Exercices – 2nde Bac Pro | CTN, Pt100, thermocouple, infrarouge, conversions °C/K, qualité de la mesure
Dernière mise à jour : 27 juillet 2026, 15:28
← Retour au sommaireTronc commun (Ex 0-1 à 0-3) puis exercices socle avec étapes détaillées, tableaux pré-remplis et cases à compléter : conversions, CTN, Pt100, thermocouple, infrarouge, cristaux liquides, et lecture d'une notice. Idéal pour démarrer et consolider les bases.
a) Compléter le tableau de conversions :
| Température (°C) | Température (K) | Situation |
|---|---|---|
| 20 °C | ? | Température ambiante |
| ? | 373 K | Ébullition de l'eau |
| −40 °C | ? | Grand froid hivernal |
| ? | 0 K | Zéro absolu |
| 87 °C | ? | Départ d'eau d'une chaudière (haute température) |
b) Pourquoi les ingénieurs utilisent-ils parfois l'échelle Kelvin plutôt que Celsius ?
a) Tableau complété :
| Température (°C) | Température (K) | Situation |
|---|---|---|
| 20 °C | 293 K | Température ambiante |
| 100 °C | 373 K | Ébullition de l'eau |
| −40 °C | 233 K | Grand froid hivernal |
| −273 °C | 0 K | Zéro absolu |
| 87 °C | 360 K | Départ d'eau d'une chaudière |
b) L'échelle Kelvin est une échelle absolue qui commence à zéro (pas de valeurs négatives). Elle est pratique en physique et en thermodynamique (lois des gaz parfaits, calculs de rendement) car elle simplifie les formules.
Décalage constant de 273 entre les deux échelles. Pour passer de °C à K : on ajoute 273.
Pour chaque application, choisir le capteur le plus adapté et justifier :
| Application | Plage T | Capteur choisi | Justification |
|---|---|---|---|
| Sonde d'un ballon d'eau chaude sanitaire | 0 à 100 °C | ? | ? |
| Régulateur industriel de précision (laboratoire) | 0 à 400 °C | ? | ? |
| Température de flamme du brûleur d'une chaudière | 200 à 900 °C | ? | ? |
| Contrôle des murs d'une façade avec une caméra thermique de chantier | −10 à 40 °C | ? | ? |
| Affichage de la température ambiante dans une pièce | 0 à 50 °C | ? | ? |
| Application | Plage T | Capteur choisi | Justification |
|---|---|---|---|
| Sonde d'un ballon d'eau chaude sanitaire | 0 à 100 °C | CTN | Signal électrique intégrable, très sensible dans la plage 0–150 °C, faible coût |
| Régulateur industriel de précision | 0 à 400 °C | Pt100 | Quasi linéaire, très précise (±0,1 °C), référence industrielle |
| Température de flamme du brûleur d'une chaudière | 200 à 900 °C | Thermocouple | Seul capteur résistant à 900 °C, type K ou N |
| Façade contrôlée à la caméra thermique | −10 à 40 °C | Infrarouge | Mesure sans contact et à distance, adaptée à une grande surface inaccessible |
| Affichage température ambiante | 0 à 50 °C | Cristaux liquides | Lecture visuelle directe, sans électronique ni alimentation |
Voici le tableau de caractéristiques d'une CTN de sonde d'étuve :
| Température T (°C) | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 |
|---|---|---|---|---|---|
| Résistance R (kΩ) | 10 | 6 | 3,5 | 2 | 0,8 |
a) Cette sonde est-elle bien une CTN ? Justifier à partir du tableau.
b) Par interpolation linéaire, estimer la résistance à T = 70 °C.
c) Un calculateur lit R = 3,5 kΩ. Quelle est la température correspondante ?
a) Oui, c'est bien une CTN : quand T passe de 20 à 100 °C (augmentation), R passe de 10 à 0,8 kΩ (diminution). Coefficient de Température Négatif confirmé.
b) Entre 60 °C (R = 3,5 kΩ) et 80 °C (R = 2 kΩ) : interpolation à mi-chemin (70 °C) → \( R \approx \dfrac{3{,}5 + 2}{2} = \mathbf{2{,}75 \text{ kΩ}} \)
c) R = 3,5 kΩ correspond à T = 60 °C (lecture directe dans le tableau).
| T (°C) | 20 | 50 | 87 | 100 |
|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 10 | 4 | 2,5 | 0,8 |
Étape 1 : \( T(\text{K}) = 87 + 273 = \mathbf{360 \text{ K}} \)
Étape 2 : R(87 °C) = 2,5 kΩ ; R(20 °C) = 10 kΩ.
Étape 3 : R diminue (10 → 2,5) quand T augmente (20 → 87 °C). Oui, c'est bien une CTN.
Étape 4 : À 20 °C, R = 10 kΩ > 8 kΩ → l'eau est considérée froide → le brûleur reste allumé (pleine puissance).
| T (°C) | 10 | 15 | 21 | 25 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 12 | 8 | 5 | 3,5 | 2,5 |
a) R = 10 kΩ est entre 12 kΩ (10 °C) et 8 kΩ (15 °C) → par interpolation, T réelle ≈ 12–13 °C. Il fait froid dans le logement.
b) T_réelle ≈ 12 °C < T_consigne (21 °C) → chauffage ON. Le régulateur active le chauffage pour réchauffer le logement.
c) R = 2,5 kΩ → T = 30 °C > 21 °C → chauffage OFF (il fait trop chaud).
a) R → ∞ : le régulateur croit que T est très froide (R grande = T basse sur une CTN).
b) Le chauffage reste ON en permanence → surchauffe possible.
c) Chauffage toujours ON → T simulée froide → R grande → circuit ouvert (CTN débranchée ou fil coupé).
d) Mesurer la résistance de la CTN à l'ohmmètre (régulateur débranché, ballon froid) : si R → ∞, la CTN est en circuit ouvert → la remplacer.
Compléter chaque ligne en suivant le modèle :
Modèle : 25 °C → \( T = 25 + 273 = 298 \text{ K} \)
a) La température d'un congélateur est −18 °C.
\( T = -18 + 273 = \) …… K
b) Un four de cuisine est réglé à 200 °C.
\( T = 200 + 273 = \) …… K
c) La température corporelle normale est 37 °C.
\( T = 37 + 273 = \) …… K
d) Un radiateur de chauffage atteint 350 K. Convertir en °C :
\( \theta = 350 - 273 = \) …… °C
e) La surface du Soleil est à environ 5 800 K. Convertir en °C :
\( \theta = 5\,800 - 273 = \) …… °C
a) \( T = -18 + 273 = \mathbf{255 \text{ K}} \)
b) \( T = 200 + 273 = \mathbf{473 \text{ K}} \)
c) \( T = 37 + 273 = \mathbf{310 \text{ K}} \)
d) \( \theta = 350 - 273 = \mathbf{77 \text{ °C}} \)
e) \( \theta = 5\,800 - 273 = \mathbf{5\,527 \text{ °C}} \)
Voici cinq températures exprimées dans des unités différentes. Convertir toutes les températures en °C, puis les classer de la plus froide à la plus chaude.
| Situation | Température |
|---|---|
| Eau du robinet | 15 °C |
| Azote liquide | 77 K |
| Eau de départ d'une chaudière | 353 K |
| Journée d'hiver | −5 °C |
| Corps humain | 310 K |
| Situation | Température donnée | Conversion en °C | Rang (1=plus froide) |
|---|---|---|---|
| Eau du robinet | 15 °C | 15 °C | … |
| Azote liquide | 77 K | …… °C | … |
| Eau de départ d'une chaudière | 353 K | …… °C | … |
| Journée d'hiver | −5 °C | −5 °C | … |
| Corps humain | 310 K | …… °C | … |
| Situation | Température donnée | Conversion en °C | Rang |
|---|---|---|---|
| Azote liquide | 77 K | −196 °C (\(77-273\)) | 1 (plus froide) |
| Journée d'hiver | −5 °C | −5 °C | 2 |
| Eau du robinet | 15 °C | 15 °C | 3 |
| Corps humain | 310 K | 37 °C (\(310-273\)) | 4 |
| Eau de départ d'une chaudière | 353 K | 80 °C (\(353-273\)) | 5 (plus chaude) |
Visualisation des 5 situations sur l'échelle Celsius : ① azote → ② hiver → ③ eau → ④ corps → ⑤ chaudière.
Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse. Corriger les affirmations fausses.
a) La résistance d'une CTN augmente quand la température augmente.
b) Le thermocouple peut mesurer des températures supérieures à 500 °C.
c) Le zéro absolu vaut 0 °C.
d) Le capteur LM35 donne une tension proportionnelle à la température.
e) Une CTP sert à mesurer précisément la température d'une étuve.
f) La formule de conversion est \( T(\text{K}) = \theta(\text{°C}) + 273 \).
a) FAUX — La résistance d'une CTN diminue quand la température augmente (Coefficient de Température Négatif).
b) VRAI — Le thermocouple couvre une plage allant jusqu'à +1 000 °C et plus selon le type.
c) FAUX — Le zéro absolu vaut 0 K = −273 °C.
d) VRAI — Le LM35 fournit 10 mV par degré Celsius.
e) FAUX — La CTP sert à la protection (coupure automatique au-delà d'un seuil), pas à la mesure fine de température.
f) VRAI — C'est la relation de conversion Celsius → Kelvin.
Un thermomètre médical électronique affiche 38,5 °C.
a) Convertir cette température en Kelvin :
\( T = 38{,}5 + 273 = \) …… K
b) La température corporelle normale est de 37 °C. Le patient a-t-il de la fièvre ?
Comparer : 38,5 °C …… 37 °C (supérieur / inférieur)
c) Ce thermomètre utilise un capteur à semi-conducteur. Quel est l'avantage principal de ce type de capteur pour un usage médical ?
d) Pourquoi n'utilise-t-on pas un thermocouple pour mesurer la température du corps humain ?
a) \( T = 38{,}5 + 273 = \mathbf{311{,}5 \text{ K}} \)
b) 38,5 °C > 37 °C → le patient a de la fièvre.
c) Le capteur à semi-conducteur donne une sortie linéaire, facile à lire sur un afficheur numérique. Il est précis dans la plage 35–42 °C et peu coûteux.
d) Le thermocouple produit un signal très faible (quelques millivolts), nécessite un amplificateur et une compensation. Il est surdimensionné pour la plage corporelle. Le capteur à semi-conducteur est plus simple et plus adapté.
Relier chaque capteur à l'application qui lui convient le mieux :
| Capteur | Application | |
|---|---|---|
| 1. CTN | → | A. Mesure de température dans un four à 800 °C |
| 2. Thermocouple | → | B. Protection du moteur d'un circulateur de chauffage |
| 3. CTP | → | C. Affichage de température sur un écran Arduino |
| 4. LM35 | → | D. Régulation de température dans une étuve à 80 °C |
| 5. Pt100 | → | E. Mesure à distance de la température d'un mur avec une caméra thermique |
| 6. Thermomètre infrarouge | → | F. Régulateur de précision pour un four industriel (±0,1 °C) |
Écrire les associations : 1→…, 2→…, 3→…, 4→…, 5→…, 6→…
1 → D : La CTN est très sensible dans la plage 0–150 °C, idéale pour réguler une étuve à 80 °C.
2 → A : Le thermocouple est le seul capteur qui supporte des températures de 800 °C.
3 → B : La CTP protège les moteurs : sa résistance explose au-delà d'un seuil et coupe le circuit.
4 → C : Le LM35 fournit une tension proportionnelle à la température, directement lisible par un Arduino.
5 → F : La Pt100 (100 Ω à 0 °C, quasi linéaire) est la référence industrielle de précision (±0,1 °C).
6 → E : Le thermomètre infrarouge mesure sans contact et à distance : idéal pour contrôler un mur ou une paroi inaccessible.
À 800 °C, seuls le thermocouple et l'IR conviennent. À 80 °C, on choisit le capteur le plus précis dans cette plage : la CTN ou la Pt100.
Un peintre en bâtiment relève la température de la pièce à repeindre à différents moments de la journée :
| Heure | 8 h | 10 h | 12 h | 14 h | 17 h |
|---|---|---|---|---|---|
| T (°C) | 8 | 14 | 19 | 22 | 18 |
a) Convertir la température de 8 h en Kelvin :
\( T = 8 + 273 = \) …… K
b) Convertir la température de 14 h en Kelvin :
\( T = 22 + 273 = \) …… K
c) À quelle heure la température est-elle la plus basse ? La plus haute ?
d) L'application de la peinture est optimale entre 18 et 22 °C. Pendant combien de temps la pièce est-elle dans la zone optimale ?
a) \( T = 8 + 273 = \mathbf{281 \text{ K}} \)
b) \( T = 22 + 273 = \mathbf{295 \text{ K}} \)
c) Température la plus basse : 8 h (8 °C). La plus haute : 14 h (22 °C).
d) La zone optimale (18–22 °C) est atteinte à 12 h (19 °C), 14 h (22 °C) et 17 h (18 °C). La pièce est dans la zone optimale pendant environ 5 heures (de 12 h à 17 h).
a) Compléter : Le zéro absolu vaut …… K = …… °C.
b) Peut-on obtenir une température négative en Kelvin ? Entourer : OUI / NON
c) À quoi correspond le zéro absolu ? Compléter la phrase :
« Au zéro absolu, l'…………… thermique des particules cesse totalement. »
d) Un congélateur est à −25 °C. Convertir en Kelvin :
\( T = -25 + 273 = \) …… K
Cette température est-elle proche du zéro absolu ?
a) Le zéro absolu vaut 0 K = −273 °C.
b) NON — On ne peut pas obtenir de température négative en Kelvin. C'est la température la plus basse possible.
c) « Au zéro absolu, l'agitation thermique des particules cesse totalement. »
d) \( T = -25 + 273 = \mathbf{248 \text{ K}} \). Cette température est loin du zéro absolu (0 K). Le congélateur est à 248 K, soit 248 degrés au-dessus du zéro absolu.
Une bandelette est collée sur la vitre d'un aquarium. Une seule graduation s'allume à la fois.
a) Quelle température la bandelette indique-t-elle ? …… °C
b) Convertir cette température en kelvins (calcul amorcé) :
\( T = 26 + 273 = \) …… K
c) Compléter : la grandeur d'entrée de ce capteur est la …………, sa grandeur de sortie est une ………… .
d) Le même élève veut vérifier la température d'un four de cuisine réglé à 180 °C avec cette bandelette. Est-ce possible ? Justifier avec la plage indiquée sur la figure.
a) La zone allumée est celle de 26 : la bandelette indique 26 °C.
b) \( T = 26 + 273 = \mathbf{299\ \text{K}} \)
c) Grandeur d'entrée : la température (en °C). Grandeur de sortie : une couleur (la zone qui s'allume). C'est le seul capteur du chapitre dont la sortie n'est ni une résistance ni une tension.
d) Non. La plage de la bandelette est 20 °C à 30 °C. 180 °C est très largement au-dessus : la bandelette ne s'allumerait nulle part et serait détruite. Pour 180 °C il faut un autre capteur (thermocouple, ou sonde de four).
Sur un chantier de logements, une sonde Pt100 est noyée dans la chape d'un plancher chauffant. Elle sert à surveiller la mise en chauffe progressive de la chape avant la pose du carrelage.
a) La chape est à 30 °C. Calculer la résistance de la sonde :
\( R = 100 + 0{,}385 \times 30 = 100 + \) …… \( = \) …… Ω
b) Plus tard, la chape est à 50 °C. Calculer :
\( R = 100 + 0{,}385 \times 50 = \) …… Ω
c) Comparer les deux résultats : quand la température augmente, la résistance de la Pt100 …………… (augmente / diminue).
d) Le lendemain matin, l'ohmmètre affiche \( R = 105{,}39\ \Omega \). Calculer la température de la chape :
\( \theta = \dfrac{105{,}39 - 100}{0{,}385} = \dfrac{\ldots\ldots}{0{,}385} = \) …… °C
e) La notice interdit de dépasser 55 °C dans la chape. Quelle résistance ne faut-il pas dépasser ? Convertir aussi 55 °C en kelvins.
a) \( R = 100 + 0{,}385 \times 30 \)
\( R = 100 + 11{,}55 = \mathbf{111{,}55\ \Omega} \)
b) \( R = 100 + 0{,}385 \times 50 \)
\( R = 100 + 19{,}25 = \mathbf{119{,}25\ \Omega} \)
c) 119,25 Ω > 111,55 Ω : quand la température augmente, la résistance de la Pt100 augmente. Attention, c'est l'inverse d'une CTN.
d) \( \theta = \dfrac{105{,}39 - 100}{0{,}385} = \dfrac{5{,}39}{0{,}385} \)
soit \( \theta = \mathbf{14\ \text{°C}} \). La chape a beaucoup refroidi pendant la nuit.
e) \( R = 100 + 0{,}385 \times 55 \)
\( R = 100 + 21{,}175 = \mathbf{121{,}2\ \Omega} \) (arrondi au dixième). Il ne faut pas dépasser cette valeur.
Conversion : \( T = 55 + 273 = \mathbf{328\ \text{K}} \).
Un installateur pose un thermocouple de type K sur le conduit d'évacuation d'un poêle à granulés, pour piloter le ventilateur d'extraction des fumées. La jonction chaude est plaquée sur le conduit ; la jonction froide, au niveau du boîtier de raccordement, est à 25 °C.
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Température du conduit (jonction chaude) | 180 °C |
| Température du boîtier (jonction froide) | 25 °C |
| Sensibilité du thermocouple type K | 0,041 mV/°C |
a) Calculer l'écart de température (calcul amorcé) :
\( \Delta T = 180 - 25 = \) …… °C
b) En déduire la tension délivrée par le thermocouple :
\( U = 0{,}041 \times \ldots\ldots = \) …… mV
c) Convertir la température du conduit en kelvins :
\( T = 180 + 273 = \) …… K
d) Au ralenti, le boîtier lit \( U = 4{,}10 \) mV. Calculer \(\Delta T\) puis la température du conduit (la jonction froide est toujours à 25 °C).
e) Une CTN fonctionne de −50 °C à +150 °C. Pouvait-on l'utiliser à la place du thermocouple sur ce conduit ? Justifier en une phrase.
a) \( \Delta T = 180 - 25 = \mathbf{155\ \text{°C}} \)
b) \( U = 0{,}041 \times 155 = \mathbf{6{,}355\ \text{mV}} \), soit environ 6,4 mV. Le signal est très faible : il faut un amplificateur.
c) \( T = 180 + 273 = \mathbf{453\ \text{K}} \)
d) \( \Delta T = \dfrac{4{,}10}{0{,}041} = 100\ \text{°C} \), donc \( T_{\text{chaude}} = 100 + 25 = \mathbf{125\ \text{°C}} \).
e) Non : le conduit atteint 180 °C, ce qui dépasse la limite haute de la CTN (+150 °C). La CTN serait détruite ; le thermocouple, lui, monte jusqu'à environ 1 000 °C.
Un après-midi de juillet, un éducateur sportif relève les températures des différentes surfaces d'un stade avec un thermomètre infrarouge de poche (plage −50 °C à +550 °C). La température de l'air, elle, est mesurée à l'ombre avec un thermomètre classique.
| Surface mesurée | Température (°C) |
|---|---|
| Pelouse synthétique, plein soleil | 61 |
| Piste en résine, plein soleil | 52 |
| Gradins en béton, plein soleil | 44 |
| Air à l'ombre (thermomètre classique) | 31 |
a) Convertir en kelvins la température de la piste (calcul amorcé) :
\( T = 52 + 273 = \) …… K
b) Convertir de la même façon la température de l'air : \( T = 31 + 273 = \) …… K
c) Calculer l'écart entre la piste et l'air : \( 52 - 31 = \) …… °C.
Cet écart vaut-il aussi …… K ? (Entourer : OUI / NON)
d) Classer les quatre surfaces de la plus froide à la plus chaude.
e) Pourquoi l'éducateur utilise-t-il un thermomètre infrarouge plutôt qu'un thermomètre à sonde qu'il faudrait poser sur chaque surface ? Donner deux raisons.
a) \( T = 52 + 273 = \mathbf{325\ \text{K}} \)
b) \( T = 31 + 273 = \mathbf{304\ \text{K}} \)
c) \( 52 - 31 = \mathbf{21\ \text{°C}} \). OUI, l'écart vaut aussi 21 K : un écart de température est le même dans les deux échelles (325 − 304 = 21).
d) Air 31 °C < gradins 44 °C < piste 52 °C < pelouse synthétique 61 °C.
e) Deux raisons parmi : la mesure est immédiate (pas besoin d'attendre que la sonde se mette à la température de la surface) ; elle se fait sans contact, donc sans se brûler et sans se baisser ; on peut balayer rapidement de grandes surfaces ; on peut viser des zones difficiles d'accès.
À retenir : ces surfaces sont bien plus chaudes que l'air. C'est pour cela qu'on déconseille l'entraînement sur synthétique aux heures les plus chaudes.
Voici un extrait de la notice d'un thermomètre électronique de congélateur :
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Capteur | Thermistance CTN |
| Plage de mesure | −40 °C à +50 °C |
| Résolution de l'afficheur | 0,1 °C |
| Précision | ± 1 °C |
L'afficheur du congélateur indique −18,6 °C.
a) Convertir la valeur affichée en kelvins (calcul amorcé) :
\( T = -18{,}6 + 273 = \) …… K
b) Compte tenu de la précision de ± 1 °C, compléter : la vraie température est comprise entre
\( -18{,}6 - 1 = \) …… °C et \( -18{,}6 + 1 = \) …… °C.
c) Un congélateur domestique doit être à −18 °C ou moins. Peut-on être certain que c'est le cas ici ? Justifier avec la réponse b).
d) On laisse la porte ouverte : la température du congélateur remonte. La résistance de la CTN …………… (augmente / diminue). Justifier en une phrase.
e) Peut-on utiliser ce thermomètre pour contrôler un four à 220 °C ? Justifier avec la notice.
a) \( T = -18{,}6 + 273 = \mathbf{254{,}4\ \text{K}} \)
b) Entre \( \mathbf{-19{,}6\ \text{°C}} \) et \( \mathbf{-17{,}6\ \text{°C}} \).
c) Non. La vraie température peut monter jusqu'à −17,6 °C, qui est plus chaud que −18 °C. L'affichage seul ne permet pas de conclure : il faudrait un thermomètre plus précis, ou régler le congélateur un peu plus froid pour avoir une marge.
d) La résistance diminue : sur une CTN (Coefficient de Température Négatif), la résistance diminue quand la température augmente.
e) Non : la plage de mesure s'arrête à +50 °C. À 220 °C, l'appareil est hors plage (et la CTN serait détruite bien avant). Il faut un capteur de type thermocouple.
Exercices standard sans étapes prédécoupées. Contextes professionnels variés : chauffage, bâtiment et chantier, étuve, alarme machine, thermocouple, LM35, CTP. La rédaction complète est attendue.
L'eau au départ d'une chaudière collective haute température atteint sa consigne à T = 87 °C, ce qui déclenche la mise en route du circulateur du réseau de chauffage. La CTN du circuit de régulation a les valeurs suivantes :
| T (°C) | 20 | 50 | 87 | 100 |
|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 10 | 4 | 2,5 | 0,8 |
a) Convertir T = 87 °C en Kelvin.
b) Quelle est la résistance de la CTN à 87 °C ? À 20 °C ?
c) Calculer la variation de résistance \( \Delta R = R(20°C) - R(87°C) \). Commenter le signe.
d) Le régulateur surveille R : si R > 8 kΩ, l'eau est considérée "froide". Est-ce le cas à 20 °C ? Expliquer la conséquence sur le brûleur.
a) \( T(\text{K}) = 87 + 273 = \mathbf{360 \text{ K}} \)
b) R(87 °C) = 2,5 kΩ ; R(20 °C) = 10 kΩ.
c) \( \Delta R = 10 - 2{,}5 = \mathbf{+7{,}5 \text{ kΩ}} \). Le signe positif confirme que R diminue quand T augmente → comportement CTN confirmé.
d) À 20 °C, R = 10 kΩ > 8 kΩ → le régulateur considère l'eau froide → il maintient le brûleur pleine puissance et n'enclenche pas encore le circulateur. C'est la phase de montée en température.
À 20 °C la CTN affiche 10 kΩ (au-dessus du seuil 8 kΩ → le régulateur considère l'eau froide). Au-delà de ≈ 30 °C, R passe sous le seuil.
Le technicien mesure à l'ohmmètre la résistance de la sonde CTN d'une étuve de séchage : R = 500 Ω = 0,5 kΩ. Voici les valeurs de la CTN :
| T (°C) | 0 | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 | 120 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 14 | 10 | 6 | 3,5 | 2 | 1,2 | 0,7 |
Courbe R(T) d'une CTN – Sonde d'étuve de séchage (valeurs réalistes)
a) D'après le graphique, à quelle température correspond R = 0,5 kΩ ? L'étuve est-elle chaude ou froide ?
b) La plage normale de fonctionnement est 70–90 °C. R = 0,5 kΩ correspond-il à une situation normale ?
c) Que doit faire le technicien face à cette valeur de résistance ?
a) D'après la courbe, R = 0,5 kΩ ≈ 0,7 kΩ à 120 °C → T est supérieure à 120 °C (environ 125–130 °C). L'étuve est trop chaude, situation de surchauffe.
b) R = 0,5 kΩ est en dehors de la plage normale (70–90 °C) → situation anormale. L'alarme de surchauffe doit être déclenchée.
c) Le technicien doit : 1) Couper l'alimentation de l'étuve immédiatement. 2) Attendre le refroidissement avant toute intervention. 3) Vérifier le régulateur de température, le capteur CTN et le système de ventilation.
Le capteur de température d'un thermostat d'atelier de menuiserie est une CTN. Caractéristiques :
| T (°C) | 10 | 15 | 21 | 25 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 12 | 8 | 5 | 3,5 | 2,5 |
La consigne est réglée à 21 °C → R_consigne = 5 kΩ.
a) Le régulateur lit R_mesurée = 10 kΩ. D'après le tableau, quelle est la température réelle dans l'atelier ?
b) La température réelle est-elle supérieure ou inférieure à la consigne (21 °C) ?
c) Le système de chauffage doit-il se mettre en marche (ON) ou rester à l'arrêt (OFF) ? Justifier.
d) Si R_mesurée = 2,5 kΩ, que fait le régulateur ?
a) R = 10 kΩ est entre 12 kΩ (10 °C) et 8 kΩ (15 °C) → par interpolation, T ≈ 12–13 °C.
b) T_réelle ≈ 12 °C < 21 °C → la température réelle est inférieure à la consigne. Il fait trop froid dans l'atelier.
c) Le chauffage doit se mettre ON pour réchauffer l'atelier. Le régulateur active la résistance chauffante ou l'aérotherme.
d) R = 2,5 kΩ → T = 30 °C > 21 °C → il fait trop chaud. Le régulateur coupe le chauffage (OFF) et peut activer la ventilation.
La sonde de température d'huile de lubrification d'un compresseur d'air d'atelier est une CTN avec le tableau suivant :
| T (°C) | 80 | 100 | 120 | 140 | 160 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (Ω) | 1200 | 700 | 400 | 200 | 100 |
L'alarme de surchauffe s'allume quand T > 140 °C.
a) Quelle est la résistance R_alarme correspondant à T = 140 °C ?
b) Le régulateur surveille R. L'alarme doit s'allumer quand R < R_alarme ou quand R > R_alarme ? Expliquer.
c) En fonctionnement normal, T = 100 °C. Calculer R. Le voyant est-il allumé ?
d) Lors d'un essai, R tombe à 150 Ω. Quel est l'état du voyant ? Que faire ?
a) R_alarme = 200 Ω (à 140 °C, d'après le tableau).
b) La CTN : R diminue quand T augmente. Si T > 140 °C alors R < 200 Ω. L'alarme s'allume quand R < R_alarme = 200 Ω.
c) T = 100 °C → R = 700 Ω. 700 Ω > 200 Ω → voyant éteint. Situation normale.
d) R = 150 Ω < 200 Ω → T > 140 °C → voyant allumé. Action : arrêter immédiatement la machine, couper l'alimentation, attendre refroidissement, vérifier niveau et qualité d'huile, inspecter les roulements.
Un capteur LM35 est installé dans un atelier de menuiserie. Ce capteur fournit une tension de sortie : \( V_{\text{out}} = 10\,\text{mV/°C} \times \theta \).
a) Le voltmètre branché sur le LM35 indique 0,215 V. Calculer la température de l'atelier en °C.
b) Convertir cette température en Kelvin.
c) L'après-midi, la tension passe à 0,280 V. Quelle est la nouvelle température ?
d) L'écart de température entre le matin et l'après-midi est-il le même en °C et en K ? Justifier.
a) \( \theta = \dfrac{V_{\text{out}}}{10 \times 10^{-3}} = \dfrac{0{,}215}{0{,}010} = \mathbf{21{,}5 \text{ °C}} \)
b) \( T = 21{,}5 + 273 = \mathbf{294{,}5 \text{ K}} \)
c) \( \theta = \dfrac{0{,}280}{0{,}010} = \mathbf{28 \text{ °C}} \)
d) Écart : \( \Delta\theta = 28 - 21{,}5 = 6{,}5 \text{ °C} \). En Kelvin : à 28 °C, \( T = 28 + 273 = 301 \text{ K} \), donc \( \Delta T = 301 - 294{,}5 = 6{,}5 \text{ K} \). Oui, l'écart est identique car les deux échelles ont le même pas (1 °C = 1 K pour les différences).
Un menuisier surveille la température de son étuve de séchage. La CTN de l'étuve a les caractéristiques suivantes :
| T (°C) | 30 | 50 | 70 | 80 | 90 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 8,2 | 4,1 | 2,3 | 1,6 | 1,1 |
Le séchage du chêne nécessite une température comprise entre 70 °C et 85 °C.
a) Quelle est la plage de résistance correspondant à la plage 70–80 °C ?
b) Le technicien mesure R = 3,0 kΩ. Par interpolation entre les valeurs du tableau, estimer la température de l'étuve.
c) L'étuve est-elle dans la plage de séchage correcte ? Que doit faire le menuisier ?
d) Convertir la plage de séchage 70–85 °C en Kelvin.
a) À 70 °C : R = 2,3 kΩ. À 80 °C : R = 1,6 kΩ. La plage de résistance est 1,6 à 2,3 kΩ.
b) R = 3,0 kΩ est entre 4,1 kΩ (50 °C) et 2,3 kΩ (70 °C). Interpolation : \( T \approx 50 + 20 \times \dfrac{4{,}1 - 3{,}0}{4{,}1 - 2{,}3} = 50 + 20 \times \dfrac{1{,}1}{1{,}8} \approx 50 + 12 = \mathbf{62 \text{ °C}} \)
c) T ≈ 62 °C < 70 °C → l'étuve est trop froide. Le menuisier doit augmenter la puissance de chauffe ou attendre que l'étuve monte en température.
d) 70 °C → \( 70 + 273 = \mathbf{343 \text{ K}} \) ; 85 °C → \( 85 + 273 = \mathbf{358 \text{ K}} \). Plage : 343 K à 358 K.
Le circulateur d'un circuit de chauffage central est équipé d'une CTP pour protéger son moteur. La CTP a un seuil de déclenchement à 120 °C. En dessous de ce seuil, sa résistance vaut environ 100 Ω. Au-dessus, elle passe brutalement à plus de 10 000 Ω.
a) Expliquer en une phrase le principe de fonctionnement d'une CTP.
b) Le moteur tourne normalement à 75 °C. La résistance de la CTP est-elle proche de 100 Ω ou de 10 000 Ω ?
c) Un roulement grippé fait monter la température du moteur à 135 °C. Que se passe-t-il au niveau de la CTP ? Conséquence sur l'alimentation du moteur ?
d) Pourquoi utilise-t-on une CTP plutôt qu'une CTN pour cette application de protection ?
a) La résistance d'une CTP augmente très fortement lorsque la température dépasse un seuil critique, ce qui coupe le circuit automatiquement.
b) À 75 °C < 120 °C (seuil) → la CTP a une résistance proche de 100 Ω. Le courant circule normalement.
c) À 135 °C > 120 °C → la résistance de la CTP passe à plus de 10 000 Ω. Le courant est quasi nul → le relais coupe l'alimentation du moteur. Le circulateur s'arrête automatiquement.
d) La CTP agit comme un interrupteur thermique automatique : en dessous du seuil, tout fonctionne ; au-dessus, la coupure est immédiate et sans intervention humaine. Une CTN ne réagirait pas aussi brutalement, ce qui rend la protection moins fiable.
Un fabricant de meubles utilise un four de vernissage à haute température. Un thermocouple de type K (chromel-alumel) mesure la température du four.
La tension délivrée par le thermocouple est proportionnelle à la température : environ 41 µV par °C (au-dessus de 0 °C).
a) Le voltmètre branché sur le thermocouple indique 20,5 mV. Estimer la température du four.
Aide : \( T \approx \dfrac{V}{41 \times 10^{-3}} \) (avec V en mV)
b) Convertir cette température en Kelvin.
c) Pourquoi utilise-t-on un thermocouple plutôt qu'une CTN pour cette mesure ?
d) Citer un inconvénient du thermocouple par rapport au capteur LM35.
a) \( T \approx \dfrac{20{,}5}{0{,}041} = \mathbf{500 \text{ °C}} \)
b) \( T(\text{K}) = 500 + 273 = \mathbf{773 \text{ K}} \)
c) La CTN ne fonctionne que jusqu'à environ 150 °C. Le thermocouple peut mesurer jusqu'à 1 000 °C et plus, ce qui est nécessaire pour un four de vernissage à haute température.
d) Le thermocouple délivre un signal très faible (quelques millivolts) qui nécessite un amplificateur et une compensation de jonction froide, contrairement au LM35 dont la sortie est directement exploitable.
Un pistolet à colle thermofusible utilisé par un artisan menuisier doit maintenir la colle entre 160 °C et 190 °C pour garantir une bonne adhérence. La CTN intégrée au pistolet a les valeurs suivantes :
| T (°C) | 100 | 130 | 160 | 190 | 210 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (Ω) | 850 | 420 | 210 | 110 | 75 |
a) Quelle est la plage de résistance correspondant à la plage de travail 160–190 °C ?
b) Le régulateur lit R = 500 Ω. La colle est-elle à la bonne température ? Justifier.
c) Si R = 90 Ω, la colle est-elle trop chaude ou trop froide ? Quel est le risque ?
d) Expliquer pourquoi le pistolet intègre aussi une CTP en complément de la CTN.
a) À 160 °C : R = 210 Ω. À 190 °C : R = 110 Ω. Plage de résistance : 110 à 210 Ω.
b) R = 500 Ω est entre 850 Ω (100 °C) et 420 Ω (130 °C), donc T est entre 100 et 130 °C. La colle est trop froide, elle n'a pas atteint la température de travail.
c) R = 90 Ω < 110 Ω (190 °C) → T > 190 °C. La colle est trop chaude. Risque de dégradation de la colle, de brûlure du bois ou de dégagement de fumées toxiques.
d) La CTP sert de sécurité ultime : si la régulation par CTN tombe en panne et que la température dépasse un seuil critique (~200 °C), la CTP coupe automatiquement le circuit de la résistance chauffante, évitant tout risque d'incendie.
Compléter le tableau comparatif des capteurs de température (utiliser la fiche de cours et les exercices précédents) :
| Critère | CTN | Pt100 | Thermocouple | CTP | IR | Cristaux liquides |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Grandeur de sortie | R (……) | R (……) | U (……) | R (……) | …… | …… |
| Plage de mesure | …… à …… | …… à …… | …… à …… | seuil ≈ …… | …… à …… | …… à …… |
| Relation avec T | R …… (non linéaire) | R …… (quasi linéaire) | U ∝ …… | R …… au seuil | …… | …… |
| Application typique | …… | …… | …… | …… | …… | …… |
| Critère | CTN | Pt100 | Thermocouple | CTP | IR | Cristaux liquides |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Grandeur de sortie | Résistance | Résistance | Tension (mV) | Résistance | Signal IR | Couleur |
| Plage de mesure | 0 à +150 °C | −50 à +500 °C | −200 à +1 200 °C | Seuil 70 à 130 °C | −50 à +1 000 °C | 20 à 30 °C env. |
| Relation avec T | R diminue (non linéaire) | R augmente (quasi linéaire) | V proportionnel à ΔT | R explose au seuil | Signal ∝ rayonnement | Changement de couleur |
| Application typique | Régulation d'étuve | Régulateur de précision | Four haute T | Protection moteur | Pièce en mouvement | Affichage décoratif |
Les plages retenues ici sont celles de la figure « Plages de fonctionnement des capteurs » de l'exercice 1-8. Une plage n'est pas une constante physique : elle dépend du modèle et du type. Un thermocouple de type K monte à 1 200 °C, un type J s'arrête vers 750 °C ; le thermomètre de congélateur de l'exercice 1-15 est une CTN limitée à +50 °C par sa notice, alors que la CTN du pistolet à colle de l'exercice 2-9 travaille à 190 °C. C'est toujours la notice du composant qui fait foi, pas une valeur apprise par cœur.
Un atelier d'agencement est chauffé par un aérotherme. La CTN du thermostat a les caractéristiques suivantes :
| T (°C) | 12 | 15 | 18 | 21 | 24 |
|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 11,5 | 8,5 | 6,2 | 4,7 | 3,6 |
La consigne est réglée à 18 °C (R_consigne = 6,2 kΩ).
a) Le matin à 7 h, R = 12 kΩ. L'atelier est-il au-dessus ou en dessous de 12 °C ? Le chauffage se met-il en marche ?
b) À 10 h, R = 6,2 kΩ. Que se passe-t-il au niveau du chauffage ?
c) Un ouvrier ouvre la grande porte de l'atelier pour faire entrer une livraison de matériaux. R passe à 9 kΩ. Estimer la nouvelle température et la réaction du chauffage.
d) Expliquer pourquoi il est important de ne pas régler la consigne trop haut pour économiser de l'énergie.
a) R = 12 kΩ > 11,5 kΩ (12 °C) → T < 12 °C. L'atelier est en dessous de la consigne (18 °C) → le chauffage se met en marche.
b) R = 6,2 kΩ = R_consigne → T = 18 °C. La consigne est atteinte → le chauffage s'arrête.
c) R = 9 kΩ est entre 8,5 kΩ (15 °C) et 11,5 kΩ (12 °C). Par interpolation : T ≈ 14 °C. C'est en dessous de la consigne → le chauffage se remet en marche.
d) Chaque degré supplémentaire de consigne augmente la consommation d'énergie d'environ 7 %. Régler le thermostat à 18 °C plutôt qu'à 22 °C permet d'économiser significativement sur la facture de chauffage, tout en restant dans la zone de confort.
La température moyenne à la surface de la Terre est d'environ 15 °C. Les scientifiques du GIEC indiquent qu'un réchauffement de +1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle aurait des conséquences graves.
a) Convertir la température moyenne actuelle (15 °C) en Kelvin.
b) Si la température augmente de 1,5 °C, quelle sera la nouvelle température en °C puis en K ?
c) Calculer la variation en Kelvin. Est-elle identique à celle en °C ? Pourquoi ?
d) La température de la planète Mars est d'environ −60 °C. Convertir en Kelvin. Pourquoi Mars est-elle beaucoup plus froide que la Terre ?
a) \( T = 15 + 273 = \mathbf{288 \text{ K}} \)
b) Nouvelle température : \( 15 + 1{,}5 = \mathbf{16{,}5 \text{ °C}} \) → \( 16{,}5 + 273 = \mathbf{289{,}5 \text{ K}} \)
c) \( \Delta T = 289{,}5 - 288 = \mathbf{1{,}5 \text{ K}} \). Oui, la variation est identique en °C et en K car les deux échelles ont le même pas (seul le point zéro diffère).
d) \( T_{\text{Mars}} = -60 + 273 = \mathbf{213 \text{ K}} \). Mars est plus froide car elle est plus éloignée du Soleil et possède une atmosphère très mince qui ne retient pas la chaleur (effet de serre quasi inexistant).
Voici quelques températures relevées en météorologie :
| Lieu / situation | Température en °C | Température en K |
|---|---|---|
| Record de froid en Antarctique | −89 °C | ? |
| Température de surface de la Lune (nuit) | −173 °C | ? |
| Record de chaleur homologué sur Terre (Vallée de la Mort, 1913) | 57 °C | ? |
| Température du soleil (surface) | ? | 5 778 K |
1. Complétez le tableau en convertissant chaque température (rappel : \( T(\text{K}) = \theta(°\text{C}) + 273 \)).
2. Quelle est la différence de température (en °C et en K) entre le record de froid et le record de chaleur ?
3. Peut-il exister une température négative en kelvins ? Justifiez.
1. −89 °C → \( 273 - 89 = 184\,\text{K} \). −173 °C → \( 273 - 173 = 100\,\text{K} \). 57 °C → \( 273 + 57 = 330\,\text{K} \). 5 778 K → \( 5\,778 - 273 = 5\,505\,\text{°C} \).
2. Différence : \( 57 - (-89) = 146\,\text{°C} \). En kelvins : la différence est la même, \( 330 - 184 = 146\,\text{K} \) (un écart de température est identique en °C et en K).
3. Non. Le zéro absolu (\( 0\,\text{K} = -273\,\text{°C} \)) est la température la plus basse physiquement possible. Il n'existe aucune agitation thermique en dessous : une température négative en kelvins n'a pas de sens physique.
La température corporelle normale d'un être humain est de \( 37\,\text{°C} \). On parle de fièvre au-delà de \( 38\,\text{°C} \) et d'hypothermie en dessous de \( 35\,\text{°C} \). Une fièvre supérieure à \( 40\,\text{°C} \) est dangereuse.
1. Convertissez en kelvins : 37 °C, 35 °C et 40 °C.
2. Un thermomètre médical affiche \( T = 311\,\text{K} \). La personne a-t-elle de la fièvre ?
3. Un randonneur en détresse présente une température de \( T = 307\,\text{K} \). Est-il en hypothermie ? Quel est le danger ?
1. \( 37\,\text{°C} \to 310\,\text{K} \). \( 35\,\text{°C} \to 308\,\text{K} \). \( 40\,\text{°C} \to 313\,\text{K} \).
2. \( \theta = 311 - 273 = 38\,\text{°C} \). Oui, la personne a de la fièvre (seuil à 38 °C).
3. \( \theta = 307 - 273 = 34\,\text{°C} \). Oui, il est en hypothermie (température inférieure à 35 °C). En dessous de 32 °C, l'hypothermie est sévère et peut être fatale : le cœur risque de s'arrêter. Il faut réchauffer progressivement le randonneur et appeler les secours.
Un matin d'hiver, avant de couler une dalle, le chef d'équipe doit vérifier que le béton frais est à plus de 5 °C : en dessous, la prise du ciment est fortement ralentie et le coulage est interdit.
Il dispose de deux appareils et relève trois valeurs :
| Appareil | Ce qui est réellement mesuré | Valeur lue |
|---|---|---|
| Thermomètre infrarouge | la surface du béton dans la benne | 3 °C |
| Thermomètre électronique à sonde d'immersion | le béton à 15 cm de profondeur | 9 °C |
| Thermomètre d'ambiance du chantier | l'air, sous abri | 1 °C |
1. Convertir les trois valeurs lues en kelvins.
2. Les deux thermomètres, posés sur le même béton, donnent des valeurs différentes. Calculer l'écart et expliquer pourquoi il n'y a pas d'erreur d'appareil.
3. Laquelle des deux mesures faut-il retenir pour décider du coulage ? Justifier.
4. Le coulage peut-il commencer ? Répondre en citant la valeur retenue et le seuil.
5. Citer deux précautions d'emploi à respecter avec le thermomètre infrarouge sur ce chantier.
1. Surface : \( 3 + 273 = \mathbf{276\ \text{K}} \) ; béton en profondeur : \( 9 + 273 = \mathbf{282\ \text{K}} \) ; air : \( 1 + 273 = \mathbf{274\ \text{K}} \).
2. Écart : \( 9 - 3 = \mathbf{6\ \text{°C}} \). Les deux appareils ne mesurent pas la même chose : l'infrarouge donne la température de la surface, refroidie par l'air froid (1 °C) et le vent ; la sonde d'immersion donne la température de la masse de béton, encore tiède en sortie de centrale. Aucun des deux appareils n'est en panne.
3. Il faut retenir la sonde d'immersion : 9 °C. C'est la température de la masse de béton qui commande la prise du ciment, pas celle d'une pellicule de surface de quelques millimètres.
4. Oui : 9 °C > 5 °C, le seuil est respecté. (Si l'on s'était fié à l'infrarouge — 3 °C — on aurait refusé le coulage à tort et immobilisé la toupie.)
5. Deux précautions parmi : viser perpendiculairement et d'assez près (le spot de mesure grandit avec la distance, il ne doit pas déborder de la benne) ; ne pas viser à travers la poussière, la buée ou la pluie ; laisser l'appareil s'acclimater avant usage s'il sort d'un véhicule chauffé ; régler l'émissivité sur celle du béton ; nettoyer la lentille.
Exercices ouverts : diagnostic de panne, analyse comparative, pont diviseur, projet Arduino, et tout le volet qualité de la mesure — temps de réponse, étalonnage, émissivité, résistance de ligne, critique d'une mesure, cahier des charges. Autonomie et raisonnement avancé requis.
Un technicien constate que l'étuve de séchage d'un atelier de menuiserie chauffe excessivement et que la résistance chauffante reste allumée en permanence, même quand la consigne est atteinte. La sonde CTN de l'étuve est suspectée.
a) Rappeler comment le régulateur interprète une valeur R très élevée (proche de l'infini) de la CTN. Quel défaut cela simule-t-il ?
b) Si la CTN est débranchée (circuit ouvert), quelle résistance lit le régulateur ? (R = 0 Ω ou R → ∞ ?) Comment réagit-il sur le chauffage ?
c) Si la CTN est en court-circuit (fils qui se touchent), quelle résistance lit le régulateur ? (R = 0 Ω) Quelle température cela simule-t-il ? Comment réagit-il ?
d) D'après les symptômes (chauffage toujours ON), quel défaut est le plus probable : court-circuit ou circuit ouvert ? Expliquer.
a) R → ∞ signifie que le régulateur lit une résistance très grande. D'après la courbe CTN, une grande R correspond à une température très basse. Cela simule une étuve toujours froide.
b) CTN débranchée → circuit ouvert → R → ∞ (infini). Le régulateur croit que l'étuve est froide → il maintient le chauffage allumé en permanence → surchauffe possible.
c) Court-circuit (R = 0 Ω) → régulateur lit R très faible → T simulée très élevée. Il coupe le chauffage en permanence, l'étuve ne chauffe plus du tout.
d) Chauffage toujours ON → T simulée froide → R très grande → circuit ouvert probable (CTN débranchée ou fil coupé). À confirmer par mesure à l'ohmmètre sur la sonde.
Le gérant d'un local commercial se plaint que le chauffage reste allumé alors que le local est à 25 °C : la consigne est réglée à 19 °C. La CTN du thermostat d'ambiance a les valeurs suivantes :
| T (°C) | 10 | 12 | 15 | 19 | 21 | 25 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 14 | 12 | 9 | 6 | 5 | 3,5 |
Le technicien mesure la résistance du capteur : R_mesurée = 15 kΩ.
a) La consigne est 19 °C → R_consigne = 6 kΩ. Le régulateur compare R_mesurée à R_consigne. Quelle action déclenche R_mesurée = 15 kΩ (plus grand ou plus petit que R_consigne) ?
b) D'après le tableau, à quelle température correspond R = 15 kΩ ? La température affichée (19 °C) correspond-elle à la réalité ?
c) Expliquer la plainte du gérant : pourquoi le chauffage reste allumé alors que le local est chaud ?
d) Quelle est la solution pour le technicien ? Justifier le choix de la pièce à remplacer.
e) (Question BTS) Proposer une procédure de vérification en 3 étapes pour s'assurer que le nouveau capteur est correctement calibré.
a) R_mesurée = 15 kΩ > R_consigne = 6 kΩ. D'après la CTN, R élevée → T basse. Le régulateur croit qu'il fait froid dans le local → il maintient le chauffage ON.
b) R = 15 kΩ est supérieure à 14 kΩ (T = 10 °C) → T_réelle < 10 °C selon le capteur. Mais la valeur mesurée ne correspond pas à la réalité (le capteur est dérivé). La température indiquée est fausse.
c) Le capteur CTN a vieilli et dérivé : il indique une résistance correspondant à une température plus froide que la réalité. Le régulateur croit que le local est froid et maintient le chauffage → il fait trop chaud → plainte du gérant.
d) Solution : remplacer le capteur CTN du thermostat. C'est une pièce d'usure peu coûteuse. Après remplacement, vérifier la cohérence entre T affichée et T réelle mesurée avec un thermomètre étalonné.
e) Procédure de vérification :
1. Mesurer T_réelle avec un thermomètre étalonné certifié.
2. Mesurer R_nouveau capteur à l'ohmmètre et vérifier qu'elle correspond à T_réelle dans le tableau constructeur.
3. Comparer T_affichée par le régulateur à T_réelle : l'écart doit être inférieur à ±1 °C. Régler si nécessaire.
Un fabricant de meubles doit équiper son four de vernissage (régulation à 80 °C ± 1 °C) d'un capteur de température. Il hésite entre une CTN et une sonde Pt100. Voici les données des deux capteurs :
| T (°C) | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 |
|---|---|---|---|---|---|
| CTN R (kΩ) | 12,5 | 6,8 | 3,7 | 2,1 | 1,2 |
| Pt100 R (Ω) | 107,7 | 115,4 | 123,1 | 130,8 | 138,5 |
a) Pour la CTN, calculer la variation de résistance \( \Delta R_{\text{CTN}} \) entre 79 °C et 81 °C (utiliser une interpolation entre 60 °C et 80 °C, puis entre 80 °C et 100 °C).
b) Pour la Pt100, la résistance varie de façon quasi linéaire de 7,7 Ω tous les 20 °C. Calculer \( \Delta R_{\text{Pt100}} \) entre 79 °C et 81 °C.
c) Comparer les deux variations. Quel capteur réagit le plus à un écart de ±1 °C autour de 80 °C ?
d) Pour une régulation de précision à ±1 °C, quel capteur recommandez-vous ? Justifier en citant deux arguments.
e) (Question BTS) La Pt100 suit la relation \( R(T) = 100 \times (1 + 0{,}00385 \times T) \). Calculer R à 80 °C. Vérifier la cohérence avec le tableau.
a) Entre 60 °C (3,7 kΩ) et 80 °C (2,1 kΩ) : variation de 1,6 kΩ en 20 °C → 0,08 kΩ/°C. Pour ±1 °C : \( \Delta R_{\text{CTN}} \approx 2 \times 0{,}08 = \mathbf{0{,}16\,\text{kΩ}} \)
b) Variation Pt100 sur 20 °C : 7,7 Ω → pour 2 °C : \( \Delta R_{\text{Pt100}} = \dfrac{7{,}7}{20} \times 2 = \mathbf{0{,}77\,\text{Ω}} \)
c) CTN : 160 Ω pour ±1 °C | Pt100 : 0,77 Ω pour ±1 °C. La CTN est plus sensible (variation ~200 fois plus grande). En revanche, cette forte sensibilité rend la courbe non linéaire, donc plus difficile à exploiter précisément.
d) Pour une régulation de précision à ±1 °C : Pt100.
Argument 1 : relation quasi linéaire → lecture directe et fiable, pas d'ambiguïté sur la valeur de T.
Argument 2 : stabilité dans le temps (le platine ne vieillit pas) → pas de dérive du capteur sur la durée.
e) \( R(80) = 100 \times (1 + 0{,}00385 \times 80) = 100 \times 1{,}308 = \mathbf{130{,}8\,\text{Ω}} \). Valeur identique au tableau ✓.
Pour mesurer la température avec un microcontrôleur, on réalise un pont diviseur de tension avec la CTN et une résistance fixe \( R_f = 10\,\text{kΩ} \). La tension d'alimentation est \( E = 5\,\text{V} \).
La tension mesurée aux bornes de la CTN est : \( V_{\text{CTN}} = E \times \dfrac{R_{\text{CTN}}}{R_f + R_{\text{CTN}}} \)
La CTN a les valeurs : R(20 °C) = 12 kΩ, R(40 °C) = 5 kΩ, R(60 °C) = 2,2 kΩ, R(80 °C) = 1,1 kΩ.
a) Calculer \( V_{\text{CTN}} \) à 20 °C.
b) Calculer \( V_{\text{CTN}} \) à 60 °C.
c) Comment évolue la tension \( V_{\text{CTN}} \) quand la température augmente ? Justifier.
d) Le microcontrôleur lit une tension de 1,8 V. Par interpolation, estimer la température de la CTN.
a) \( V_{\text{CTN}} = 5 \times \dfrac{12}{10 + 12} = 5 \times \dfrac{12}{22} = \mathbf{2{,}73 \text{ V}} \)
b) \( V_{\text{CTN}} = 5 \times \dfrac{2{,}2}{10 + 2{,}2} = 5 \times \dfrac{2{,}2}{12{,}2} = \mathbf{0{,}90 \text{ V}} \)
c) Quand T augmente, \( R_{\text{CTN}} \) diminue (CTN), donc la fraction \( \dfrac{R_{\text{CTN}}}{R_f + R_{\text{CTN}}} \) diminue, et \( V_{\text{CTN}} \) diminue.
d) À 40 °C : \( V = 5 \times \dfrac{5}{15} = 1{,}67 \text{ V} \). À 20 °C : V = 2,73 V. V = 1,8 V est entre 1,67 V (40 °C) et 2,73 V (20 °C), plus proche de 40 °C. Par interpolation : \( T \approx 40 - 20 \times \dfrac{1{,}8 - 1{,}67}{2{,}73 - 1{,}67} = 40 - 20 \times 0{,}12 \approx \mathbf{38 \text{ °C}} \)
Un système de chauffage d'atelier fonctionne avec un rendement qui dépend de la température extérieure. Le tableau suivant donne la puissance consommée pour maintenir l'atelier à 19 °C :
| T extérieure (°C) | −5 | 0 | 5 | 10 | 15 |
|---|---|---|---|---|---|
| Puissance (kW) | 12 | 9,5 | 7 | 4,5 | 2 |
a) Convertir les températures extérieures −5 °C et 15 °C en Kelvin.
b) Calculer l'écart de température \( \Delta T = T_{\text{intérieur}} - T_{\text{extérieur}} \) pour chaque cas. Cet écart est-il le même en °C et en K ?
c) Tracer l'allure de la courbe Puissance = f(ΔT). La relation est-elle approximativement linéaire ?
d) Estimer la puissance nécessaire si la température extérieure est de −10 °C (extrapolation).
e) Le prix de l'électricité est 0,20 €/kWh. Calculer le coût journalier de chauffage (24 h) quand il fait 0 °C dehors.
a) −5 °C → \( -5 + 273 = \mathbf{268\,\text{K}} \) ; 15 °C → \( 15 + 273 = \mathbf{288\,\text{K}} \)
b) ΔT pour −5 °C : \( 19 - (-5) = 24 \text{ °C} = 24 \text{ K} \). Pour 15 °C : \( 19 - 15 = 4 \text{ °C} = 4 \text{ K} \). Oui, l'écart est le même en °C et en K.
c) ΔT : 24, 19, 14, 9, 4 °C → Puissance : 12, 9.5, 7, 4.5, 2 kW. La relation est approximativement linéaire : la puissance augmente d'environ 0,5 kW par degré d'écart supplémentaire.
d) À −10 °C : ΔT = 29 °C. Par extrapolation linéaire : \( P \approx 12 + 0{,}5 \times 5 = \mathbf{14{,}5\,\text{kW}} \)
e) À 0 °C : P = 9,5 kW. Coût = \( 9{,}5 \times 24 \times 0{,}20 = \mathbf{45{,}60\,\text{€}} \) par jour.
Un technicien doit vérifier l'étalonnage d'une CTN neuve avant de l'installer dans un régulateur d'étuve. Il dispose d'un bain thermostaté, d'un thermomètre de référence certifié et d'un ohmmètre.
a) Décrire le protocole expérimental en 5 étapes pour tracer la courbe R(T) de la CTN.
b) Le technicien obtient les mesures suivantes :
| T (°C) | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| R (kΩ) | 12,5 | 8,3 | 5,7 | 4,0 | 2,9 | 2,1 | 1,6 |
Le constructeur annonce R(25 °C) = 10 kΩ ± 5 %. Par interpolation, estimer R(25 °C) d'après les mesures. La CTN est-elle conforme ?
c) Calculer la sensibilité moyenne de la CTN entre 40 et 60 °C : \( S = \dfrac{\Delta R}{\Delta T} \) en kΩ/°C.
d) Comparer cette sensibilité avec celle entre 60 et 80 °C. Que constate-t-on ? Pourquoi ?
a) Protocole :
1. Plonger la CTN et le thermomètre de référence dans le bain thermostaté.
2. Régler le bain à une température donnée (ex. 20 °C) et attendre la stabilisation.
3. Relever la température exacte sur le thermomètre de référence.
4. Mesurer la résistance de la CTN avec l'ohmmètre.
5. Répéter pour chaque point de mesure (30, 40, 50, 60, 70, 80 °C).
b) Interpolation entre 20 °C (12,5 kΩ) et 30 °C (8,3 kΩ) à mi-chemin (25 °C) : \( R(25) \approx \dfrac{12{,}5 + 8{,}3}{2} = \mathbf{10{,}4\,\text{kΩ}} \). Tolérance : 10 ± 5 % = [9,5 ; 10,5] kΩ. R = 10,4 kΩ est dans l'intervalle → la CTN est conforme.
c) \( S_{40-60} = \dfrac{2{,}9 - 5{,}7}{60 - 40} = \dfrac{-2{,}8}{20} = \mathbf{-0{,}14\,\text{kΩ/°C}} \)
d) \( S_{60-80} = \dfrac{1{,}6 - 2{,}9}{80 - 60} = \dfrac{-1{,}3}{20} = \mathbf{-0{,}065\,\text{kΩ/°C}} \). La sensibilité diminue (en valeur absolue) quand T augmente. C'est dû à la décroissance exponentielle : la CTN est plus sensible à basse température qu'à haute température.
Un système de régulation de température d'étuve comprend : un capteur CTN, un régulateur numérique, une résistance chauffante de 3 kW et un ventilateur de brassage.
Le régulateur fonctionne en mode « tout ou rien » avec une hystérésis de ±2 °C autour de la consigne.
Consigne : 80 °C. Le chauffage s'allume quand T < 78 °C et s'éteint quand T > 82 °C.
a) Expliquer ce qu'est l'hystérésis et pourquoi elle est nécessaire dans un système de régulation.
b) La CTN du régulateur a R(78 °C) = 1,8 kΩ et R(82 °C) = 1,5 kΩ. Le régulateur compare R mesurée aux seuils. Compléter : chauffage ON si R …… 1,8 kΩ ; chauffage OFF si R …… 1,5 kΩ.
c) Tracer l'allure de la courbe T(t) lors du démarrage de l'étuve (T initiale = 20 °C, consigne 80 °C). Indiquer les phases de montée, oscillation et régime permanent.
d) Le régulateur affiche une erreur « sonde déconnectée ». La CTN lit R → ∞. Le chauffage est-il bloqué ON ou OFF ? Quel est le risque pour le bois en cours de séchage ?
e) Proposer une amélioration du système pour éviter la surchauffe en cas de panne du capteur.
a) L'hystérésis est un écart intentionnel entre le seuil d'allumage et le seuil d'extinction. Elle évite que le chauffage s'allume et s'éteigne sans cesse (phénomène de « pompage ») quand la température oscille autour de la consigne.
b) CTN : R diminue quand T augmente. T < 78 °C → R > 1,8 kΩ : chauffage ON si R > 1,8 kΩ. T > 82 °C → R < 1,5 kΩ : chauffage OFF si R < 1,5 kΩ.
c) La courbe T(t) montre : 1) Phase de montée rapide (20 → 78 °C), chauffage en continu. 2) Oscillations entre 78 et 82 °C (le chauffage s'allume et s'éteint alternativement). 3) Régime permanent : T oscille dans la bande ±2 °C autour de 80 °C.
d) R → ∞ → le régulateur interprète T très froide → chauffage bloqué ON. Risque : surchauffe incontrôlée de l'étuve, dégradation des fibres du bois, voire risque d'incendie.
e) Solutions possibles : installer un thermostat de sécurité mécanique indépendant qui coupe le chauffage au-delà de 100 °C, ou utiliser une CTP de sécurité en plus de la CTN de régulation, ou encore un deuxième capteur redondant avec alarme en cas de divergence entre les deux mesures.
Un élève de BTS souhaite réaliser un afficheur de température pour l'atelier de son lycée à l'aide d'un Arduino et d'un capteur LM35. Le LM35 délivre \( V = 10\,\text{mV/°C} \times \theta \). L'entrée analogique de l'Arduino convertit une tension de 0 à 5 V en une valeur numérique de 0 à 1023.
a) Quelle est la résolution de l'Arduino en mV ? (Calculer le plus petit écart de tension détectable.)
b) En déduire la résolution en température : quel est le plus petit écart de température que le système peut détecter ?
c) L'Arduino lit la valeur numérique N = 205. Calculer la tension correspondante, puis la température.
d) La plage de mesure utile en atelier est 5–40 °C. Quelles sont les tensions correspondantes en sortie du LM35 ? Quelle fraction de la plage 0–5 V de l'Arduino est réellement utilisée ?
e) Proposer une modification du circuit pour améliorer la résolution dans cette plage utile (sans changer d'Arduino).
a) Résolution = \( \dfrac{5\,000\,\text{mV}}{1\,023} \approx \mathbf{4{,}89\,\text{mV}} \)
b) Le LM35 donne 10 mV/°C. Résolution en T = \( \dfrac{4{,}89}{10} \approx \mathbf{0{,}49\,\text{°C}} \). Le système détecte des variations d'environ 0,5 °C.
c) \( V = \dfrac{205}{1\,023} \times 5 = \mathbf{1{,}002\,\text{V}} \). Température : \( \theta = \dfrac{1\,002\,\text{mV}}{10} = \mathbf{100{,}2\,\text{°C}} \).
d) À 5 °C : V = 50 mV. À 40 °C : V = 400 mV. Fraction utilisée : \( \dfrac{400 - 50}{5\,000} = \dfrac{350}{5\,000} = \mathbf{7\,\%} \) de la plage. On n'utilise que 7 % de la résolution de l'Arduino.
e) Utiliser un amplificateur opérationnel pour amplifier le signal du LM35 et l'adapter à la plage 0–5 V. Par exemple, un gain de 10 donnerait 500 mV à 5 °C et 4 000 mV à 40 °C, utilisant ainsi 70 % de la plage et améliorant la résolution d'un facteur 10 (soit ≈ 0,05 °C).
La réglementation européenne impose des températures maximales de conservation pour les aliments :
| Aliment | T max de conservation |
|---|---|
| Viande fraîche | 7 °C |
| Poisson frais | 2 °C |
| Produits surgelés | −18 °C |
| Glaces et crèmes glacées | −22 °C |
1. Convertissez toutes ces températures en kelvins.
2. Quelle est la différence (en K) entre la température maximale pour la viande fraîche et la température de conservation des surgelés ?
3. Un camion frigorifique transporte des surgelés. À l'arrivée, le capteur indique \( T = 258\,\text{K} \). La norme est-elle respectée ? Justifiez.
4. Au-dessus de 10 °C, les bactéries se multiplient rapidement (multiplication par 2 toutes les 20 min). Si un aliment contient 100 bactéries à \( t = 0 \) et qu'il est laissé à 20 °C pendant 2 heures, combien de bactéries contient-il ? (Aide : 2 h = 6 périodes de 20 min.)
1. 7 °C → 280 K. 2 °C → 275 K. −18 °C → 255 K. −22 °C → 251 K.
2. \( \Delta T = 280 - 255 = 25\,\text{K} \) (même valeur qu'en °C : \( 7 - (-18) = 25 \)).
3. \( \theta = 258 - 273 = -15\,\text{°C} \). La norme impose −18 °C maximum. −15 °C > −18 °C : la norme n'est PAS respectée. Le camion doit être abaissé en température ou les produits doivent être vérifiés.
4. Après 6 périodes : \( N = 100 \times 2^6 = 100 \times 64 = 6\,400 \) bactéries. En seulement 2 heures, la contamination est multipliée par 64, ce qui illustre l'importance de la chaîne du froid.
Un service de maintenance doit instrumenter un palier de pompe pour détecter un échauffement anormal. Deux sondes sont testées au banc : elles sont à 20 °C dans l'air, puis plongées à l'instant \(t = 0\) dans un bain porté à 80 °C. On relève la température indiquée par chacune.
| \(t\) (s) | 0 | 2 | 5 | 10 | 20 | 30 | 60 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sonde A — thermocouple nu (°C) | 20 | 62 | 75 | 79 | 80 | 80 | 80 |
| Sonde B — CTN sous doigt de gant inox (°C) | 20 | 24 | 32 | 44 | 62 | 71 | 79 |
1. Calculer l'écart total de température subi par les sondes, puis la température qui correspond à 90 % de cet écart.
2. Déterminer, par interpolation dans le tableau, le temps de réponse à 90 % de chaque sonde.
3. En cas de grippage, le palier passe de 60 °C à 130 °C en une quinzaine de secondes. Laquelle des deux sondes permet de couper la pompe à temps ? Justifier par les temps de réponse calculés.
4. Le doigt de gant est un tube métallique fermé dans lequel on glisse la sonde. Il ralentit la mesure : pourquoi les installations industrielles l'utilisent-elles quand même ? Donner deux raisons.
5. Un technicien conclut du tableau : « la sonde A est plus précise que la sonde B ». Cette conclusion est-elle justifiée par ces mesures ? Expliquer.
1. Écart total : \( 80 - 20 = 60\ \text{°C} \). 90 % de 60 °C valent \( 0{,}90 \times 60 = 54\ \text{°C} \). La sonde doit donc afficher \( 20 + 54 = \mathbf{74\ \text{°C}} \).
2. Sonde A : 74 °C est entre 62 °C (à 2 s) et 75 °C (à 5 s).
\( t \approx 2 + (5-2) \times \dfrac{74 - 62}{75 - 62} \)
\( t \approx 2 + 3 \times \dfrac{12}{13} \approx \mathbf{4{,}8\ \text{s}} \)
Sonde B : 74 °C est entre 71 °C (à 30 s) et 79 °C (à 60 s).
\( t \approx 30 + (60-30) \times \dfrac{74 - 71}{79 - 71} \)
\( t \approx 30 + 30 \times \dfrac{3}{8} = \mathbf{41\ \text{s}} \) (soit 41,25 s).
3. La sonde A. Son temps de réponse (≈ 5 s) est bien inférieur aux 15 s de la montée en température : l'alarme part avant que le palier n'atteigne 130 °C. La sonde B (≈ 41 s) réagirait bien trop tard — la casse serait déjà faite.
4. Deux raisons parmi : le doigt de gant protège la sonde des chocs, de l'abrasion, de la pression et des produits corrosifs ; il permet de remplacer la sonde sans vidanger ni ouvrir le circuit ; il évite une fuite si la sonde est percée. C'est la limite classique : on gagne en robustesse et en maintenabilité, on perd en rapidité.
5. Non. Ces mesures renseignent sur la rapidité, pas sur la justesse. D'ailleurs les deux sondes finissent par indiquer la même chose (80 °C et 79 °C) : rien ne dit que A donne une valeur plus proche de la vraie température. Pour comparer les précisions, il faudrait un étalonnage face à un thermomètre de référence, à température stabilisée.
Pendant une vague de chaleur, une classe publie sur le site du lycée : « Il a fait 45 °C chez nous aujourd'hui ! ». Le thermomètre avait été posé contre le mur d'un balcon exposé au sud, en plein soleil, à 1 m au-dessus du sol en béton. La station Météo-France située à 2 km a enregistré 38,4 °C ce jour-là. Repris en fin de journée sous l'abri de jardin ventilé, le même thermomètre a indiqué 39,1 °C.
| Mesure | Valeur | Conditions |
|---|---|---|
| Thermomètre de la classe (matin) | 45,0 °C | plein soleil, contre un mur, 1 m au-dessus d'une dalle béton |
| Thermomètre de la classe (repris) | 39,1 °C | à l'ombre, sous un abri ventilé |
| Station Météo-France | 38,4 °C | sous abri normalisé ventilé, 1,50 m au-dessus d'une surface enherbée |
1. Calculer l'écart entre la mesure de la classe et celle de la station, en °C puis en K.
2. Les sources d'erreur d'une mesure se classent en quatre familles : appareil, méthode, conditions d'environnement, opérateur. À quelle(s) famille(s) rattacher : (i) le thermomètre en plein soleil, (ii) le mur et la dalle béton qui renvoient de la chaleur, (iii) l'absence de ventilation autour du capteur ?
3. Expliquer, à l'aide du principe de fonctionnement d'un capteur, pourquoi un thermomètre au soleil n'indique pas la température de l'air.
4. Calculer l'écart entre la mesure reprise à l'ombre et celle de la station. Cet écart résiduel vous paraît-il acceptable ? Proposer deux explications.
5. Rédiger un protocole en quatre points pour mesurer correctement la température de l'air.
6. La classe conclut : « il fait plus chaud en ville qu'à la campagne, c'est l'îlot de chaleur urbain ». Cette conclusion est-elle démontrée par ces mesures ? Que faudrait-il faire ?
1. \( 45{,}0 - 38{,}4 = \mathbf{6{,}6\ \text{°C}} \), soit 6,6 K (un écart est identique dans les deux échelles).
2. (i) plein soleil → méthode (mauvais placement du capteur) et conditions d'environnement ; (ii) mur et dalle qui rayonnent → conditions d'environnement ; (iii) absence de ventilation → méthode (protocole non respecté). L'appareil, lui, n'est pas en cause : c'est la façon de s'en servir qui l'est.
3. Un capteur de température n'indique jamais que sa propre température. Au soleil, il reçoit en plus le rayonnement direct, le rayonnement réfléchi par le mur clair et la chaleur renvoyée par la dalle : il s'échauffe au-dessus de l'air qui l'entoure et affiche donc une valeur trop élevée. C'est exactement le rôle de l'abri ventilé : mettre le capteur à l'ombre tout en laissant l'air circuler, pour qu'il prenne la température de l'air et rien d'autre.
4. \( 39{,}1 - 38{,}4 = \mathbf{0{,}7\ \text{°C}} \). Cet écart est acceptable : il est du même ordre que la précision d'un thermomètre courant. Explications possibles : la station est à 2 km, dans un environnement différent (herbe, dégagement) ; l'abri de jardin n'est pas normalisé ; les deux mesures n'ont pas été faites exactement au même instant ; précision propre de chaque appareil.
5. Protocole : ① placer le capteur à l'ombre, sous un abri ventilé et de couleur claire ; ② le placer à 1,50 m du sol, au-dessus d'une surface naturelle (herbe), loin des murs, du bitume et des bouches de climatisation ; ③ attendre la stabilisation de la valeur avant de lire (temps de réponse de l'appareil) ; ④ noter la valeur avec un nombre de chiffres cohérent avec la précision de l'appareil, ainsi que l'heure et les conditions.
6. Non, la conclusion n'est pas démontrée. La mesure à 45,0 °C était fausse ; une fois la mesure correctement faite (39,1 °C), l'écart avec la station tombe à 0,7 °C, ce qui ne prouve rien à lui seul. Pour mettre en évidence un îlot de chaleur urbain, il faudrait comparer des mesures faites dans les mêmes conditions (mêmes abris, même hauteur, mêmes instants), répétées sur plusieurs jours et plusieurs points, ville et campagne — le phénomène est d'ailleurs surtout marqué la nuit.
Dans un atelier, deux pièces sont posées côte à côte sur la même plaque chauffante régulée à 120 °C : un profilé d'aluminium poli et une plaque d'acier peinte en noir mat. Un opérateur contrôle leur température au thermomètre infrarouge (réglage d'émissivité laissé sur \( \varepsilon = 0{,}95 \)), puis vérifie avec une sonde de contact.
| Pièce | Thermomètre infrarouge (ε réglé sur 0,95) | Sonde de contact |
|---|---|---|
| Profilé d'aluminium poli | 41 °C | 118 °C |
| Plaque d'acier peinte noir mat | 116 °C | 118 °C |
Extrait de la notice du thermomètre — émissivité \(\varepsilon\) de quelques surfaces :
| Surface | \(\varepsilon\) |
|---|---|
| Peinture mate, noire | 0,95 |
| Béton | 0,92 |
| Bois brut | 0,90 |
| Acier oxydé | 0,80 |
| Aluminium poli | 0,05 |
1. Repérer la mesure infrarouge aberrante et calculer son écart avec la sonde de contact.
2. À l'aide de la notice, expliquer l'origine de cet écart. Pourquoi la mesure sur la plaque peinte est-elle, elle, correcte ?
3. Quelle valeur d'émissivité l'opérateur aurait-il dû saisir avant de viser le profilé d'aluminium ?
4. Un collègue propose de coller sur le profilé une petite pastille de peinture noire mate et de viser dessus. Cette solution est-elle acceptable ? Justifier avec la notice.
5. Citer deux situations où le thermomètre infrarouge reste inadapté, même avec un réglage d'émissivité correct.
6. L'opérateur, se fiant à sa première mesure, saisit à mains nues le profilé « à 41 °C ». Quelle conséquence ? Que retenir sur la validation d'une mesure ?
1. La mesure aberrante est celle du profilé d'aluminium poli : \( 118 - 41 = \mathbf{77\ \text{°C}} \) d'écart avec la sonde de contact. Sur la plaque peinte, l'écart n'est que de \( 118 - 116 = 2\ \text{°C} \).
2. Le thermomètre infrarouge mesure le rayonnement émis par la surface. L'émissivité \(\varepsilon\) dit quelle part de rayonnement une surface émet réellement. L'aluminium poli a \( \varepsilon = 0{,}05 \) : il n'émet presque rien et se comporte comme un miroir, il renvoie surtout le rayonnement de l'atelier. L'appareil, réglé sur 0,95, croit recevoir peu de rayonnement d'une surface très émissive, et en déduit une température beaucoup trop basse. La peinture noire mate, elle, a exactement \( \varepsilon = 0{,}95 \) : le réglage est bon, la mesure est juste à 2 °C près.
3. Il fallait saisir \( \varepsilon = \mathbf{0{,}05} \), valeur de l'aluminium poli d'après la notice.
4. Oui, c'est même la méthode standard en atelier. La pastille (ou un ruban adhésif mat) prend la température de la pièce et présente une surface d'émissivité connue, \( \varepsilon = 0{,}95 \) d'après la notice : on retrouve les conditions de la plaque peinte. C'est plus fiable que de régler \( \varepsilon = 0{,}05 \), car aux très faibles émissivités la moindre erreur de réglage se traduit par une grosse erreur de température.
5. Deux situations parmi : mesurer un gaz ou un liquide transparent (l'infrarouge ne mesure que des surfaces) ; viser à travers une vitre (le verre bloque l'infrarouge, on mesure la vitre) ; atmosphère chargée de vapeur, fumée ou poussière ; surface trop petite ou trop lointaine pour le spot de mesure ; mesurer une température à cœur (seule la surface est vue).
6. Le profilé est en réalité à 118 °C : l'opérateur se brûle gravement. À retenir : une mesure sans contact ne se valide pas toute seule. Devant une valeur surprenante, on la confronte à une autre méthode (sonde de contact), on vérifie les réglages de l'appareil, et tant que le doute existe on applique la consigne de sécurité, pas la valeur affichée.
Dans une chaufferie, une sonde Pt100 mesure la température de départ d'eau. Elle est reliée au régulateur par un câble 2 fils de 45 m. Le régulateur mesure la résistance de tout le circuit — la sonde plus les deux fils de liaison — puis applique la relation de la Pt100 :
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Longueur de la liaison | 45 m (2 fils, aller et retour) |
| Résistance du câble (par mètre et par fil) | 0,026 Ω/m |
| Résistance lue par le régulateur | 126,9 Ω |
| Consigne de départ d'eau | 65 °C |
1. Calculer la résistance totale \(R_{\text{fils}}\) des deux conducteurs de liaison.
2. Le régulateur applique la relation de la Pt100 à la valeur qu'il lit. Quelle température affiche-t-il ?
3. En déduire la résistance réelle de la sonde, puis la véritable température de l'eau.
4. Calculer l'erreur de mesure. Montrer, en raisonnant sur la relation de la Pt100, que cette erreur est la même quelle que soit la température mesurée.
5. La consigne est 65 °C. Décrire concrètement ce que fait l'installation à cause de cette erreur, et ce que ressentent les occupants.
6. Deux solutions sont possibles : corriger le réglage du régulateur, ou recâbler la sonde en 3 fils (le régulateur mesure alors la résistance de ligne et la retranche automatiquement). Laquelle recommandez-vous ? Justifier.
1. Il y a deux conducteurs de 45 m, soit 90 m de fil :
\( R_{\text{fils}} = 2 \times 45 \times 0{,}026 = \mathbf{2{,}34\ \Omega} \).
2. \( \theta_{\text{affichée}} = \dfrac{126{,}9 - 100}{0{,}385} = \dfrac{26{,}9}{0{,}385} \)
soit \( \theta_{\text{affichée}} = \mathbf{69{,}9\ \text{°C}} \) (69,87 °C).
3. \( R_{\text{sonde}} = 126{,}9 - 2{,}34 = \mathbf{124{,}56\ \Omega} \), d'où
\( \theta_{\text{réelle}} = \dfrac{124{,}56 - 100}{0{,}385} = \dfrac{24{,}56}{0{,}385} \)
soit \( \theta_{\text{réelle}} = \mathbf{63{,}8\ \text{°C}} \) (63,79 °C).
4. Erreur : \( 69{,}87 - 63{,}79 = \mathbf{+6{,}1\ \text{°C}} \) (le régulateur surestime).
Démonstration : le régulateur lit \( R_{\text{lue}} = (100 + 0{,}385\,\theta) + R_{\text{fils}} \), donc
\( \theta_{\text{affichée}} = \dfrac{R_{\text{lue}} - 100}{0{,}385} = \theta + \dfrac{R_{\text{fils}}}{0{,}385} \).
L'erreur vaut donc \( \dfrac{2{,}34}{0{,}385} = \mathbf{6{,}1\ \text{°C}} \) : elle ne dépend que de la résistance des fils, jamais de la température de l'eau. C'est une erreur systématique, toujours dans le même sens.
5. Le régulateur croit lire 69,9 °C alors que l'eau n'est qu'à 63,8 °C : il pense avoir dépassé la consigne de 65 °C et coupe le brûleur trop tôt. L'eau de départ plafonne en réalité vers 59 °C (65 − 6,1). Les radiateurs sont tièdes, les logements peinent à monter en température, et l'exploitant croit à un problème de chaudière alors que le défaut est dans le câblage.
6. Le recâblage en 3 fils est la bonne solution. Corriger le réglage ne ferait que masquer le défaut : la compensation devrait être refaite si l'on change de câble, si l'on rallonge la liaison ou si l'on remplace la sonde, et la résistance des fils varie elle-même un peu avec la température ambiante du local. Le montage 3 fils supprime la cause au lieu de compenser l'effet — c'est le montage normalisé pour les Pt100 industrielles. (Autre solution du même esprit : un capteur à sortie 4–20 mA, insensible à la longueur de ligne.)
Avant la mise en service d'une installation de chauffage, un technicien vérifie son thermomètre à sonde sur deux points fixes : un mélange d'eau et de glace fondante (0,0 °C) et de l'eau en ébullition à la pression atmosphérique normale (100,0 °C).
| Point fixe | Valeur vraie | Valeur lue sur le thermomètre |
|---|---|---|
| Glace fondante | 0,0 °C | 2,0 °C |
| Eau en ébullition (pression normale) | 100,0 °C | 98,0 °C |
1. Calculer l'erreur du thermomètre à chacun des deux points fixes (valeur lue − valeur vraie).
2. Un collègue conclut : « il suffit de retrancher 2 °C à toutes les lectures ». Montrer que ce raisonnement est faux.
3. On admet que la correction est affine : \( \theta_{\text{vraie}} = a \times \theta_{\text{lue}} + b \). Déterminer \(a\) et \(b\) à partir des deux points fixes.
4. Sur le départ d'eau du circuit, le thermomètre affiche 60,0 °C. Quelle est la vraie température ?
5. Pour quelle valeur affichée le thermomètre ne se trompe-t-il pas du tout ? Interpréter ce résultat.
6. Le technicien règle la chaudière jusqu'à lire 65,0 °C sur son thermomètre. Quelle est la vraie température de départ ? L'écart est-il acceptable pour un réglage de chauffage ?
7. Pourquoi le protocole précise-t-il « à la pression atmosphérique normale » pour le point d'ébullition ? Quelle erreur commettrait-on en étalonnant en altitude ?
1. À 0 °C : erreur \( = 2{,}0 - 0{,}0 = \mathbf{+2{,}0\ \text{°C}} \) (il lit trop chaud).
À 100 °C : erreur \( = 98{,}0 - 100{,}0 = \mathbf{-2{,}0\ \text{°C}} \) (il lit trop froid).
2. Le raisonnement est faux : l'erreur change de signe entre les deux points. Retrancher 2 °C corrigerait bien la lecture basse (2,0 − 2 = 0 ✓), mais aggraverait la lecture haute (98,0 − 2 = 96 °C au lieu de 100 °C, soit 4 °C d'erreur). Il ne s'agit pas d'un simple décalage constant : la graduation elle-même est resserrée, c'est une erreur de pente et pas seulement de zéro.
3. Les deux points fixes donnent deux équations : \( 0 = a \times 2{,}0 + b \) et \( 100 = a \times 98{,}0 + b \).
En soustrayant : \( 100 = a \times 96{,}0 \) donc \( a = \dfrac{100}{96} \approx \mathbf{1{,}042} \).
Puis \( b = -2a = -\dfrac{200}{96} \approx \mathbf{-2{,}08} \).
Correction : \( \theta_{\text{vraie}} \approx 1{,}042 \times \theta_{\text{lue}} - 2{,}08 \).
Vérification : pour 2,0 → \( 1{,}042 \times 2 - 2{,}08 = 0{,}0 \) ✓ ; pour 98,0 → \( 1{,}042 \times 98 - 2{,}08 = 100{,}0 \) ✓.
4. \( \theta_{\text{vraie}} = 1{,}042 \times 60{,}0 - 2{,}08 \)
\( \theta_{\text{vraie}} = 62{,}5 - 2{,}08 = \mathbf{60{,}4\ \text{°C}} \)
5. On cherche \( \theta_{\text{vraie}} = \theta_{\text{lue}} \), c'est-à-dire \( \theta = 1{,}042\,\theta - 2{,}08 \), soit \( 0{,}042\,\theta = 2{,}08 \) et \( \theta = \mathbf{50{,}0\ \text{°C}} \).
Interprétation : le thermomètre est juste au milieu de sa plage d'étalonnage, et se trompe d'autant plus qu'on s'en éloigne — trop chaud en dessous de 50 °C, trop froid au-dessus. Un étalonnage en deux points ne garantit rien hors de l'intervalle 0–100 °C.
6. \( \theta_{\text{vraie}} = 1{,}042 \times 65{,}0 - 2{,}08 \)
\( \theta_{\text{vraie}} = 67{,}71 - 2{,}08 = \mathbf{65{,}6\ \text{°C}} \)
L'erreur est de +0,6 °C seulement : c'est acceptable pour un réglage de chauffage (on travaille au degré près). Le thermomètre reste utilisable dans cette plage, ce qui n'était pas évident avant l'étalonnage.
7. La température d'ébullition de l'eau dépend de la pression : elle vaut 100 °C sous 1 013 hPa, mais moins quand la pression baisse (environ 94 °C à 1 500 m d'altitude). En étalonnant en altitude sans le savoir, on attribuerait la valeur « 100 °C » à un vrai 94 °C : tout le haut de l'échelle serait décalé et la correction calculée serait fausse. C'est une source d'erreur liée aux conditions d'environnement, pas à l'appareil.
Un bureau d'études doit équiper les 12 salles de classe d'une école d'une mesure de température raccordée à l'armoire de régulation. Cahier des charges :
| Exigence | Valeur |
|---|---|
| Grandeur mesurée | température de l'air des salles |
| Plage à couvrir | −5 °C à +40 °C |
| Précision exigée | ± 0,5 °C |
| Longueur de liaison capteur → armoire | jusqu'à 60 m |
| Budget maximal par point de mesure | 40 € |
Extraits des trois notices retenues :
| Capteur | Plage | Précision | Signal de sortie | Prix |
|---|---|---|---|---|
| A — thermistance CTN 10 kΩ, câblage 2 fils | −40 à +125 °C | ± 0,2 °C garantie de 0 à 70 °C | résistance, quelques kΩ | 12 € |
| B — sonde Pt100 classe A, câblage 3 fils | −50 à +250 °C | ± 0,15 °C | résistance, ≈ 100 Ω | 55 € |
| C — thermocouple type K | −200 à +1 200 °C | ± 1,5 °C | tension, quelques mV | 18 € |
Le câble de liaison prévu présente une résistance de 0,026 Ω par mètre et par conducteur.
1. Pour chacun des trois capteurs, vérifier que sa plage couvre le besoin du cahier des charges.
2. Éliminer un capteur sur le seul critère de précision. Lequel, et pourquoi ?
3. Éliminer un capteur sur le seul critère de budget. Chiffrer le dépassement sur les 12 salles.
4. Calculer la résistance des deux fils de liaison pour 60 m. Comparer ce que cela représente pour un capteur de 10 kΩ et pour un capteur de 100 Ω. Conclure sur le câblage 2 fils du capteur retenu.
5. Rédiger en deux phrases la recommandation au client, en citant deux arguments chiffrés.
6. Le maître d'ouvrage demande d'ajouter un point de mesure sur le départ d'eau de la chaudière, qui monte à 90 °C. Le capteur retenu convient-il encore ? Lire la notice avec attention.
1. Le besoin est −5 °C à +40 °C. A : −40 à +125 °C ✓. B : −50 à +250 °C ✓. C : −200 à +1 200 °C ✓. Les trois plages conviennent — le critère de plage ne départage pas, ce qui est fréquent quand la grandeur à mesurer est modeste.
2. Le capteur C (thermocouple) : sa précision ± 1,5 °C est trois fois plus mauvaise que le ± 0,5 °C exigé. Un thermocouple est conçu pour les hautes températures ; l'utiliser pour mesurer 20 °C dans une salle de classe, c'est se servir d'un capteur surdimensionné et peu précis.
3. Le capteur B : 55 € > 40 €. Sur 12 salles, le dépassement est de \( (55 - 40) \times 12 = \mathbf{180\ \text{€}} \) — et le surcoût par rapport à la solution A atteint \( (55 - 12) \times 12 = 516\ \text{€} \).
4. Deux conducteurs de 60 m : \( R_{\text{fils}} = 2 \times 60 \times 0{,}026 = \mathbf{3{,}12\ \Omega} \).
• Sur un capteur de 10 kΩ = 10 000 Ω : \( \dfrac{3{,}12}{10\,000} \approx 0{,}03\ \% \) — totalement négligeable.
• Sur une Pt100 de 100 Ω : \( \dfrac{3{,}12}{100} \approx 3\ \% \), soit \( \dfrac{3{,}12}{0{,}385} \approx 8\ \text{°C} \) d'erreur si l'on câblait en 2 fils.
Conclusion : le câblage 2 fils du capteur A est acceptable précisément parce que sa résistance est grande devant celle de la ligne. C'est aussi pour cela que la Pt100 est vendue en 3 fils.
5. Exemple : « Nous recommandons le capteur A (thermistance CTN 10 kΩ). Sa précision de ± 0,2 °C dépasse l'exigence de ± 0,5 °C, son prix de 12 € tient dans le budget de 40 € par point, et sa forte résistance rend l'erreur de ligne négligeable (0,03 % sur 60 m) malgré un câblage 2 fils. »
6. Attention au piège de la notice. La plage de A va jusqu'à +125 °C : 90 °C est bien dedans, le capteur ne sera pas détruit. Mais la précision ± 0,2 °C n'est garantie que « de 0 à 70 °C ». À 90 °C, on sort de cette zone : la précision n'est plus garantie par le constructeur. Pour ce point de mesure, il faut soit demander au fabricant la précision au-delà de 70 °C, soit choisir un autre capteur — la Pt100 B, dont le ± 0,15 °C est annoncé sans restriction de plage, est ici le bon choix. Une notice se lit jusqu'aux conditions de validité, pas seulement à la ligne « plage ».
| Compétence | Exercices guidés | Application | Approfondissement |
|---|---|---|---|
| Convertir °C ↔ K | Ex 0-1, 1-1, 1-4, 1-5, 1-7, 1-9, 1-10 | Ex 1-11, 1-12, 1-13, 1-14, 1-15, 2-1, 2-5, 2-6, 2-8, 2-12, 2-13, 2-14, 2-15 | Ex 3-5, 3-9, 3-11, 3-15 |
| Choisir un capteur adapté | Ex 0-2, 1-6, 1-8 | Ex 1-12, 1-15, 2-10 | Ex 3-3, 3-12, 3-15 |
| Lire un tableau ou une courbe R(T) | Ex 0-3, 1-1, 1-2, 1-3, 1-6, 1-8 | Ex 2-1, 2-2, 2-3, 2-4, 2-6, 2-7, 2-9, 2-10, 2-11 | Ex 3-1, 3-2, 3-3, 3-4, 3-6, 3-7, 3-10, 3-15 |
| Analyser une régulation (seuil, consigne, alarme) | Ex 1-1, 1-2, 1-3, 1-8 | Ex 2-1, 2-3, 2-4, 2-7, 2-9, 2-10, 2-11, 2-15 | Ex 3-1, 3-2, 3-3, 3-6, 3-7, 3-13, 3-15 |
| Diagnostiquer une panne de capteur | Ex 1-3 | — | Ex 3-1, 3-7 |
| Exploiter un thermocouple, un LM35, une CTP | Ex 1-6, 1-7, 1-8 | Ex 1-13, 2-5, 2-7, 2-8, 2-9, 2-10 | Ex 3-8, 3-10, 3-15 |
| Exploiter une Pt100 | Ex 0-2, 1-8 | Ex 1-12, 2-10 | Ex 3-3, 3-13, 3-15 |
| Infrarouge et cristaux liquides | Ex 0-2, 1-8 | Ex 1-11, 1-14, 2-10, 2-15 | Ex 3-12 |
| Pont diviseur / calcul électronique | — | — | Ex 3-4, 3-8 |
| Qualité de la mesure : précision, temps de réponse, étalonnage, sources d'erreur | Ex 0-2, 1-8 | Ex 1-15, 2-15 | Ex 3-6, 3-7, 3-10, 3-11, 3-12, 3-13, 3-14, 3-15 |
| Énergie, climat, chaîne du froid | — | Ex 2-11, 2-12, 2-13, 2-14 | Ex 3-5, 3-9, 3-11 |