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Chapitre 16 – Analyser un signal : numérisation et effet Doppler

Thème 4 : Ondes et signaux | Physique-Chimie | Terminale générale (spécialité)

Dernière mise à jour : 21 octobre 2026

⏱ Durée de lecture estimée : ~16 min

Objectifs du chapitre :
Situation. Une chanson enregistrée par un microphone est d'abord une tension électrique qui varie continûment dans le temps. Pourtant, sur votre téléphone, elle est stockée sous forme d'une suite de nombres — des 0 et des 1. Entre les deux, un composant électronique a « traduit » le son : c'est la numérisation. De la même manière, un radar de gendarmerie mesure la vitesse d'une voiture sans la toucher, et un astronome sait qu'une galaxie s'éloigne de nous rien qu'en analysant sa lumière : les deux exploitent le même phénomène, l'effet Doppler. Ce chapitre explique comment un signal se transforme en fichier numérique, et comment le mouvement d'une source modifie la fréquence de l'onde qu'elle émet.

1. Signal analogique et signal numérique

Un signal transporte une information (un son, une image, une température…) grâce à une grandeur physique qui varie. Selon la façon dont cette grandeur prend ses valeurs, on distingue deux grandes familles de signaux, qu'il faut absolument savoir reconnaître.

Définition Un signal analogique est un signal qui varie de façon continue : à chaque instant il possède une valeur, et cette valeur peut prendre une infinité de niveaux différents. La tension délivrée par un microphone, l'aiguille d'un cadran, le son d'un instrument sont des signaux analogiques.
Définition Un signal numérique est un signal qui ne prend ses valeurs qu'à des instants séparés (discrets) et parmi un nombre limité de niveaux. Il est représenté par une suite de nombres, eux-mêmes codés en binaire (des 0 et des 1). Un fichier MP3, une photo JPEG, l'affichage d'un thermomètre digital sont numériques.

La différence est fondamentale : le signal analogique est une courbe lisse, le signal numérique est une suite de points (ou d'« escaliers »). Pour être traité, transmis sans dégradation et stocké par un ordinateur, un signal analogique doit d'abord être transformé en signal numérique. Cette opération, réalisée par un convertisseur analogique-numérique (CAN), s'appelle la numérisation.

Signal analogique Signal numérique t u valeur définie à chaque instant t u valeurs à instants et niveaux discrets
Mini-exercice 1. Classer chaque cas en « analogique » ou « numérique » : (a) l'aiguille d'un vieux compteur de vitesse ; (b) l'heure affichée par une montre à chiffres ; (c) la tension aux bornes d'un micro qui capte une voix ; (d) une photo stockée sur une carte mémoire.

(a) analogique (l'aiguille glisse continûment) ; (b) numérique (affichage par valeurs discrètes) ; (c) analogique (tension continue) ; (d) numérique (suite de pixels codés en binaire).

2. La numérisation : échantillonnage

Numériser un signal, c'est le remplacer par une suite de nombres. Cela se fait en deux étapes successives : d'abord on choisit à quels instants on regarde le signal (l'échantillonnage), ensuite on décide avec quelle précision on code chaque valeur (la quantification, étudiée au paragraphe 3).

Définition L'échantillonnage consiste à mesurer la valeur du signal à intervalles de temps réguliers. La durée qui sépare deux mesures est la période d'échantillonnage \(T_e\) (en s). Le nombre de mesures effectuées chaque seconde est la fréquence d'échantillonnage \(f_e\) (en hertz, Hz).
\(f_e=\dfrac{1}{T_e}\qquad\Longleftrightarrow\qquad T_e=\dfrac{1}{f_e}\)

Plus la fréquence d'échantillonnage est élevée, plus les points de mesure sont rapprochés, et mieux la suite de points « colle » à la courbe d'origine. Si au contraire on échantillonne trop lentement, on rate les variations rapides du signal et l'information est perdue : la reconstitution donne alors une courbe fausse.

Condition de Shannon Pour reconstituer fidèlement un signal dont la fréquence la plus élevée est \(f_{max}\), la fréquence d'échantillonnage doit vérifier :
\(f_e\ge 2\,f_{max}\)
C'est pourquoi le CD audio échantillonne à \(44{,}1\text{ kHz}\) : l'oreille humaine perçoit jusqu'à \(20\) kHz, et \(2\times20=40\) kHz, on prend donc un peu plus de marge.
t u Tₑ chaque point = 1 échantillon toutes les Tₑ secondes
Exemple travaillé. Un capteur numérise une température en prenant une mesure toutes les \(T_e=2{,}0\text{ ms}\). Quelle est la fréquence d'échantillonnage ?
On applique \(f_e=\dfrac{1}{T_e}=\dfrac{1}{2{,}0\times10^{-3}}=500\text{ Hz}\). Le capteur effectue donc \(500\) mesures par seconde.
Mini-exercice 2. Une carte son échantillonne à \(f_e=48\text{ kHz}\). Calculer la période d'échantillonnage \(T_e\). Cette carte respecte-t-elle la condition de Shannon pour un son audible (\(f_{max}=20\text{ kHz}\)) ?

\(T_e=\dfrac{1}{f_e}=\dfrac{1}{48\,000}\approx 2{,}1\times10^{-5}\text{ s}=21\ \mu\text{s}\).
Condition de Shannon : il faut \(f_e\ge 2\times20=40\text{ kHz}\). Or \(48\text{ kHz}\gt 40\text{ kHz}\) : la condition est respectée, le son sera fidèlement reconstitué.

3. La numérisation : quantification

Une fois l'instant de mesure choisi, il faut coder la valeur de l'échantillon par un nombre. Or un ordinateur ne dispose que d'un nombre fini de « cases » : on arrondit donc chaque valeur mesurée au niveau autorisé le plus proche. C'est la quantification.

Définition La quantification consiste à arrondir la valeur de chaque échantillon à l'un des niveaux disponibles. Avec un codage sur \(n\) bits (chiffres binaires), le nombre de niveaux possibles est :
\(N=2^{\,n}\)

Un bit vaut \(0\) ou \(1\). Avec \(n\) bits on peut donc former \(2^n\) combinaisons différentes, donc coder \(2^n\) niveaux. Par exemple, \(8\) bits donnent \(2^8=256\) niveaux, et \(16\) bits donnent \(2^{16}=65\,536\) niveaux.

Définition — résolution La résolution (ou pas de quantification) \(p\) est le plus petit écart de valeur que l'on peut distinguer. Elle vaut environ la plage totale de mesure divisée par le nombre de niveaux :
\(p\approx\dfrac{U_{max}-U_{min}}{2^{\,n}}\)
Plus \(n\) est grand, plus \(p\) est petit, donc plus la numérisation est précise.
t u 000001010011100101110111 — courbe réelle (pointillé) — signal quantifié sur 3 bits = 8 niveaux (rouge)
Exemple travaillé. Un capteur mesure une tension entre \(0\) et \(5\text{ V}\). Comparons deux convertisseurs.
• Sur \(n=3\) bits : \(N=2^3=8\) niveaux, résolution \(p\approx\dfrac{5}{8}=0{,}625\text{ V}\). C'est grossier : on ne distingue pas mieux que \(0{,}6\text{ V}\).
• Sur \(n=12\) bits : \(N=2^{12}=4096\) niveaux, résolution \(p\approx\dfrac{5}{4096}\approx1{,}2\times10^{-3}\text{ V}=1{,}2\text{ mV}\). La précision est \(512\) fois meilleure.
Mini-exercice 3. Un microcontrôleur numérise sur \(n=8\) bits une tension comprise entre \(0\) et \(10\text{ V}\). Combien de niveaux sont disponibles ? Quelle est la résolution ?

Nombre de niveaux : \(N=2^8=256\).
Résolution : \(p\approx\dfrac{10-0}{256}\approx3{,}9\times10^{-2}\text{ V}\approx39\text{ mV}\). Deux tensions séparées de moins de \(39\text{ mV}\) seront codées par le même nombre.

4. Taille d'un fichier numérique

Une fois numérisé, un signal devient une longue suite de bits. Sa taille dépend directement du nombre d'échantillons et du nombre de bits utilisés pour coder chacun. Savoir l'estimer permet de comprendre pourquoi une musique « pèse » quelques mégaoctets et une vidéo bien davantage.

Rappel des unités Un octet (o) vaut \(8\) bits. On utilise ensuite les multiples : \(1\text{ ko}=10^3\text{ o}\), \(1\text{ Mo}=10^6\text{ o}\), \(1\text{ Go}=10^9\text{ o}\).
Méthode — taille d'un fichier son
  1. Nombre d'échantillons \(=f_e\times\) durée (en s).
  2. Taille en bits \(=\) nombre d'échantillons \(\times\ n\ \times\) nombre de voies (1 = mono, 2 = stéréo).
  3. Diviser par \(8\) pour obtenir des octets, puis convertir en ko / Mo.
\(\text{Taille (bits)}=f_e\times t\times n\times(\text{nombre de voies})\)
Exemple travaillé — un extrait de musique CD. Un CD audio utilise \(f_e=44\,100\text{ Hz}\), un codage sur \(n=16\text{ bits}\), en stéréo (\(2\) voies). Quelle est la taille d'un morceau de \(3\text{ min}\), soit \(t=180\text{ s}\) ?
Débit par seconde : \(44\,100\times16\times2=1\,411\,200\text{ bits/s}\).
Sur \(180\text{ s}\) : \(1\,411\,200\times180=2{,}54\times10^{8}\text{ bits}\).
En octets : \(\dfrac{2{,}54\times10^{8}}{8}=3{,}18\times10^{7}\text{ o}\approx31{,}8\text{ Mo}\).
Un morceau non compressé pèse donc une trentaine de mégaoctets : c'est ce que la compression MP3 réduit ensuite d'un facteur \(10\) environ.
Mini-exercice 4. Un enregistrement vocal mono dure \(10\text{ s}\), avec \(f_e=8\,000\text{ Hz}\) et un codage sur \(n=8\text{ bits}\). Calculer sa taille en kilooctets.

Taille en bits : \(8\,000\times10\times8\times1=640\,000\text{ bits}\).
En octets : \(\dfrac{640\,000}{8}=80\,000\text{ o}=80\text{ ko}\).

Cas d'une image Pour une image, chaque pixel est codé sur un certain nombre de bits (la profondeur de couleur). En couleurs vraies, chaque pixel utilise \(24\text{ bits}\) (\(8\) bits pour le rouge, \(8\) pour le vert, \(8\) pour le bleu). La taille vaut :
\(\text{Taille (bits)}=(\text{largeur}\times\text{hauteur})\times(\text{bits par pixel})\)
Exemple travaillé — une photo. Une image de \(1920\times1080\) pixels en couleurs \(24\text{ bits}\) :
Nombre de pixels : \(1920\times1080=2\,073\,600\).
Taille en bits : \(2\,073\,600\times24\approx4{,}98\times10^{7}\text{ bits}\).
En octets : \(\dfrac{4{,}98\times10^{7}}{8}\approx6{,}2\times10^{6}\text{ o}\approx6{,}2\text{ Mo}\) (sans compression).
Mini-exercice 5. Une image de \(800\times600\) pixels est codée en couleurs \(24\text{ bits}\). Calculer sa taille en mégaoctets (sans compression).

Pixels : \(800\times600=480\,000\).
Taille en bits : \(480\,000\times24=11\,520\,000\text{ bits}\).
En octets : \(\dfrac{11\,520\,000}{8}=1\,440\,000\text{ o}=1{,}44\text{ Mo}\).

5. Exploiter un signal échantillonné

Une fois numérisé, un signal se présente comme un tableau de valeurs : à chaque instant \(t_k=k\times T_e\) correspond une mesure \(u_k\). On peut alors l'analyser sans oscilloscope, simplement en lisant le tableau — par exemple pour retrouver la période et la fréquence du signal.

Exemple travaillé — lire une période. Un signal sonore est échantillonné à \(f_e=10\,000\text{ Hz}\), soit \(T_e=0{,}10\text{ ms}\). Le tableau ci-dessous donne les premiers échantillons.
indice \(k\)010203040
\(u_k\) (V)0+1,00−1,00
Le motif se répète : le signal repasse par \(0\) en montant à \(k=0\) puis à \(k=40\). La période dure donc \(40\) échantillons, soit \(T=40\times T_e=40\times0{,}10\text{ ms}=4{,}0\text{ ms}\). La fréquence vaut \(f=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{4{,}0\times10^{-3}}=250\text{ Hz}\).

En pratique, on confie ce travail à un programme Python. Le signal est stocké dans deux listes (les instants et les valeurs) ; on peut le tracer et repérer la période. Le script ci-dessous montre le principe.

# Signal échantillonné : instants (t) et mesures (u) import matplotlib.pyplot as plt fe = 10000 # fréquence d'échantillonnage (Hz) Te = 1 / fe # période d'échantillonnage (s) u = [0, 1.0, 0, -1.0, 0, 1.0, 0, -1.0, 0] # valeurs mesurées t = [k * Te for k in range(len(u))] # instants correspondants plt.plot(t, u, "o-") # affiche les points reliés plt.xlabel("t (s)") plt.ylabel("u (V)") plt.show()
Mini-exercice 6. Un signal échantillonné à \(f_e=5\,000\text{ Hz}\) revient au même point du motif tous les \(25\) échantillons. Déterminer sa période \(T\) puis sa fréquence \(f\).

Période d'échantillonnage : \(T_e=\dfrac{1}{5000}=2{,}0\times10^{-4}\text{ s}\).
Période du signal : \(T=25\times T_e=25\times2{,}0\times10^{-4}=5{,}0\times10^{-3}\text{ s}\).
Fréquence : \(f=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{5{,}0\times10^{-3}}=200\text{ Hz}\).

6. L'effet Doppler

Changeons complètement de sujet — l'analyse d'un signal ne se limite pas à sa numérisation. Vous avez sûrement remarqué que le son d'une sirène d'ambulance semble plus aigu quand le véhicule s'approche, puis plus grave dès qu'il s'éloigne. Pourtant, la sirène émet toujours la même note. Ce changement apparent de fréquence porte un nom : l'effet Doppler.

Définition L'effet Doppler est la variation de la fréquence d'une onde perçue par un récepteur, due au mouvement relatif entre la source et le récepteur.

L'explication est géométrique. Quand la source avance vers l'observateur, chaque nouvelle crête d'onde est émise un peu plus près que la précédente : les crêtes se resserrent, la longueur d'onde raccourcit et la fréquence monte. Derrière la source, c'est l'inverse : les crêtes s'espacent.

source v → 🙂 devant : plus aigu (f ↗) ondes resserrées 🙂 derrière : plus grave (f ↘) ondes étirées
Relation pour une onde sonore (source mobile, récepteur fixe) Si une source émettant la fréquence \(f\) se déplace à la vitesse \(v\) dans un milieu où le son se propage à la célérité \(c\) :
rapprochement : \(f'=f\times\dfrac{c}{c-v}\qquad\) éloignement : \(f'=f\times\dfrac{c}{c+v}\)
\(f'\) est la fréquence perçue. En rapprochement \(f'\gt f\) ; en éloignement \(f'\lt f\).
Exemple travaillé — la sirène. Une ambulance émet un son de fréquence \(f=680\text{ Hz}\) et roule à \(v=30\text{ m/s}\). Le son se propage à \(c=340\text{ m/s}\).
Quand elle s'approche : \(f'=680\times\dfrac{340}{340-30}=680\times\dfrac{340}{310}\approx 746\text{ Hz}\) (plus aigu).
Quand elle s'éloigne : \(f'=680\times\dfrac{340}{340+30}=680\times\dfrac{340}{370}\approx 625\text{ Hz}\) (plus grave).
Au passage de l'ambulance, l'oreille entend donc la note chuter d'environ \(746\) à \(625\text{ Hz}\) : c'est le « nyiiiuuu » caractéristique.
Mini-exercice 7. Une voiture de course klaxonne à \(f=500\text{ Hz}\) en fonçant vers un spectateur à \(v=50\text{ m/s}\) (\(c=340\text{ m/s}\)). Quelle fréquence le spectateur perçoit-il ?

Rapprochement : \(f'=f\times\dfrac{c}{c-v}=500\times\dfrac{340}{340-50}=500\times\dfrac{340}{290}\approx 586\text{ Hz}\). Le son perçu est plus aigu que \(500\text{ Hz}\).

7. Exploiter le décalage pour mesurer une vitesse

L'effet Doppler ne sert pas qu'à expliquer le son des sirènes : c'est un formidable outil de mesure. Si l'on connaît la fréquence (ou la longueur d'onde) émise et qu'on mesure celle reçue, on remonte à la vitesse de la source — sans jamais la toucher.

Décalage et vitesse (cas des faibles vitesses) Lorsque la vitesse \(v\) reste petite devant la célérité \(c\) de l'onde (\(v\ll c\)), le décalage relatif de fréquence, ou de longueur d'onde, est proportionnel à la vitesse :
\(\dfrac{\Delta f}{f}=\dfrac{v}{c}\qquad\text{ou de façon équivalente}\qquad\dfrac{\Delta\lambda}{\lambda}=\dfrac{v}{c}\)
On en tire la vitesse : \(v=c\times\dfrac{\Delta\lambda}{\lambda}\). Un décalage vers les grandes longueurs d'onde (vers le rouge, « redshift ») signale un éloignement ; vers les petites (vers le bleu), un rapprochement.
Décalage spectral (astrophysique) Référence (labo) λ₀ Galaxie qui s'éloigne λ Δλ (vers le rouge) bleu ← → rouge
Exemple travaillé — vitesse d'une galaxie. Dans le spectre d'une galaxie, une raie de l'hydrogène émise à \(\lambda_0=656{,}3\text{ nm}\) au laboratoire est observée à \(\lambda=662{,}9\text{ nm}\). Célérité de la lumière : \(c=3{,}00\times10^{8}\text{ m/s}\).
Décalage : \(\Delta\lambda=\lambda-\lambda_0=662{,}9-656{,}3=6{,}6\text{ nm}\). Il est positif : la raie est décalée vers le rouge, la galaxie s'éloigne.
Vitesse : \(v=c\times\dfrac{\Delta\lambda}{\lambda_0}=3{,}00\times10^{8}\times\dfrac{6{,}6}{656{,}3}\approx3{,}0\times10^{6}\text{ m/s}\), soit environ \(3\,000\text{ km/s}\).
On vérifie que \(v\ll c\) (\(v\) vaut \(1\%\) de \(c\)), la relation approchée est bien justifiée.
Mini-exercice 8. Une raie émise à \(\lambda_0=486{,}1\text{ nm}\) est reçue à \(\lambda=485{,}3\text{ nm}\) pour une étoile. La longueur d'onde a-t-elle augmenté ou diminué ? L'étoile s'approche-t-elle ou s'éloigne-t-elle ? Calculer sa vitesse radiale (\(c=3{,}00\times10^{8}\text{ m/s}\)).

\(\Delta\lambda=485{,}3-486{,}1=-0{,}8\text{ nm}\) : la longueur d'onde a diminué (décalage vers le bleu), donc l'étoile s'approche.
Vitesse : \(v=c\times\dfrac{|\Delta\lambda|}{\lambda_0}=3{,}00\times10^{8}\times\dfrac{0{,}8}{486{,}1}\approx4{,}9\times10^{5}\text{ m/s}\approx490\text{ km/s}\).

8. Applications de l'effet Doppler

L'effet Doppler est utilisé chaque fois qu'on veut mesurer une vitesse à distance, quel que soit le type d'onde (son, ultrasons, ondes radio, lumière).

Trois grands domaines.
Erreurs fréquentes
À retenir