Caractériser la propagation d'un signal sonore | Terminale Bac Pro ICCER (Grpt 1)
Un technicien CVC mesure le bruit émis par un compresseur de climatisation installé sur le toit d'un immeuble. Le compresseur émet un son de fréquence \(f = 500\text{ Hz}\). La vitesse du son dans l'air est \(v = 340\text{ m/s}\).
Données : \(I_0 = 10^{-12}\text{ W/m}^2\) | Intensité mesurée à 1 m : \(I = 10^{-3}\text{ W/m}^2\) | \(\log(10^n) = n\)
\[\lambda = \dfrac{v}{\boxed{\phantom{f}}} = \dfrac{\boxed{\phantom{340}}}{\boxed{\phantom{500}}} = \boxed{\phantom{0{,}68}} \text{ m}\]
\[T = \dfrac{1}{f} = \dfrac{1}{\boxed{\phantom{500}}} = \boxed{\phantom{0{,}002}} \text{ s}\]
\[L = 10 \times \log\!\left(\dfrac{I}{I_0}\right) = 10 \times \log\!\left(\dfrac{10^{-3}}{10^{-12}}\right) = 10 \times \log\!\left(10^{\boxed{\phantom{9}}}\right) = 10 \times \boxed{\phantom{9}} = \boxed{\phantom{90}} \text{ dB}\]
1. \(\lambda = \dfrac{v}{f} = \dfrac{340}{500} = \mathbf{0{,}68\text{ m}}\)
2. \(T = \dfrac{1}{500} = \mathbf{2 \times 10^{-3}\text{ s} = 2\text{ ms}}\)
3. 500 Hz est entre 20 Hz et 20 000 Hz → le son est audible. 500 Hz est dans le registre médium (200 Hz à 2 000 Hz).
4. \(L = 10 \times \log(10^{9}) = 10 \times 9 = \mathbf{90\text{ dB}}\)
5. 90 dB < 120 dB → inférieur au seuil de douleur. 90 dB > 85 dB → supérieur au seuil de risque professionnel. Le port de protections auditives est donc obligatoire.
Sur un chantier, un marteau perforateur émet un niveau sonore \(L_1 = 105\text{ dB}\) à \(d_1 = 1\text{ m}\). Un installateur thermique travaille à \(d_2 = 4\text{ m}\).
Formule d'atténuation : \(\Delta L = 20 \times \log\!\left(\dfrac{d_2}{d_1}\right)\) | \(L_2 = L_1 - \Delta L\)
Données : \(\log(4) = 0{,}602\) | \(\log(10) = 1\)
\[\Delta L = 20 \times \log\!\left(\dfrac{\boxed{\phantom{4}}}{\boxed{\phantom{1}}}\right) = 20 \times \log(\boxed{\phantom{4}}) = 20 \times \boxed{\phantom{0{,}602}} = \boxed{\phantom{12}} \text{ dB}\]
\[L_2 = L_1 - \Delta L = \boxed{\phantom{105}} - \boxed{\phantom{12}} = \boxed{\phantom{93}} \text{ dB}\]
\[\Delta L_3 = L_1 - 85 = 105 - 85 = \boxed{\phantom{20}} \text{ dB}\]
\[20 = 20 \times \log(d_3) \quad \Rightarrow \quad \log(d_3) = \boxed{\phantom{1}} \quad \Rightarrow \quad d_3 = 10^{\boxed{\phantom{1}}} = \boxed{\phantom{10}} \text{ m}\]
1. \(\Delta L = 20 \times \log(4) = 20 \times 0{,}602 = \mathbf{12{,}0\text{ dB}}\)
2. \(L_2 = 105 - 12 = \mathbf{93\text{ dB}}\)
3. 93 dB > 85 dB → l'installateur doit porter des protections auditives.
4. \(\Delta L_3 = 20\text{ dB}\) → \(\log(d_3) = 1\) → \(d_3 = \mathbf{10\text{ m}}\).
5. En intérieur (appartement, local technique), il est souvent impossible de s'éloigner à 10 m. La solution : utiliser des EPI auditifs (casque anti-bruit, bouchons d'oreilles).
Un technicien chauffagiste travaille dans une chaufferie où le niveau sonore est de 96 dB. Il hésite entre deux EPI :
1. \(L_A = 96 - 28 = \mathbf{68\text{ dB}}\)
2. \(L_B = 96 - 35 = \mathbf{61\text{ dB}}\)
3. 68 dB < 87 dB → valeur limite respectée. 68 dB < 85 dB → seuil d'action respecté. Les bouchons suffisent.
4. 61 dB < 87 dB et 61 dB < 85 dB → les deux seuils sont largement respectés.
5. Les deux conviennent. Les bouchons sont suffisants et plus pratiques (légers, compatibles avec un casque de chantier). Le casque offre une meilleure atténuation et se met/retire facilement, mais il est plus encombrant en espace restreint.
Un technicien CVC mesure le bruit émis par un compresseur de climatisation installé sur le toit d'un immeuble de bureaux. Le compresseur émet un son de fréquence principale f = 500 Hz. La vitesse du son dans l'air est v = 340 m/s.
Données :
1. \(\lambda = \dfrac{v}{f} = \dfrac{340}{500} = \mathbf{0{,}68\text{ m}}\)
2. \(T = \dfrac{1}{f} = \dfrac{1}{500} = \mathbf{2 \times 10^{-3}\text{ s} = 2\text{ ms}}\)
3. f = 500 Hz est comprise entre 20 Hz et 20 000 Hz → le son est audible.
500 Hz se situe dans le registre médium (les graves vont de 20 à 200 Hz environ, les médiums de 200 à 2 000 Hz, les aigus au-delà).
4. \(L = 10 \times \log\left(\dfrac{10^{-3}}{10^{-12}}\right) = 10 \times \log(10^{9}) = 10 \times 9 = \mathbf{90\text{ dB}}\)
5. L = 90 dB < 120 dB → le compresseur ne dépasse pas le seuil de douleur.
Cependant, 90 dB dépasse le seuil de risque de 85 dB. Une exposition prolongée peut provoquer des lésions auditives irréversibles. Le port d'EPI auditifs est obligatoire.
Sur un chantier d'installation de chauffage, un marteau perforateur émet un niveau sonore L1 = 105 dB à une distance d1 = 1 m. Un installateur thermique travaille à une distance d2 = 4 m de la source.
On rappelle que l'atténuation due à la distance vaut :
\(\Delta L = 20 \times \log\left(\dfrac{d_2}{d_1}\right)\)
et le niveau sonore à la distance d2 : \(L_2 = L_1 - \Delta L\)
Données : log(2) = 0,301 | log(4) = 0,602 | log(8) = 0,903 | log(10) = 1
1. \(\Delta L = 20 \times \log\left(\dfrac{4}{1}\right) = 20 \times 0{,}602 = \mathbf{12{,}0\text{ dB}}\)
2. \(L_2 = 105 - 12{,}0 = \mathbf{93\text{ dB}}\)
3. 93 dB > 85 dB → oui, l'installateur doit obligatoirement porter des protections auditives.
4. \(\Delta L_3 = 105 - 85 = 20\text{ dB}\)
\(20 = 20 \times \log(d_3) \Rightarrow \log(d_3) = 1 \Rightarrow d_3 = \mathbf{10\text{ m}}\)
5. Sur un chantier en intérieur, il est souvent impossible de s'éloigner à 10 m. La solution : utiliser des EPI (casque anti-bruit, bouchons d'oreilles) et limiter la durée d'exposition.
Un technicien chauffagiste intervient dans une chaufferie où le niveau sonore ambiant est de 96 dB (bruit de la chaudière et des brûleurs). Il doit choisir un EPI auditif parmi deux options :
1. \(L_A = 96 - 28 = \mathbf{68\text{ dB}}\)
2. \(L_B = 96 - 35 = \mathbf{61\text{ dB}}\)
3. 68 dB < 87 dB → valeur limite respectée. 68 dB < 85 dB → seuil d'action respecté. Les bouchons suffisent.
4. 61 dB < 87 dB et 61 dB < 85 dB → oui, les deux seuils sont largement respectés.
5. Les deux EPI conviennent. Recommandation : les bouchons (option A) sont suffisants et plus pratiques.
Bouchons : avantage = légers et compatibles avec casque de chantier ; inconvénient = atténuation plus faible, usage unique.
Casque : avantage = meilleure atténuation, réutilisable ; inconvénient = encombrant en espace restreint, inconfort en cas de chaleur.
Un technicien climatisation mesure le bruit d'un compresseur sur le toit d'un immeuble de bureaux. Le compresseur émet un son de fréquence \(f = 500\text{ Hz}\). Vitesse du son : \(v = 340\text{ m/s}\).
Données : \(I_0 = 10^{-12}\text{ W/m}^2\) | \(I = 10^{-3}\text{ W/m}^2\) à 1 m | \(\log(10^n) = n\)
1. \(\lambda = 340/500 = \mathbf{0{,}68\text{ m}}\) | \(T = 1/500 = \mathbf{2 \times 10^{-3}\text{ s}}\).
500 Hz est entre 20 Hz et 20 000 Hz → audible, registre médium.
2. \(L = 10 \times \log(10^{-3}/10^{-12}) = 10 \times 9 = \mathbf{90\text{ dB}}\).
90 dB < 120 dB (pas de douleur), mais 90 dB > 85 dB → risque auditif, EPI obligatoires.
3. \(I_{85} = 10^{-12} \times 10^{85/10} = 10^{-12} \times 10^{8{,}5} = 3{,}16 \times 10^{-4}\text{ W/m}^2\).
Facteur : \(\dfrac{10^{-3}}{3{,}16 \times 10^{-4}} \approx \mathbf{3{,}16}\). L'intensité du compresseur est environ 3 fois supérieure au seuil de risque.
Un technicien CVC étudie les nuisances sonores d'une installation de ventilation dans un immeuble de bureaux. Le ventilateur de la CTA émet un niveau \(L_1 = 88\text{ dB}\) à 1 m. Le bâtiment comporte 4 bouches de soufflage identiques dans un open space, chacune diffusant le même niveau sonore \(L_b\).
Données : \(\log(2) = 0{,}301\) | \(\log(4) = 0{,}602\) | \(\log(5) = 0{,}699\)
Objectif : le niveau total dans l'open space ne doit pas dépasser 45 dB.
1. \(L_\text{après} = 88 - 25 = \mathbf{63\text{ dB}}\)
2. La puissance est divisée par 4, soit une réduction d'intensité d'un facteur 4 :
\(\Delta L = 10 \times \log(4) = 10 \times 0{,}602 = 6\text{ dB}\)
\(L_b = 63 - 6 = \mathbf{57\text{ dB}}\) par bouche.
3. 4 bouches identiques de 57 dB : \[L_\text{total} = 57 + 10 \times \log(4) = 57 + 6 = \mathbf{63\text{ dB}}\] Remarque : on retrouve le niveau après silencieux, ce qui est cohérent (la puissance totale est conservée).
4. 63 dB > 45 dB → objectif non atteint. Atténuation supplémentaire nécessaire : \(63 - 45 = \mathbf{18\text{ dB}}\).
Solution : installer des silencieux secondaires sur chaque branche, ou utiliser des bouches de soufflage à diffusion acoustique réduite, ou traiter l'ambiance avec des panneaux absorbants au plafond.
5. \(\lambda = 340/125 = \mathbf{2{,}72\text{ m}}\). Les sons de basse fréquence ont une grande longueur d'onde, ce qui leur permet de contourner facilement les obstacles (diffraction). Les matériaux absorbants classiques sont moins efficaces sur les basses fréquences car leur épaisseur doit être comparable à \(\lambda/4\).
Un installateur de pompes à chaleur doit implanter une PAC air/eau en extérieur. La PAC émet une puissance acoustique \(P = 8 \times 10^{-4}\text{ W}\).
Réglementation : émergence maximale de 5 dB en journée et 3 dB la nuit par rapport au bruit de fond.
Le bruit de fond mesuré est de 30 dB (nuit).
Distance au voisin le plus proche : \(d = 6\text{ m}\).
Données : \(I_0 = 10^{-12}\text{ W/m}^2\) | \(\log(1{,}77) \approx 0{,}248\)
1. \[I = \dfrac{8 \times 10^{-4}}{4\pi \times 36} = \dfrac{8 \times 10^{-4}}{452{,}4} \approx \mathbf{1{,}77 \times 10^{-6}\text{ W/m}^2}\]
2. \[L = 10 \times \log\!\left(\dfrac{1{,}77 \times 10^{-6}}{10^{-12}}\right) = 10 \times \log(1{,}77 \times 10^{6}) = 10 \times (6 + 0{,}248) = 10 \times 6{,}248 \approx \mathbf{62{,}5\text{ dB}}\]
3. Émergence nocturne : \(62{,}5 - 30 = \mathbf{32{,}5\text{ dB}}\). La réglementation impose max 3 dB la nuit → largement non respectée.
4. Pour respecter l'émergence de 3 dB la nuit, le niveau au voisin doit être \(\leq 30 + 3 = 33\text{ dB}\). Atténuation nécessaire à la source : \(62{,}5 - 33 = \mathbf{29{,}5\text{ dB}}\), soit environ 30 dB.
Solutions : capot acoustique (15-20 dB) + écran anti-bruit (10-15 dB), ou mode nuit avec vitesse de ventilateur réduite combiné à un capot. On peut aussi envisager d'éloigner la PAC du voisin si l'implantation le permet.