Utiliser le rayonnement thermique et comprendre l'effet de serre | Terminale Bac Pro ICCER (Grpt 1)
Un technicien chauffagiste vérifie les performances d'un radiateur en acier peint dans un appartement. La température de surface du radiateur est de 60 °C. Le radiateur a une surface d'émission S = 1,8 m².
Données :
1. T = 60 + 273 = 333 K
2. \(\lambda_{max} = \dfrac{2{,}898 \times 10^{-3}}{333} = \mathbf{8{,}70 \times 10^{-6}\text{ m} = 8{,}70\text{ µm}}\)
3. 8,70 µm > 0,7 µm → infrarouge. Le radiateur émet un rayonnement invisible mais on ressent sa chaleur.
4. \(T^4 = 1{,}230 \times 10^{10}\)
\(P = 0{,}92 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times 1{,}8 \times 1{,}230 \times 10^{10} \approx \mathbf{1\,154\text{ W}}\)
5. La peinture augmente l'émissivité (de 0,25 à 0,92). Un radiateur peint émet beaucoup plus de rayonnement infrarouge, ce qui améliore le transfert de chaleur.
On étudie le mécanisme de l'effet de serre et son rôle dans le bilan énergétique de la Terre.
1. Visible.
2. Infrarouge.
3. Les gaz à effet de serre absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Sans ce phénomène, la température serait de −18 °C au lieu de +15 °C.
4. Naturels : vapeur d'eau (H₂O), dioxyde de carbone (CO₂). Industriel : HFC (hydrofluorocarbures) comme le R-410A, ou le SF₆.
5. Un réchauffement de la Terre.
La puissance solaire reçue par la Terre est \(P_{reçue} = 1\,361\text{ W/m}^2\). L'albédo moyen est α = 0,30.
1. L'albédo est la fraction du rayonnement réfléchie par la Terre.
2. \(P_{réfléchie} = 0{,}30 \times 1\,361 = \mathbf{408{,}3\text{ W/m}^2}\)
3. \(P_{absorbée} = 0{,}70 \times 1\,361 = \mathbf{952{,}7\text{ W/m}^2}\)
4. L'océan absorbe le plus car son albédo est faible (0,06) : il ne réfléchit que 6 % du rayonnement et en absorbe 94 %. La neige réfléchit 85 % et n'en absorbe que 15 %.
5. Si les glaces fondent, la surface blanche (albédo élevé) est remplacée par de l'océan sombre (albédo faible). L'albédo global diminue, la Terre absorbe davantage de rayonnement solaire, ce qui amplifie le réchauffement (rétroaction positive).
Un technicien chauffagiste vérifie les performances d'un radiateur en acier dans un appartement. La température de surface du radiateur est de 60 °C. Le radiateur a une surface totale d'émission A = 1,8 m².
Données :
1. \(T = 60 + 273 = \mathbf{333\text{ K}}\)
2. \(\lambda_{max} = \dfrac{2{,}898 \times 10^{-3}}{333} \approx \mathbf{8{,}70 \times 10^{-6}\text{ m} = 8{,}70\text{ µm}}\)
3. 8,70 µm > 0,78 µm → domaine infrarouge. On ne « voit » pas le radiateur briller, mais on ressent sa chaleur.
4. \(P = \varepsilon \times \sigma \times A \times T^4 = 0{,}92 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times 1{,}8 \times 333^4\)
\(333^4 = 1{,}230 \times 10^{10}\)
\(P = 0{,}92 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times 1{,}8 \times 1{,}230 \times 10^{10} \approx \mathbf{1\,154\text{ W}}\)
5. \(\dfrac{1\,154}{1\,200} \times 100 \approx \mathbf{96\,\%}\)
En réalité, le bilan net est inférieur car le radiateur reçoit aussi du rayonnement des murs (~20 °C). Environ 50 à 70 % de la chaleur est transmise par rayonnement.
6. La peinture augmente l'émissivité (de 0,25 à 0,92). Un radiateur peint émet beaucoup plus de rayonnement infrarouge, améliorant le transfert de chaleur.
Un technicien en efficacité énergétique réalise un diagnostic thermique d'un immeuble à l'aide d'une caméra thermique. Le thermogramme révèle :
1. Une caméra thermique détecte le rayonnement infrarouge émis par les surfaces et le convertit en image colorée (thermogramme). Plus une surface est chaude, plus elle émet d'infrarouge.
2. La fenêtre simple vitrage (T3 = 18 °C) présente les plus grandes déperditions : sa température extérieure est la plus élevée, l'écart avec Tint n'est que de 2 °C, montrant une très faible résistance thermique.
3. \(\alpha = 1 - \rho - \tau = 1 - 0{,}15 - 0 = \mathbf{0{,}85}\). Le mur absorbe 85 % du rayonnement incident.
4. \(\tau = 1 - 0{,}10 - 0{,}08 = \mathbf{0{,}82}\). La vitre transmet 82 % du rayonnement : elle est très transparente.
5. Remplacer le simple vitrage par du double/triple vitrage. Traiter les ponts thermiques (isolation par l'extérieur, rupteurs).
Un installateur thermique travaille sur une pompe à chaleur contenant du fluide frigorigène R-410A.
Données :
1. Le Soleil émet dans le visible, qui traverse l'atmosphère et chauffe la Terre. La Terre réémet en infrarouge. Les gaz à effet de serre absorbent ce rayonnement infrarouge et le renvoient vers la surface, maintenant la température à +15 °C au lieu de −18 °C.
2. Naturels : vapeur d'eau, CO₂. Industriels : HFC (R-410A), SF₆.
3. 4,2 × 2 088 = 8 770 kg éq. CO₂ ≈ 8,77 t.
4. 8,77 t > 5 t → oui, soumise au contrôle annuel.
5. 4,2 × 675 = 2 835 kg éq. CO₂ ≈ 2,84 t. L'impact est divisé par 3 et l'installation passe sous le seuil F-Gas.
Un technicien CVC réalise le bilan thermique d'un local technique. Le mur principal (béton, ε = 0,93) a une surface S = 25 m² et une température intérieure de surface Tint = 19 °C. La température extérieure est Text = 2 °C.
Données : σ = 5,67 × 10⁻⁸ W·m⁻²·K⁻⁴ ; b = 2,898 × 10⁻³ m·K.
1. \(T_{int} = 19 + 273 = 292\text{ K}\) ; \(T_{ext} = 2 + 273 = 275\text{ K}\)
2. \(292^4 = 7{,}272 \times 10^{9}\)
\(P_{int} = 0{,}93 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times 7{,}272 \times 10^{9} \times 25 = 0{,}93 \times 10\,313 \approx \mathbf{9\,591\text{ W}}\)
3. \(\lambda_{max} = \dfrac{2{,}898 \times 10^{-3}}{292} = 9{,}92 \times 10^{-6}\text{ m} = \mathbf{9{,}92\text{ µm}}\) → infrarouge.
4. \(P_{écran} = 0{,}05 \times 10\,313 \approx \mathbf{516\text{ W}}\)
Réduction : \(\dfrac{9\,591 - 516}{9\,591} \times 100 \approx \mathbf{94{,}6\,\%}\)
5. Différence de puissance : 9 591 − 516 = 9 075 W = 9,075 kW
Énergie économisée : 9,075 × 4 000 = 36 300 kWh/an
Économie : 36 300 × 0,15 = 5 445 €/an
Rentabilité : 120 / 5 445 ≈ 8 jours. L'investissement est extrêmement rentable.
Note : ce calcul surestime l'économie car il ne tient pas compte du rayonnement reçu des autres surfaces. En pratique, l'économie réelle est inférieure mais l'écran reste très rentable.
Un installateur en énergies renouvelables dimensionne un chauffe-eau solaire individuel (CESI). Le capteur plan a une surface utile S = 4 m², reçoit un ensoleillement moyen de 650 W/m² et fonctionne à T = 345 K.
Données : σ = 5,67 × 10⁻⁸ W·m⁻²·K⁻⁴. Deux types de revêtement sont envisagés : peinture noire (ε = 0,95) et revêtement sélectif (ε = 0,08).
1. \(P_{reçue} = 650 \times 4 = \mathbf{2\,600\text{ W}}\)
2. \(T^4 = 345^4 = 1{,}417 \times 10^{10}\)
Peinture noire : \(P_{ray} = 0{,}95 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times 1{,}417 \times 10^{10} \times 4 = 0{,}95 \times 3\,214 \approx 3\,053\text{ W}\)
\(P_{nette} = 2\,600 - 3\,053 = \mathbf{-453\text{ W}}\) (bilan négatif)
Revêtement sélectif : \(P_{ray} = 0{,}08 \times 3\,214 \approx 257\text{ W}\)
\(P_{nette} = 2\,600 - 257 = \mathbf{2\,343\text{ W}}\)
3. \(\Delta T = \dfrac{P_{nette}}{\dot{m} \cdot c} = \dfrac{2\,343}{0{,}04 \times 3\,800} = \dfrac{2\,343}{152} \approx \mathbf{15{,}4\text{ °C}}\)
4. Énergie nécessaire : \(Q = m \cdot c \cdot \Delta T = 200 \times 4\,180 \times (55 - 15) = 200 \times 4\,180 \times 40 = 33\,440\,000\text{ J}\)
Puissance utile : \(P_{utile} = 0{,}45 \times 2\,600 = 1\,170\text{ W}\)
Temps : \(t = \dfrac{Q}{P_{utile}} = \dfrac{33\,440\,000}{1\,170} \approx 28\,581\text{ s} \approx \mathbf{7{,}9\text{ h}}\)
Il faut environ 8 heures d'ensoleillement pour chauffer le ballon, ce qui correspond à une journée d'été ensoleillée.
Un installateur de pompes à chaleur compare trois fluides pour une PAC résidentielle.
| Fluide | PRG (100 ans) | Charge (kg) | Fuite annuelle (%) |
|---|---|---|---|
| R-410A | 2 088 | 4,2 | 5 % |
| R-32 | 675 | 3,0 | 3 % |
| R-290 (propane) | 3 | 1,5 | 1 % |
1. R-410A : 4,2 × 2 088 = 8 770 kg = 8,77 t → dépasse le seuil
R-32 : 3,0 × 675 = 2 025 kg = 2,03 t
R-290 : 1,5 × 3 = 4,5 kg ≈ 0,005 t
2. R-410A : 4,2 × 0,05 = 0,21 kg/an → 0,21 × 2 088 = 438 kg éq. CO₂/an
R-32 : 3,0 × 0,03 = 0,09 kg/an → 0,09 × 675 = 60,8 kg éq. CO₂/an
R-290 : 1,5 × 0,01 = 0,015 kg/an → 0,015 × 3 = 0,045 kg éq. CO₂/an
3. R-410A : 8 770 + 15 × 438 = 15 340 kg ≈ 15,3 t
R-32 : 2 025 + 15 × 60,8 = 2 937 kg ≈ 2,9 t
R-290 : 4,5 + 15 × 0,045 = 5,2 kg ≈ 0,005 t
4. Le R-290 a un impact quasi nul (0,005 t vs 15,3 t pour le R-410A) mais nécessite des précautions liées à son inflammabilité. Le R-32 est un bon compromis (5 fois moins impactant, sous le seuil F-Gas). Le R-410A est à proscrire pour les installations neuves. Recommandation : R-32 pour les installations standard, R-290 si la configuration le permet.