{y = 58x + 15} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}998}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement est excellent : l'avancement est très régulier, le modèle affine est légitime.
Étape 2 — interprétation. \(a = 58\) : l'équipe coule en moyenne 58 m² de dalle par jour.
Étape 3 — prévision au 30e jour.
\[y = 58 \times 30 + 15 = 1\,740 + 15 = \mathbf{1\,755} \text{ m²}\]Étape 4 — comparaison à l'objectif. \(1\,755 \lt 1\,800\) : il manquerait 45 m², soit \(45 \div 58 \approx 0{,}8\) journée de production, et 2,5 % de l'objectif.
Étape 5 — conclusion. Non : au rythme actuel, l'objectif n'est pas tenu, le conducteur de travaux ne peut pas s'engager en l'état. Deux réserves renforcent cette prudence. D'abord, le 30e jour est en dehors de la plage observée [5 ; 25] : c'est une extrapolation. Elle reste proche, donc raisonnable, mais rien ne garantit que le rythme se maintienne (météo, approvisionnement en béton, zones de fin de dalle plus complexes autour des poteaux). Ensuite, l'écart n'est que de 2,5 % : la prévision est bien trop serrée pour signer un engagement ferme. Le conducteur de travaux ne peut s'engager que s'il obtient un moyen de gagner l'équivalent d'une journée : une journée de coulage supplémentaire, un renfort d'équipe ou une toupie de plus par jour.
Ce qui est accepté comme variante :
• Une réponse « non » appuyée sur la seule comparaison \(1\,755 \lt 1\,800\) est acceptée à condition que la qualité de l'ajustement soit justifiée par \(R^2\) et que le caractère extrapolé de la prévision soit signalé.
• Une réponse « oui, à condition d'accélérer » est acceptée si elle chiffre le rythme nécessaire : il faudrait \(\dfrac{1\,800 - 15}{30} = 59{,}5\) m²/jour, soit 1,5 m²/jour de plus qu'aujourd'hui.
• Une réponse fondée sur un rythme moyen estimé sans régression (par exemple \(1\,465 \div 25 = 58{,}6\) m²/jour) est acceptée si elle aboutit à la même comparaison et si elle discute la fiabilité ; elle est en revanche moins précise que l'ajustement sur les données observées. Le terme \(b\) est ici une ordonnée à l'origine mathématique, pas nécessairement un temps de mise en route mesuré.
• N'est pas acceptée une réponse qui conclut « oui » sans calcul, ou qui affirme la prévision comme une certitude.
Un atelier d'agencement chronomètre l'usinage complet de six plans de travail stratifiés de longueurs différentes : découpe, plaquage des chants et perçages.
| Longueur \(x\) (cm) | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | 270 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Temps d'usinage \(y\) (min) | 48 | 53 | 64 | 73 | 80 | 93 |
L'atelier reçoit une commande de 45 plans de travail de 240 cm. La machine d'usinage est disponible 6 h par jour et il reste 9 jours ouvrés avant la date de livraison.
L'atelier peut-il honorer cette commande dans le délai ? Rédiger une réponse argumentée, appuyée sur une étude statistique de la série.
Rédaction attendue.
Étape 1 — modéliser le temps d'usinage. Un ajustement affine de \(y\) en \(x\) à l'outil numérique donne :
\[\mathbf{y = 0{,}3x + 10} \qquad R^2 \approx \mathbf{0{,}989}\]Comme \(R^2 \geqslant 0{,}90\), l'ajustement est de bonne qualité et le modèle est utilisable sur la plage étudiée. Interprétation : dans le modèle, chaque centimètre de longueur supplémentaire est associé à 0,3 min d'usinage en plus. Les 10 min sont l'ordonnée à l'origine extrapolée à 0 cm ; elles entrent bien dans les prévisions du modèle, sans pouvoir être attribuées précisément au réglage ou à la manutention à partir de ces seules données.
Étape 2 — temps d'un plan de 240 cm.
\[y = 0{,}3 \times 240 + 10 = 72 + 10 = \mathbf{82} \text{ min}\]240 cm appartient à la plage observée [120 ; 270] : c'est une interpolation, l'estimation est fiable.
Étape 3 — temps total de la commande.
\[45 \times 82 = 3\,690 \text{ min} = \frac{3\,690}{60} = \mathbf{61{,}5} \text{ h}\]Étape 4 — capacité disponible.
\[6 \times 9 = \mathbf{54} \text{ h de machine}\]Étape 5 — conclusion. \(61{,}5 \gt 54\) : non, l'atelier ne peut pas honorer la commande en l'état. Il manque 7,5 h de machine, soit un peu plus d'une journée. Avec les 54 h disponibles, on ne réalise que \(3\,240 \div 82 \approx 39{,}5\), c'est-à-dire 39 plans : six plans resteraient à produire.
Trois issues possibles, à chiffrer : ajouter environ 50 min de machine par jour pendant les 9 jours (\(7{,}5 \times 60 \div 9 \approx 50\) min), négocier un délai de 11 jours (\(61{,}5 \div 6 = 10{,}25\), donc 11 jours ouvrés), ou sous-traiter les six plans manquants.
Réserve à signaler : le modèle ne chiffre que l'usinage sur cette machine. Il ne tient compte ni des pannes, ni du conditionnement, ni des autres commandes déjà planifiées sur le même poste. La marge étant déjà négative, la réponse prudente est bien « non ».
Ce qui est accepté comme variante :
• Une réponse « non » fondée sur la seule comparaison 61,5 h contre 54 h est acceptée si le temps unitaire de 82 min est justifié par l'ajustement (et non lu approximativement dans le tableau).
• Une réponse « oui, en heures supplémentaires » est acceptée si le volume d'heures manquantes est chiffré (7,5 h) et réparti sur les jours restants.
• N'est pas acceptée une réponse qui prend 80 min par plan en lisant directement la ligne du tableau sans discuter le choix entre valeur observée et estimation, ni une réponse qui omet l'ordonnée à l'origine de la formule et conclut à \(45 \times 72 = 3\,240\) min \(= 54\) h : \(0{,}3x\) seul n'est pas le modèle ajusté.