Évaluer la puissance consommée | Terminale Bac Pro ICCER (Grpt 1)
Un technicien chauffagiste installe un radiateur électrique dans un local technique de chaufferie. Le radiateur est branché sur une prise monophasée 230 V.
Données :
1. S = U × I = 230 × 8,7 = 2 001 VA
2. P = U × I × cos(φ) = 230 × 8,7 × 1 = 2 001 W
3. Q = U × I × sin(φ) = 230 × 8,7 × 0 = 0 var. La puissance réactive est nulle.
4. Pour un appareil purement résistif (cos φ = 1), on a P = S. Toute la puissance apparente est utile.
5. I = 8,7 A > 10 A ? Non : 8,7 A < 10 A → le radiateur peut fonctionner avec un disjoncteur 10 A.
Cependant, la marge est faible (10 − 8,7 = 1,3 A seulement).
6. Pour plus de sécurité, on choisit un disjoncteur 16 A (premier calibre supérieur confortable).
Un installateur thermique vérifie le circulateur d'un circuit de chauffage. La plaque signalétique indique :
1. S = U × I = 230 × 0,9 = 207 VA
2. P = U × I × cos(φ) = 230 × 0,9 × 0,65 = 134,6 W
3. Q = U × I × sin(φ) = 230 × 0,9 × 0,76 = 157,3 var
4. S = 207 VA > P = 134,6 W. La puissance apparente est plus grande car le circulateur a un moteur (cos φ < 1) : une partie de la puissance est réactive et ne produit pas de travail utile.
Un technicien CVC évalue le coût de fonctionnement d'un convecteur électrique dans un bureau.
Données :
1. ttotal = 8 × 180 = 1 440 h
2. W = P × t = 1,5 × 1 440 = 2 160 kWh
3. Coût = 2 160 × 0,2276 = 491,62 €
4. Énergie avec le nouveau modèle : W' = 1 × 1 440 = 1 440 kWh
Coût' = 1 440 × 0,2276 = 327,74 €
Économie = 491,62 − 327,74 = 163,88 € par an
Un technicien chauffagiste intervient sur l'installation électrique d'un local chaufferie alimenté en monophasé 230 V / 50 Hz. L'ensemble des équipements (brûleur, circulateurs, régulation) consomme un courant d'intensité I = 18 A avec un déphasage φ = 35° par rapport à la tension.
Données :
1. \(T = \dfrac{1}{f} = \dfrac{1}{50} = \mathbf{0{,}02\text{ s} = 20\text{ ms}}\)
2. \(S = U \times I = 230 \times 18 = \mathbf{4\,140\text{ VA}}\)
L'unité de la puissance apparente est le voltampère (VA).
3. \(P = U \times I \times \cos(\varphi) = 230 \times 18 \times 0{,}819 = \mathbf{3\,390{,}7\text{ W}} \approx 3{,}39\text{ kW}\)
L'unité de la puissance active est le watt (W).
4. \(Q = U \times I \times \sin(\varphi) = 230 \times 18 \times 0{,}574 = \mathbf{2\,376{,}4\text{ var}}\)
L'unité de la puissance réactive est le voltampère réactif (var).
5. Triangle des puissances :
– côté horizontal : P = 3 390,7 W
– côté vertical : Q = 2 376,4 var
– hypoténuse : S = 4 140 VA
– angle φ = 35° entre P et S
Vérification : \(S^2 = P^2 + Q^2 = 3\,390{,}7^2 + 2\,376{,}4^2 \approx 11\,496\,847 + 5\,647\,277 \approx 17\,144\,124\)
\(\sqrt{17\,144\,124} \approx 4\,140\text{ VA}\) ✓
6. Le facteur de puissance est cos(φ) = cos(35°) = 0,819.
Or 0,819 < 0,93 → l'installation n'est pas conforme.
Solution : installer une batterie de condensateurs en parallèle pour compenser la puissance réactive et relever le facteur de puissance au-dessus de 0,93.
Un installateur thermique doit raccorder une pompe à chaleur (PAC) air/eau dans un pavillon. La PAC fonctionne en monophasé 230 V et sa plaque signalétique indique :
1. \(P = U \times I_n \times \cos(\varphi)\) donc \(I_n = \dfrac{P}{U \times \cos(\varphi)} = \dfrac{2\,800}{230 \times 0{,}85} = \dfrac{2\,800}{195{,}5} \approx \mathbf{14{,}3\text{ A}}\)
2. \(I_d = 3 \times I_n = 3 \times 14{,}3 = \mathbf{42{,}9\text{ A}}\)
3. Le calibre du disjoncteur doit être supérieur à In = 14,3 A.
On choisit un disjoncteur de 16 A (premier calibre supérieur à 14,3 A).
Un disjoncteur courbe D tolère les pointes de démarrage (jusqu'à 10 × In), donc le courant de démarrage de 42,9 A ne déclenchera pas la protection.
4. \(S = U \times I_n = 230 \times 14{,}3 = \mathbf{3\,289\text{ VA}} \approx 3{,}29\text{ kVA}\)
5. Le câble supporte 27 A > In = 14,3 A → oui, le câble de 4 mm² convient.
Il assure une marge de sécurité suffisante (27 − 14,3 = 12,7 A de marge).
Un technicien CVC effectue un audit énergétique d'une installation de chauffage collectif. Le circulateur primaire fonctionne en continu pendant la saison de chauffe.
Données :
1. Durée annuelle = 16 × 200 = 3 200 h
2. \(W = P \times t = 180 \times 3\,200 = 576\,000\text{ Wh} = \mathbf{576\text{ kWh}}\)
3. Coût = W × prix = 576 × 0,2276 = 131,10 €
4. Énergie avec circulateur variable : \(W' = 65 \times 3\,200 = 208\,000\text{ Wh} = 208\text{ kWh}\)
Coût' = 208 × 0,2276 = 47,34 €
Économie = 131,10 − 47,34 = 83,76 € par an
Un technicien de maintenance énergétique réalise un bilan électrique sur la chaufferie d'un immeuble collectif. L'installation est alimentée en triphasé 400 V / 50 Hz et comporte les récepteurs suivants :
1. \(P_T = 2{,}5 + 0{,}55 + 0{,}37 + 0{,}18 = \mathbf{3{,}60\ kW}\)
2.
Brûleur : \(\tan\varphi_1 = \dfrac{\sqrt{1-0{,}85^2}}{0{,}85} = \dfrac{0{,}527}{0{,}85} \approx 0{,}620 \Rightarrow Q_1 = 2{,}5 \times 0{,}620 = \mathbf{1{,}550\ kvar}\)
Circulateur primaire : \(\tan\varphi_2 = \dfrac{\sqrt{1-0{,}62^2}}{0{,}62} = \dfrac{0{,}785}{0{,}62} \approx 1{,}266 \Rightarrow Q_2 = 0{,}55 \times 1{,}266 = \mathbf{0{,}696\ kvar}\)
Circulateur secondaire : \(Q_3 = 0{,}37 \times 1{,}266 = \mathbf{0{,}468\ kvar}\)
Régulation : \(\cos\varphi_4 = 1 \Rightarrow Q_4 = \mathbf{0\ kvar}\)
\(Q_T = 1{,}550 + 0{,}696 + 0{,}468 + 0 = \mathbf{2{,}714\ kvar}\)
3. \(S_T = \sqrt{P_T^2 + Q_T^2} = \sqrt{3{,}60^2 + 2{,}714^2} = \sqrt{12{,}96 + 7{,}37} = \sqrt{20{,}33} \approx \mathbf{4{,}51\ kVA}\)
\(\cos\varphi_{\text{global}} = \dfrac{3{,}60}{4{,}51} \approx \mathbf{0{,}798}\)
Or \(0{,}798 < 0{,}93\) : l'installation n'est pas conforme.
4. \(\tan\varphi_{\text{cible}} = \dfrac{\sqrt{1-0{,}93^2}}{0{,}93} \approx 0{,}395\)
\(Q_C = P_T \times (\tan\varphi_{\text{actuel}} - \tan\varphi_{\text{cible}}) = 3{,}60 \times \left(\dfrac{2{,}714}{3{,}60} - 0{,}395\right) = 3{,}60 \times (0{,}754 - 0{,}395) = 3{,}60 \times 0{,}359 \approx \mathbf{1{,}29\ kvar}\)
5. Avant : \(I_1 = \dfrac{S_T}{\sqrt{3} \times U} = \dfrac{4\,510}{\sqrt{3} \times 400} = \dfrac{4\,510}{692{,}8} \approx \mathbf{6{,}51\ A}\)
Après : \(Q_T' = 2{,}714 - 1{,}29 = 1{,}424\ \text{kvar}\)
\(S_T' = \sqrt{3{,}60^2 + 1{,}424^2} = \sqrt{12{,}96 + 2{,}03} = \sqrt{14{,}99} \approx 3{,}87\ \text{kVA}\)
\(I_2 = \dfrac{3\,870}{692{,}8} \approx \mathbf{5{,}59\ A}\)
Réduction : \(\dfrac{6{,}51 - 5{,}59}{6{,}51} \times 100 \approx \mathbf{14{,}1\ \%}\)
Intérêt : réduction des pertes Joule (\(P_J = R \cdot I^2\)), possibilité d'utiliser des câbles de section inférieure, absence de pénalités du fournisseur d'énergie pour \(\cos\varphi\) insuffisant.
Un technicien en énergies renouvelables conseille un client qui souhaite remplacer ses convecteurs électriques par une pompe à chaleur (PAC) air/eau. L'installation est alimentée en monophasé 230 V.
1. \(P_{\text{th}} = \text{COP} \times P_B = 3{,}2 \times 1{,}8 = \mathbf{5{,}76\ kW}\)
\(5{,}76 > 5{,}5\) kW : la PAC restitue suffisamment de puissance thermique pour remplacer les convecteurs.
2. Durée annuelle : \(t = 12 \times 180 = 2\,160\ \text{h}\)
Convecteurs : \(W_A = 5{,}5 \times 2\,160 = \mathbf{11\,880\ kWh}\)
PAC : \(W_B = 1{,}8 \times 2\,160 = \mathbf{3\,888\ kWh}\)
3. Coût convecteurs : \(11\,880 \times 0{,}2276 = \mathbf{2\,703{,}89\ €}\)
Coût PAC : \(3\,888 \times 0{,}2276 = \mathbf{885{,}11\ €}\)
Économie annuelle : \(2\,703{,}89 - 885{,}11 = \mathbf{1\,818{,}78\ €}\)
4. Temps de retour = \(\dfrac{8\,500}{1\,818{,}78} \approx \mathbf{4{,}7\ \text{ans}}\)
L'investissement est rentabilisé en moins de 5 ans.
5. Convecteurs : \(I_A = \dfrac{5\,500}{230 \times 1} = \mathbf{23{,}9\ A}\) → disjoncteur 25 A ou 32 A
PAC : \(I_B = \dfrac{1\,800}{230 \times 0{,}80} = \dfrac{1\,800}{184} \approx \mathbf{9{,}78\ A}\) → disjoncteur 16 A
La PAC nécessite un disjoncteur de calibre bien inférieur. Le tableau électrique est moins sollicité et les câbles peuvent être de section plus faible.
6. \(S_B = \dfrac{P_B}{\cos\varphi_B} = \dfrac{1{,}8}{0{,}80} = \mathbf{2{,}25\ kVA}\)
\(\sin\varphi_B = \sqrt{1 - 0{,}80^2} = \sqrt{0{,}36} = 0{,}6\)
\(Q_B = S_B \times \sin\varphi_B = 2{,}25 \times 0{,}6 = \mathbf{1{,}35\ kvar}\)
Les convecteurs (\(\cos\varphi = 1\)) ne génèrent aucune puissance réactive. La PAC, avec son compresseur (moteur), introduit une puissance réactive de 1,35 kvar qui dégrade le \(\cos\varphi\) de l'installation globale. Si d'autres moteurs sont présents, l'installation risque de ne plus satisfaire l'exigence \(\cos\varphi \geq 0{,}93\). Solution : installer un condensateur de compensation en parallèle sur l'alimentation de la PAC.