Exercices — 2nde Bac Pro
Dernière mise à jour : 27 juillet 2026, 22:15
| Formule | Grandeur calculée | Unité |
|---|---|---|
| \(Q = m \cdot c \cdot \Delta T\) | Énergie thermique échangée | Joule (J) |
| \(P = \dfrac{Q}{\Delta t}\) | Puissance thermique | Watt (W) |
| \(P_{perte} = \dfrac{\Delta\theta}{R_{th}}\) | Puissance perdue par les parois | Watt (W) |
Dans l'atelier d'une entreprise de chauffage, on observe plusieurs phénomènes liés à la chaleur. Pour chacun des exemples ci-dessous, identifie le mode de transfert thermique en jeu : conduction, convection ou rayonnement.
| N° | Situation observée dans l'atelier | Mode de transfert |
|---|---|---|
| a) | La poignée métallique d'une clé à molette devient chaude après avoir serré un écrou près d'un moteur électrique chaud de machine-outil. | ? |
| b) | L'air chaud monte au-dessus du radiateur de l'atelier et se déplace vers le plafond. | ? |
| c) | On ressent la chaleur d'une pièce sortant du four sans la toucher, à distance de 50 cm. | ? |
| d) | Le fluide caloporteur circule dans l'échangeur de la chaudière et transporte la chaleur vers les radiateurs du circuit. | ? |
| e) | La semelle d'un étau en fonte se réchauffe en contact avec un établi exposé au soleil. | ? |
a) Conduction : le métal transmet la chaleur de proche en proche par contact direct.
b) Convection : l'air chaud, moins dense, monte et est remplacé par de l'air froid — convection naturelle.
c) Rayonnement : la chaleur est transmise sous forme d'ondes électromagnétiques infrarouges, sans contact.
d) Convection forcée : le liquide est mis en mouvement par la pompe.
e) Conduction : la chaleur passe par contact direct entre l'établi et la semelle.
Conduction = solide. Convection = fluide en mouvement. Rayonnement = ondes (sans contact, sans matière).
Le graphique ci-dessous représente l'évolution de la température de l'eau en fonction du temps lors d'une chauffe régulière.
Q1. Entre 0 min et 8 min, comment évolue la température ? Quel mode de transfert apporte l'énergie ici ?
Q2. À quelle température observe-t-on un palier ? Que se passe-t-il physiquement ?
Q3. À partir de 14 min, la température remonte au-delà de 100°C. Dans quel état est l'eau ?
Q4. Lire la température à t = 4 min et à t = 10 min.
Q1. La température augmente régulièrement (de 0°C à 100°C). L'énergie est apportée par la résistance chauffante, transmise à l'eau par convection et conduction.
Q2. Palier à 100°C. C'est la température d'ébullition. L'énergie fournie ne monte plus la température : elle sert à changer l'état (énergie latente de vaporisation).
Q3. L'eau est à l'état de vapeur surchauffée (gaz).
Q4. À \(t = 4\) min, \(\theta \approx 50°\text{C}\) ; à \(t = 10\) min, \(\theta = 100°\text{C}\) (palier).
Pour chaque affirmation, indique si elle est vraie ou fausse. Justifie ta réponse en une phrase.
| N° | Affirmation | V / F |
|---|---|---|
| a) | Le transfert thermique va toujours du corps froid vers le corps chaud. | ? |
| b) | La conduction nécessite un déplacement de matière. | ? |
| c) | Le bois est un meilleur isolant thermique que l'acier. | ? |
| d) | Le rayonnement peut se propager dans le vide. | ? |
| e) | Deux corps à la même température échangent encore de la chaleur. | ? |
| f) | Un radiateur chauffe l'air d'une pièce principalement par convection. | ? |
a) Faux. Le transfert thermique va toujours du corps chaud vers le corps froid.
b) Faux. La conduction se fait de proche en proche, sans déplacement de matière. C'est la convection qui implique un déplacement de fluide.
c) Vrai. Le bois a une conductivité thermique d'environ 0,12 à 0,17 W·m⁻¹·K⁻¹ contre 50 W·m⁻¹·K⁻¹ pour l'acier.
d) Vrai. Le rayonnement se propage par ondes électromagnétiques, sans besoin de milieu matériel.
e) Faux. Deux corps à la même température sont en équilibre thermique : le transfert thermique net est nul.
f) Vrai. L'air chauffé au contact du radiateur monte (convection naturelle) et se répartit dans la pièce.
Voici une liste de matériaux utilisés en menuiserie et dans le bâtiment :
Q1. Classe ces matériaux du meilleur isolant au moins bon isolant.
Q2. Pourquoi les menuiseries en bois sont-elles préférées aux menuiseries en aluminium pour l'isolation thermique ?
Q3. Le double vitrage utilise une lame d'air immobile (\(\lambda = 0{,}025\) W·m⁻¹·K⁻¹). Où se placerait l'air dans ton classement ?
Q1. Du meilleur isolant au moins bon : Laine de verre (0,04) → Bois de pin (0,12) → Verre (1) → Acier (50) → Aluminium (230). Plus \(\lambda\) est petit, mieux le matériau isole.
Q2. Le bois a une conductivité thermique environ 2 000 fois plus faible que l'aluminium. Les menuiseries en bois laissent donc passer beaucoup moins de chaleur, ce qui réduit les pertes énergétiques du bâtiment.
Q3. L'air immobile (\(\lambda = 0{,}025\)) se place en tête du classement : c'est le meilleur isolant de la liste. C'est pourquoi le double vitrage est si efficace.
L'écart est énorme : l'aluminium conduit ≈ 9 000 fois plus que l'air immobile. Échelle logarithmique pour visualiser ces écarts.
Effectue les conversions suivantes :
a) 250 000 J = …… kJ
b) 3,5 kJ = …… J
c) 7 200 000 J = …… kWh (rappel : 1 kWh = 3 600 000 J)
d) Une variation de température de 45 °C = …… K
e) Convertir 25 °C en kelvins.
f) 1 500 W pendant 2 heures = …… J puis …… kWh
a) 250 000 J = 250 000 / 1 000 = 250 kJ
b) 3,5 kJ = 3,5 × 1 000 = 3 500 J
c) 7 200 000 / 3 600 000 = 2 kWh
d) \(\Delta T = 45\) K (une différence de température a la même valeur en °C et en K)
e) \(T = 25 + 273{,}15 = \mathbf{298{,}15 \text{ K}}\)
f) \(Q = P \times \Delta t = 1\,500 \times (2 \times 3\,600) = 1\,500 \times 7\,200 = \mathbf{10\,800\,000 \text{ J}}\). En kWh : \(1{,}5 \times 2 = \mathbf{3 \text{ kWh}}\).
Pour chaque situation, explique quel corps perd de la chaleur, quel corps en gagne, et quelle sera la température d'équilibre approximative.
a) On verse du café chaud (80 °C) dans une tasse froide (20 °C).
Réponse amorcée : « Le corps qui perd de l'énergie est …… car …… ; le corps qui en gagne est …… »
b) On pose un glaçon (0 °C) sur une table de cuisine (22 °C).
c) Un maçon entre dans une salle de pause chauffée à 18 °C depuis un chantier extérieur à 5 °C.
a) Le café (chaud) perd de la chaleur, la tasse (froide) en gagne. La température d'équilibre sera comprise entre 20 °C et 80 °C : le café refroidit et la tasse se réchauffe, jusqu'à ce que les deux soient à la même température.
b) La table (chaude) perd de la chaleur, le glaçon (froid) en gagne. Le glaçon fond progressivement. La température d'équilibre locale sera proche de 0 °C tant que le glaçon n'a pas entièrement fondu.
c) L'air de la salle (chaud) transfère de la chaleur au corps du maçon (plus froid). Le corps se réchauffe progressivement. L'équilibre thermique n'est pas réellement atteint car le corps humain régule sa température à 37 °C.
| Mode | Indice pour le reconnaître |
|---|---|
| Conduction | Contact direct entre deux solides |
| Convection | Un liquide ou un gaz se déplace |
| Rayonnement | Chaleur ressentie à distance, sans contact |
a) Conduction — contact direct entre le métal de la cuillère et la main.
b) Rayonnement — chaleur ressentie à distance, pas de contact direct.
c) Convection — l'eau (fluide) circule et transporte la chaleur.
d) Rayonnement — le soleil envoie des ondes à travers le vide.
a) Le bras est le plus chaud (38,5 °C), le thermomètre est le plus froid (22 °C).
b) Le transfert thermique va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid : du bras vers le thermomètre.
c) Le thermomètre reçoit de l'énergie, donc sa température augmente.
d) Il faut attendre que les deux corps aient atteint l'équilibre thermique, c'est-à-dire la même température. Tant que l'équilibre n'est pas atteint, le thermomètre affiche moins que la vraie température du corps. À la fin, il affiche 38,5 °C.
Lire trop tôt, c'est sous-estimer la fièvre.
a) La cheville perd de l'énergie (elle est la plus chaude), la poche en gagne.
b) « Le transfert thermique va de la cheville vers la poche de froid. »
c) La poche s'est réchauffée (sa température a augmenté), la peau s'est refroidie (sa température a diminué).
d) Oui : les deux corps évoluent vers une même température. C'est l'équilibre thermique.
C'est justement parce que la peau perd de l'énergie qu'elle refroidit : le froid ne « rentre » pas, c'est la chaleur qui sort.
| \(t\) (min) | 0 | 5 | 10 | 20 | 40 | 60 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| \(\theta\) (°C) | 80 | 62 | 50 | 36 | 24 | 21 |
a) Elle est décroissante : l'eau cède de l'énergie à l'air de la salle, qui est plus froid.
b) Entre 0 et 5 min : \(80 - 62 = \mathbf{18\ \text{°C}}\) perdus. Entre 40 et 60 min : \(24 - 21 = \mathbf{3\ \text{°C}}\).
c) Bien plus rapide au début : 18 °C en 5 minutes, contre 3 °C en 20 minutes. L'écart de température avec l'air est alors beaucoup plus grand.
d) Elle se stabilise vers 20 °C environ : c'est la température de la salle. L'eau et l'air ont atteint l'équilibre thermique, et plus rien ne varie.
Une eau chaude ne descend jamais en dessous de la température de la pièce : elle s'arrête à l'équilibre.
a) L'eau usée est la plus chaude (35 °C contre 12 °C). Le transfert va donc de l'eau usée vers l'eau du réseau, à travers la paroi métallique.
b) Plus chaude : elle a reçu de l'énergie en chemin.
c) Le chauffe-eau part d'une eau déjà réchauffée : il lui reste moins d'écart de température à combler pour atteindre la température de consigne, donc il fournit moins d'énergie.
d) Non, c'est impossible. Le transfert thermique s'arrête à l'équilibre thermique : au mieux, l'eau du réseau atteindrait 35 °C, la température de la source chaude. Elle ne peut jamais la dépasser — sinon le transfert repartirait en sens inverse.
Retenir : un échangeur rapproche les deux températures, il ne les inverse jamais.
a) Conduction, du pied vers le sol. Le carrelage conduit bien la chaleur : il évacue vite l'énergie du pied, qui se refroidit et ressent « froid ». Le tapis conduit mal, il retient l'énergie près du pied. La sensation ne mesure pas la température, mais la vitesse à laquelle on perd de l'énergie.
b) Convection : c'est l'air lui-même qui se déplace et transporte l'énergie du radiateur vers le reste de la pièce.
c) Rayonnement : l'énergie voyage du Soleil vers le visage sans avoir besoin de matière — elle traverse le vide, puis la vitre.
d) Conduction, de la casserole vers le manche. Le métal est un bon conducteur, le bois un isolant : c'est pourquoi on met des manches en bois.
a) 12 kJ = 12 000 J · 0,5 kJ = 500 J · 7,2 kJ = 7 200 J.
b) 2 500 J = 2,5 kJ · 800 J = 0,8 kJ.
c) Ni l'un ni l'autre — c'est la même énergie ! 45 kJ = 45 × 1 000 = 45 000 J. Seule l'unité d'écriture change.
d) Le degré Celsius est l'unité de température, pas d'énergie. Une énergie se compte en joules. On peut dire « le radiateur a fourni 30 kJ », ou « la température a augmenté de 30 °C », mais jamais « 30 °C d'énergie ».
| Relevé | Température |
|---|---|
| Air de la pièce (au centre) | 20,0 °C |
| Mur de refend (mur intérieur, entre deux pièces chauffées) | 19,5 °C |
| Mur donnant sur l'extérieur | 17,0 °C |
| Plafond, sous des combles isolés | 19,0 °C |
| Vitrage de la fenêtre | 14,0 °C |
a) La paroi la plus froide est le vitrage de la fenêtre, à 14,0 °C. C'est le point froid de la pièce : aucune autre paroi ne descend aussi bas (mur donnant sur l'extérieur 17,0 °C, plafond 19,0 °C, mur de refend 19,5 °C). C'est logique : le vitrage est la paroi qui protège le moins bien du froid extérieur (2,0 °C), alors que le mur de refend, lui, ne donne que sur une autre pièce chauffée.
b) écart = \(20{,}0 - 14{,}0 = \mathbf{6{,}0\ \text{°C}}\).
Vérification : \(14{,}0 + 6{,}0 = 20{,}0\). Le vitrage est donc 6,0 °C plus froid que l'air de la pièce, alors que le mur de refend n'en est éloigné que de \(20{,}0 - 19{,}5 = 0{,}5\ \text{°C}\).
c) La peau est à 33 °C, le vitrage à 14,0 °C : c'est donc la peau qui cède de l'énergie et le vitrage qui en reçoit.
Phrase attendue : « La peau de l'habitante cède de l'énergie au vitrage, par rayonnement, parce qu'elle est plus chaude que lui (33 °C contre 14,0 °C). » Le transfert va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid : jamais l'inverse.
d) Les deux phrases attendues. Le thermomètre de la pièce mesure la température de l'air, pas celle des parois : il affiche 20,0 °C sans rien dire de la fenêtre, qui est à 14,0 °C. Or l'habitante échange de l'énergie par rayonnement avec toutes les parois qui l'entourent, et face à la fenêtre elle en cède à la paroi la plus froide de la pièce : c'est de ce côté-là qu'elle en perd le plus vite, et c'est exactement ce qu'elle ressent.
Pour aller plus loin : toujours par rayonnement, l'écart entre sa peau et le vitrage vaut \(33 - 14{,}0 = 19{,}0\ \text{°C}\), contre \(33 - 19{,}5 = 13{,}5\ \text{°C}\) avec le mur de refend ; or plus l'écart de température est grand, plus le transfert est rapide. S'ajoute la convection : l'air qui touche la vitre froide se refroidit, devient plus lourd et descend le long de la fenêtre — d'où le courant d'air frais sur les jambes.
Sur les chantiers, on appelle cela l'effet de paroi froide. La bonne solution n'est pas de pousser le chauffage : c'est de remplacer le vitrage par un meilleur, pour que sa face intérieure remonte plus près des 20 °C. Attention toutefois : ce relevé indique où sont les parois froides, il ne dit pas par où le logement perd le plus d'énergie — le vitrage est bien plus petit que les murs.
| Logement | Situation | Température |
|---|---|---|
| Logement A | occupé, chauffage en marche | 21 °C |
| Logement B | inoccupé, chauffage éteint | 14 °C |
a) Le logement A (21 °C) est le plus chaud, le logement B (14 °C) le plus froid.
Écart = 21 °C − 14 °C = 7 °C. Vérification : 14 + 7 = 21.
b) Phrase corrigée : « À travers le mur mitoyen, c'est le logement A qui réchauffe le logement B. »
La phrase du technicien était fausse car A est plus chaud que B (21 °C contre 14 °C) et le transfert thermique se fait toujours spontanément du plus chaud vers le plus froid : l'énergie ne remonte jamais toute seule du logement le plus froid vers le logement le plus chaud.
c) Les deux logements sont maintenant à 21 °C : nouvel écart = 21 °C − 21 °C = 0 °C.
d) Comme il n'y a plus de différence de température entre les deux logements, il n'y a plus de transfert d'énergie à travers le mur mitoyen. Les deux logements sont en équilibre thermique.
Retenir : pas d'écart de température, pas de transfert. Attention toutefois : le logement A continue de perdre de l'énergie par ses murs qui donnent sur l'extérieur, bien plus froid ce matin d'hiver — c'est seulement par le mur mitoyen que le transfert s'arrête.
| Moment | 9 h | 13 h | 17 h |
|---|---|---|---|
| Air extérieur (°C) | 18 | 26 | 24 |
| Habitacle (°C) | 24 | 52 | 44 |
| Écart habitacle − extérieur (°C) | 6 | …… | …… |
a) À 9 h : \(24 - 18 = 6\) °C (déjà donné). À 13 h : \(52 - 26 = 26\) °C. À 17 h : \(44 - 24 = 20\) °C.
Comme \(6 < 20 < 26\), l'écart est le plus grand à 13 h : il vaut 26 °C.
b) De 9 h à 13 h, la température de l'habitacle monte : une élévation de température n'est possible que si le corps reçoit de l'énergie. L'air de l'habitacle a donc reçu de l'énergie. Elle vient du Soleil : son rayonnement traverse le pare-brise et échauffe les sièges et le tableau de bord, qui réchauffent l'air enfermé.
De 13 h à 17 h, la température baisse : l'habitacle a donc perdu de l'énergie. En fin d'après-midi, le Soleil est plus bas et lui en apporte moins qu'il n'en cède à l'air extérieur, plus froid, à travers la carrosserie et les vitres.
c) Écart à 20 h : \(34 - 20 = 14\) °C. À 17 h l'écart valait 20 °C : il est donc plus petit à 20 h, les deux températures se sont rapprochées.
L'habitacle (34 °C) reste le plus chaud : c'est donc l'habitacle qui cède de l'énergie à l'air extérieur. Le transfert thermique va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid, jamais l'inverse.
d) La nuit, le Soleil n'éclaire plus la voiture : l'habitacle ne reçoit plus d'énergie du Soleil. Or il est encore plus chaud que l'air extérieur, donc il continue à lui céder de l'énergie à travers la carrosserie et les vitres. Comme il perd de l'énergie, sa température diminue. Ce transfert ne s'arrête que lorsqu'il n'y a plus de différence de température : les deux atteignent la même température. C'est l'équilibre thermique.
Plus l'écart devient petit, plus le refroidissement est lent : la fin de la nuit fait baisser la température beaucoup moins vite que le début de la soirée.
C'est parce que l'habitacle peut monter très au-dessus de la température extérieure qu'on ne laisse jamais un enfant ou un animal dans une voiture garée au soleil, même quelques minutes, même vitres entrouvertes.
| \(t\) (h) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(\theta\) (°C) | 5,0 | 12,0 | 15,5 | 17,3 | 18,3 | 18,8 | 19,0 |
a) L'air de l'atelier est le plus chaud (19 °C), le plateau est le plus froid (5,0 °C). C'est donc l'air de l'atelier qui cède de l'énergie et le plateau qui en reçoit. Le transfert va du chaud vers le froid, jamais l'inverse ; l'énergie ainsi échangée se compte en joules.
b) À partir de \(t = \mathbf{6\ \text{h}}\), la sonde affiche 19,0 °C et ne bouge plus (encore 19,0 °C à 7 h et à 8 h) : c'est l'équilibre thermique. Température finale : \(\mathbf{19{,}0\ \text{°C}}\), soit exactement la température de l'air de l'atelier.
c) \(19{,}0 - 5{,}0 = \mathbf{14{,}0\ \text{°C}}\) de hausse. Contrôle : \(5{,}0 + 14{,}0 = 19{,}0\) ✔
d) Parce qu'une colle à bois et un vernis ne prennent pas sur un support froid : leurs notices imposent une température minimale d'emploi, de l'ordre d'une dizaine de degrés, que le plateau à 5 °C est loin d'atteindre. En attendant que le plateau soit à 19 °C comme l'atelier, le menuisier est sûr que ses collages tiendront et que sa finition sera régulière.
À remarquer : l'écart entre le plateau et l'air passe de 14 °C au départ à 7 °C, puis 3,5 °C… Plus l'écart est petit, plus le réchauffement est lent : c'est pour cela que la fin traîne. Et le plateau ne dépasse jamais 19 °C : à l'équilibre, sa température ne varie plus. Six heures pour un plateau de 54 mm, ce n'est pas surprenant : l'énergie doit gagner le cœur de la pièce de proche en proche, par conduction, et le bois conduit mal.
À ne pas confondre : l'équilibre étudié ici est un équilibre de température, atteint en quelques heures. Ce qui fait « travailler » le bois, c'est-à-dire faire varier ses dimensions, c'est son humidité ; cette stabilisation-là demande des jours, voire des semaines pour un plateau épais.
En travaux pratiques, un bloc d'acier sorti d'une étuve réglée à 90 °C est plongé aussitôt dans un bécher contenant 100 mL d'eau froide à 15 °C. Un thermomètre est logé dans un perçage du bloc, un second plonge dans l'eau : chaque minute, les deux températures sont relevées en même temps. Le bécher est posé sur un support isolant et recouvert d'un couvercle : on néglige les échanges avec l'air de la salle.
| Date \(t\) (min) | Bloc \(\theta_{\text{bloc}}\) (°C) | Eau \(\theta_{\text{eau}}\) (°C) |
|---|---|---|
| 0 | 90 | 15 |
| 1 | 66 | 27 |
| 2 | 54 | 33 |
| 3 | 48 | 36 |
| 4 | 44 | 38 |
| 5 | 42 | 39 |
| 6 | 40 | 40 |
| 7 | 40 | 40 |
| 8 | 40 | 40 |
a) Lequel des deux corps cède de l'énergie ? Lequel en reçoit ? Justifier à l'aide du tableau, indiquer le sens du transfert thermique, puis préciser dans quelle unité s'exprime l'énergie échangée.
b) Calculer la vitesse moyenne de refroidissement du bloc, en °C/min, entre \(t = 0\) et \(t = 2\) min, puis entre \(t = 4\) min et \(t = 8\) min. Comparer les deux résultats.
c) Donner la date à laquelle l'équilibre thermique est atteint, ainsi que la température d'équilibre. Calculer ensuite l'écart entre les deux températures à \(t = 0\) min, puis à \(t = 4\) min, et par combien cet écart a été divisé. Quel lien avec le résultat de la question b) ?
d) Pour chaque corps, calculer sa variation de température entre le début de l'expérience et l'équilibre, en effectuant « température à l'équilibre − température de départ ». Que signifie le signe de chacun des deux résultats ?
a) Au départ, le bloc est à 90 °C et l'eau à 15 °C : le bloc est le corps le plus chaud. Le tableau le confirme : la colonne du bloc ne fait que décroître (de 90 à 40 °C) et celle de l'eau ne fait que croître (de 15 à 40 °C). C'est donc le bloc qui cède de l'énergie et l'eau qui en reçoit. Le transfert thermique se fait toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid, ici du bloc vers l'eau, par contact direct entre le métal et l'eau. Cette énergie échangée sous forme thermique s'exprime en joules (J).
b) Entre \(t = 0\) et \(t = 2\) min, le bloc perd \(90 - 54 = 36\) °C en 2 min, soit \(36 \div 2 = \mathbf{18\,\text{°C/min}}\).
Entre \(t = 4\) min et \(t = 8\) min, il perd \(44 - 40 = 4\) °C en 4 min, soit \(4 \div 4 = \mathbf{1\,\text{°C/min}}\).
\(18 \div 1 = 18\) : le bloc refroidit 18 fois plus vite au début qu'à la fin. Son refroidissement ralentit nettement au fil de l'expérience.
c) Les deux thermomètres affichent la même valeur à partir de \(t = 6\) min et n'en bougent plus ensuite (7 min, puis 8 min) : l'équilibre thermique est atteint à \(t = 6\) min, à la température de 40 °C.
Écart à \(t = 0\) min : \(90 - 15 = \mathbf{75\,\text{°C}}\).
Écart à \(t = 4\) min : \(44 - 38 = \mathbf{6\,\text{°C}}\).
\(75 \div 6 = \mathbf{12{,}5}\) : en 4 minutes, l'écart a été divisé par 12,5.
C'est exactement ce qui explique le résultat de la question b) : plus l'écart de température entre les deux corps est grand, plus le transfert est rapide. Au début, l'écart vaut 75 °C et le bloc perd 18 °C par minute. Ensuite l'écart se resserre : sur les quatre dernières minutes, le bloc ne perd plus qu'un degré par minute en moyenne, et même plus rien du tout à partir de 6 min. Quand l'écart devient nul, le transfert net s'annule : les deux températures ne varient plus.
d) Bloc : \(40 - 90 = \mathbf{-50\,\text{°C}}\) — signe négatif, la température baisse : le bloc a perdu de l'énergie.
Eau : \(40 - 15 = \mathbf{+25\,\text{°C}}\) — signe positif, la température monte : l'eau a reçu de l'énergie.
Les deux signes sont opposés : pendant que le bloc se refroidit, l'eau se réchauffe. C'est un seul et même transfert d'énergie, vu des deux côtés. En revanche, comparer les nombres 50 et 25 n'apprendrait rien : ce sont des variations de température, pas des énergies.
Tant que deux corps en contact n'ont pas la même température, l'énergie passe du plus chaud vers le plus froid — de plus en plus lentement à mesure que l'écart se resserre. Quand l'écart est nul, plus rien ne varie : c'est l'équilibre thermique.
| Endroit du relevé | Température |
|---|---|
| Bac à légumes | 9 °C |
| Clayette (étagère) du haut | 6 °C |
| Balconnet (rangement de la porte) | 11 °C |
| Compartiment congélateur | −18 °C |
| Air de la cuisine | 21 °C |
| Temps écoulé (min) | 0 | 10 | 20 | 30 |
|---|---|---|---|---|
| Température de l'air de la clayette (°C) | 12 | 10,5 | 9 | 7,5 |
a) Du plus froid au plus chaud : compartiment congélateur (−18 °C) → clayette du haut (6 °C) → bac à légumes (9 °C) → balconnet de la porte (11 °C) → air de la cuisine (21 °C). Attention au signe : −18 °C est bien la plus basse des cinq valeurs. Moyenne des trois relevés de la partie réfrigérée : \((9 + 6 + 11) \div 3 = 26 \div 3 \approx \mathbf{8{,}7\ \text{°C}}\). La température n'est donc pas la même partout : les relevés de cette partie vont de 6 °C à 11 °C, soit 5 °C d'écart entre le point le plus froid et le point le moins froid. Le bac à légumes est un peu moins froid que la clayette du haut, car c'est un tiroir fermé où l'air circule moins bien ; et l'endroit le moins froid est le balconnet de la porte, qui s'ouvre souvent et donne sur la cuisine.
b) Les deux quotients sont exacts : \(18 \div 9 = 2\) et \(21 \div 6 = 3{,}5\). Mais ces nombres ne prouvent rien : le raisonnement de proportionnalité n'est pas valable avec des températures en degrés Celsius. Un quotient ne se lit « tant de fois plus » que si le zéro de l'échelle signifie « rien » : 0 kg, c'est l'absence de masse ; 0 €, c'est l'absence d'argent. Or 0 °C n'est pas l'absence de température, c'est un repère choisi, celui de la glace fondante. Si le bac à légumes était relevé à 0 °C, le calcul du camarade deviendrait \(18 \div 0\), une division impossible — alors qu'un aliment à 0 °C a bel et bien une température. Et en refaisant son calcul sans oublier le signe du relevé, \((-18) \div 9 = -2\) : un « nombre de fois » négatif ne veut rien dire non plus. Ce que l'on peut affirmer, en revanche, c'est le classement de la question a) : le congélateur est le plus froid des cinq endroits, la cuisine le plus chaud. (Il existe bien une échelle dont le zéro marque le plus froid possible, vers −273 °C, mais ce n'est pas celle du thermomètre de la famille.)
c) La cuisine (21 °C) est plus chaude que l'intérieur du réfrigérateur : le transfert thermique va donc de la cuisine vers l'intérieur de l'appareil, à travers les parois et le joint de la porte. Cette énergie, qui se compte en joules (J), entre en permanence, car il n'existe pas d'isolant parfait. Si le réfrigérateur s'arrêtait définitivement, l'intérieur se réchaufferait jusqu'à l'équilibre thermique avec la cuisine, soit 21 °C. C'est pourquoi l'appareil se remet en marche régulièrement : c'est le seul moyen de faire redescendre la température qui remonte sans cesse.
d) D'un relevé au suivant : \(12 - 10{,}5 = 1{,}5\) ; \(10{,}5 - 9 = 1{,}5\) ; \(9 - 7{,}5 = 1{,}5\). La baisse est donc régulière, de 1,5 °C toutes les 10 minutes, soit \(1{,}5 \div 10 = \mathbf{0{,}15}\) °C par minute : la température est une fonction affine du temps sur cette phase, \(\theta = 12 - 0{,}15 \times t\) (\(\theta\) en °C, \(t\) en minutes). Prédiction à 40 minutes : \(7{,}5 - 1{,}5 = \mathbf{6\ \text{°C}}\) (ou \(12 - 0{,}15 \times 40 = 12 - 6 = 6\)). On retrouve exactement la valeur du premier tableau : 6 °C est la température que l'appareil maintient sur cette clayette. Au-delà de 40 minutes, la température ne continue pas à descendre : le sens de variation change, elle est décroissante jusqu'à 40 min, puis constante autour de 6 °C, quand le thermostat coupe. La fonction affine ne décrit donc que la phase où le groupe froid tourne sans interruption. Physiquement : le plat, bien plus chaud que tout ce qui l'entoure, a cédé de l'énergie — comptée en joules (J) — à l'air et aux aliments déjà rangés, dont la température a augmenté, l'air de la clayette passant de 6 °C à 12 °C. Il a fallu 40 minutes de fonctionnement pour revenir à 6 °C, et pendant tout ce temps les aliments sont restés trop au chaud : c'est exactement ce que la notice cherche à éviter. Mieux vaut laisser le plat refroidir d'abord dans la cuisine, où il évolue vers l'équilibre thermique à 21 °C — en refroidissant de moins en moins vite à mesure qu'il s'en approche, contrairement à la baisse bien régulière du tableau, obtenue ici seulement parce que la machine évacue l'énergie sans interruption.
Le froid ne se stocke pas : dès qu'il s'arrête, un réfrigérateur évolue vers l'équilibre thermique avec la cuisine. Tout ce qu'on y range de chaud fait remonter la température de ce qui est déjà à l'intérieur.
Dans une salle de soins chauffée à 22 °C, un auxiliaire de puériculture prépare le bain d'un nourrisson. La température recommandée pour le bain est de 37 °C : comme l'eau refroidit pendant la préparation, il remplit la petite baignoire un peu plus chaud, à 38 °C. Il relève ensuite la température de l'eau toutes les 5 minutes, sans rajouter d'eau chaude.
| \(t\) (min) | 0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(\theta\) (°C) | 38,0 | 37,0 | 36,1 | 35,2 | 34,3 | 33,5 | 32,8 |
a) Indiquer dans quel sens se fait le transfert thermique entre l'eau et l'air de la salle, et expliquer pourquoi la température de l'eau diminue.
b) Calculer la vitesse moyenne de refroidissement de l'eau, en °C par minute, entre 0 et 5 min, puis entre 25 et 30 min.
c) Un stagiaire affirme que l'eau perd toujours autant de degrés par minute, autrement dit que \(\theta\) est une fonction affine du temps. Relever la baisse de température sur chacun des six intervalles de 5 minutes du tableau, puis préciser si ces baisses successives sont croissantes, constantes ou décroissantes. Si le stagiaire avait raison, en gardant la baisse du premier intervalle, quelle température lirait-on à 30 min ? Conclure sur son affirmation et expliquer physiquement ce que l'on observe.
d) En dessous de 36 °C, l'eau est trop froide pour le nourrisson. À partir de quel relevé faut-il renouveler le bain ? En prolongeant le tableau au rythme du dernier intervalle (0,7 °C toutes les 5 minutes), quelle température obtiendrait-on à 45 min ? Expliquer pourquoi ce prolongement ne peut pas rester valable longtemps.
a) L'eau (38,0 °C) est plus chaude que l'air (22 °C) : le transfert thermique se fait de l'eau vers l'air, comme toujours du corps le plus chaud vers le plus froid. L'eau perd de l'énergie sous forme thermique (contact avec l'air et les parois, courants d'air à la surface, rayonnement) : sa température diminue.
b) Entre 0 et 5 min : \(\dfrac{38{,}0 - 37{,}0}{5} = \dfrac{1{,}0}{5} = \mathbf{0{,}20\ \text{°C/min}}\).
Entre 25 et 30 min : \(\dfrac{33{,}5 - 32{,}8}{5} = \dfrac{0{,}7}{5} = \mathbf{0{,}14\ \text{°C/min}}\).
c) Baisse de \(\theta\) sur chacun des six intervalles de 5 minutes :
\(38{,}0 - 37{,}0 = 1{,}0\) °C ; \(37{,}0 - 36{,}1 = 0{,}9\) °C ; \(36{,}1 - 35{,}2 = 0{,}9\) °C ; \(35{,}2 - 34{,}3 = 0{,}9\) °C ; \(34{,}3 - 33{,}5 = 0{,}8\) °C ; \(33{,}5 - 32{,}8 = 0{,}7\) °C.
Ces six baisses ne sont pas toutes égales : elles valent 1,0 °C, puis restent constantes à 0,9 °C de 5 min à 20 min, puis diminuent de nouveau (0,8 °C, puis 0,7 °C). Aucune n'augmente : sur les 30 minutes, la baisse par intervalle est décroissante.
Si le stagiaire avait raison, l'eau perdrait 1,0 °C toutes les 5 minutes. De 0 à 30 min il y a six intervalles de 5 minutes, on lirait donc \(38{,}0 - 6 \times 1{,}0 = \mathbf{32{,}0\ \text{°C}}\) à 30 min. Or le relevé donne 32,8 °C : l'eau est plus chaude que cette prévision, le modèle affine la fait refroidir trop vite.
Le stagiaire a donc tort : \(\theta\) n'est pas une fonction affine du temps, sinon la baisse serait la même sur tous les intervalles. On le lisait déjà en b) : 1,0 °C sur 5 min font 0,20 °C/min au début, contre 0,7 °C sur 5 min soit 0,14 °C/min à la fin. Physiquement, le refroidissement ralentit : à mesure que l'eau se rapproche des 22 °C de la salle, elle cède son énergie de moins en moins vite, jusqu'à l'équilibre thermique.
d) À 10 min l'eau est encore à 36,1 °C, à 15 min elle n'est plus qu'à 35,2 °C : il faut renouveler le bain dès le relevé de 15 minutes (la limite est franchie entre 10 et 15 min).
De 30 min à 45 min il y a trois intervalles de 5 minutes : \(3 \times 0{,}7 = 2{,}1\) °C, donc \(\theta = 32{,}8 - 2{,}1 = \mathbf{30{,}7\ \text{°C}}\).
Ce prolongement ne peut pas rester valable longtemps. D'abord, on vient de voir que la vitesse de refroidissement diminue : l'eau perdra un peu moins de 0,7 °C par intervalle et sera donc un peu plus chaude que 30,7 °C. Ensuite, poursuivi assez longtemps, ce calcul ferait passer l'eau sous 22 °C, ce qui est impossible : l'eau ne peut pas devenir plus froide que l'air de la salle ; elle s'arrête à l'équilibre thermique.
Tant qu'il reste un écart de température, l'eau continue de céder de l'énergie à l'air : c'est pourquoi on ne prépare jamais le bain d'un nourrisson longtemps à l'avance.
| \(t\) (h) | 0 | 1 | 2 | 3 |
|---|---|---|---|---|
| Isotherme (°C) | 80 | 77 | 74 | 71 |
| Ordinaire (°C) | 80 | 64 | 53 | 44 |
a) Gourde isotherme : \(80 - 71 = \mathbf{9\ \text{°C}}\) de baisse en 3 h, soit une vitesse moyenne \(9 \div 3 = \mathbf{3\ \text{°C/h}}\).
Gourde ordinaire : \(80 - 44 = \mathbf{36\ \text{°C}}\) de baisse en 3 h, soit \(36 \div 3 = \mathbf{12\ \text{°C/h}}\).
b) C'est la gourde isotherme. Les deux gourdes contiennent la même quantité de la même boisson (50 cL) : à quantité identique, celle qui a perdu le plus de degrés est celle qui a cédé le plus d'énergie, on peut donc comparer directement les baisses. L'isotherme perd en moyenne 3 °C par heure, contre 12 °C par heure pour l'ordinaire : son refroidissement est 4 fois plus lent (\(12 \div 3 = 4\)). En 3 h, elle n'a perdu que 9 °C contre 36 °C pour l'autre (71 °C au lieu de 44 °C).
c) Oui : à la longue, les deux boissons se stabilisent à 20 °C, la température de l'air. Tant qu'une boisson est plus chaude que l'air avec lequel elle est en contact, elle lui cède de l'énergie ; le transfert ne s'arrête que lorsque les deux températures sont égales, c'est l'équilibre thermique. C'est la gourde ordinaire qui y arrive la première, puisqu'elle refroidit en moyenne 4 fois plus vite. La double paroi ne supprime pas le transfert (elle gêne la conduction et la convection), elle le ralentit : la gourde isotherme atteint le même état final, mais bien plus tard.
d) D'une heure à la suivante : \(80 - 77 = 3\), \(77 - 74 = 3\), \(74 - 71 = 3\). La baisse est bien la même, 3 °C par heure. De 3 h à 6 h il s'écoule 3 h, soit \(3 \times 3 = 9\ \text{°C}\) de baisse en plus : \(71 - 9 = \mathbf{62\ \text{°C}}\).
Attention, c'est une prévision de modèle, pas une mesure. Le même calcul serait faux pour la gourde ordinaire, dont les baisses valent 16, 11 puis 9 °C : elle ralentit à mesure que son écart avec l'air diminue. La gourde isotherme ralentit elle aussi, mais très peu tant qu'elle reste loin de 20 °C : la valeur réellement relevée à 6 h serait un peu supérieure à 62 °C.
Une gourde isotherme n'empêche pas le transfert thermique, elle le freine : l'énergie, qui se compte en joules, finit toujours par passer de la boisson chaude vers l'air plus froid. Isoler, c'est gagner du temps, pas changer la température d'arrivée.
Un technicien du bâtiment réalise un diagnostic avant travaux sur un pavillon. Un matin d'hiver, il photographie la façade à la caméra thermique, depuis la rue, et relève la température de surface extérieure en quatre points. Ce jour-là, l'air extérieur est à −2,0 °C et le logement est chauffé à 20 °C.
| Point relevé sur la façade | Température de surface |
|---|---|
| Mur courant | 0,5 °C |
| Appui de fenêtre | 3,0 °C |
| Jonction plancher / façade | 2,0 °C |
| Caisson de volet roulant | 5,5 °C |
a) Dans quel sens l'énergie traverse-t-elle la façade ? Justifier en comparant la température intérieure du logement et celle de l'air extérieur.
b) Calculer, pour chacun des quatre points, l'écart \(\theta_{\text{surface}} - \theta_{\text{air}}\) entre sa température de surface et celle de l'air extérieur. Classer ensuite les quatre points du plus petit au plus grand écart.
c) On prend le mur courant comme référence. Par combien faut-il multiplier son écart pour obtenir celui de l'appui de fenêtre ? Faire le même calcul pour le caisson de volet roulant.
d) Expliquer pourquoi, sur une image prise depuis la rue, une surface plus chaude que les autres signale un défaut d'isolation. En déduire, en une phrase, le point le plus mal isolé de cette façade.
a) Le logement (20 °C) est plus chaud que l'air extérieur (−2,0 °C), soit un écart de \(20 - (-2{,}0) = 22\ \text{°C}\). Or la chaleur se transfère toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid : l'énergie traverse la façade de l'intérieur vers l'extérieur. Le logement perd donc de l'énergie en permanence, et le chauffage doit la remplacer pour maintenir les 20 °C.
b) On calcule \(\theta_{\text{surface}} - \theta_{\text{air}}\) avec \(\theta_{\text{air}} = -2{,}0\ \text{°C}\) : soustraire \(-2{,}0\) revient à ajouter \(2{,}0\).
Mur courant : \(0{,}5 - (-2{,}0) = \mathbf{2{,}5\ \text{°C}}\)
Appui de fenêtre : \(3{,}0 - (-2{,}0) = \mathbf{5{,}0\ \text{°C}}\)
Jonction plancher / façade : \(2{,}0 - (-2{,}0) = \mathbf{4{,}0\ \text{°C}}\)
Caisson de volet roulant : \(5{,}5 - (-2{,}0) = \mathbf{7{,}5\ \text{°C}}\)
Classement du plus petit au plus grand écart : mur courant (2,5 °C) < jonction plancher / façade (4,0 °C) < appui de fenêtre (5,0 °C) < caisson de volet roulant (7,5 °C).
c) Appui de fenêtre : \(\dfrac{5{,}0}{2{,}5} = \mathbf{2}\) — son écart avec l'air vaut 2 fois celui du mur courant (vérification : \(2{,}5 \times 2 = 5{,}0\)).
Caisson de volet roulant : \(\dfrac{7{,}5}{2{,}5} = \mathbf{3}\) — son écart avec l'air vaut 3 fois celui du mur courant (vérification : \(2{,}5 \times 3 = 7{,}5\)).
d) La façade est traversée en permanence par de l'énergie qui vient du logement. Là où elle est bien isolée, il en passe peu et sa face extérieure reste presque à la température de l'air : c'est le cas du mur courant, à peine 2,5 °C au-dessus. Là où l'isolation est défaillante, il en passe beaucoup plus et la face extérieure se maintient nettement au-dessus de la température de l'air. Une tache plus chaude vue de la rue signale donc un défaut d'isolation.
Le point le plus mal isolé de cette façade est le caisson de volet roulant : c'est lui qui présente le plus grand écart avec l'air extérieur (7,5 °C). Ces défauts localisés portent un nom sur les chantiers : des ponts thermiques.
Deux prudences de technicien. Un écart trois fois plus grand ne veut pas dire que le logement perd trois fois plus d'énergie par le caisson que par son mur : le mur courant est bien moins chaud, mais il couvre une surface sans commune mesure ; la caméra localise les points faibles, elle ne chiffre pas les pertes. Et attention au sens de lecture d'une image thermique : vue de la rue, une tache chaude trahit une fuite d'énergie ; vue de l'intérieur, ce sont au contraire les taches froides qui signalent les mêmes défauts.
| Heure | \(\theta\) air extérieur (°C) | \(\theta\) face intérieure du mur (°C) |
|---|---|---|
| 0 h | 12 | 20,5 |
| 2 h | 11 | 19,5 |
| 4 h | 10 | 19,0 |
| 6 h | 11 | 18,5 |
| 8 h | 15 | 18,0 |
| 10 h | 19 | 18,5 |
| 12 h | 23 | 19,5 |
| 14 h | 26 | 20,5 |
| 16 h | 25 | 21,5 |
| 18 h | 22 | 22,5 |
| 20 h | 18 | 23,0 |
| 22 h | 14 | 22,0 |
a) Air extérieur : la température décroît de 0 h à 4 h (12 °C → 10 °C), croît de 4 h à 14 h (10 °C → 26 °C), puis décroît jusqu'à 22 h (26 °C → 14 °C). Maximum : 26 °C à 14 h.
Face intérieure du mur : la température décroît de 0 h à 8 h (20,5 °C → 18,0 °C), croît de 8 h à 20 h (18,0 °C → 23,0 °C), puis décroît jusqu'à 22 h (23,0 °C → 22,0 °C). Maximum : 23,0 °C à 20 h.
b) Décalage : \(20 - 14 = \mathbf{6\ \text{h}}\). Le mur atteint son maximum 6 heures après l'air extérieur.
Air : \(\Delta T = 26 - 10 = \mathbf{16\ \text{°C}}\). Mur : \(\Delta T = 23{,}0 - 18{,}0 = \mathbf{5{,}0\ \text{°C}}\).
C'est la température du mur qui varie le moins : \(16 \div 5{,}0 = \mathbf{3{,}2}\), son écart est environ 3 fois plus petit. Le mur amortit les écarts de température.
c) Le transfert spontané va toujours du corps le plus chaud vers le plus froid ; on compare donc ici les deux corps qui se touchent : la face intérieure du mur et l'air du séjour.
• De 0 h à 4 h : la face intérieure est plus chaude que le séjour (20,5 °C puis 19,5 °C) → l'énergie passe du mur vers le séjour.
• À 4 h : elle vaut 19,0 °C, exactement la température du séjour. Les deux corps en contact sont à la même température : aucun transfert entre eux à cet instant. C'est le premier basculement.
• De 4 h à 11 h : la face intérieure est plus froide que le séjour (18,5 ; 18,0 ; 18,5 °C) → l'énergie passe du séjour vers le mur : le matin, le mur refroidit la pièce.
• De 11 h à 22 h : elle est de nouveau plus chaude que le séjour (de 19,5 °C jusqu'à 23,0 °C) → l'énergie repasse du mur vers le séjour.
Montée régulière de 10 h à 18 h : la face intérieure gagne \(1{,}0\) °C toutes les 2 heures (18,5 → 19,5 → 20,5 → 21,5 → 22,5). Par heure : \(1{,}0 \div 2 = \mathbf{0{,}5\ \text{°C par heure}}\).
Elle part de 18,5 °C à 10 h et monte de 0,5 °C par heure : au bout d'une heure elle atteint \(18{,}5 + 0{,}5 = 19{,}0\) °C, elle repasse donc par 19 °C vers 11 h — c'est le second basculement.
À 15 h, soit 5 heures après le relevé de 10 h : \(18{,}5 + 5 \times 0{,}5 = \mathbf{21{,}0\ \text{°C}}\). Contrôle : \(21{,}0 + 0{,}5 = 21{,}5\) °C, ce qui est bien la valeur relevée à 16 h.
Attention, ce rythme régulier ne vaut que sur cette plage : de 18 h à 20 h la face intérieure ne gagne plus que 0,5 °C en 2 heures, sa montée ralentit avant de s'inverser.
d) L'énergie vient du soleil : son rayonnement chauffe la face extérieure du mur, puis l'énergie traverse l'épaisseur de pierre par conduction jusqu'à la face intérieure. De 8 h à 10 h, la face intérieure, elle, reçoit aussi un peu d'énergie du séjour, plus chaud qu'elle (question c).
En soirée, l'air extérieur est redescendu (18 °C à 20 h) et le séjour a besoin d'être chauffé. C'est justement le moment où la face intérieure du mur est la plus chaude : le mur restitue alors au séjour l'énergie — comptée en joules — qu'il a emmagasinée dans la journée, et le chauffage a donc moins d'énergie à fournir.
Un mur épais ne fait pas disparaître la chaleur du soleil : il la retarde de plusieurs heures et l'étale, si bien qu'elle ressort à l'intérieur au moment où on en a justement besoin.
Dans un petit bâtiment de bureaux, un technicien de maintenance en chauffage relève la température de l'eau en six points d'un circuit de chauffage. L'eau sort de la chaudière, traverse le radiateur de la salle 1, puis celui de la salle 2, et revient à la chaudière par un tuyau qui passe dans le sous-sol, non chauffé.
| Point | Endroit du relevé | Température de l'eau |
|---|---|---|
| A | Sortie de la chaudière | 70 °C |
| B | Entrée du radiateur — salle 1 | 67 °C |
| C | Sortie du radiateur — salle 1 | 59 °C |
| D | Entrée du radiateur — salle 2 | 57 °C |
| E | Sortie du radiateur — salle 2 | 50 °C |
| F | Retour à la chaudière | 38 °C |
Les tronçons A → B et C → D sont des tuyaux qui traversent des locaux chauffés, où l'air est à 20 °C ; ces tuyaux sont calorifugés (isolés). Les tronçons B → C et D → E sont les radiateurs eux-mêmes, posés dans les salles. Le tronçon E → F est le tuyau de retour : il traverse le sous-sol, où l'air est à 6 °C, et il n'est pas calorifugé.
Le relevé est transmis à un installateur en génie climatique, qui doit décider s'il faut intervenir sur ce circuit.
a) Dans une salle, l'eau du circuit et l'air ne sont séparés que par la paroi du radiateur. Comparer leurs températures, puis indiquer dans quel sens se fait le transfert thermique. Répondre de même pour le tuyau qui traverse le sous-sol.
b) Calculer la baisse de température de l'eau sur chacun des cinq tronçons (A → B, B → C, C → D, D → E, E → F). Sur quel tronçon le refroidissement est-il le plus fort ? Calculer ensuite le total de ces cinq baisses, puis la baisse moyenne par tronçon, et relever quels tronçons dépassent cette moyenne.
c) On prend pour référence le tronçon C → D, tuyau calorifugé d'un local chauffé. Par combien faut-il multiplier sa baisse de température pour obtenir celle du tronçon E → F ?
d) Le refroidissement de l'eau dans les radiateurs est utile : c'est lui qui chauffe les salles. Expliquer pourquoi celui du sous-sol est au contraire une perte inutile, et proposer une intervention. Enfin, vers quelle température l'eau du circuit tendrait-elle si la chaudière restait longtemps à l'arrêt ?
a) Dans les salles, l'eau est entre 67 °C et 50 °C alors que l'air est à 20 °C : l'eau est plus chaude que l'air. Le transfert thermique se fait donc spontanément de l'eau vers l'air de la salle, à travers la paroi du radiateur — toujours du corps chaud vers le corps froid.
Dans le sous-sol, même raisonnement : l'eau passe de 50 °C à 38 °C et l'air n'est qu'à 6 °C ; le transfert va encore de l'eau vers l'air du sous-sol, jamais l'inverse.
b) Baisse de température sur chaque tronçon :
A → B (tuyau, local chauffé) : \(70 - 67 = \mathbf{3\ \text{°C}}\)
B → C (radiateur salle 1) : \(67 - 59 = \mathbf{8\ \text{°C}}\)
C → D (tuyau, local chauffé) : \(59 - 57 = \mathbf{2\ \text{°C}}\)
D → E (radiateur salle 2) : \(57 - 50 = \mathbf{7\ \text{°C}}\)
E → F (tuyau, sous-sol) : \(50 - 38 = \mathbf{12\ \text{°C}}\)
Le refroidissement le plus fort est celui du tronçon E → F, dans le sous-sol non chauffé.
Total des cinq baisses : \(3 + 8 + 2 + 7 + 12 = \mathbf{32\ \text{°C}}\). Contrôle du relevé : l'eau est bien passée de 70 °C à 38 °C, soit \(70 - 38 = 32\ \text{°C}\).
Baisse moyenne par tronçon : \(32 \div 5 = \mathbf{6{,}4\ \text{°C}}\). Vérification : \(6{,}4 \times 5 = 32\).
Dépassent cette moyenne : B → C (8 °C), D → E (7 °C) et E → F (12 °C), c'est-à-dire les deux radiateurs et le tuyau du sous-sol. Les deux tuyaux calorifugés restent en dessous (3 °C et 2 °C).
c) \(12 \div 2 = \mathbf{6}\) : il faut multiplier par 6. Vérification : \(2 \times 6 = 12\).
Sur le tuyau du sous-sol, l'eau se refroidit 6 fois plus que sur le tuyau de référence. C'est cohérent : le tuyau de référence est calorifugé, celui du sous-sol ne l'est pas. L'isolant freine le transfert de l'eau vers l'air qu'elle longe ; là où il manque, l'eau se refroidit beaucoup plus vite.
d) Dans un radiateur, l'eau cède de l'énergie à l'air de la salle : c'est exactement le but de l'installation, la salle est chauffée. Dans le sous-sol, l'eau cède de l'énergie à l'air d'un local que personne ne cherche à chauffer : ce refroidissement ne sert à rien. L'eau revient à la chaudière à 38 °C alors qu'elle en était sortie à 70 °C, et il faudra de nouveau lui apporter de l'énergie pour élever sa température.
Intervention : calorifuger (isoler) le tuyau du sous-sol, comme ceux qui traversent les locaux chauffés.
Chaudière longtemps à l'arrêt : plus rien n'apporte d'énergie à l'eau. Tant qu'elle est plus chaude que l'air qui l'entoure, elle continue de lui céder de l'énergie, et sa température baisse jusqu'à l'équilibre thermique. Elle tend donc vers la température de l'air du local qu'elle traverse : environ 6 °C dans le sous-sol, et 20 °C dans les salles tant qu'elles restent à cette température. Elle ne peut pas descendre plus bas : le transfert ne repart jamais du froid vers le chaud.
Retenir : un tuyau de chauffage qui traverse une cave, un vide sanitaire ou des combles se refroidit pour rien. C'est pourquoi on calorifuge ces tronçons.
Un centre d'essais du bâtiment veut mesurer ce qu'apporte un doublage isolant. Deux cellules identiques sont montées côte à côte, chacune fermée par un mur d'essai de même surface, en blocs béton de 20 cm : le mur A est laissé nu, le mur B est doublé de 5 cm d'isolant. Les deux cellules sont chauffées et maintenues à 20 °C, et les deux murs sont exposés au même air extérieur, à 2 °C. Au bout de trois jours, les températures ne varient plus. Le technicien relève alors, avec la même sonde de contact, la température de la face intérieure de chaque mur, celle qui touche l'air de la cellule.
| Mur d'essai | Composition | \(\theta\) de la face intérieure |
|---|---|---|
| Mur A | blocs béton 20 cm, sans isolant | 15,5 °C |
| Mur B | blocs béton 20 cm + 5 cm d'isolant | 18,5 °C |
a) Calculer l'écart de température entre l'air intérieur et l'air extérieur, puis, pour chaque mur, l'écart entre l'air intérieur et sa face intérieure.
b) Le cahier des charges de l'essai fixe une limite de confort : la face intérieure d'un mur ne doit pas être plus froide que l'air de la pièce de plus de 3 °C. Écrire l'encadrement des températures de face intérieure acceptables pour un air à 20 °C, puis indiquer lequel des deux murs respecte cette exigence.
c) Sachant que l'énergie traverse chaque mur de l'intérieur (20 °C) vers l'extérieur (2 °C), en déduire lequel des deux murs limite le mieux ce transfert. Rédiger la phrase de conclusion du rapport d'essai, avec un argument chiffré.
d) Un logement est construit avec des murs identiques au mur A. Un soir d'hiver où l'air extérieur est à 2 °C, une personne assise près du mur se plaint d'avoir froid, alors que l'air du séjour est bien à 20 °C. Expliquer en une phrase pourquoi une face intérieure de mur froide donne cette sensation.
a) Entre les deux airs : \(20 - 2 = \mathbf{18\ \text{°C}}\). Cet écart est le même pour les deux essais, puisque les deux cellules sont chauffées à 20 °C et exposées au même air extérieur : c'est ce qui rend la comparaison honnête, la seule différence entre les deux murs est le doublage.
Entre l'air intérieur et la face intérieure :
Mur A : \(20 - 15{,}5 = \mathbf{4{,}5\ \text{°C}}\)
Mur B : \(20 - 18{,}5 = \mathbf{1{,}5\ \text{°C}}\)
b) La face ne doit pas descendre de plus de 3 °C sous les 20 °C de l'air : \(20 - 3 = \mathbf{17\ \text{°C}}\) (vérification : \(17 + 3 = 20\)). Les températures acceptables sont donc celles de l'encadrement \(17\ \text{°C} \leq \theta \leq 20\ \text{°C}\).
Mur A : 15,5 °C, c'est en dessous de 17 °C — exigence non respectée (son écart, 4,5 °C, dépasse les 3 °C admis).
Mur B : 18,5 °C est bien compris entre 17 °C et 20 °C — exigence respectée (écart de 1,5 °C seulement).
Seul le mur doublé d'isolant satisfait le cahier des charges. Une limite de cet ordre (2 à 3 °C) est celle que l'on retient couramment pour éviter la sensation de paroi froide en hiver.
c) La face intérieure est le passage obligé de l'énergie : elle en reçoit de l'air de la pièce, à 20 °C, et elle en cède au reste du mur, qui l'emmène vers le dehors. Plus le mur en laisse filer, plus cette face est refroidie et s'éloigne des 20 °C. Une face restée à 18,5 °C signale donc un mur qui laisse peu passer ; une face descendue à 15,5 °C, un mur qui laisse beaucoup passer. À surface égale et dans les mêmes conditions d'essai, c'est le mur B qui limite le mieux le transfert thermique : son écart avec l'air de la pièce est \(\dfrac{4{,}5}{1{,}5} = \mathbf{3}\) fois plus petit que celui du mur nu (vérification : \(1{,}5 \times 3 = 4{,}5\)).
Phrase de conclusion du rapport : « Dans les mêmes conditions d'essai (20 °C d'un côté, 2 °C de l'autre) et à surface égale, le mur doublé de 5 cm d'isolant garde sa face intérieure à 18,5 °C, soit à 1,5 °C seulement de l'air de la pièce, contre 4,5 °C pour le mur nu : son écart est 3 fois plus petit, c'est lui qui limite le mieux le transfert thermique. »
Ce que l'essai établit, c'est un classement des deux murs. Il ne dit pas combien de joules le doublage fait économiser : une température ne se convertit pas en énergie, et il faudrait bien autre chose qu'une sonde de contact pour la chiffrer.
d) Une phrase suffit : la peau, à environ 33 °C, est bien plus chaude que la face du mur, à 15,5 °C ; le corps perd donc de l'énergie par rayonnement vers cette paroi froide, et cette perte se ressent même si l'air de la pièce est à 20 °C.
Un deuxième effet s'y ajoute : l'air de la pièce qui touche cette face froide se refroidit à son tour, devient plus dense, descend le long du mur et balaie le sol — c'est ce courant d'air froid que l'on sent aux pieds. On retrouve ici les 4,5 °C d'écart du mur A, bien au-delà des 3 °C admis à la question b). Avec un mur doublé comme le mur B, la face resterait à 18,5 °C, presque à la température de l'air : les deux effets seraient bien plus faibles et la pièce paraîtrait confortable, à réglage de chauffage identique.
Attention au vocabulaire : au bout de trois jours les températures ne changent plus, mais ce n'est pas un équilibre thermique. L'équilibre suppose des températures égales et plus aucun transfert ; ici elles restent différentes, le transfert continue, et c'est le chauffage qui le compense en fournissant sans arrêt de l'énergie — comptée en joules — à la cellule. Isoler un mur, ce n'est donc pas seulement chauffer moins : c'est aussi garder la paroi plus proche de la température de la pièce, et c'est cette paroi tiède qui rend les 20 °C agréables.
Dans un pavillon, le remplacement des fenêtres a été fait en deux temps : le séjour possède aujourd'hui une fenêtre en double vitrage et une autre, jamais changée, en simple vitrage. Avant de faire chiffrer le remplacement de cette dernière, les propriétaires posent, un soir d'hiver, un thermomètre de surface sur la face intérieure de chaque vitre, celle qui est du côté de la pièce. Les deux fenêtres sont dans la même pièce et donnent sur le même mur.
| Élément relevé | Température |
|---|---|
| Air du séjour | 20,0 °C |
| Air extérieur | −3,0 °C |
| Face intérieure de la fenêtre en simple vitrage | 3,0 °C |
| Face intérieure de la fenêtre en double vitrage | 13,2 °C |
a) Pour la fenêtre en simple vitrage, indiquer le sens du transfert thermique entre l'air du séjour et la vitre, puis entre la vitre et l'air extérieur. Justifier à chaque fois par les températures relevées.
b) Calculer l'écart de température entre l'air du séjour et l'air extérieur, puis l'écart entre l'air du séjour et la face intérieure de chaque vitre. En comparant chacun de ces deux derniers écarts à la moitié du premier, dire de quel air chaque vitre est la plus proche.
c) Assis dans le séjour, on ressent nettement plus le froid devant l'une des deux fenêtres. Indiquer laquelle et justifier en précisant le sens du transfert thermique entre le corps et la vitre.
d) Le lendemain soir, l'air extérieur est à 6,0 °C et le séjour est toujours chauffé à 20,0 °C. Sans faire de nouveau relevé, indiquer entre quelles valeurs se trouve nécessairement la face intérieure de la vitre du simple vitrage, puis dire si elle sera plus chaude ou plus froide que la veille. Justifier.
a) L'air du séjour est à 20,0 °C et la vitre à 3,0 °C : l'air est le plus chaud des deux, le transfert thermique va donc de l'air du séjour vers la vitre, qui reçoit de l'énergie.
La vitre est à 3,0 °C et l'air extérieur à −3,0 °C : la vitre est cette fois la plus chaude, le transfert va donc de la vitre vers l'air extérieur, à qui elle cède de l'énergie.
De proche en proche, l'énergie va du séjour vers le dehors, toujours du corps le plus chaud vers le plus froid, jamais l'inverse. Cette énergie, qui se compte en joules, s'en va en permanence : le chauffage doit donc la remplacer en permanence pour que le séjour reste à 20,0 °C.
b) Entre les deux airs : \(20{,}0 - (-3{,}0) = 20{,}0 + 3{,}0 = \mathbf{23{,}0\ \text{°C}}\) (vérification : \(-3{,}0 + 23{,}0 = 20{,}0\)). La moitié de cet écart vaut \(23{,}0 \div 2 = 11{,}5\ \text{°C}\).
Simple vitrage : \(20{,}0 - 3{,}0 = \mathbf{17{,}0\ \text{°C}}\) (vérification : \(3{,}0 + 17{,}0 = 20{,}0\)). 17,0 °C, c'est plus que 11,5 °C : cette vitre est donc plus proche de l'air extérieur, elle descend presque jusqu'à la température du dehors.
Double vitrage : \(20{,}0 - 13{,}2 = \mathbf{6{,}8\ \text{°C}}\) (vérification : \(13{,}2 + 6{,}8 = 20{,}0\)). 6,8 °C, c'est moins que 11,5 °C : cette vitre reste du côté de l'air du séjour.
Les deux fenêtres sont pourtant dans la même pièce, avec le même air à 20,0 °C d'un côté et le même air à −3,0 °C de l'autre : ce qui les sépare, c'est la fenêtre elle-même. Le double vitrage garde sa face intérieure près de la température de la pièce, le simple vitrage laisse la sienne basculer du côté du froid.
c) On ressent le froid devant la fenêtre en simple vitrage, dont la vitre n'est qu'à 3,0 °C.
Deux modes de transfert agissent sans qu'on ait besoin de toucher la vitre. Par rayonnement d'abord : un corps échange de l'énergie avec les surfaces qui lui font face ; comme il est bien plus chaud que la vitre, il en émet plus qu'il n'en reçoit, et le transfert va donc du corps vers la vitre, jamais l'inverse. Par convection ensuite : l'air du séjour refroidi au contact de la vitre devient plus lourd, descend le long du vitrage et vient balayer les jambes.
Ces deux effets sont d'autant plus marqués que la vitre est froide : devant une surface à 3,0 °C, la sensation est bien plus désagréable que devant une surface à 13,2 °C. C'est aussi pour cela que l'on place les radiateurs sous les fenêtres.
d) La vitre est en contact d'un côté avec l'air du séjour, à 20,0 °C, et de l'autre avec l'air extérieur, à 6,0 °C. Elle reçoit de l'énergie du premier et en cède au second : sa température se place donc nécessairement entre 6,0 °C et 20,0 °C.
Or elle était à 3,0 °C la veille, et 6,0 °C est déjà plus élevé que 3,0 °C : la face intérieure de la vitre sera donc forcément plus chaude que la veille, sans qu'il soit besoin de la mesurer.
C'est cohérent avec le reste : l'écart entre les deux airs ne vaut plus que \(20{,}0 - 6{,}0 = \mathbf{14{,}0\ \text{°C}}\) (vérification : \(6{,}0 + 14{,}0 = 20{,}0\)) au lieu de 23,0 °C la veille. Le transfert vers l'extérieur est moins important et la sensation de paroi froide sera moins marquée.
Deux précautions de mesure. Ces deux relevés ne se comparent que parce qu'ils ont été pris au même moment, dans la même pièce et sur le même mur : un soir plus doux, ou une fenêtre exposée au vent, donnerait d'autres valeurs — la question d) vient de le montrer. Et un thermomètre de surface ne mesure jamais qu'une température : il dit où chaque vitre se place entre le dedans et le dehors, il ne dit pas combien d'énergie passe par chacune.
Une technicienne en études du bâtiment installe trois sondes de température dans un pavillon : une dehors, à l'abri du soleil, une dans le comble non chauffé (l'espace situé sous la toiture, au-dessus du plafond du séjour) et une dans le séjour, dont le thermostat est réglé sur 20 °C. Chaque jour d'une semaine d'hiver, elle relève les trois valeurs à la même heure.
| Jour | \(\theta\) air extérieur (°C) | \(\theta\) comble (°C) | \(\theta\) séjour (°C) |
|---|---|---|---|
| Lundi | −2,0 | 3,0 | 20 |
| Mardi | 0,0 | 4,5 | 20 |
| Mercredi | 3,0 | 7,0 | 20 |
| Jeudi | 5,0 | 8,5 | 20 |
| Vendredi | 2,0 | 6,0 | 20 |
| Samedi | −1,0 | 4,0 | 20 |
| Dimanche | −4,0 | 1,5 | 20 |
a) Relever, pour l'air extérieur puis pour le comble, la température la plus basse et la température la plus haute de la semaine, avec le jour correspondant. Écrire ensuite l'encadrement des sept relevés du comble sous la forme \(a \leqslant \theta_{\text{comble}} \leqslant b\). Vérifier enfin que, chaque jour, la température du comble se situe bien entre celle de l'air extérieur et celle du séjour.
b) Calculer, pour dimanche puis pour jeudi, les deux écarts \(\theta_{\text{séjour}} - \theta_{\text{comble}}\) et \(\theta_{\text{comble}} - \theta_{\text{extérieur}}\). De quel côté la température du comble est-elle la plus proche ? Ce résultat dépend-il du jour choisi ? Indiquer en une phrase ce que cela apprend sur ce local.
c) Le plafond du séjour sépare le séjour du comble ; la toiture sépare le comble de l'air extérieur. Pour chacune de ces deux parois, indiquer dans quel sens l'énergie est transférée, en justifiant à chaque fois par les températures des deux corps séparés. En déduire ce que devient l'énergie qui quitte le séjour par son plafond.
d) Expliquer pourquoi la température du comble ne descend jamais jusqu'à celle de l'air extérieur, même le dimanche, jour le plus froid de la semaine.
a) Air extérieur : la plus basse est −4,0 °C (dimanche), la plus haute 5,0 °C (jeudi).
Comble : la plus basse est 1,5 °C (dimanche), la plus haute 8,5 °C (jeudi). Les deux sondes atteignent leurs extrêmes les mêmes jours : le comble suit l'air extérieur.
Encadrement des sept relevés du comble : \(\mathbf{1{,}5 \leqslant \theta_{\text{comble}} \leqslant 8{,}5}\) (en °C).
Vérification jour par jour (extérieur < comble < séjour) : lundi −2,0 < 3,0 < 20 ; mardi 0,0 < 4,5 < 20 ; mercredi 3,0 < 7,0 < 20 ; jeudi 5,0 < 8,5 < 20 ; vendredi 2,0 < 6,0 < 20 ; samedi −1,0 < 4,0 < 20 ; dimanche −4,0 < 1,5 < 20. Les sept jours, le comble est bien entre les deux.
b) Dimanche : \(\theta_{\text{séjour}} - \theta_{\text{comble}} = 20 - 1{,}5 = \mathbf{18{,}5\ \text{°C}}\) et \(\theta_{\text{comble}} - \theta_{\text{extérieur}} = 1{,}5 - (-4{,}0) = 1{,}5 + 4{,}0 = \mathbf{5{,}5\ \text{°C}}\).
Jeudi : \(20 - 8{,}5 = \mathbf{11{,}5\ \text{°C}}\) et \(8{,}5 - 5{,}0 = \mathbf{3{,}5\ \text{°C}}\).
Les deux jours, l'écart avec l'air extérieur est le plus petit (5,5 °C contre 18,5 °C dimanche ; 3,5 °C contre 11,5 °C jeudi) : la température du comble est bien plus proche de celle de l'air extérieur que de celle du séjour.
Le résultat ne dépend pas du jour choisi : sur toute la semaine, le plus petit écart au séjour est celui de jeudi (11,5 °C) et le plus grand écart au dehors celui de dimanche (5,5 °C). Même en confrontant ces deux cas, les plus défavorables, on a encore 5,5 < 11,5 : le comble reste du côté de l'air extérieur.
Ce que cela apprend : le comble est un local froid, qu'il ne faut pas considérer comme chauffé — sa température suit celle du dehors à quelques degrés près, et non celle de la pièce située juste en dessous. On n'y entrepose donc rien qui craigne le froid.
c) Le transfert thermique va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid.
• Plafond du séjour (entre le séjour et le comble) : le séjour est à 20 °C, le comble entre 1,5 °C et 8,5 °C selon le jour — le séjour est donc le plus chaud tous les jours. L'énergie est transférée du séjour vers le comble.
• Toiture (entre le comble et l'air extérieur) : chaque jour, le comble est plus chaud que l'air extérieur (par exemple dimanche : 1,5 °C contre −4,0 °C). L'énergie est transférée du comble vers l'air extérieur.
On en déduit que l'énergie qui quitte le séjour par son plafond traverse le comble et finit dehors : le comble n'est pas une destination, c'est une étape. Comme le séjour perd ainsi de l'énergie en permanence, le chauffage doit lui en fournir tout autant — de l'énergie comptée en joules — pour maintenir les 20 °C affichés au thermostat.
d) Parce que le comble reçoit sans arrêt de l'énergie par son plancher, c'est-à-dire par le plafond du séjour, qui le sépare d'une pièce toujours bien plus chaude que lui : le dimanche encore, l'écart entre le séjour et le comble vaut 18,5 °C. Il perd certes de l'énergie par la toiture vers l'air extérieur, mais il est réalimenté par en dessous : sa température se stabilise donc à une valeur intermédiaire, où ce qu'il reçoit par le plafond compense ce qu'il perd par la toiture.
Le comble ne descendrait à la température de l'air extérieur que si cet apport s'arrêtait : maison inoccupée et chauffage coupé pendant une longue absence, par exemple. Tout le bâtiment évoluerait alors vers l'équilibre thermique avec le dehors, et les trois sondes finiraient par afficher la même température.
Un comble est volontairement ventilé — l'air y est renouvelé sous les tuiles pour évacuer l'humidité —, ce qui le maintient proche des conditions extérieures. C'est bien pour cela que, dans un comble perdu, l'isolant se pose au niveau du plancher du comble, autrement dit sur le plafond du séjour, et non sous les tuiles : on cherche à séparer la pièce chauffée d'un espace qui, lui, restera froid.
Dans le local technique non chauffé d'un petit immeuble, un plombier chauffagiste contrôle un ballon d'eau chaude sanitaire de 200 L. La cuve est verticale et mesure environ 1,60 m de haut. L'eau froide du réseau y arrive par le bas ; l'eau chaude, elle, est soutirée par un piquage placé à l'une des deux extrémités de la cuve. Toute la cuve est enveloppée d'une épaisse jaquette isolante : entre l'eau et l'air du local, il n'y a que la paroi de la cuve et cette jaquette.
Ce ballon ne chauffe que la nuit. Le relevé ci-dessous est fait en fin de matinée, après les douches : une partie de l'eau chaude a été soutirée et l'eau du réseau a pris sa place par le bas. Le plombier mesure, à l'aide d'une sonde, la température de l'eau à trois hauteurs comptées depuis le bas de la cuve, ainsi que celle de l'air du local.
| Point de mesure | Hauteur | Température |
|---|---|---|
| Haut de la cuve | 1,40 m | 60 °C |
| Milieu de la cuve | 0,80 m | 54 °C |
| Bas de la cuve | 0,20 m | 36 °C |
| Air du local technique | — | 14 °C |
a) Classer les quatre températures relevées, de la plus basse à la plus haute. Où se trouve l'eau la plus chaude de la cuve ? Expliquer en une phrase pourquoi elle se place à cet endroit.
b) On admet que la cuve est un cylindre de 1,60 m de hauteur entièrement rempli d'eau : le volume d'eau est alors proportionnel à la hauteur. Calculer le coefficient de proportionnalité, c'est-à-dire le nombre de litres d'eau contenus dans un mètre de hauteur de cuve (en L/m). En déduire le volume d'eau situé au-dessus de la sonde du milieu (0,80 m), en litres, puis le pourcentage du volume total qu'il représente. En s'appuyant sur le relevé, expliquer en une phrase pourquoi ce ballon étiqueté « 200 L » ne met pas, ce matin-là, 200 L d'eau à 60 °C à disposition.
c) Un apprenti pense que la température monte régulièrement du bas vers le haut de la cuve, c'est-à-dire que la hausse de température est proportionnelle à la hauteur gagnée. Sous cette hypothèse, quelle température devrait indiquer la sonde du milieu, placée à égale distance des deux autres ? Comparer au relevé, puis calculer la hausse de température dans la moitié basse du relevé (bas → milieu) et dans la moitié haute (milieu → haut). Cette hypothèse est-elle vérifiée ?
d) Indiquer dans quel sens se fait le transfert thermique entre l'eau de la cuve et l'air du local technique. En comparant les températures relevées, expliquer pourquoi la jaquette isolante doit envelopper la cuve sur toute sa hauteur et non sa seule partie haute. Indiquer enfin à quelle extrémité de la cuve se trouve le piquage d'eau chaude, et justifier.
a) Classement de la plus basse à la plus haute : 14 °C (air du local) < 36 °C (bas de la cuve) < 54 °C (milieu) < 60 °C (haut de la cuve).
L'eau la plus chaude est en haut de la cuve, à 60 °C. L'eau chaude est moins dense (plus légère) que l'eau froide : elle monte et occupe le haut de la cuve, tandis que l'eau froide arrivée du réseau, plus dense, reste en bas — c'est de la convection naturelle, le même phénomène que l'air chaud qui monte au-dessus d'un radiateur. On dit que le ballon est stratifié : du bas vers le haut, la température de l'eau est croissante.
b) La cuve est assimilée à un cylindre : le volume d'eau qu'elle contient est proportionnel à la hauteur.
Coefficient de proportionnalité : \(200 \div 1{,}60 = \mathbf{125\ \text{L/m}}\) — un mètre de hauteur de cuve contient 125 L d'eau. Vérification : \(125 \times 1{,}60 = 200\ \text{L}\).
Hauteur de la partie haute (de la sonde du milieu jusqu'au sommet) : \(1{,}60 - 0{,}80 = 0{,}80\ \text{m}\).
Volume correspondant : \(125 \times 0{,}80 = \mathbf{100\ \text{L}}\). Vérification : \(100 \div 125 = 0{,}80\ \text{m}\).
Pourcentage du volume total : \(100 \div 200 = 0{,}50\), soit 50 %. Vérification : \(0{,}50 \times 200 = 100\ \text{L}\). Autre méthode : 0,80 m est la moitié de 1,60 m, donc la partie haute contient la moitié du volume, soit bien 100 L — et les 100 L restants sont en dessous (\(100 + 100 = 200\)).
Interprétation : la température de l'eau croît du bas vers le haut (question a), donc toute l'eau située au-dessus de 0,80 m est à 54 °C ou plus, et toute l'eau située en dessous est à 54 °C ou moins — jusqu'à 36 °C près du fond. Ce matin-là, le ballon « 200 L » ne met donc à disposition qu'environ 100 L d'eau vraiment chaude : les 100 L du bas ont été en partie remplacés par l'eau froide du réseau après les douches. L'étiquette « 200 L » donne le volume de la cuve, pas le volume d'eau à 60 °C.
c) Du bas (0,20 m) au haut (1,40 m), la sonde monte de \(1{,}40 - 0{,}20 = 1{,}20\ \text{m}\) et la température gagne \(60 - 36 = 24\ \text{°C}\). La sonde du milieu (0,80 m) est bien à égale distance des deux autres : \(0{,}80 - 0{,}20 = 0{,}60\ \text{m}\) et \(1{,}40 - 0{,}80 = 0{,}60\ \text{m}\).
Si la hausse était proportionnelle à la hauteur gagnée, à mi-distance on aurait gagné la moitié des 24 °C : \(24 \div 2 = 12\ \text{°C}\), donc la sonde du milieu indiquerait \(36 + 12 = \mathbf{48\ \text{°C}}\). Vérification : \(48 + 12 = 60\), on retombe bien sur la température du haut.
Or le relevé donne 54 °C, soit \(54 - 48 = \mathbf{6\ \text{°C}}\) de plus que prévu.
Hausse dans la moitié basse du relevé : \(54 - 36 = \mathbf{18\ \text{°C}}\). Hausse dans la moitié haute : \(60 - 54 = \mathbf{6\ \text{°C}}\). Contrôle : \(18 + 6 = 24\ \text{°C}\), on retrouve bien les 24 °C gagnés du bas au haut de la cuve.
L'hypothèse n'est pas vérifiée : une hausse régulière donnerait 12 °C dans chaque moitié, alors que la moitié basse gagne 18 °C et la moitié haute seulement 6 °C — soit 3 fois moins (\(18 = 3 \times 6\)). La température n'est donc pas une fonction affine de la hauteur. Physiquement, l'eau chaude ne forme pas un dégradé régulier : le haut de la cuve garde un bloc d'eau chaude assez homogène (de 54 °C à 60 °C), et c'est plus bas, entre la sonde du bas et celle du milieu, que la température chute vraiment — c'est là que se rencontrent l'eau chaude restante et l'eau plus froide venue du réseau.
d) Comparons chaque température de l'eau à celle de l'air du local : 36 °C, 54 °C et 60 °C sont toutes supérieures à 14 °C. L'eau est donc plus chaude que l'air en tout point de la cuve et le transfert thermique se fait de l'eau vers l'air du local technique, à travers la paroi et la jaquette : l'énergie va toujours du corps chaud vers le corps froid, jamais l'inverse. Cette énergie cédée par l'eau à l'air se compte en joules (J).
Pourquoi isoler toute la hauteur : il n'existe aucune zone de la cuve où l'eau serait déjà à la température du local — même au point le plus froid du relevé, en bas, l'eau est à 36 °C face à un air à 14 °C. L'eau cède donc de l'énergie à l'air sur toute la hauteur, et pas seulement là où elle est à 60 °C. Une jaquette limitée à la partie haute laisserait le bas de la cuve à nu, alors que le transfert s'y fait aussi. La jaquette ne supprime pas ce transfert : elle le freine.
Piquage d'eau chaude : il se trouve en haut de la cuve, là où l'eau est la plus chaude (60 °C). S'il était en bas, on soutirerait de l'eau à 36 °C, bien trop froide pour une douche. C'est aussi pour cela que l'arrivée d'eau froide est placée en bas : elle y reste, sous la couche chaude, sans la brasser.
Et si le ballon restait longtemps sans chauffer et sans soutirage ? Les trois températures de l'eau se rapprocheraient les unes des autres, puis toute la cuve tendrait vers 14 °C, la température de l'air du local : c'est l'équilibre thermique. L'eau ne peut pas devenir plus froide que l'air qui l'entoure.
Retenir : dans un ballon d'eau chaude, l'eau chaude occupe le haut et l'eau froide le bas — c'est la stratification. On soutire donc l'eau chaude en haut, on introduit l'eau froide en bas, et on isole toute la cuve, qui est plus chaude que l'air du local sur toute sa hauteur.
Une conseillère en maîtrise de l'énergie établit le bilan des consommations d'un centre de formation pour l'année écoulée. Le bâtiment est équipé de trois sous-compteurs, un par usage. Pendant la saison froide, les salles sont maintenues à 19 °C.
| Poste | Usage compté | Consommation de l'année |
|---|---|---|
| 1 | Chauffage des locaux | 24 000 kWh |
| 2 | Eau chaude sanitaire | 4 000 kWh |
| 3 | Éclairage, bureautique et prises | 12 000 kWh |
Le kilowattheure (kWh) est une unité d'énergie, au même titre que le joule : 1 kWh = 3,6 MJ. Multiples du joule : 1 kJ = 1 000 J ; 1 MJ = 1 000 kJ ; 1 GJ = 1 000 MJ.
a) Calculer la consommation totale du centre de formation sur l'année.
b) Calculer la part de chacun des trois postes dans cette consommation totale, en pourcentage. Indiquer comment on peut vérifier que les trois résultats sont cohérents entre eux.
c) Convertir la consommation du poste « chauffage des locaux » en mégajoules, puis en joules en écriture décimale. Proposer enfin un multiple du joule mieux adapté à ce nombre.
d) Le chauffage est de loin le premier poste du bilan. En raisonnant sur les transferts thermiques, expliquer pourquoi il faut apporter de l'énergie au bâtiment pendant toute la saison froide, alors que les salles sont déjà à la bonne température.
a) On additionne les trois sous-compteurs : \(24\,000 + 4\,000 + 12\,000 = \mathbf{40\,000\ \text{kWh}}\) sur l'année.
Vérification en sens inverse : \(40\,000 - 12\,000 - 4\,000 = 24\,000\), on retrouve bien le poste chauffage.
b) Chaque part s'obtient en divisant la consommation du poste par la consommation totale :
Chauffage : \(24\,000 \div 40\,000 = 0{,}6\), soit 60 %. Vérification : \(40\,000 \times 0{,}6 = 24\,000\).
Eau chaude sanitaire : \(4\,000 \div 40\,000 = 0{,}1\), soit 10 %. Vérification : \(40\,000 \times 0{,}1 = 4\,000\).
Éclairage, bureautique et prises : \(12\,000 \div 40\,000 = 0{,}3\), soit 30 %. Vérification : \(40\,000 \times 0{,}3 = 12\,000\).
Contrôle de cohérence : les trois postes se partagent la totalité de la consommation, donc leurs trois parts doivent redonner 100 % : \(60 + 10 + 30 = 100\). C'est bien le cas.
c) Chaque kilowattheure vaut 3,6 MJ, donc : \(24\,000 \times 3{,}6 = \mathbf{86\,400\ \text{MJ}}\).
Vérification : \(86\,400 \div 3{,}6 = 24\,000\).
Comme 1 MJ = 1 000 kJ = 1 000 000 J : \(86\,400 \times 1\,000\,000 = \mathbf{86\,400\,000\,000\ \text{J}}\).
Vérification : \(86\,400\,000\,000 \div 1\,000\,000 = 86\,400\).
Ce nombre de onze chiffres est peu commode à lire. On préfère l'écrire avec un multiple du joule adapté : 86 400 MJ (mégajoules), ou mieux 86,4 GJ (gigajoules), puisque 1 GJ = 1 000 MJ et que \(86\,400 \div 1\,000 = 86{,}4\). C'est la même énergie, écrite plus simplement.
Contrôle de toute la chaîne : 86,4 GJ, c'est 86 400 MJ, et \(86\,400 \div 3{,}6 = 24\,000\) kWh — on retombe sur la donnée de départ.
d) Pendant la saison froide, l'intérieur du bâtiment est à 19 °C alors que l'air extérieur est plus froid. Le transfert thermique se fait donc spontanément de l'intérieur vers l'extérieur, à travers les murs, la toiture et les fenêtres — toujours du corps chaud vers le corps froid, jamais l'inverse. Le bâtiment perd ainsi de l'énergie en permanence.
Or la diminution de température d'un corps correspond à une perte d'énergie : si rien ne remplaçait l'énergie qui s'échappe, la température des salles baisserait et se rapprocherait peu à peu de celle de l'air extérieur. Maintenir 19 °C exige donc un apport d'énergie, et cet apport doit être renouvelé sans arrêt. C'est exactement le rôle du chauffage : il ne fabrique pas de la température, il remplace au fur et à mesure l'énergie qui part vers l'extérieur.
Le chauffage est donc sollicité jour après jour pendant toute la saison froide : il n'est pas étonnant qu'il pèse 60 % du bilan, soit plus que les deux autres postes réunis.
Retenir : une consommation relevée sur un compteur est une énergie — le kilowattheure et le joule mesurent la même grandeur, seule l'écriture change. Et tant qu'il fait plus froid dehors que dedans, le bâtiment perd de l'énergie : le chauffage ne fait que remplacer ce qui s'en va.
Un menuisier revient contrôler une fenêtre en bois qu'il a posée la veille dans une maison. Ce matin d'hiver, l'air extérieur est à 2,0 °C et le chauffage maintient l'air de la pièce à 19,0 °C depuis la veille : les températures sont stables. Avec un thermomètre de surface, le menuisier relève, côté intérieur, la température de quatre points.
| Point relevé, côté intérieur | Température de surface |
|---|---|
| Montant en bois de la fenêtre | 15,5 °C |
| Jonction entre le dormant et la maçonnerie | 11,0 °C |
| Vitrage (centre du double vitrage) | 16,5 °C |
| Mur courant, à 1 m de la fenêtre | 17,5 °C |
a) Dans son rapport, le menuisier reporte ses quatre relevés sur un thermomètre dessiné, gradué à partir de 0 °C, à l'échelle 1 cm pour 2,5 °C. Calculer, pour chacun des quatre points, la hauteur en centimètres à laquelle se place le relevé au-dessus du 0 °C, puis nommer le point qui se place le plus bas et celui qui se place le plus haut.
b) La fiche de contrôle de l'entreprise refuse tout point dont la température de surface est inférieure de plus de 5,0 °C à celle de l'air de la pièce. Calculer la température de surface la plus basse que cette fiche autorise, puis indiquer quels points sont conformes et lequel ne l'est pas.
c) Le menuisier reprend le calfeutrement du point non conforme, puis le remesure : il lit 15,5 °C. Calculer de combien de degrés la surface s'est réchauffée, puis de combien de degrés ce point est maintenant au-dessus de la limite de la fiche. Qu'est-ce que le premier relevé indiquait au poseur sur son travail ?
d) Un apprenti affirme : « La jonction était le point le plus froid, c'est donc par là que le froid entrait dans la pièce. » Corriger cette phrase en donnant le sens réel du transfert thermique, puis expliquer pourquoi ce transfert ne s'arrête pas tant que l'air extérieur reste plus froid que celui de la pièce.
a) Passer d'une température à une hauteur sur le dessin, c'est appliquer un coefficient de proportionnalité : on divise par 2,5, ce qui revient à multiplier par 0,4 cm par °C, puisque \(1 \div 2{,}5 = 0{,}4\) (vérification : \(0{,}4 \times 2{,}5 = 1\)).
Montant en bois : \(15{,}5 \div 2{,}5 = \mathbf{6{,}2\ \text{cm}}\) (vérification : \(6{,}2 \times 2{,}5 = 15{,}5\)).
Jonction dormant / maçonnerie : \(11{,}0 \div 2{,}5 = \mathbf{4{,}4\ \text{cm}}\) (vérification : \(4{,}4 \times 2{,}5 = 11{,}0\)).
Vitrage : \(16{,}5 \div 2{,}5 = \mathbf{6{,}6\ \text{cm}}\) (vérification : \(6{,}6 \times 2{,}5 = 16{,}5\)).
Mur courant : \(17{,}5 \div 2{,}5 = \mathbf{7{,}0\ \text{cm}}\) (vérification : \(7{,}0 \times 2{,}5 = 17{,}5\)).
Le relevé qui se place le plus bas est celui de la jonction entre le dormant et la maçonnerie (4,4 cm, soit 11,0 °C) : c'est le point le plus froid. Celui qui se place le plus haut est celui du mur courant (7,0 cm, soit 17,5 °C) : c'est le point le plus chaud. Comme le coefficient est le même pour tous, l'ordre des hauteurs (4,4 ; 6,2 ; 6,6 ; 7,0) est exactement l'ordre des températures (11,0 ; 15,5 ; 16,5 ; 17,5).
Ce dessin ne fait que classer les relevés : une hauteur y reporte une lecture de thermomètre à l'échelle choisie, elle ne mesure aucune quantité d'énergie. Et comparer entre elles deux surfaces qui ne se touchent pas ne décrit aucun transfert. Ce que l'on compare ensuite, question b), c'est chaque surface avec l'air de la pièce, qui, lui, est bien en contact avec toutes.
b) Température de surface la plus basse autorisée : \(19{,}0 - 5{,}0 = \mathbf{14{,}0\ \text{°C}}\) (vérification : \(14{,}0 + 5{,}0 = 19{,}0\)).
On compare ensuite chaque relevé à cette limite :
Mur courant : \(17{,}5 > 14{,}0\) → conforme
Vitrage : \(16{,}5 > 14{,}0\) → conforme
Montant en bois : \(15{,}5 > 14{,}0\) → conforme
Jonction dormant / maçonnerie : \(11{,}0 < 14{,}0\) → non conforme
Un seul point est donc en défaut : la jonction entre le dormant et la maçonnerie.
c) La surface s'est réchauffée de \(15{,}5 - 11{,}0 = \mathbf{4{,}5\ \text{°C}}\) (vérification : \(11{,}0 + 4{,}5 = 15{,}5\)).
Elle est maintenant au-dessus de la limite de \(15{,}5 - 14{,}0 = \mathbf{1{,}5\ \text{°C}}\) (vérification : \(14{,}0 + 1{,}5 = 15{,}5\)) : le point est conforme, et il est même revenu exactement à la température du montant en bois.
Ce que le premier relevé indiquait au poseur : la fenêtre elle-même n'était pas en cause — son vitrage (16,5 °C) et son montant (15,5 °C) étaient dans les clous. C'est la jonction avec la maçonnerie qui n'était pas correctement calfeutrée : à cet endroit, l'énergie traversait la paroi bien plus facilement qu'à travers le montant ou le vitrage, et la surface y restait beaucoup plus froide. C'est un défaut de pose — justement la partie du travail que le menuisier maîtrise — et c'est ce que la reprise du calfeutrement vient de corriger.
Attention à la lecture : un point froid signale un point faible local. Le thermomètre localise un défaut, il ne dit pas par où la maison perd le plus d'énergie et n'en chiffre aucune.
d) L'apprenti se trompe de sens. Le froid n'est pas quelque chose qui se déplace : ce qui se transfère, c'est de l'énergie, et elle va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid.
Ici, l'air de la pièce (19,0 °C) est plus chaud que toutes les surfaces qu'il touche : il leur cède de l'énergie. De l'autre côté, la face extérieure de la fenêtre est en contact avec l'air extérieur, à 2,0 °C, plus froid encore : elle lui cède de l'énergie à son tour. L'énergie traverse donc la fenêtre de l'intérieur vers l'extérieur, et non l'inverse ; avant la reprise, elle la traversait plus facilement encore au droit de la jonction mal calfeutrée.
Ce transfert ne s'arrête pas tant qu'il reste une différence de température entre les deux côtés : il ne cesserait qu'à l'équilibre thermique, c'est-à-dire si la pièce redescendait à 2,0 °C. C'est le chauffage qui remplace en permanence l'énergie qui s'en va, énergie qui se compte en joules (J).
Un thermomètre de surface ne juge pas la fenêtre, il juge la pose : ici le vitrage et le montant étaient conformes, et c'est la jonction avec la maçonnerie qui trahissait le défaut.
Deux coureurs terminent ensemble une sortie d'entraînement, par un air à 8 °C et sans vent. Tous deux ont le maillot trempé de sueur. À l'arrêt, le premier garde son maillot mouillé ; le second retire son maillot trempé et enfile aussitôt un haut sec et une veste. Les deux coureurs restent ensuite immobiles, côte à côte. Un entraîneur relève toutes les 3 minutes la température de la peau de leur dos, avec un thermomètre de contact.
| \(t\) (min) | 0 | 3 | 6 | 9 | 12 | 15 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Maillot mouillé gardé (°C) | 34,0 | 31,5 | 29,7 | 28,3 | 27,3 | 26,5 |
| Vêtements secs (°C) | 34,0 | 33,1 | 32,5 | 32,0 | 31,7 | 31,5 |
a) Calculer, pour chacun des deux coureurs, l'écart entre la température de sa peau et celle de l'air, au premier relevé (\(t = 0\)) puis au dernier (\(t = 15\) min). Indiquer lequel des deux s'est le plus rapproché de la température de l'air.
b) En déduire de combien l'écart avec l'air a diminué en 15 minutes pour chacun des deux coureurs. Déterminer ensuite, en posant une division, combien de fois cette diminution est plus faible pour le coureur qui s'est changé, puis vérifier le résultat par la multiplication correspondante.
c) Indiquer dans quel sens se fait le transfert thermique entre la peau et l'air, et justifier. Expliquer ensuite pourquoi garder un maillot trempé accélère le refroidissement de la peau, alors que des vêtements secs le freinent.
d) À la fin des relevés, l'entraîneur pose son thermomètre sur un banc : au bout d'un moment, l'appareil indique 8 °C. Expliquer pourquoi la peau des deux coureurs, elle, ne descend pas jusqu'à 8 °C.
a) L'air est à 8 °C.
Coureur resté en maillot mouillé : au premier relevé \(34{,}0 - 8 = \mathbf{26{,}0\ \text{°C}}\) ; au dernier \(26{,}5 - 8 = \mathbf{18{,}5\ \text{°C}}\).
Coureur qui s'est changé : au premier relevé \(34{,}0 - 8 = \mathbf{26{,}0\ \text{°C}}\) ; au dernier \(31{,}5 - 8 = \mathbf{23{,}5\ \text{°C}}\).
Les deux partent donc du même écart. Au bout de 15 minutes, c'est le coureur resté en maillot mouillé qui s'est le plus rapproché de la température de l'air, puisque son écart est le plus petit : 18,5 °C contre 23,5 °C. Se rapprocher de l'air n'a ici rien d'enviable : cela signifie que sa peau s'est bien plus refroidie.
b) Coureur en maillot mouillé : \(26{,}0 - 18{,}5 = \mathbf{7{,}5\ \text{°C}}\) d'écart en moins.
Coureur qui s'est changé : \(26{,}0 - 23{,}5 = \mathbf{2{,}5\ \text{°C}}\) d'écart en moins.
Division : \(\dfrac{7{,}5}{2{,}5} = \mathbf{3}\) — chez le coureur qui s'est changé, l'écart avec l'air a diminué 3 fois moins en 15 minutes. Vérification par la multiplication : \(2{,}5 \times 3 = 7{,}5\), on retrouve bien la diminution de l'autre coureur.
Deux remarques. D'abord, il a fallu 15 minutes au coureur changé pour descendre à 31,5 °C, température que l'autre avait déjà atteinte au bout de 3 minutes : se changer lui a fait gagner \(15 - 3 = 12\) minutes. Ensuite, d'un relevé au suivant, les baisses ne sont pas constantes : 2,5 puis 1,8 ; 1,4 ; 1,0 et 0,8 °C pour le maillot mouillé (total 7,5 °C), et 0,9 ; 0,6 ; 0,5 ; 0,3 et 0,2 °C pour les vêtements secs (total 2,5 °C). Elles diminuent : le refroidissement ralentit, et la température n'est donc pas une fonction affine du temps.
c) La peau (34,0 °C au départ, et encore 26,5 °C à la fin pour le moins bien protégé) reste à chaque instant plus chaude que l'air à 8 °C. Or un transfert thermique se fait toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid : il a donc lieu de la peau vers l'air, jamais l'inverse. La peau cède de l'énergie — elle se compte en joules (J) — et sa température diminue.
Un vêtement sec doit une grande part de son pouvoir isolant à l'air immobile emprisonné entre ses fibres, qui conduit très mal la chaleur. Dans un maillot trempé, cet air est remplacé par de l'eau, qui conduit la chaleur bien mieux que l'air : le transfert de la peau vers l'extérieur se fait beaucoup plus facilement, et la température de la peau chute nettement plus vite. En se changeant, le second coureur rétablit au contraire une couche d'air immobile contre sa peau ; cette couche gêne aussi le renouvellement de l'air réchauffé au contact du corps (convection). Les vêtements secs ne suppriment pas le transfert, ils le freinent — d'où un écart avec l'air qui diminue trois fois moins en 15 minutes.
d) Le thermomètre posé sur le banc est un objet inerte : tant qu'il est plus chaud que l'air, il lui cède de l'énergie et sa température baisse. Le transfert ne s'arrête que lorsque les deux températures sont égales : c'est l'équilibre thermique, atteint ici à 8 °C.
Un coureur, lui, n'est pas un objet inerte : son organisme fournit de l'énergie en permanence, de l'intérieur du corps — plus chaud — vers la peau, plus froide. La peau en cède vers l'air, mais elle en reçoit aussi de l'intérieur : elle se stabilise donc à une valeur intermédiaire, très au-dessus de 8 °C. Elle ne continuerait à descendre vers la température de l'air que si cet apport ne suffisait plus à compenser la perte — c'est précisément la situation dangereuse qu'il faut éviter.
Se couvrir ne réchauffe pas : cela ralentit la perte, le temps que l'organisme la compense. Un maillot trempé, lui, travaille contre le coureur — d'où la règle des entraîneurs : se changer d'abord, se couvrir ensuite.
Un préparateur en pharmacie hospitalière prépare une livraison de vaccins pour un centre de vaccination éloigné. Ces vaccins doivent rester entre 2 °C et 8 °C : c'est la plage réglementaire de conservation, la « chaîne du froid ». Ils voyagent dans un conteneur isotherme à double paroi, qui ne produit pas de froid : il ne fait que ralentir les transferts thermiques. Le conteneur, fermé pendant tout le trajet, est posé dans un véhicule de livraison dont l'air reste à 20,0 °C ; ses parois sont donc en contact avec cet air. Un enregistreur placé à l'intérieur du conteneur relève la température toutes les 30 minutes, de 8 h à 12 h.
| Heure | 8 h | 8 h 30 | 9 h | 9 h 30 | 10 h | 10 h 30 | 11 h | 11 h 30 | 12 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(\theta\) (°C) | 3,0 | 4,0 | 5,0 | 5,9 | 6,8 | 7,6 | 8,3 | 9,0 | 9,6 |
a) Indiquer dans quel sens l'énergie passe entre l'air du véhicule et l'intérieur du conteneur. Justifier, puis expliquer ce que l'on observe sur la ligne des températures.
b) Calculer la hausse totale de température sur les quatre heures de trajet. Relever l'heure du premier enregistrement qui sort de la plage 2 °C – 8 °C, puis déterminer combien de temps les vaccins restent hors plage jusqu'à la fin du trajet.
c) De 8 h à 9 h, la température relevée augmente de la même valeur toutes les demi-heures : sur cette portion, elle se comporte comme une fonction affine du temps. Déterminer sa montée en degrés par heure, puis prévoir, en supposant que ce rythme se poursuive, l'heure à laquelle le seuil de 8 °C serait atteint. Comparer ensuite cette prévision aux relevés réellement enregistrés et expliquer pourquoi les deux ne coïncident pas.
d) Si le trajet se prolongeait très longtemps, vers quelle température l'intérieur du conteneur finirait-il par se stabiliser ? Expliquer pourquoi un conteneur isotherme retarde la sortie de plage sans jamais pouvoir l'empêcher.
a) À chaque relevé, l'air du véhicule (20,0 °C) est plus chaud que l'intérieur du conteneur (3,0 °C au départ, 9,6 °C à l'arrivée). Le transfert thermique se fait donc de l'air du véhicule vers l'intérieur du conteneur, à travers la double paroi qui les sépare : le transfert spontané va toujours du corps le plus chaud vers le plus froid. L'intérieur du conteneur reçoit de l'énergie sous forme thermique (une énergie qui se compte en joules) : sa température augmente. C'est bien ce que montre le tableau, où \(\theta\) est croissante du premier au dernier relevé.
b) Hausse totale : \(9{,}6 - 3{,}0 = \mathbf{6{,}6\ \text{°C}}\).
À 10 h 30, l'enregistreur indique 7,6 °C : on est encore dans la plage. À 11 h, il indique 8,3 °C : la limite haute est dépassée. Le premier enregistrement hors plage est donc celui de 11 h (le seuil de 8 °C a été franchi entre 10 h 30 et 11 h).
De 11 h à 12 h, il s'écoule deux intervalles de 30 minutes, soit 1 h : d'après les relevés, les vaccins passent au moins une heure hors plage — un peu plus en réalité, puisque le seuil a été franchi avant 11 h. À l'arrivée, le dépassement atteint \(9{,}6 - 8{,}0 = \mathbf{1{,}6\ \text{°C}}\) : le lot doit être signalé au pharmacien, pas rangé sans contrôle.
c) Le rythme de la portion régulière. De 8 h à 9 h, la hausse est la même à chaque demi-heure : \(4{,}0 - 3{,}0 = 1{,}0\ \text{°C}\), puis \(5{,}0 - 4{,}0 = 1{,}0\ \text{°C}\). Sur cette portion seulement, la température est donc une fonction affine du temps. Une heure, c'est deux demi-heures : \(1{,}0 \times 2 = \mathbf{2{,}0\ \text{°C}}\) par heure (proportionnalité : 1,0 °C pour 0,5 h, donc 2,0 °C pour 1 h).
La prévision. À 9 h, le relevé vaut 5,0 °C : il manque \(8{,}0 - 5{,}0 = 3{,}0\ \text{°C}\) pour atteindre le seuil. Au rythme de 2,0 °C par heure, il faut \(3{,}0 \div 2{,}0 = \mathbf{1{,}5\ \text{h}}\), soit 1 h 30. Le modèle annonce donc le franchissement des 8 °C à 9 h + 1 h 30, soit à 10 h 30 (vérification : \(5{,}0 + 2{,}0 \times 1{,}5 = 8{,}0\ \text{°C}\)).
La comparaison. Or à 10 h 30, l'enregistreur indique 7,6 °C : on est encore dans la plage. Le seuil n'est franchi qu'entre 10 h 30 et 11 h (7,6 °C puis 8,3 °C). La prévision annonce donc la sortie de plage jusqu'à une demi-heure trop tôt, et elle se dégrade encore ensuite : de 9 h à 12 h il s'écoule 3 h, et le modèle donnerait \(5{,}0 + 2{,}0 \times 3 = 11{,}0\ \text{°C}\), alors que la mesure est de 9,6 °C, soit \(11{,}0 - 9{,}6 = 1{,}4\ \text{°C}\) de trop.
Pourquoi ? Parce que c'est une prévision de modèle, pas une mesure : elle ne vaut que sur un court intervalle prolongeant la portion régulière. La température reste croissante pendant tout le trajet, mais elle monte de moins en moins vite : d'un relevé au suivant, la hausse passe de 1,0 °C à 0,6 °C (1,0 ; 1,0 ; 0,9 ; 0,9 ; 0,8 ; 0,7 ; 0,7 ; 0,6 °C). L'intérieur du conteneur se rapproche en effet de l'air du véhicule qui le réchauffe, et plus deux corps en contact ont des températures proches, plus le transfert thermique entre eux est lent. Pour le pharmacien, l'erreur va tout de même dans le bon sens : le modèle annonce l'alerte avant qu'elle ne survienne.
d) En prolongeant très longtemps le trajet, l'intérieur du conteneur se stabiliserait à 20,0 °C, la température de l'air du véhicule : c'est l'équilibre thermique, atteint quand les deux températures sont égales et que le transfert s'arrête. La température ne peut pas dépasser 20,0 °C : l'énergie ne remonte jamais du plus froid vers le plus chaud.
La double paroi ne supprime pas le transfert, elle le freine : tant qu'il reste un écart de température, l'air du véhicule continue de céder de l'énergie au contenu du conteneur. Isoler, c'est donc gagner du temps, pas empêcher le réchauffement : ici, près de trois heures avant la sortie de plage. Pour un trajet plus long, il faut un véhicule réellement réfrigéré, et l'enregistreur doit être lu à la livraison.
Un conteneur isotherme n'est pas une source de froid : il retarde l'arrivée à l'équilibre thermique avec l'air qui l'entoure. C'est pourquoi la chaîne du froid se surveille avec une sonde et une durée, jamais avec la seule confiance dans l'emballage.
On chauffe un morceau d'aluminium de masse \(m = 0{,}5 \text{ kg}\) depuis la température ambiante \(\theta_1 = 20°\text{C}\) jusqu'à \(\theta_2 = 120°\text{C}\).
La chaleur massique de l'aluminium est \(c = 900 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer la variation de température \(\Delta T\).
Q2. Calculer l'énergie thermique \(Q\) reçue par la pièce en aluminium.
Q3. Exprimer ce résultat en kilojoules (kJ).
Q1. \(\Delta T = \theta_2 - \theta_1 = 120 - 20 = 100 \text{ °C} = 100 \text{ K}\)
Q2. \(Q = m \cdot c \cdot \Delta T = 0{,}5 \times 900 \times 100 = \boxed{45\,000 \text{ J}}\)
Q3. \(Q = \dfrac{45\,000}{1\,000} = \boxed{45 \text{ kJ}}\)
Conclusion : il faut fournir 45 kJ d'énergie thermique pour chauffer cette pièce d'aluminium de 100°C.
On veut chauffer un atelier de volume \(V = 500 \text{ m}^3\) de \(\theta_1 = 5°\text{C}\) à \(\theta_2 = 18°\text{C}\) en \(\Delta t = 2 \text{ heures}\).
La chaleur massique de l'air est \(c_{air} = 1\,000 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\) et la masse volumique est \(\rho = 1{,}2 \text{ kg·m}^{-3}\).
Q1. Calculer la masse d'air dans l'atelier : \(m = \rho \times V\).
Q2. Calculer \(\Delta T\) en kelvins.
Q3. Calculer l'énergie \(Q\) nécessaire pour chauffer l'air de l'atelier.
Q4. En déduire la puissance minimale \(P\) du radiateur nécessaire (en watts, puis en kilowatts).
Q5. Dans le catalogue, les radiateurs sont disponibles en 1 kW, 2 kW, 3 kW, 5 kW et 10 kW. Lequel choisissez-vous ? Justifiez en tenant compte des pertes thermiques.
Q1. \(m = 1{,}2 \times 500 = \boxed{600 \text{ kg}}\)
Q2. \(\Delta T = 18 - 5 = 13 \text{ K}\)
Q3. \(Q = 600 \times 1\,000 \times 13 = \boxed{7\,800\,000 \text{ J} = 7\,800 \text{ kJ}}\)
Q4. \(\Delta t = 2 \times 3\,600 = 7\,200 \text{ s}\) ; \(P = \dfrac{7\,800\,000}{7\,200} \approx 1\,083 \text{ W} \approx \boxed{1{,}08 \text{ kW}}\)
Q5. P_minimale = 1,08 kW. En ajoutant les pertes thermiques par les parois, on choisit le radiateur de 2 kW pour avoir une marge de sécurité suffisante.
Un four de vernissage (pour sécher et polymériser les vernis sur les meubles) a une puissance utile \(P_{utile} = 8 \text{ kW}\) et un rendement de \(\eta = 35\%\).
La puissance dissipée est répartie ainsi : 60% récupérée par un échangeur thermique, 40% perdue.
Le circuit de préchauffage fait circuler un débit massique d'air de \(\dot{m} = 0{,}08 \text{ kg·s}^{-1}\).
La chaleur massique de l'air est \(c_{air} = 1\,000 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer la puissance totale \(P_{totale}\) consommée.
Rappel : \(\eta = \dfrac{P_{utile}}{P_{totale}}\)
Q2. Calculer la puissance thermique totale \(P_{th}\) dissipée par le four.
Q3. Calculer la puissance récupérée par l'échangeur de préchauffage \(P_{éch}\).
Q4. L'air entre dans l'échangeur à \(\theta_{entrée} = 20°\text{C}\). En utilisant \(P_{éch} = \dot{m} \cdot c_{air} \cdot \Delta T\), calculer la température de sortie \(\theta_{sortie}\).
Q5. Pourquoi est-il important de maintenir la température du four entre 60°C et 80°C pour le vernissage ?
Q1. \(P_{totale} = \dfrac{8\,000}{0{,}35} \approx \boxed{22\,857 \text{ W} \approx 22{,}9 \text{ kW}}\)
Q2. \(P_{th} = 22\,857 - 8\,000 = \boxed{14\,857 \text{ W} \approx 14{,}9 \text{ kW}}\)
Q3. \(P_{éch} = 0{,}60 \times 14\,857 \approx \boxed{8\,914 \text{ W} \approx 8{,}9 \text{ kW}}\)
Q4. \(\Delta T = \dfrac{8\,914}{0{,}08 \times 1\,000} \approx 111{,}4 \text{ K}\) ; \(\theta_{sortie} = 20 + 111{,}4 \approx \boxed{131°\text{C}}\)
Q5. En dessous de 60°C : polymérisation incomplète → surface collante, mauvaise adhérence.
Au-dessus de 80°C : le vernis peut cloquer, jaunir ou se fissurer. Un thermostat précis est indispensable.
Un plombier chauffagiste installe le chauffage d'un local professionnel de volume \(V = 300 \text{ m}^3\), avec un système de puissance \(P_{chauf} = 8 \text{ kW}\).
Les pertes thermiques par les parois sont estimées à \(P_{pertes} = 3{,}5 \text{ kW}\).
Masse volumique de l'air : \(\rho = 1{,}2 \text{ kg·m}^{-3}\). Chaleur massique de l'air : \(c = 1\,000 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Température initiale du local : \(\theta_1 = 8 \text{ °C}\). Température souhaitée : \(\theta_2 = 19 \text{ °C}\).
Q1. Calculer la masse d'air dans le local.
Q2. Calculer l'énergie nécessaire pour chauffer tout l'air de 8 °C à 19 °C.
Q3. La puissance nette disponible pour chauffer l'air est \(P_{net} = P_{chauf} - P_{pertes}\). La calculer.
Q4. En déduire le temps nécessaire pour atteindre 19 °C.
Q5. Si on améliore l'isolation et que les pertes passent à 1,5 kW, quel serait le nouveau temps de chauffe ?
Q1. \(m = \rho \times V = 1{,}2 \times 300 = \boxed{360 \text{ kg}}\)
Q2. \(Q = 360 \times 1\,000 \times (19 - 8) = 360 \times 1\,000 \times 11 = \boxed{3\,960\,000 \text{ J} = 3\,960 \text{ kJ}}\)
Q3. \(P_{net} = 8\,000 - 3\,500 = \boxed{4\,500 \text{ W}}\)
Q4. \(\Delta t = \dfrac{3\,960\,000}{4\,500} = 880 \text{ s} \approx \boxed{14{,}7 \text{ min}}\)
Q5. \(P'_{net} = 8\,000 - 1\,500 = 6\,500 \text{ W}\). \(\Delta t' = \dfrac{3\,960\,000}{6\,500} \approx 609 \text{ s} \approx \boxed{10{,}2 \text{ min}}\). L'amélioration de l'isolation réduit le temps de chauffe d'environ 4,5 minutes (gain de 30 %).
Le mur d'un bâtiment est composé de trois couches, de surface \(S = 15 \text{ m}^2\) :
| Couche | Épaisseur (m) | \(\lambda\) (W·m⁻¹·K⁻¹) |
|---|---|---|
| Enduit intérieur | 0,02 | 1,15 |
| Parpaing | 0,20 | 1,05 |
| Isolant (laine de roche) | 0,10 | 0,038 |
Température intérieure : 20 °C. Température extérieure : −3 °C.
Q1. Calculer la résistance thermique de chaque couche.
Q2. En déduire la résistance thermique totale \(R_{tot}\).
Q3. Calculer le flux thermique à travers le mur.
Q4. Quelle couche contribue le plus à l'isolation ? Quel pourcentage de \(R_{tot}\) représente-t-elle ?
Q5. Si on double l'épaisseur de l'isolant, quel est le nouveau flux ? Calculer le pourcentage de réduction des pertes.
Q1.
Enduit : \(R_1 = \dfrac{0{,}02}{1{,}15 \times 15} = \dfrac{0{,}02}{17{,}25} \approx 0{,}001\,16 \text{ K·W}^{-1}\)
Parpaing : \(R_2 = \dfrac{0{,}20}{1{,}05 \times 15} = \dfrac{0{,}20}{15{,}75} \approx 0{,}012\,7 \text{ K·W}^{-1}\)
Isolant : \(R_3 = \dfrac{0{,}10}{0{,}038 \times 15} = \dfrac{0{,}10}{0{,}57} \approx \boxed{0{,}175 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q2. \(R_{tot} = 0{,}001\,16 + 0{,}012\,7 + 0{,}175 \approx \boxed{0{,}189 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q3. \(\Phi = \dfrac{20 - (-3)}{0{,}189} = \dfrac{23}{0{,}189} \approx \boxed{121{,}7 \text{ W}}\)
Q4. L'isolant contribue à \(\dfrac{0{,}175}{0{,}189} \times 100 \approx \boxed{92{,}6\%}\) de la résistance totale. C'est la couche essentielle.
Q5. \(R'_3 = \dfrac{0{,}20}{0{,}57} \approx 0{,}351\). \(R'_{tot} = 0{,}001\,16 + 0{,}012\,7 + 0{,}351 \approx 0{,}365\). \(\Phi' = \dfrac{23}{0{,}365} \approx 63 \text{ W}\). Réduction : \(\dfrac{121{,}7 - 63}{121{,}7} \times 100 \approx \boxed{48\%}\).
Un bâtiment a les caractéristiques suivantes :
Température intérieure : 20 °C. Température extérieure moyenne hivernale : 5 °C.
Durée de la saison de chauffe : 180 jours, 14 h/jour.
Q1. Calculer le flux thermique perdu à travers chaque élément (murs, toiture, vitrage).
Q2. Calculer le flux total perdu par le bâtiment.
Q3. Calculer l'énergie totale perdue sur la saison de chauffe en kWh.
Q4. Le bâtiment a une surface habitable de 150 m². Calculer la consommation en kWh/m²/an. Dans quelle classe DPE se situe-t-il ? (A : < 70, B : 70-110, C : 110-180, D : 180-250, E : 250-330, F : 330-420, G : > 420)
Q1. \(\Delta T = 20 - 5 = 15 \text{ K}\)
Murs : \(\Phi_m = \dfrac{15}{0{,}02} = 750 \text{ W}\)
Toiture : \(\Phi_t = \dfrac{15}{0{,}035} \approx 428{,}6 \text{ W}\)
Vitrage : \(\Phi_v = \dfrac{15}{0{,}15} = 100 \text{ W}\)
Q2. \(\Phi_{tot} = 750 + 428{,}6 + 100 = \boxed{1\,278{,}6 \text{ W} \approx 1{,}28 \text{ kW}}\)
Q3. \(E = 1{,}28 \times 14 \times 180 = \boxed{3\,225{,}6 \text{ kWh}}\)
Q4. \(\dfrac{3\,225{,}6}{150} \approx \boxed{21{,}5 \text{ kWh/m}^2\text{/an}}\) → Classe A (< 70 kWh/m²/an). Ce bâtiment est très bien isolé.
Un technicien plonge un bloc métallique inconnu de masse \(m_1 = 0{,}5 \text{ kg}\), initialement à \(\theta_1 = 95 \text{ °C}\), dans un calorimètre contenant \(m_2 = 2 \text{ kg}\) d'eau à \(\theta_2 = 18 \text{ °C}\).
Après équilibre thermique, la température se stabilise à \(\theta_{eq} = 20{,}5 \text{ °C}\).
Chaleur massique de l'eau : \(c_2 = 4\,180 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. L'eau a-t-elle gagné ou perdu de l'énergie ? Justifier.
Q2. Écrire le bilan énergétique : \(Q_{perdue} + Q_{gagnée} = 0\).
Q3. En déduire la chaleur massique \(c_1\) du bloc métallique.
Q4. En comparant avec le tableau des chaleurs massiques (aluminium : 900, acier : 500, cuivre : 385, plomb : 128 J·kg⁻¹·K⁻¹), identifier le métal.
Q1. L'eau est passée de 18 °C à 20,5 °C : elle a gagné de l'énergie. Le bloc, plus chaud, a cédé de la chaleur à l'eau.
Q2. \(m_1 \cdot c_1 \cdot (\theta_{eq} - \theta_1) + m_2 \cdot c_2 \cdot (\theta_{eq} - \theta_2) = 0\)
\(0{,}5 \times c_1 \times (20{,}5 - 95) + 2 \times 4\,180 \times (20{,}5 - 18) = 0\)
\(0{,}5 \times c_1 \times (-74{,}5) + 8\,360 \times 2{,}5 = 0\)
Q3. \(-37{,}25 \times c_1 + 20\,900 = 0\)
\(c_1 = \dfrac{20\,900}{37{,}25} \approx \boxed{561 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}}\)
Q4. La valeur 561 est proche de 500 J·kg⁻¹·K⁻¹ : il s'agit très probablement d'acier. L'écart s'explique par les incertitudes de mesure et les pertes du calorimètre.
Un installateur thermique propose une pompe à chaleur (PAC) pour chauffer un atelier. La PAC a un coefficient de performance \(\text{COP} = 3{,}5\), ce qui signifie qu'elle fournit 3,5 kWh de chaleur pour chaque kWh d'électricité consommé.
L'atelier nécessite \(Q = 15\,000 \text{ kWh}\) de chaleur par saison de chauffe.
Q1. Quelle est l'énergie électrique consommée par la PAC sur la saison ?
Q2. Calculer le coût de chauffage avec la PAC (prix électricité : 0,25 €/kWh).
Q3. Un chauffage électrique classique (radiateurs) a un COP de 1. Calculer le coût avec ce système.
Q4. Calculer l'économie annuelle et le temps d'amortissement si la PAC coûte 12 000 € à l'installation.
Q5. D'où vient l'énergie supplémentaire fournie par la PAC ? Quel transfert thermique est mis en jeu ?
Q1. \(E_{elec} = \dfrac{15\,000}{3{,}5} \approx \boxed{4\,286 \text{ kWh}}\)
Q2. Coût PAC \(= 4\,286 \times 0{,}25 \approx \boxed{1\,071 \text{ €}}\)
Q3. Coût radiateurs \(= 15\,000 \times 0{,}25 = \boxed{3\,750 \text{ €}}\)
Q4. Économie annuelle \(= 3\,750 - 1\,071 = 2\,679 \text{ €}\). Amortissement \(= \dfrac{12\,000}{2\,679} \approx \boxed{4{,}5 \text{ ans}}\).
Q5. La PAC prélève de l'énergie thermique dans l'air extérieur (ou le sol) et la transfère à l'intérieur. L'énergie électrique sert uniquement à faire fonctionner le compresseur. Le transfert entre l'air extérieur et le fluide frigorigène se fait par convection.
Un menuisier agenceur construit une maison à ossature bois. Le mur est composé de :
| Couche (de l'intérieur vers l'extérieur) | Épaisseur (cm) | \(\lambda\) (W·m⁻¹·K⁻¹) |
|---|---|---|
| Plaque de plâtre | 1,3 | 0,32 |
| Ossature bois + isolant (laine de bois) | 14,5 | 0,040 |
| Panneau de fibre de bois | 2,2 | 0,047 |
| Lame d'air ventilée | 2,0 | — |
| Bardage bois | 2,0 | 0,12 |
Surface totale des murs : \(S = 120 \text{ m}^2\). La lame d'air ventilée n'intervient pas dans le calcul (sa résistance thermique est négligeable).
Conditions : \(\theta_{int} = 20 \text{ °C}\), \(\theta_{ext} = -5 \text{ °C}\).
Q1. Calculer la résistance thermique de chaque couche (sauf lame d'air).
Q2. Calculer la résistance thermique totale du mur.
Q3. Calculer le flux thermique total à travers les murs.
Q4. Exprimer les pertes en kWh pour une journée de 24 h. Quel est le coût quotidien à 0,25 €/kWh ?
Q5. Comparer avec un mur en parpaing de 20 cm (\(\lambda = 1{,}05\)) sans isolant. Calculer le rapport des flux.
Q6. Pourquoi dit-on que le bois est un matériau « biosourcé » et vertueux pour l'isolation ? Citer deux avantages.
Q1.
Plâtre : \(R_1 = \dfrac{0{,}013}{0{,}32 \times 120} = \dfrac{0{,}013}{38{,}4} \approx 0{,}000\,339\) K·W⁻¹
Ossature + isolant : \(R_2 = \dfrac{0{,}145}{0{,}040 \times 120} = \dfrac{0{,}145}{4{,}8} \approx 0{,}030\,2\) K·W⁻¹
Fibre de bois : \(R_3 = \dfrac{0{,}022}{0{,}047 \times 120} = \dfrac{0{,}022}{5{,}64} \approx 0{,}003\,90\) K·W⁻¹
Bardage : \(R_4 = \dfrac{0{,}020}{0{,}12 \times 120} = \dfrac{0{,}020}{14{,}4} \approx 0{,}001\,39\) K·W⁻¹
Q2. \(R_{tot} = 0{,}000\,339 + 0{,}030\,2 + 0{,}003\,90 + 0{,}001\,39 \approx \boxed{0{,}035\,8 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q3. \(\Phi = \dfrac{20 - (-5)}{0{,}035\,8} = \dfrac{25}{0{,}035\,8} \approx \boxed{698 \text{ W}}\)
Q4. \(E = 0{,}698 \times 24 = 16{,}75 \text{ kWh/jour}\). Coût : \(16{,}75 \times 0{,}25 \approx \boxed{4{,}19 \text{ €/jour}}\).
Q5. Parpaing seul : \(R_{parp} = \dfrac{0{,}20}{1{,}05 \times 120} = \dfrac{0{,}20}{126} \approx 0{,}001\,59\) K·W⁻¹. \(\Phi_{parp} = \dfrac{25}{0{,}001\,59} \approx 15\,723 \text{ W}\).
Rapport : \(\dfrac{15\,723}{698} \approx \boxed{22{,}5}\). Le mur à ossature bois isolé laisse passer 22 fois moins de chaleur que le parpaing seul.
Q6. Le bois est biosourcé (issu de la biomasse renouvelable). Avantages : (1) faible conductivité thermique naturelle (\(\lambda \approx 0{,}12\)) qui contribue à l'isolation ; (2) stockage de carbone (le bois capte le CO₂ pendant sa croissance et le conserve dans la construction).
On compare une fenêtre en simple vitrage (verre 4 mm, \( \lambda_{verre} = 1{,}0\,\text{W·m}^{-1}\text{·K}^{-1} \)) et une fenêtre en double vitrage composée de :
Surface de la fenêtre : \( S = 1{,}5\,\text{m}^2 \). \( \Delta T = 25\,\text{°C} \) (hiver).
1. Calculez la résistance thermique du simple vitrage.
2. Calculez la résistance thermique totale du double vitrage (les résistances s'additionnent en série).
3. Calculez le flux thermique perdu par chaque type de vitrage.
4. En une saison de chauffe de 150 jours, calculez l'énergie économisée grâce au double vitrage (en kWh). Quel est le gain financier à 0,25 €/kWh ?
1. \( R_{sv} = \dfrac{0{,}004}{1{,}0 \times 1{,}5} = \dfrac{0{,}004}{1{,}5} \approx 0{,}002\,67\,\text{K·W}^{-1} \)
2. Verre ext : \( R_1 = 0{,}002\,67\,\text{K·W}^{-1} \). Lame d'air : \( R_2 = \dfrac{0{,}016}{0{,}025 \times 1{,}5} = \dfrac{0{,}016}{0{,}0375} \approx 0{,}427\,\text{K·W}^{-1} \). Verre int : \( R_3 = 0{,}002\,67\,\text{K·W}^{-1} \).
\( R_{dv} = 0{,}002\,67 + 0{,}427 + 0{,}002\,67 \approx 0{,}432\,\text{K·W}^{-1} \)
3. Simple : \( \Phi_{sv} = \dfrac{25}{0{,}002\,67} \approx 9\,363\,\text{W} \). Double : \( \Phi_{dv} = \dfrac{25}{0{,}432} \approx 57{,}9\,\text{W} \). Le double vitrage est environ 160 fois plus isolant grâce à la lame d'air.
4. Économie de flux : \( \Delta\Phi = 9\,363 - 58 \approx 9\,305\,\text{W} \). Sur 150 jours : \( E = 9{,}305 \times 24 \times 150 = 33\,498\,\text{kWh} \). Gain : \( 33\,498 \times 0{,}25 \approx 8\,375\,\text{€} \) par saison. Cet écart justifie largement le remplacement du simple par le double vitrage.
Limite du modèle. Ce calcul ne tient compte que de la conduction dans le verre. En réalité, l'air en contact avec chaque face de la vitre forme des couches isolantes (résistances superficielles d'échange) qui limitent fortement le flux à travers un simple vitrage : le rapport réel entre simple et double vitrage est plutôt de l'ordre de 2 à 3, et le gain financier bien plus modeste. Le modèle « conduction pure » donne donc le bon sens de la comparaison, mais pas les bons ordres de grandeur.
Sur un chantier de rénovation, un plaquiste affirme : « si on passe l'isolant de 100 mm à 200 mm, on divise les pertes du mur par deux ». On vérifie cette affirmation sur un mur de 25 m², par un jour où il fait 20 °C à l'intérieur et 0 °C à l'extérieur.
| Couche (de l'intérieur vers l'extérieur) | Épaisseur \(e\) (m) | \(\lambda\) (W·m⁻¹·K⁻¹) |
|---|---|---|
| Plaque de plâtre | 0,013 | 0,32 |
| Laine minérale | 0,100 | 0,038 |
| Parpaing | 0,200 | 1,05 |
| Enduit extérieur | 0,015 | 1,15 |
1. Calculer la résistance thermique de chaque couche, puis celle du mur complet.
2. En déduire le flux thermique qui traverse ce mur.
3. Reprendre les deux calculs avec 200 mm de laine minérale, les autres couches restant inchangées.
4. L'affirmation du plaquiste est-elle exacte ? Chiffrer l'écart et expliquer d'où il vient.
5. Quelle épaisseur de laine minérale faudrait-il poser pour diviser réellement les pertes par deux ?
1. \(R_{th} = \dfrac{e}{\lambda \cdot S}\) avec \(S = 25\ \text{m}^2\).
Plâtre : \(R_1 = \dfrac{0{,}013}{0{,}32 \times 25} = \dfrac{0{,}013}{8{,}00} = 1{,}63 \times 10^{-3}\ \text{K/W}\)
Laine : \(R_2 = \dfrac{0{,}100}{0{,}038 \times 25} = \dfrac{0{,}100}{0{,}950} = 0{,}105\ \text{K/W}\)
Parpaing : \(R_3 = \dfrac{0{,}200}{1{,}05 \times 25} = \dfrac{0{,}200}{26{,}25} = 7{,}62 \times 10^{-3}\ \text{K/W}\)
Enduit : \(R_4 = \dfrac{0{,}015}{1{,}15 \times 25} = \dfrac{0{,}015}{28{,}75} = 5{,}22 \times 10^{-4}\ \text{K/W}\)
Les couches sont traversées l'une après l'autre : les résistances s'additionnent.
\(R_{tot} = 0{,}001\,63 + 0{,}105 + 0{,}007\,62 + 0{,}000\,52 = \mathbf{0{,}115\ \text{K/W}}\)
2. \(\Delta T = 20 - 0 = 20\ \text{K}\) et \(\Phi = \dfrac{\Delta T}{R_{tot}} = \dfrac{20}{0{,}115} = \mathbf{174\ \text{W}}\) (arrondi à l'unité).
3. Avec 200 mm de laine : \(R'_2 = \dfrac{0{,}200}{0{,}950} = 0{,}211\ \text{K/W}\).
\(R'_{tot} = 0{,}001\,63 + 0{,}211 + 0{,}007\,62 + 0{,}000\,52 = \mathbf{0{,}220\ \text{K/W}}\)
\(\Phi' = \dfrac{20}{0{,}220} = \mathbf{91\ \text{W}}\) (valeur exacte 90,8 W).
4. Rapport des flux : \(\dfrac{174}{91} \approx 1{,}91\) — et non 2. La réduction réelle est de \(\dfrac{174 - 91}{174} \times 100 \approx \mathbf{48\ \%}\) au lieu de 50 %.
Le plaquiste a donc presque raison, mais son raisonnement est faux : doubler l'épaisseur de laine double bien \(R_2\), mais pas \(R_{tot}\), car les trois autres couches gardent la même résistance (0,009 77 K/W). Ces couches « en plus » pèsent peu ici (8 % de \(R_{tot}\) avant travaux), d'où un résultat proche de 2. Sur un mur où l'isolant serait moins dominant, l'écart serait bien plus visible.
5. Diviser les pertes par deux, c'est doubler la résistance totale : \(R_{visée} = 2 \times 0{,}115 = 0{,}230\ \text{K/W}\).
Les couches autres que la laine apportent \(0{,}001\,63 + 0{,}007\,62 + 0{,}000\,52 = 0{,}009\,77\ \text{K/W}\).
Il faut donc \(R_{laine} = 0{,}230 - 0{,}009\,77 = 0{,}220\ \text{K/W}\), soit
\(e = R_{laine} \times \lambda \times S = 0{,}220 \times 0{,}038 \times 25 = 0{,}209\ \text{m} \approx \mathbf{21\ \text{cm}}\).
Il faudrait poser environ 210 mm de laine, et non 200 mm.
Un maître d'œuvre contrôle un mur en cours de réalisation avant la pose du parement. Le cahier des charges impose une résistance thermique surfacique \(R \geq 4{,}0\) m²·K/W pour la paroi complète.
La résistance surfacique est la résistance thermique d'un mètre carré de paroi : en faisant \(S = 1\ \text{m}^2\) dans \(R_{th} = \dfrac{e}{\lambda \cdot S}\), on obtient \(R = \dfrac{e}{\lambda}\) (en m²·K/W). Comme les couches sont traversées successivement, leurs résistances s'additionnent.
| Couche | Épaisseur \(e\) (m) | \(\lambda\) (W·m⁻¹·K⁻¹) |
|---|---|---|
| Plaque de plâtre | 0,013 | 0,32 |
| Laine de bois | 0,140 | 0,040 |
| Panneau OSB | 0,012 | 0,13 |
| Bardage | 0,022 | 0,15 |
1. Calculer la résistance surfacique de chaque couche, puis celle du mur. Le mur est-il conforme ?
2. Quelle épaisseur de laine de bois faudrait-il pour atteindre exactement 4,0 m²·K/W ? Les panneaux existent en 120, 140, 150 et 180 mm : lequel faut-il commander ?
3. Les murs représentent 40 m² et l'écart de température moyen en hiver est de 18 K. Calculer le flux thermique perdu avant et après cette correction (on utilisera \(\Phi = \dfrac{S \times \Delta T}{R}\)).
4. Chiffrer l'énergie évitée sur une saison de chauffe de 180 jours, puis le gain en euros à 0,25 €/kWh.
5. Le gain financier est faible. Le maître d'œuvre a-t-il malgré tout raison d'exiger la reprise du chantier ? Argumenter.
1. \(R = \dfrac{e}{\lambda}\) pour chaque couche :
Plâtre : \(\dfrac{0{,}013}{0{,}32} = 0{,}041\) m²·K/W — Laine de bois : \(\dfrac{0{,}140}{0{,}040} = 3{,}50\) m²·K/W
OSB : \(\dfrac{0{,}012}{0{,}13} = 0{,}092\) m²·K/W — Bardage : \(\dfrac{0{,}022}{0{,}15} = 0{,}147\) m²·K/W
\(R_{tot} = 0{,}041 + 3{,}50 + 0{,}092 + 0{,}147 = \mathbf{3{,}78\ \text{m²·K/W}}\)
Or \(3{,}78 \lt 4{,}0\) : le mur n'est pas conforme au cahier des charges.
2. Les autres couches apportent \(0{,}041 + 0{,}092 + 0{,}147 = 0{,}280\) m²·K/W.
Il faut donc \(R_{laine} = 4{,}00 - 0{,}280 = 3{,}72\) m²·K/W, soit \(e = R_{laine} \times \lambda = 3{,}72 \times 0{,}040 = 0{,}149\ \text{m} = \mathbf{149\ \text{mm}}\).
Aucun panneau ne fait 149 mm : il faut commander le 150 mm (le 140 mm est celui qui est déjà posé et qui ne suffit pas). Vérification : \(R_{tot} = \dfrac{0{,}150}{0{,}040} + 0{,}280 = 3{,}75 + 0{,}280 = 4{,}03 \geq 4{,}0\). ✓
3. \(\Phi = \dfrac{S \times \Delta T}{R} = \dfrac{40 \times 18}{R} = \dfrac{720}{R}\).
Avant : \(\Phi = \dfrac{720}{3{,}78} = \mathbf{190\ \text{W}}\) — Après : \(\Phi' = \dfrac{720}{4{,}03} = \mathbf{179\ \text{W}}\).
Écart : environ 11 W, soit 6 % de moins.
4. Durée : \(180 \times 24 = 4\,320\) h. Énergie évitée : \(0{,}011 \times 4\,320 \approx \mathbf{48\ \text{kWh}}\) par saison.
Gain : \(48 \times 0{,}25 = \mathbf{12\ \text{€}}\) par an. C'est effectivement très faible.
5. Oui, pour trois raisons.
• La valeur imposée est contractuelle et souvent réglementaire ou liée à une aide financière : un mur non conforme peut faire perdre la subvention, bien au-delà de 12 €/an.
• Le surcoût est dérisoire tant que le parement n'est pas posé (10 mm d'isolant en plus) ; il deviendrait très élevé après finition.
• Le calcul ne porte que sur un mur : si tous les postes du bâtiment sont acceptés « juste en dessous », les écarts s'additionnent et la performance globale annoncée n'est plus atteinte.
Un logement rénové est ventilé en permanence : de l'air neuf est soufflé, de l'air vicié est extrait. En hiver, cet air neuf entre froid et doit être porté à la température du logement — c'est une déperdition qui ne passe pas par les murs. Une VMC double flux fait circuler les deux flux d'air de part et d'autre de parois métalliques, sans jamais les mélanger : l'air extrait réchauffe l'air neuf.
| Débit d'air neuf | 150 m³·h⁻¹ |
|---|---|
| Masse volumique de l'air | 1,2 kg·m⁻³ |
| Chaleur massique de l'air | 1 000 J·kg⁻¹·K⁻¹ |
| Température extérieure / intérieure | 2 °C / 19 °C |
| Efficacité de l'échangeur | 85 % |
| Saison de chauffe (fonctionnement continu) | 180 jours |
| Prix de l'énergie | 0,25 €/kWh |
1. Calculer le débit massique d'air neuf, en kilogrammes par seconde.
2. En déduire la puissance nécessaire pour réchauffer cet air si la VMC n'avait pas d'échangeur.
3. L'échangeur récupère 85 % de cette puissance. Calculer la puissance qu'il reste à fournir.
4. Calculer l'énergie économisée sur la saison de chauffe, puis le gain en euros.
5. L'échangeur « crée »-t-il de l'énergie ? D'où vient la chaleur récupérée, et par quels modes de transfert passe-t-elle d'un flux d'air à l'autre ?
1. Débit volumique : \(\dfrac{150}{3\,600} = 0{,}0417\ \text{m}^3\text{/s}\).
Débit massique : \(0{,}0417 \times 1{,}2 = \mathbf{0{,}05\ \text{kg/s}}\) (soit 50 grammes d'air chaque seconde).
2. Chaque seconde, il faut chauffer 0,05 kg d'air de 2 °C à 19 °C, soit \(\Delta T = 17\ \text{K}\) :
\(P = \dot{m} \cdot c \cdot \Delta T = 0{,}05 \times 1\,000 \times 17 = \mathbf{850\ \text{W}}\).
Une puissance équivalente à celle d'un petit radiateur, uniquement pour la ventilation.
3. L'échangeur en récupère 85 %, il reste donc 15 % à fournir :
\(P' = 0{,}15 \times 850 = \mathbf{127{,}5\ \text{W}}\). La puissance récupérée est \(850 - 127{,}5 = 722{,}5\) W.
4. Durée : \(180 \times 24 = 4\,320\) h.
\(E = 0{,}7225 \times 4\,320 = \mathbf{3\,121\ \text{kWh}}\) économisés sur la saison (arrondi à l'unité).
Gain : \(3\,121 \times 0{,}25 \approx \mathbf{780\ \text{€}}\) par saison de chauffe.
5. Non, l'échangeur ne crée rien. La chaleur récupérée est celle que le chauffage a déjà fournie à l'air du logement et qui partait à l'égout thermique : au lieu de la rejeter dehors, on la réutilise pour préchauffer l'air neuf.
Le transfert se fait du flux chaud vers le flux froid, sans mélange : convection entre l'air extrait et la paroi métallique, conduction à travers cette paroi mince, puis de nouveau convection entre la paroi et l'air neuf. Le sens est bien celui du corps chaud vers le corps froid.
Une maison est caractérisée par son coefficient de déperditions \(G = 180\) W/K : elle perd 180 W pour chaque degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur. Les occupants envisagent d'abaisser la consigne de chauffage de 19 °C à 16 °C pendant la nuit, puis de relancer le matin. Un voisin leur dit que « ça ne sert à rien, ce qu'on économise la nuit, on le repaie le matin ».
| Coefficient de déperditions \(G\) | 180 W·K⁻¹ |
|---|---|
| Consigne de jour / de nuit | 19 °C / 16 °C |
| Température extérieure moyenne la nuit | 3 °C |
| Durée du réduit nocturne | 10 h par nuit, 150 nuits |
| Volume d'air de la maison | 250 m³ |
| Masse volumique / chaleur massique de l'air | 1,2 kg·m⁻³ / 1 000 J·kg⁻¹·K⁻¹ |
| Prix de l'énergie | 0,25 €/kWh |
1. Calculer la puissance perdue par la maison avec la consigne à 19 °C, puis avec la consigne à 16 °C.
2. En déduire l'énergie économisée pendant une nuit de 10 heures, en kWh.
3. Le matin, il faut réchauffer l'air de la maison de 16 °C à 19 °C. Calculer l'énergie de cette relance, en kWh.
4. Le voisin a-t-il raison ? Chiffrer le gain net sur les 150 nuits, en kWh puis en euros.
5. Ce modèle sous-estime-t-il ou surestime-t-il l'énergie de relance ? Justifier, et dire dans quel type de bâtiment le réduit nocturne est le plus intéressant.
1. \(P = G \times \Delta T\).
À 19 °C : \(\Delta T = 19 - 3 = 16\ \text{K}\) donc \(P_{19} = 180 \times 16 = \mathbf{2\,880\ \text{W}}\).
À 16 °C : \(\Delta T = 16 - 3 = 13\ \text{K}\) donc \(P_{16} = 180 \times 13 = \mathbf{2\,340\ \text{W}}\).
2. Économie de puissance : \(2\,880 - 2\,340 = 540\) W \(= 0{,}540\) kW.
Sur 10 h : \(E = 0{,}540 \times 10 = \mathbf{5{,}40\ \text{kWh}}\) par nuit.
3. Masse d'air : \(m = \rho \times V = 1{,}2 \times 250 = 300\) kg.
\(Q = m \cdot c \cdot \Delta T = 300 \times 1\,000 \times 3 = 900\,000\ \text{J}\).
Conversion : \(\dfrac{900\,000}{3\,600\,000} = \mathbf{0{,}25\ \text{kWh}}\).
4. Non, le voisin a tort. Gain net par nuit : \(5{,}40 - 0{,}25 = 5{,}15\) kWh.
Sur la saison : \(5{,}15 \times 150 = \mathbf{772{,}5\ \text{kWh}}\), soit \(772{,}5 \times 0{,}25 \approx \mathbf{193\ \text{€}}\).
La relance ne coûte que 5 % de ce qui est économisé : le réduit nocturne est nettement rentable dans ce modèle.
5. Le modèle sous-estime l'énergie de relance : on n'a chauffé que l'air, alors qu'il faut aussi réchauffer les murs, les planchers, les cloisons et le mobilier. Leur masse et leur chaleur massique sont bien supérieures à celles des 300 kg d'air ; l'énergie de relance réelle est donc plusieurs fois plus grande, et le gain net plus faible que 193 €.
Le réduit nocturne est donc surtout intéressant dans les bâtiments légers et bien isolés, qui se refroidissent et se réchauffent vite. Dans un bâtiment très inerte (murs épais en pierre), la température descend peu en 10 h et la relance est longue : le gain devient marginal.
Au laboratoire, on identifie un matériau isolant inconnu. Un échantillon plan est serré entre une plaque chauffante, dont on connaît la puissance transmise, et une plaque refroidie. Deux capteurs mesurent la température de chaque face. On attend que les températures ne bougent plus, puis on relève les mesures.
| Épaisseur de l'échantillon \(e\) | 0,030 m |
|---|---|
| Surface de l'échantillon \(S\) | 0,25 m² |
| Flux thermique traversant \(\Phi\) | 4,4 W |
| Écart entre les deux faces \(\Delta T\) | 15,0 K |
1. Pourquoi faut-il attendre que les températures ne bougent plus avant de relever les mesures ?
2. Déterminer la résistance thermique de l'échantillon.
3. En déduire la conductivité thermique \(\lambda\) du matériau.
4. Identifier le matériau à l'aide du tableau des conductivités du cours.
5. Citer deux causes d'erreur de cette mesure et préciser, pour l'une d'elles, si elle conduit à surestimer ou à sous-estimer \(\lambda\).
1. Les relations \(\Phi = \dfrac{\Delta T}{R_{th}}\) et \(R_{th} = \dfrac{e}{\lambda \cdot S}\) ne sont valables qu'en régime permanent, c'est-à-dire quand les températures sont constantes dans le temps. Tant que le montage chauffe, une partie de l'énergie fournie sert à élever la température de l'échantillon lui-même et ne le traverse pas : on mesurerait un flux trop grand et donc une conductivité fausse.
2. \(\Phi = \dfrac{\Delta T}{R_{th}}\) donc \(R_{th} = \dfrac{\Delta T}{\Phi} = \dfrac{15{,}0}{4{,}4} = \mathbf{3{,}41\ \text{K/W}}\) (arrondi au centième).
3. \(R_{th} = \dfrac{e}{\lambda \cdot S}\) donc \(\lambda = \dfrac{e}{R_{th} \cdot S}\).
\(\lambda = \dfrac{0{,}030}{3{,}41 \times 0{,}25} = \dfrac{0{,}030}{0{,}853} = \mathbf{0{,}035\ \text{W·m}^{-1}\text{·K}^{-1}}\)
(On peut aussi combiner directement : \(\lambda = \dfrac{\Phi \cdot e}{S \cdot \Delta T} = \dfrac{4{,}4 \times 0{,}030}{0{,}25 \times 15{,}0} = \dfrac{0{,}132}{3{,}75} = 0{,}0352\).)
4. Dans le tableau du cours, la valeur 0,035 W·m⁻¹·K⁻¹ correspond au polystyrène expansé. C'est bien un isolant : la laine de verre vaut 0,04 et le bois de pin 0,12, valeurs nettement différentes.
5. Deux causes d'erreur possibles :
• Pertes latérales : une partie de la chaleur s'échappe par les tranches de l'échantillon et par les bords des plaques, au lieu de le traverser. Le flux réellement traversant est alors plus petit que celui qu'on attribue à l'échantillon : on surestime \(\lambda\), le matériau paraît moins isolant qu'il ne l'est.
• Mauvais contact entre les plaques et l'échantillon : la fine lame d'air emprisonnée ajoute sa propre résistance, comptée à tort dans celle de l'échantillon.
(On peut aussi citer l'incertitude sur \(e\) — 1 mm d'erreur sur 30 mm fait déjà 3 % — et sur les températures mesurées.)
Un menuisier veut maintenir à 15 °C le local où il stocke ses panneaux, afin d'éviter les reprises d'humidité qui font gonfler et voiler les pièces. Dehors, la température de référence de l'hiver est de −2 °C. Chaque paroi est caractérisée par son coefficient global \(U\), en W·m⁻²·K⁻¹.
| Paroi | Surface (m²) | \(U\) (W·m⁻²·K⁻¹) |
|---|---|---|
| Murs | 60 | 0,45 |
| Toiture | 40 | 0,28 |
| Porte sectionnelle | 8 | 2,20 |
| Fenêtres | 4 | 1,40 |
1. Calculer le flux thermique perdu par chaque paroi, puis le flux total du local.
2. Le fournisseur propose des appareils de 0,5 — 1 — 1,5 — 2 — 3 kW. Lequel faut-il retenir ? Justifier le choix.
3. Calculer les pertes par mètre carré de chaque paroi. Sur quel poste faut-il porter l'effort en priorité ? Ce poste est-il celui qui perd le plus au total ?
4. On remplace la porte sectionnelle par un modèle isolé de coefficient \(U = 1{,}0\) W·m⁻²·K⁻¹. Calculer le nouveau flux total et le pourcentage de réduction.
5. La saison froide dure 150 jours (24 h/24), l'énergie coûte 0,25 €/kWh et la porte isolée est facturée 1 800 €. Calculer la durée d'amortissement et donner un avis argumenté au menuisier.
1. \(\Delta T = 15 - (-2) = 17\ \text{K}\) et \(\Phi = U \times S \times \Delta T\).
Murs : \(0{,}45 \times 60 \times 17 = 459\) W
Toiture : \(0{,}28 \times 40 \times 17 = 190{,}4\) W
Porte : \(2{,}20 \times 8 \times 17 = 299{,}2\) W
Fenêtres : \(1{,}40 \times 4 \times 17 = 95{,}2\) W
\(\Phi_{tot} = 459 + 190{,}4 + 299{,}2 + 95{,}2 = \mathbf{1\,043{,}8\ \text{W} \approx 1{,}04\ \text{kW}}\)
2. Un appareil de 1 kW serait tout juste insuffisant (1,04 kW de pertes) et ne pourrait jamais remonter la température après une ouverture de la porte. Il faut choisir le 1,5 kW : il couvre les pertes avec environ 45 % de marge, ce qui permet la relance le matin. Le 2 kW et le 3 kW sont surdimensionnés (l'appareil fonctionnerait par à-coups, avec un confort et un rendement dégradés).
3. Pertes par mètre carré (\(U \times \Delta T\)) :
Murs : \(0{,}45 \times 17 = 7{,}65\) W/m² — Toiture : \(0{,}28 \times 17 = 4{,}76\) W/m²
Porte : \(2{,}20 \times 17 = 37{,}4\) W/m² — Fenêtres : \(1{,}40 \times 17 = 23{,}8\) W/m²
La porte sectionnelle est de loin la plus mauvaise paroi : elle perd près de 5 fois plus par mètre carré que les murs. Ce n'est pourtant pas elle qui perd le plus au total (299 W contre 459 W pour les murs), simplement parce que sa surface est bien plus petite. C'est bien le rapport pertes/surface qui désigne le poste à traiter en premier : à investissement égal, on y gagne le plus.
4. Nouvelle porte : \(\Phi = 1{,}0 \times 8 \times 17 = 136\) W.
\(\Phi'_{tot} = 459 + 190{,}4 + 136 + 95{,}2 = \mathbf{880{,}6\ \text{W}}\)
Réduction : \(\dfrac{1\,043{,}8 - 880{,}6}{1\,043{,}8} \times 100 \approx \mathbf{15{,}6\ \%}\) des pertes du local, pour une seule paroi de 8 m².
5. Puissance évitée : \(1\,043{,}8 - 880{,}6 = 163{,}2\) W \(= 0{,}1632\) kW.
Durée : \(150 \times 24 = 3\,600\) h. Énergie évitée : \(0{,}1632 \times 3\,600 \approx \mathbf{588\ \text{kWh}}\) par saison.
Économie : \(588 \times 0{,}25 = \mathbf{147\ \text{€}}\) par an. Amortissement : \(\dfrac{1\,800}{147} \approx \mathbf{12\ \text{ans}}\).
Avis : l'économie d'énergie seule ne justifie pas l'investissement à court terme (12 ans, c'est long). En revanche, la décision se défend si l'on ajoute que la porte actuelle crée une zone froide où l'humidité peut se déposer sur les panneaux stockés — un seul lot voilé coûte plus cher que la porte — et que le remplacement s'accompagne en général d'un gain d'étanchéité à l'air, non compté ici. À défaut, calfeutrer la porte existante et isoler les fenêtres (23,8 W/m²) sont des mesures bien moins coûteuses à engager d'abord.
Étape 1 : \(\Delta T = 100 - 20 = \mathbf{80 \text{ K}}\)
Étape 2 : Q = 2 × 500 × 80
Étape 3 : Q = 80 000 J
Étape 4 : Q = 80 000 ÷ 1 000 = 80 kJ
Conclusion : il faut fournir 80 kJ pour chauffer cette cocotte en acier.
a) \(\Delta T = 80 - 20 = \mathbf{60 \text{ K}}\)
b) \(Q = 50 \times 4\,185 \times 60 = \mathbf{12\,555\,000 \text{ J}}\)
c) \(\Delta t = \dfrac{12\,555\,000}{3\,000} = \mathbf{4\,185 \text{ s}}\)
d) \(\Delta t = 4\,185 \div 60 \approx \mathbf{70 \text{ min}}\)
Conclusion : le ballon met environ 1 h 10 pour chauffer ses 50 L d'eau — c'est l'ordre de grandeur réel d'un ballon électrique.
Étape 1 : \(\Delta T = 80 - 20 = \mathbf{60 \text{ K}}\)
Étape 2 : \(Q = m \times c \times \Delta T\)
Étape 3 : \(Q = 1{,}5 \times 4\,180 \times 60 = \mathbf{376\,200 \text{ J}}\)
Étape 4 : \(Q = 376\,200 \div 1\,000 = \mathbf{376{,}2 \text{ kJ}}\)
Il faut environ 376 kJ pour chauffer cette quantité d'eau.
Étape 1 : \(\Delta T = \dfrac{11\,520}{0{,}8 \times 385} = \dfrac{11\,520}{308} = \mathbf{37{,}4 \text{ K}}\)
Étape 2 : \(\theta_2 = 15 + 37{,}4 = \mathbf{52{,}4 \text{ °C}}\)
La pièce en cuivre atteint environ 52 °C.
| Matériau | \(m\) (kg) | \(c\) (J·kg⁻¹·K⁻¹) | \(\Delta T\) (K) | \(Q\) (J) |
|---|---|---|---|---|
| Eau | 2 | 4 180 | 30 | ? |
| Aluminium | 0,5 | 900 | ? | 22 500 |
| Acier | ? | 500 | 80 | 120 000 |
| Béton | 10 | 880 | 40 | ? |
Ligne 1 : \(Q = 2 \times 4\,180 \times 30 = \mathbf{250\,800 \text{ J}}\)
Ligne 2 : \(\Delta T = \dfrac{Q}{m \times c} = \dfrac{22\,500}{0{,}5 \times 900} = \dfrac{22\,500}{450} = \mathbf{50 \text{ K}}\)
Ligne 3 : \(m = \dfrac{Q}{c \times \Delta T} = \dfrac{120\,000}{500 \times 80} = \dfrac{120\,000}{40\,000} = \mathbf{3 \text{ kg}}\)
Ligne 4 : \(Q = 10 \times 880 \times 40 = \mathbf{352\,000 \text{ J} = 352 \text{ kJ}}\)
a) \(\Delta T = 100 - 20 = \mathbf{80 \text{ K}}\)
b) \(Q = 1 \times 4\,180 \times 80 = \mathbf{334\,400 \text{ J}}\)
c) \(\Delta t = \dfrac{334\,400}{2\,000} = \mathbf{167{,}2 \text{ s}}\)
d) \(\Delta t = 167{,}2 \div 60 \approx \mathbf{2{,}8 \text{ min}}\), soit environ 2 min 48 s.
La bouilloire met environ 3 minutes pour faire bouillir 1 kg d'eau.
Une pièce en acier de masse \(m = 2 \text{ kg}\) doit être portée de \(\theta_1 = 20°\text{C}\) à \(\theta_2 = 100°\text{C}\) pour une opération de traitement thermique.
La chaleur massique de l'acier est \(c = 500 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Faire l'inventaire des données en précisant les unités.
Q2. Calculer \(\Delta T\) en kelvins.
Q3. Calculer l'énergie \(Q\) en joules, puis en kilojoules.
Q4. Si le four fournit une puissance de \(P = 2000 \text{ W}\), combien de temps faut-il pour chauffer cette pièce ?
Q1. \(m = 2 \text{ kg}\) ; \(c = 500 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\) ; \(\theta_1 = 20°\text{C}\) ; \(\theta_2 = 100°\text{C}\)
Q2. \(\Delta T = 100 - 20 = 80 \text{ K}\)
Q3. \(Q = 2 \times 500 \times 80 = \boxed{80\,000 \text{ J} = 80 \text{ kJ}}\)
Q4. \(\Delta t = \dfrac{Q}{P} = \dfrac{80\,000}{2\,000} = \boxed{40 \text{ s}}\)
Un lot de planches de chêne de masse totale \(m = 50 \text{ kg}\) est introduit dans une étuve à \(\theta_1 = 20°\text{C}\). L'étuve doit porter le bois à \(\theta_2 = 80°\text{C}\) pour le séchage.
La chaleur massique du chêne est \(c_{bois} = 1\,700 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer la variation de température \(\Delta T\) du lot de bois.
Q2. Calculer l'énergie thermique \(Q\) nécessaire pour chauffer ce lot de bois.
Q3. La résistance chauffante de l'étuve a une puissance \(P = 3\,000 \text{ W}\). En combien de temps (en minutes) peut-elle fournir l'énergie \(Q\) ?
Q4. En réalité, l'étuve a un rendement de 75%. Quelle puissance réellement utile reçoit le bois ?
Q1. \(\Delta T = 80 - 20 = \boxed{60 \text{ K}}\)
Q2. \(Q = 50 \times 1\,700 \times 60 = \boxed{5\,100\,000 \text{ J} = 5\,100 \text{ kJ}}\)
Q3. \(t = \dfrac{5\,100\,000}{3\,000} = 1\,700 \text{ s} \approx \boxed{28 \text{ min}}\)
Q4. \(P_{utile} = 0{,}75 \times 3\,000 = \boxed{2\,250 \text{ W}}\)
Lors d'une douche de 5 minutes, le débit d'eau est de 8 litres par minute. L'eau est chauffée de 15 °C à 38 °C.
Chaleur massique de l'eau : \(c = 4\,180 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\). Masse volumique de l'eau : 1 kg/L.
Q1. Calculer le volume total d'eau utilisé, puis sa masse.
Q2. Calculer \(\Delta T\).
Q3. Calculer l'énergie thermique \(Q\) nécessaire en joules, puis en kWh.
Q4. Le prix de l'électricité est 0,25 €/kWh. Quel est le coût énergétique de cette douche ?
Q1. \(V = 8 \times 5 = 40 \text{ L}\), soit \(m = 40 \text{ kg}\).
Q2. \(\Delta T = 38 - 15 = 23 \text{ K}\)
Q3. \(Q = 40 \times 4\,180 \times 23 = \boxed{3\,845\,600 \text{ J}} \approx \dfrac{3\,845\,600}{3\,600\,000} \approx \boxed{1{,}07 \text{ kWh}}\)
Q4. Coût \(= 1{,}07 \times 0{,}25 \approx \boxed{0{,}27 \text{ €}}\) par douche. Sur un an (365 douches) : environ 98 €.
Après usinage, une pièce en acier de masse \(m = 3 \text{ kg}\) est à \(\theta_1 = 200 \text{ °C}\). Elle se refroidit à l'air ambiant de l'atelier (\(\theta_{atelier} = 20 \text{ °C}\)).
Chaleur massique de l'acier : \(c = 500 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer l'énergie thermique \(Q\) cédée par la pièce quand elle atteint l'équilibre thermique avec l'air.
Q2. Si le refroidissement dure 30 minutes, calculer le flux thermique moyen \(\Phi\) pendant cette période.
Q3. Par quel(s) mode(s) la pièce perd-elle de la chaleur ? Justifier.
Q1. \(\Delta T = 200 - 20 = 180 \text{ K}\). \(Q = 3 \times 500 \times 180 = \boxed{270\,000 \text{ J} = 270 \text{ kJ}}\)
Q2. \(\Delta t = 30 \times 60 = 1\,800 \text{ s}\). \(\Phi = \dfrac{270\,000}{1\,800} = \boxed{150 \text{ W}}\)
Q3. La pièce perd de la chaleur par convection (l'air chaud au contact de la pièce monte et est remplacé par de l'air froid) et par rayonnement (la pièce chaude émet des ondes infrarouges). Si la pièce est posée sur un support, il y a aussi de la conduction au point de contact.
Un chauffe-eau solaire contient \(m = 200 \text{ L} = 200 \text{ kg}\) d'eau. Le matin, l'eau est à \(\theta_1 = 15 \text{ °C}\). Après une journée d'ensoleillement, elle atteint \(\theta_2 = 55 \text{ °C}\).
Chaleur massique de l'eau : \(c = 4\,180 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer l'énergie thermique reçue par l'eau pendant la journée.
Q2. Exprimer cette énergie en kWh.
Q3. Si l'ensoleillement a duré 8 heures, calculer la puissance moyenne reçue par le chauffe-eau.
Q4. Quel mode de transfert thermique permet au soleil de transmettre l'énergie ?
Q1. \(\Delta T = 55 - 15 = 40 \text{ K}\). \(Q = 200 \times 4\,180 \times 40 = \boxed{33\,440\,000 \text{ J} = 33\,440 \text{ kJ}}\)
Q2. \(Q = \dfrac{33\,440\,000}{3\,600\,000} \approx \boxed{9{,}3 \text{ kWh}}\)
Q3. \(P = \dfrac{33\,440\,000}{8 \times 3\,600} = \dfrac{33\,440\,000}{28\,800} \approx \boxed{1\,161 \text{ W} \approx 1{,}16 \text{ kW}}\)
Q4. Le soleil transmet son énergie par rayonnement (ondes électromagnétiques infrarouges et lumière visible). Dans le chauffe-eau, l'eau circule par convection.
Sur un chantier de rénovation, un plaquiste utilise une lampe infrarouge de puissance \(P = 1\,200 \text{ W}\) pour accélérer le séchage d'un enduit sur une plaque de plâtre.
La plaque a une masse \(m = 8 \text{ kg}\) et une chaleur massique \(c = 1\,000 \text{ J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Seuls 40 % de la puissance de la lampe sont absorbés par la plaque.
Q1. Calculer la puissance réellement absorbée par la plaque.
Q2. En 10 minutes, quelle énergie la plaque a-t-elle absorbée ?
Q3. Si la plaque est initialement à 20 °C, quelle est sa température après 10 minutes de séchage ?
Q4. Quel est le mode de transfert entre la lampe et la plaque ?
Q1. \(P_{abs} = 0{,}40 \times 1\,200 = \boxed{480 \text{ W}}\)
Q2. \(Q = P_{abs} \times \Delta t = 480 \times (10 \times 60) = 480 \times 600 = \boxed{288\,000 \text{ J}}\)
Q3. \(\Delta T = \dfrac{Q}{m \times c} = \dfrac{288\,000}{8 \times 1\,000} = \dfrac{288\,000}{8\,000} = 36 \text{ K}\). \(\theta_2 = 20 + 36 = \boxed{56 \text{ °C}}\)
Q4. Le transfert entre la lampe et la plaque se fait par rayonnement (ondes infrarouges émises sans contact).
Un technicien de maintenance surveille le réducteur (boîtier d'engrenages) d'une ligne de convoyage. Les frottements y dissipent en permanence une puissance thermique constante, qui réchauffe le bain d'huile du carter. Le constructeur limite la température de l'huile à 80 °C.
| Masse d'huile dans le carter | 12 kg |
|---|---|
| Chaleur massique de l'huile | 1 900 J·kg⁻¹·K⁻¹ |
| Puissance thermique dissipée | 250 W |
| Température de l'huile au démarrage | 25 °C |
| Température maximale admissible | 80 °C |
1. Calculer l'énergie thermique dissipée pendant une heure de fonctionnement.
2. On suppose que toute cette énergie est absorbée par l'huile. Calculer l'élévation de température correspondante.
3. En déduire la température de l'huile au bout d'une heure. La limite du constructeur est-elle respectée ? Commenter la marge disponible.
4. La ligne doit tourner 3 heures d'affilée. Quelle température ce modèle prévoit-il ? Ce résultat est-il réaliste ? Que néglige le modèle ?
1. \(\Phi = \dfrac{Q}{t}\) donc \(Q = \Phi \times t\), avec \(t = 1\ \text{h} = 3\,600\) s.
\(Q = 250 \times 3\,600 = \mathbf{900\,000\ \text{J}} = 900\) kJ.
2. \(Q = m \cdot c \cdot \Delta T\) donc \(\Delta T = \dfrac{Q}{m \cdot c}\).
\(\Delta T = \dfrac{900\,000}{12 \times 1\,900} = \dfrac{900\,000}{22\,800} = \mathbf{39{,}5\ \text{°C}}\) (arrondi au dixième).
3. \(\theta = 25 + 39{,}5 = \mathbf{64{,}5\ \text{°C}}\).
C'est inférieur à 80 °C : la limite du constructeur est respectée, mais la marge n'est que de 15,5 °C après une seule heure. Le technicien a raison de surveiller.
4. Avec ce modèle, l'élévation serait trois fois plus grande : \(\Delta T = 3 \times 39{,}5 = 118{,}5\ \text{°C}\), soit \(\theta = 25 + 118{,}5 \approx 144\ \text{°C}\), très au-dessus de la limite.
Ce résultat n'est pas réaliste : le modèle suppose que toute l'énergie reste dans l'huile, alors que le carter perd aussi de la chaleur vers l'air de l'atelier (conduction dans la fonte, puis convection et rayonnement en surface). Plus l'huile chauffe, plus l'écart de température avec l'atelier grandit et plus ces pertes augmentent. La température se stabilise donc à un équilibre thermique, atteint lorsque la puissance évacuée par le carter est égale aux 250 W dissipés. C'est précisément le rôle des ailettes moulées sur les carters de réducteurs.
a) \(\Delta\theta = 19 - (-1) = \mathbf{20 \text{ K}}\)
b) \(P_{perte} = \dfrac{20}{0{,}04} = \mathbf{500 \text{ W}}\)
c) P = 500 W = 0,5 kW. \(E = 0{,}5 \times 10 = \mathbf{5 \text{ kWh}}\) perdus par jour.
Étape 1 : \(\Delta t = 1 \times 3\,600 = \mathbf{3\,600 \text{ s}}\)
Étape 2 : \(\Phi = \dfrac{180\,000}{3\,600} = \mathbf{50 \text{ W}}\)
Étape 3 : Ce mur laisse passer 50 W. C'est l'équivalent d'une ampoule de 50 W qui chauffe en permanence. C'est une perte modérée, mais sur une journée de 10 h cela représente 0,5 kWh perdus.
a) \(R_{th,A} = \dfrac{0{,}05}{0{,}12 \times 1} \approx \mathbf{0{,}417 \text{ K·W}^{-1}}\)
b) \(R_{th,B} = \dfrac{0{,}05}{1 \times 1} = \mathbf{0{,}05 \text{ K·W}^{-1}}\)
c) Le panneau A (bois) isole bien mieux : sa résistance thermique (0,417) est environ 8 fois plus grande que celle du verre (0,05). Plus \(R_{th}\) est grand, plus le matériau s'oppose au passage de la chaleur.
À épaisseur égale, le bois s'oppose 8 fois plus au flux thermique que le verre.
Un soir d'hiver, il fait 20 °C dans le salon et 4 °C dehors. La fenêtre est un double vitrage à lame d'air. Sa performance est donnée par son coefficient global \(U\) (plus \(U\) est petit, mieux la fenêtre isole).
Formule à utiliser : \(\Phi = U \times S \times \Delta T\), avec \(\Phi\) en watts (W), \(S\) en m² et \(\Delta T\) l'écart de température en kelvins (K).
| Surface de la fenêtre \(S\) | 1,8 m² |
|---|---|
| Coefficient \(U\) du double vitrage | 2,9 W·m⁻²·K⁻¹ |
| Température intérieure | 20 °C |
| Température extérieure | 4 °C |
| Durée de la soirée | 10 h |
| Coefficient \(U\) d'un simple vitrage | 5,8 W·m⁻²·K⁻¹ |
1. Calculer l'écart de température : \(\Delta T = 20 - 4 = \ldots\) K.
2. Calculer le flux thermique qui traverse la fenêtre : \(\Phi = 2{,}9 \times 1{,}8 \times \ldots\)
3. Ce flux est une puissance en watts. Calculer l'énergie perdue pendant les 10 heures de la soirée, en kilowattheures (rappel : 1 000 W = 1 kW, et une puissance en kW multipliée par une durée en h donne des kWh).
4. Refaire le calcul de la question 2 avec un simple vitrage (\(U = 5{,}8\)). Combien de fois le simple vitrage laisse-t-il passer plus de chaleur ?
1. \(\Delta T = 20 - 4 = \mathbf{16}\) K.
2. \(\Phi = U \times S \times \Delta T = 2{,}9 \times 1{,}8 \times 16 = \mathbf{83{,}5}\) W (valeur exacte 83,52 W, arrondie au dixième).
3. \(\Phi = 83{,}5\) W \(= 0{,}0835\) kW.
\(Q = \Phi \times t = 0{,}0835 \times 10 = \mathbf{0{,}84}\) kWh (arrondi au centième).
Cette seule fenêtre laisse donc échapper près d'un kilowattheure en une soirée.
4. \(\Phi_{\text{simple}} = 5{,}8 \times 1{,}8 \times 16 = \mathbf{167}\) W (valeur exacte 167,04 W).
Rapport : \(\dfrac{167{,}04}{83{,}52} = \mathbf{2}\). Le simple vitrage laisse passer 2 fois plus de chaleur que le double vitrage, ce qui est logique puisque son coefficient \(U\) est deux fois plus grand pour la même surface et le même écart de température.
Un façadier isole par l'extérieur un local commercial chauffé à \(\theta_{int} = 19°\text{C}\) alors que la température extérieure est de \(\theta_{ext} = -1°\text{C}\).
Les parois ont une résistance thermique totale \(R_{th} = 0{,}04 \text{ K·W}^{-1}\).
La puissance thermique perdue est :
\[P_{perte} = \frac{\theta_{int} - \theta_{ext}}{R_{th}}\]
Q1. Calculer l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur.
Q2. Calculer la puissance thermique perdue \(P_{perte}\) en watts.
Q3. Si le local est chauffé 10 heures par jour, calculer l'énergie perdue chaque jour en kWh.
Q4. Une nouvelle isolation permet de tripler la résistance thermique. Quelle est la nouvelle puissance perdue ? Quel est le gain en % ?
Q1. \(\Delta \theta = 19 - (-1) = 20 \text{ K}\)
Q2. \(P_{perte} = \dfrac{20}{0{,}04} = \boxed{500 \text{ W}}\)
Q3. \(E = 500 \text{ W} \times 10 \text{ h} = 5\,000 \text{ Wh} = \boxed{5 \text{ kWh}}\)
Q4. \(R'_{th} = 3 \times 0{,}04 = 0{,}12 \text{ K·W}^{-1}\) ; \(P'_{perte} = 20/0{,}12 \approx 166{,}7 \text{ W}\).
Gain : \(\dfrac{500 - 166{,}7}{500} \times 100 \approx \boxed{66{,}7 \%}\) d'économie !
Tripler R divise la puissance perdue par 3 : −67 % d'énergie consommée pour le chauffage.
Deux ateliers identiques sont chauffés pendant la saison froide (150 jours, 10 h/jour) :
Le prix de l'électricité est de \(0{,}25 \text{ €/kWh}\).
Q1. Calculer l'énergie perdue par chaque atelier sur toute la saison froide (en kWh).
Q2. Calculer le coût de chauffage de chaque atelier sur la saison.
Q3. Calculer l'économie réalisée grâce à l'isolation.
Q4. Si le coût de l'isolation est de 4 800 €, en combien d'années est-elle amortie ?
Q1. \(\Delta t = 150 \times 10 = 1\,500 \text{ h}\)
\(E_A = 3{,}5 \times 1\,500 = 5\,250 \text{ kWh}\) ; \(E_B = 1{,}2 \times 1\,500 = 1\,800 \text{ kWh}\)
Q2. \(\text{Coût}_A = 5\,250 \times 0{,}25 = \boxed{1\,312{,}50 \text{ €}}\) ; \(\text{Coût}_B = 1\,800 \times 0{,}25 = \boxed{450 \text{ €}}\)
Q3. \(\text{Économie} = 1\,312{,}50 - 450 = \boxed{862{,}50 \text{ €/saison}}\)
Q4. \(n = \dfrac{4\,800}{862{,}50} \approx \boxed{5{,}6 \text{ ans}}\)
Un artisan menuisier fabrique un cadre de fenêtre en bois de pin d'épaisseur \(e = 6 \text{ cm} = 0{,}06 \text{ m}\) et de surface \(S = 1{,}2 \text{ m}^2\).
Conductivité thermique du bois de pin : \(\lambda = 0{,}12 \text{ W·m}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Q1. Calculer la résistance thermique \(R_{th}\) du cadre en bois.
Q2. La température intérieure est de 20 °C et extérieure de 2 °C. Calculer le flux thermique \(\Phi\) à travers ce cadre.
Q3. Si le cadre était en aluminium (\(\lambda = 230\) W·m⁻¹·K⁻¹), quel serait le flux thermique ? Conclure.
Q1. \(R_{th} = \dfrac{e}{\lambda \times S} = \dfrac{0{,}06}{0{,}12 \times 1{,}2} = \dfrac{0{,}06}{0{,}144} \approx \boxed{0{,}417 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q2. \(\Phi = \dfrac{\Delta T}{R_{th}} = \dfrac{20 - 2}{0{,}417} = \dfrac{18}{0{,}417} \approx \boxed{43{,}2 \text{ W}}\)
Q3. \(R_{th,alu} = \dfrac{0{,}06}{230 \times 1{,}2} = \dfrac{0{,}06}{276} \approx 0{,}000\,217 \text{ K·W}^{-1}\). \(\Phi_{alu} = \dfrac{18}{0{,}000\,217} \approx 82\,900 \text{ W} \approx 83 \text{ kW}\).
Le flux à travers l'aluminium est environ 1 900 fois plus élevé. Le bois est un bien meilleur isolant pour les menuiseries.
Limite du modèle — à lire avant de retenir « 83 kW ». Ce résultat est un calcul juste sur une hypothèse fausse. 83 kW à travers un cadre de fenêtre, ce serait la puissance de quarante radiateurs électriques : aucune installation ne pourrait la fournir, et aucune fenêtre ne se comporte ainsi. La formule \(\Phi = \Delta T / R_{th}\) ne compte que la conduction dans le matériau. Elle suppose implicitement que les deux faces du cadre sont maintenues à 20 °C et 2 °C, ce que l'air est bien incapable de faire : il faut aussi que la chaleur entre dans le cadre côté intérieur et en ressorte côté extérieur, et ces deux échanges de surface (convection + rayonnement) ont leur propre résistance. Quand le matériau ne résiste presque à rien — c'est le cas de l'aluminium — ce sont ces résistances de surface qui commandent tout, et le flux réel se compte en centaines de watts, pas en dizaines de kilowatts.
Ce que le calcul montre correctement, c'est le sens et l'ampleur relative de la comparaison : l'aluminium nu ne joue aucun rôle isolant, alors que le bois en joue un. C'est bien pourquoi les menuiseries aluminium intègrent une rupture de pont thermique — une barrette de polyamide insérée entre la partie intérieure et la partie extérieure du profilé, qui réintroduit la résistance que le métal n'apporte pas.
Pour les menuiseries, le bois est ≈ 2 000 fois plus isolant que l'aluminium nu. Les cadres alu doivent intégrer une rupture de pont thermique.
Un double vitrage est composé de :
La surface du vitrage est \(S = 1{,}5 \text{ m}^2\).
Q1. Calculer la résistance thermique d'une vitre de verre.
Q2. Calculer la résistance thermique de la lame d'air.
Q3. Calculer la résistance thermique totale \(R_{tot} = 2 R_{verre} + R_{air}\).
Q4. Pour un écart de 15 K entre l'intérieur et l'extérieur, calculer le flux thermique à travers ce double vitrage.
Q1. \(R_{verre} = \dfrac{0{,}004}{1 \times 1{,}5} = \boxed{0{,}002\,67 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q2. \(R_{air} = \dfrac{0{,}012}{0{,}025 \times 1{,}5} = \dfrac{0{,}012}{0{,}0375} = \boxed{0{,}32 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q3. \(R_{tot} = 2 \times 0{,}002\,67 + 0{,}32 = \boxed{0{,}325 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q4. \(\Phi = \dfrac{15}{0{,}325} \approx \boxed{46{,}2 \text{ W}}\).
On remarque que c'est la lame d'air qui assure l'essentiel de l'isolation (98 % de la résistance totale).
Comme des résistances en série en électricité, les R_th s'additionnent. La lame d'air domine.
Un artisan installe un plancher chauffant dans une maison. Le plancher doit compenser les pertes thermiques de \(P_{perte} = 4\,500 \text{ W}\).
Le plancher chauffant fournit une puissance de 80 W par mètre carré.
Q1. Quelle surface minimale de plancher chauffant faut-il installer ?
Q2. La maison a une surface au sol de 120 m². Quel pourcentage de la surface doit être équipé de plancher chauffant ?
Q3. Si le chauffage fonctionne 12 h par jour pendant 5 mois (150 jours), calculer l'énergie consommée en kWh sur la saison.
Q4. Calculer le coût de chauffage pour la saison (prix : 0,25 €/kWh).
Q1. \(S = \dfrac{P_{perte}}{80} = \dfrac{4\,500}{80} = \boxed{56{,}25 \text{ m}^2}\), soit 57 m² minimum.
Q2. \(\dfrac{57}{120} \times 100 \approx \boxed{47{,}5 \%}\) de la surface.
Q3. \(E = 4{,}5 \times 12 \times 150 = \boxed{8\,100 \text{ kWh}}\)
Q4. Coût \(= 8\,100 \times 0{,}25 = \boxed{2\,025 \text{ €}}\) pour la saison.
Un plaquiste doit choisir un isolant pour un mur de maison de surface \(S = 20 \text{ m}^2\). Deux options :
Écart de température : \(\Delta T = 22 \text{ K}\).
Q1. Calculer \(R_{th}\) pour chaque option.
Q2. Calculer le flux thermique \(\Phi\) pour chaque option.
Q3. Quel isolant limite le mieux les pertes thermiques ?
Q1.
Option A : \(R_{th,A} = \dfrac{0{,}10}{0{,}04 \times 20} = \dfrac{0{,}10}{0{,}8} = \boxed{0{,}125 \text{ K·W}^{-1}}\)
Option B : \(R_{th,B} = \dfrac{0{,}08}{0{,}035 \times 20} = \dfrac{0{,}08}{0{,}7} \approx \boxed{0{,}114 \text{ K·W}^{-1}}\)
Q2.
\(\Phi_A = \dfrac{22}{0{,}125} = \boxed{176 \text{ W}}\)
\(\Phi_B = \dfrac{22}{0{,}114} \approx \boxed{193 \text{ W}}\)
Q3. L'option A (laine de verre 10 cm) isole mieux : elle a une résistance thermique plus élevée et laisse passer un flux plus faible (176 W contre 193 W).
Un randonneur en haute montagne porte une veste polaire dont la couche isolante a une épaisseur \( e = 4\,\text{cm} \) et une conductivité thermique \( \lambda = 0{,}035\,\text{W·m}^{-1}\text{·K}^{-1} \). La surface du torse couverte est \( S = 0{,}5\,\text{m}^2 \). La température cutanée est \( \theta_{int} = 35\,\text{°C} \) et la température extérieure est \( \theta_{ext} = -10\,\text{°C} \).
1. Calculez la résistance thermique \( R = \dfrac{e}{\lambda \times S} \) de la veste.
2. Calculez le flux thermique \( \Phi = \dfrac{\Delta T}{R} \) perdu par le randonneur à travers la veste.
3. En cas de pluie, la laine polaire se mouille et sa conductivité passe à \( \lambda' = 0{,}5\,\text{W·m}^{-1}\text{·K}^{-1} \). Recalculez le flux. Que concluez-vous sur l'importance de rester au sec ?
1. \( R = \dfrac{0{,}04}{0{,}035 \times 0{,}5} = \dfrac{0{,}04}{0{,}0175} \approx 2{,}29\,\text{K·W}^{-1} \)
2. \( \Delta T = 35 - (-10) = 45\,\text{°C} \). \( \Phi = \dfrac{45}{2{,}29} \approx 19{,}6\,\text{W} \)
3. Mouillée : \( R' = \dfrac{0{,}04}{0{,}5 \times 0{,}5} = \dfrac{0{,}04}{0{,}25} = 0{,}16\,\text{K·W}^{-1} \). \( \Phi' = \dfrac{45}{0{,}16} = 281\,\text{W} \). Le flux est multiplié par environ 14 : la veste mouillée isole 14 fois moins bien. Rester au sec est vital en haute montagne pour éviter l'hypothermie.
Le corps humain produit en permanence de la chaleur par le métabolisme. Au repos, la puissance thermique produite est d'environ \( P = 80\,\text{W} \). La peau (surface totale \( S \approx 1{,}8\,\text{m}^2 \)) évacue cette chaleur vers l'environnement par plusieurs modes de transfert.
1. Citez les trois modes de transfert thermique qui permettent au corps de perdre de la chaleur vers l'extérieur. Donnez un exemple pour chacun.
2. Par temps chaud (35 °C), la transpiration prend le relais. En transpirant, le corps évapore de l'eau (chaleur latente \( L_v = 2{,}45 \times 10^6\,\text{J/kg} \)). Quelle masse d'eau doit-il évaporer par heure pour évacuer 80 W ?
3. Exprimez ce résultat en litres. Cela vous semble-t-il cohérent avec la quantité d'eau que l'on boit par jour ?
1. Conduction : contact peau–air ou peau–vêtement. Convection : courants d'air autour du corps qui emportent la chaleur. Rayonnement : émission infrarouge par la peau vers l'environnement (visible avec une caméra thermique).
2. Énergie à évacuer en 1 heure : \( Q = P \times t = 80 \times 3\,600 = 288\,000\,\text{J} \). Masse d'eau : \( m = \dfrac{Q}{L_v} = \dfrac{288\,000}{2{,}45 \times 10^6} \approx 0{,}118\,\text{kg} \)
3. \( m \approx 0{,}118\,\text{kg} \approx 118\,\text{mL} \) par heure au repos. En activité physique (300–600 W), la transpiration peut atteindre 0,5 à 1 L/h. On recommande 1,5 à 2 L d'eau par jour, ce qui est cohérent : la transpiration n'est qu'une partie des pertes hydriques (respiration, urine…).
Physique-Chimie — 2nde Bac Pro | Chapitre 11 — Transferts thermiques
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