Trois entités chimiques A, B et C sont représentées ci-dessous. Pour chacune, le nombre de protons et de neutrons du noyau est indiqué, ainsi que le nombre d'électrons qui tournent autour.
Composition des trois entités A, B et C. Rappel : \(Z = 11\) correspond au sodium Na, \(Z = 8\) à l'oxygène O.
Pour chaque entité, comparer le nombre de protons et le nombre d'électrons.
En déduire si chaque entité est un atome neutre ou un ion.
Écrire le symbole de chaque entité (par exemple Na, Na⁺, O²⁻…).
A : 11 protons et 11 électrons → autant de charges + que de charges −.
B : 11 protons et 10 électrons → un électron de moins que de protons.
C : 8 protons et 10 électrons → deux électrons de plus que de protons.
A : charge totale \(11 \times (+1) + 11 \times (-1) = 0\) → atome neutre.
B : charge totale \(11 \times (+1) + 10 \times (-1) = +1\) → ion positif (cation).
C : charge totale \(8 \times (+1) + 10 \times (-1) = -2\) → ion négatif (anion).
A : atome de sodium Na. B : ion sodium Na⁺. C : ion oxyde O²⁻.
Remarque : A et B ont le même noyau (11 p⁺, 12 n⁰). C'est donc le même élément chimique ; seul le nombre d'électrons change.
Exercice 3
Un électricien utilise des câbles en cuivre. Dans les solutions de nettoyage des contacts, on trouve des ions Cu²⁺ et des molécules d'eau H₂O.
L'ion Cu²⁺ est-il un atome neutre ou chargé ? Expliquer.
L'ion Cu²⁺ a-t-il perdu ou gagné des électrons par rapport à l'atome de cuivre Cu ?
Combien d'électrons l'atome de cuivre a-t-il perdu pour former Cu²⁺ ?
L'ion Cu²⁺ est chargé positivement (charge +2) : ce n'est plus un atome neutre.
L'ion Cu²⁺ a perdu des électrons par rapport à l'atome Cu (charge négative → charge positive).
Cu²⁺ possède une charge +2 : l'atome de cuivre a perdu 2 électrons.
Exercice 4
Dans une solution de nettoyage de surface métallique utilisée par un mécanicien, on trouve les ions suivants : Fe³⁺, Cl⁻, Na⁺, et des molécules H₂O.
Identifier les cations et les anions parmi les ions.
Calculer le nombre d'électrons de l'ion Fe³⁺ sachant que l'atome de fer possède 26 protons.
L'atome Fe a 26 électrons. Fe³⁺ a perdu 3 électrons : \(26 - 3 = \mathbf{23\ \text{électrons}}\).
Exercice 5
Un artisan menuisier utilise de la laque de protection contenant du dioxyde de soufre SO₂ et des ions sulfate SO₄²⁻. On compare par ailleurs l'atome de chlore Cl et l'ion chlorure Cl⁻.
Distinguer molécule et ion parmi ces entités.
L'ion Cl⁻ a-t-il gagné ou perdu des électrons par rapport à l'atome Cl ?
Quelle différence existe-t-il entre SO₂ (molécule) et SO₄²⁻ (ion) ?
Molécules : SO₂ (neutre, association de S et O). Ions : SO₄²⁻ (charge −2), Cl⁻ (charge −1). L'atome Cl est neutre.
L'ion Cl⁻ a gagné 1 électron (charge négative → plus d'électrons que de protons).
SO₂ est une molécule neutre (2 atomes O + 1 atome S, liés, sans charge globale). SO₄²⁻ est un ion polyatomique de charge −2 (4 atomes O + 1 atome S, avec 2 électrons supplémentaires).
C2 — Identifier des ions en solution par un test caractéristique
Rappel de cours
Les ions sont invisibles : une solution qui en contient reste transparente. Pour savoir lesquels sont présents, on réalise un test d'identification : on ajoute quelques gouttes d'un réactif à un peu de solution. Si l'ion recherché est là, il se forme un précipité — un solide qui trouble le liquide puis se dépose au fond du tube — d'une couleur caractéristique.
Ion recherché
Réactif à ajouter
Observation si l'ion est présent
Ion cuivre(II) Cu²⁺
Soude (hydroxyde de sodium)
Précipité bleu
Ion fer(II) Fe²⁺
Soude (hydroxyde de sodium)
Précipité vert
Ion fer(III) Fe³⁺
Soude (hydroxyde de sodium)
Précipité rouille (orangé)
Ion chlorure Cl⁻
Nitrate d'argent
Précipité blanc, qui noircit à la lumière
Si rien n'apparaît, le test est négatif : l'ion recherché est absent, ou trop peu concentré pour être détecté.
Un test ne répond qu'à la question qu'on lui pose. Un test négatif au chlorure ne dit rien du cuivre : pour chercher un autre ion, il faut un autre réactif.
Exercice 6
On dispose de trois solutions incolores ou légèrement colorées. À chacune, on ajoute quelques gouttes de soude. Voici ce que l'on observe :
Solution
Observation après ajout de soude
Solution 1
Précipité rouille
Solution 2
Précipité bleu
Solution 3
Précipité vert
Pour chaque solution, nommer l'ion mis en évidence et donner sa formule.
Ces trois tests utilisent le même réactif. Qu'est-ce qui permet alors de les distinguer ?
Solution 1 : précipité rouille → ion fer(III), formule Fe³⁺.
Solution 2 : précipité bleu → ion cuivre(II), formule Cu²⁺.
Solution 3 : précipité vert → ion fer(II), formule Fe²⁺.
C'est la couleur du précipité qui les distingue. La soude fait précipiter ces trois ions, mais chacun donne un solide d'une couleur qui lui est propre.
Exercice 7
Quatre tubes à essai contiennent chacun une solution différente. On a ajouté à chacun le réactif indiqué sous le tube, et un précipité s'est formé.
Quatre tests d'identification. Sous chaque tube : le réactif ajouté, puis la couleur du précipité obtenu.
Pour chacun des quatre tubes, indiquer quel ion a été mis en évidence.
Trois tubes ont reçu le même réactif. Lequel ? Pourquoi le quatrième en demande-t-il un autre ?
Le tube D est laissé à la lumière pendant une heure. Que va-t-on observer ?
Tube A : précipité bleu avec la soude → ion cuivre(II) Cu²⁺.
Tube B : précipité rouille avec la soude → ion fer(III) Fe³⁺.
Tube C : précipité vert avec la soude → ion fer(II) Fe²⁺.
Tube D : précipité blanc avec le nitrate d'argent → ion chlorure Cl⁻.
Les tubes A, B et C ont reçu de la soude, qui fait précipiter les ions métalliques (cuivre et fer). L'ion chlorure ne réagit pas avec la soude : il faut le nitrate d'argent, qui est le réactif des ions chlorure.
Le précipité blanc de chlorure d'argent noircit à la lumière. C'est d'ailleurs cette propriété qui était utilisée en photographie argentique.
Exercice 8
Un technicien veut savoir si l'eau d'un bassin contient des ions chlorure Cl⁻ en quantité détectable.
Quel réactif doit-il utiliser ?
Qu'observera-t-il si l'eau contient des ions chlorure ?
Il réalise le test : rien n'apparaît. Que peut-il conclure ?
Peut-il en déduire que cette eau ne contient aucun ion ? Justifier.
Le réactif des ions chlorure est le nitrate d'argent.
Si l'eau contient des ions chlorure, il se forme un précipité blanc, qui noircit ensuite à la lumière.
Rien n'apparaît : le test est négatif. L'eau ne contient pas d'ions chlorure, ou en contient trop peu pour que le test les détecte.
Non. Ce test ne renseigne que sur les ions chlorure. L'eau peut très bien contenir d'autres ions — cuivre, fer, sulfate, calcium… — que le nitrate d'argent ne révèle pas. Pour les chercher, il faudrait réaliser d'autres tests avec d'autres réactifs.
Exercice 9
Un atelier a traité des pièces dans un bain contenant des sels de cuivre, puis a rincé le bac à l'eau claire. Avant de rejeter cette eau de rinçage, on vérifie qu'elle ne contient plus d'ions cuivre(II), toxiques pour les milieux aquatiques.
Voici le protocole suivi, dont les étapes ont été mélangées :
Étape
Action
①
Observer sur fond blanc si un précipité se forme, et de quelle couleur.
②
Mettre gants et lunettes de protection.
③
Jeter le contenu du tube dans le bidon de récupération.
④
Ajouter quelques gouttes de soude.
⑤
Verser environ 2 mL d'eau de rinçage dans un tube à essai propre.
Remettre les cinq étapes dans le bon ordre.
Pourquoi l'étape ② doit-elle venir en premier ?
Le test donne un précipité bleu. Quel ion est présent ?
L'eau de rinçage peut-elle partir à l'égout ? Justifier.
Ordre correct : ② → ⑤ → ④ → ① → ③. On se protège, on prélève, on ajoute le réactif, on observe, puis on élimine les déchets.
La soude est corrosive : une projection dans l'œil ou sur la peau provoque une brûlure grave. La protection se met avant toute manipulation, pas au moment où l'on ouvre le flacon.
Un précipité bleu avec la soude révèle l'ion cuivre(II) Cu²⁺.
Non. Le test est positif : l'eau de rinçage contient encore des ions cuivre(II). Elle doit être versée dans le bidon de déchets chimiques, confié à un collecteur agréé — jamais à l'évier ni au réseau d'eaux pluviales.
Exercice 10
Un chauffagiste purge un circuit de chauffage fermé. Tant que le circuit reste étanche, le fer qu'il contient reste sous forme d'ions fer(II) Fe²⁺. Dès que du dioxygène entre — purgeur défectueux, joint qui fuit, appoints d'eau répétés — le fer(II) s'oxyde en fer(III) Fe³⁺. Par ailleurs, la présence d'ions chlorure accélère la corrosion des canalisations.
Sur un même échantillon d'eau prélevé au purgeur, deux tests sont réalisés :
Réactif ajouté
Observation
Soude
Précipité rouille
Nitrate d'argent
Précipité blanc
Quel ion chaque test met-il en évidence ?
Le circuit est-il resté étanche ? Justifier à partir du premier test.
Que révèle le second test, et pourquoi est-ce une mauvaise nouvelle pour ce circuit ?
Un collègue affirme : « le précipité rouille prouve que la corrosion a commencé la semaine dernière ». Que répondre ?
Soude → précipité rouille : ion fer(III) Fe³⁺.
Nitrate d'argent → précipité blanc : ion chlorure Cl⁻.
Non, le circuit n'est pas étanche. Le fer est au degré (III) : il a donc rencontré du dioxygène. Si le circuit était resté fermé, le test à la soude aurait donné un précipité vert (fer(II)). Il faut chercher l'entrée d'air du côté des purgeurs, des joints, ou d'appoints d'eau trop fréquents.
Le second test révèle des ions chlorure. Or les chlorures accélèrent la corrosion des canalisations : combinés à l'entrée d'air déjà mise en évidence, ils annoncent une dégradation rapide du circuit.
Le test indique quel ion est présent, pas depuis quand. Un précipité rouille dit seulement que le fer est au degré (III) aujourd'hui ; la corrosion peut dater de plusieurs années. Un test d'identification ne donne aucune information sur la date ni sur la quantité.
C3 — Reconnaître et nommer le matériel et la verrerie de laboratoire
Rappel de cours
Réaliser un test ou une mesure suppose de savoir nommer le matériel et de choisir celui qui convient. Un volume lu dans un bécher n'a pas la même précision que le même volume prélevé à la pipette jaugée.
Matériel
À quoi il sert
Précision sur le volume
Tube à essai
Réaliser un test sur quelques millilitres de solution
Aucune (pas gradué)
Bécher
Contenir, mélanger, dissoudre ; verser d'un récipient à l'autre
Très faible (graduations indicatives)
Erlenmeyer
Contenir une solution que l'on agite sans risque de projection (col étroit)
Très faible
Éprouvette graduée
Mesurer un volume approché
Moyenne
Pipette jaugée
Prélever un volume précis et unique (10 mL, 20 mL…)
Élevée
Fiole jaugée
Obtenir un volume final de solution précis (trait de jauge)
Élevée
Entonnoir
Transvaser un liquide ou une poudre sans en perdre
—
Pissette
Rincer la verrerie et compléter à l'eau distillée
—
Agitateur en verre
Aider la dissolution en remuant
—
Spatule et verre de montre
Prélever et peser un solide en poudre
—
Balance de précision
Peser une masse de solide (au centigramme)
—
Le bécher et l'erlenmeyer servent à contenir, pas à mesurer. Dès qu'un volume doit être exact, on utilise la pipette jaugée pour prélever et la fiole jaugée pour le volume final.
La lecture se fait toujours au bas du ménisque, l'œil placé à hauteur du trait.
Exercice 11
Six pièces de verrerie sont représentées ci-dessous.
Six pièces de verrerie du laboratoire, à identifier.
Nommer chacune des six pièces de verrerie.
Deux d'entre elles portent un trait de jauge (en rouge). Lesquelles, et à quoi sert ce trait ?
Parmi ces six pièces, laquelle utilise-t-on pour réaliser un test d'identification d'ion ?
A : tube à essai — B : bécher (graduations indicatives, bec verseur) — C : erlenmeyer (col étroit, base large) —
D : éprouvette graduée (haute, étroite, sur un pied) — E : pipette jaugée (renflement central) — F : fiole jaugée (long col, corps bombé).
Ce sont la pipette jaugée (E) et la fiole jaugée (F). Le trait de jauge indique le niveau exact à atteindre : c'est lui qui garantit la précision du volume.
Le tube à essai (A) : un test se réalise sur quelques millilitres, et aucune précision de volume n'est nécessaire.
Exercice 12
Associer chaque matériel à son usage. Écrire les couples (par exemple : 1 → c).
Matériel
Usage
1. Entonnoir
a. Remuer pour aider la dissolution
2. Pissette
b. Prélever et peser un solide en poudre
3. Agitateur en verre
c. Transvaser sans rien perdre
4. Spatule et verre de montre
d. Peser une masse au centigramme
5. Balance de précision
e. Rincer la verrerie à l'eau distillée
1 → c | 2 → e | 3 → a | 4 → b | 5 → d
Entonnoir : on le pose sur le col d'un récipient pour y verser un liquide ou une poudre sans en répandre à côté.
Pissette : flacon souple rempli d'eau distillée, pour rincer la verrerie.
Agitateur en verre : baguette que l'on tourne dans le bécher pour accélérer la dissolution.
Spatule et verre de montre : la spatule prélève la poudre, le verre de montre la reçoit sur le plateau de la balance.
Balance de précision : elle affiche la masse au centigramme (0,01 g).
Exercice 13
On veut lire le volume de liquide contenu dans une éprouvette graduée. Le schéma ci-dessous montre un agrandissement de l'éprouvette et trois positions possibles de l'œil. Le liquide est le même dans les trois cas : seule la position de l'œil change.
L'éprouvette porte un trait chiffré tous les 5 mL (40, 45, 50, 55 et 60 mL) et une petite graduation tous les 1 mL.
Éprouvette graduée en millilitres, et trois positions de l'œil pour lire le niveau.
La surface du liquide n'est pas plate : elle forme une courbe appelée ménisque. À quel endroit de cette courbe doit-on lire le volume ?
Laquelle des trois positions de l'œil permet une lecture correcte ?
Lire le volume contenu dans l'éprouvette.
Expliquer pourquoi les deux autres positions donnent une valeur fausse.
On lit toujours au bas du ménisque, c'est-à-dire au point le plus bas de la courbe, au centre de l'éprouvette.
La position ② : l'œil doit être à hauteur du niveau à lire, la visée bien horizontale.
Le bas du ménisque se trouve deux petites graduations au-dessus du trait 45 mL. Chaque petite graduation vaut 1 mL, donc le volume est de 47 mL.
Avec l'œil au-dessus (①) ou en dessous (③), la visée est oblique. La graduation qui semble coïncider avec la surface n'est alors pas celle du niveau réel : on lit une autre graduation que la bonne. C'est l'erreur de parallaxe. Elle se corrige simplement en descendant ou en montant jusqu'à avoir les yeux au niveau du liquide.
Exercice 14
Pour chacune des trois situations suivantes, choisir le matériel le plus adapté et justifier ce choix.
Prélever exactement 20 mL d'une solution pour une analyse.
Dissoudre une poudre dans de l'eau en remuant, sans que le volume final ait besoin d'être exact.
Mesurer environ 75 mL d'eau, sans exigence de précision particulière.
Un élève propose d'utiliser un bécher gradué dans les trois cas. Que lui répondre ?
Pipette jaugée de 20 mL. Le volume doit être exact : seule la verrerie jaugée le garantit. Une pipette jaugée délivre un volume unique, celui qui est marqué dessus.
Bécher et agitateur en verre. Le bécher est large, il se remue facilement ; l'agitateur accélère la dissolution. Aucune précision de volume n'étant demandée, la verrerie jaugée serait inutile — et le col étroit d'une fiole rendrait l'agitation malcommode.
Éprouvette graduée. Sa précision est moyenne, ce qui suffit ici, et elle se lit bien plus correctement qu'un bécher.
Réponse à l'élève : le bécher sert à contenir, pas à mesurer. Ses graduations ne sont qu'indicatives : le verre est large, donc quelques millimètres de hauteur représentent déjà plusieurs millilitres. Il convient pour le cas b, il dépanne à peine pour le cas c, et il est à exclure pour le cas a.
Exercice 15
Un apprenti doit prélever exactement 10 mL d'une solution, la verser dans un récipient et l'agiter longuement. Voici ce qu'il a fait :
Étape
Ce que l'apprenti a fait
1
Il verse la solution dans un bécher jusqu'à la graduation 10 mL.
2
Il lit la graduation en tenant le bécher à bout de bras, au-dessus de sa tête.
3
Il transvase dans une éprouvette graduée en versant directement, sans entonnoir, et en renverse un peu à côté.
4
Il agite vigoureusement l'éprouvette, une main sur l'ouverture.
Repérer les erreurs, étape par étape.
Pour chaque erreur, indiquer le matériel ou le geste correct.
Réécrire un protocole correct en quatre étapes.
Étape 1 — le bécher sert à contenir, pas à mesurer : ses graduations sont indicatives, le volume obtenu n'est pas exactement 10 mL. Étape 2 — la lecture se fait l'œil à hauteur du niveau, pas en visant de bas en haut : c'est une erreur de parallaxe garantie. Étape 3 — transvaser sans entonnoir fait perdre une partie de la solution : le volume prélevé n'est plus celui que l'on croit. Étape 4 — l'éprouvette est haute et instable, et on n'agite jamais en bouchant avec la main : risque de projection et de contact avec le produit.
Étape 1 → pipette jaugée de 10 mL.
Étape 2 → poser le récipient sur la paillasse et se mettre à hauteur du trait, lecture au bas du ménisque.
Étape 3 → utiliser un entonnoir ; rincer ensuite à la pissette pour ne rien perdre.
Étape 4 → agiter dans un erlenmeyer, dont le col étroit limite les projections, et jamais avec la main sur l'ouverture.
Protocole correct :
1. Mettre gants et lunettes.
2. Prélever 10 mL à la pipette jaugée, œil à hauteur du trait de jauge.
3. Verser dans un erlenmeyer à l'aide d'un entonnoir.
4. Agiter l'erlenmeyer par un mouvement circulaire, sans le boucher avec la main.
C4 — Aller plus loin : Équilibrer une équation de formation d'ions simples
Rappel de cours
Un ion se forme quand un atome perd ou gagne des électrons. On écrit une équation de formation ionique qui doit être équilibrée en charges :
L'étiquette d'une eau minérale indique qu'elle contient des ions magnésium Mg²⁺ et des ions calcium Ca²⁺ : ce sont les ions responsables de la dureté de l'eau. Ces deux ions se forment lorsque l'atome correspondant perd 2 électrons.
Écrire l'équation de formation de l'ion magnésium Mg²⁺.
Écrire l'équation de formation de l'ion calcium Ca²⁺.
Lorsqu'une pièce en aluminium reste à l'air libre, l'aluminium et le dioxygène réagissent : l'atome d'aluminium Al perd 3 électrons et l'atome d'oxygène O en gagne 2. Il se forme une fine couche d'alumine qui protège le métal — c'est ce qui rend l'aluminium facilement recyclable.
Écrire l'équation de formation de l'ion oxyde O²⁻.
Écrire l'équation de formation de l'ion aluminium Al³⁺.
Pour chaque équation, vérifier l'équilibre des charges.
Quatre élèves ont écrit les équations de formation ci-dessous. Une seule est correcte.
Élève
Équation proposée
Élève 1
\(\text{Na} \rightarrow \text{Na}^{+} + 2\,e^-\)
Élève 2
\(\text{Mg} + 2\,e^- \rightarrow \text{Mg}^{2+}\)
Élève 3
\(\text{O} \rightarrow \text{O}^{2-} + 2\,e^-\)
Élève 4
\(\text{Al} \rightarrow \text{Al}^{3+} + 3\,e^-\)
Pour chaque équation, calculer la charge totale à gauche puis la charge totale à droite.
Repérer l'équation correcte.
Réécrire correctement les trois équations fausses.
Élève 1 : gauche \(0\) ; droite \(+1 + 2 \times (-1) = -1\). Les charges ne sont pas égales.
Élève 2 : gauche \(0 + 2 \times (-1) = -2\) ; droite \(+2\). Les charges ne sont pas égales.
Élève 3 : gauche \(0\) ; droite \(-2 + 2 \times (-1) = -4\). Les charges ne sont pas égales.
Élève 4 : gauche \(0\) ; droite \(+3 + 3 \times (-1) = 0\). Les charges sont égales.
Seule l'équation de l'élève 4 est correcte.
Élève 1 — l'ion Na⁺ a la charge +1, il ne manque qu'un seul électron :
\(\text{Na} \rightarrow \text{Na}^{+} + e^-\)
Élève 2 — Mg²⁺ est un cation : l'atome perd les électrons, ils passent donc à droite :
\(\text{Mg} \rightarrow \text{Mg}^{2+} + 2\,e^-\)
Élève 3 — O²⁻ est un anion : l'atome gagne les électrons, ils passent donc à gauche :
\(\text{O} + 2\,e^- \rightarrow \text{O}^{2-}\)
À retenir : les électrons se placent du côté opposé à l'ion quand c'est un cation (charge +), et du même côté que l'atome quand c'est un anion (charge −). Le nombre d'électrons échangés est toujours égal au nombre de charges de l'ion.
C5 — Aller plus loin : Décrire la structure d'un atome
Rappel de cours
Un atome est électriquement neutre. Il est constitué de :
Un noyau (central, très petit) contenant :
Protons (charge +1 chacun), en nombre égal à \(Z\) (numéro atomique).
Neutrons (charge nulle), en nombre \(N = A - Z\) où \(A\) est le nombre de masse.
Des électrons (charge −1 chacun) en mouvement autour du noyau, répartis sur des couches électroniques. Nombre d'électrons = \(Z\) (neutralité électrique).
La charge totale de l'atome est nulle : \(Z \times (+1) + Z \times (-1) = 0\).
Exercice 21
Le schéma ci-dessous représente un atome. Compter les particules dessinées pour répondre.
Schéma d'un atome : les particules du noyau et les électrons de chaque couche sont dessinées une par une.
Compter les protons, puis les neutrons dessinés dans le noyau.
Compter les électrons de la couche K, puis ceux de la couche L. Combien y a-t-il d'électrons en tout ?
En déduire le numéro atomique \(Z\) et le nombre de masse \(A\) de cet atome.
Vérifier que cet atome est bien électriquement neutre.
À l'aide du tableau périodique, identifier l'élément chimique représenté.
Le noyau contient 8 protons (points rouges) et 8 neutrons (points gris).
Couche K : 2 électrons. Couche L : 6 électrons. Total : \(2 + 6 = \mathbf{8}\) électrons.
\(Z\) = nombre de protons = \(\mathbf{8}\).
\(A\) = protons + neutrons = \(8 + 8 = \mathbf{16}\).
Charge totale : \(8 \times (+1) + 8 \times (-1) = 8 - 8 = 0\). L'atome est bien neutre : il y a autant d'électrons que de protons.
\(Z = 8\) : c'est l'oxygène, noté \(^{16}_{8}\text{O}\). Sa répartition électronique est K(2) L(6).
Exercice 22
L'atome de carbone a pour symbole \(^{12}_6\text{C}\).
Quel est son numéro atomique \(Z\) ?
Quel est son nombre de masse \(A\) ?
Combien cet atome contient-il de protons, de neutrons et d'électrons ?
\(Z = \mathbf{6}\) (numéro atomique = nombre de protons).
\(A = \mathbf{12}\) (nombre de masse = protons + neutrons).
Non : Al possède 14 neutrons et Mg en possède 12. Ils ont des nombres de neutrons différents.
Exercice 29
Le silicium est un élément présent dans les joints de vitrerie posés sur les chantiers. Sa notation est \(^{28}_{14}\text{Si}\).
Quel est le nombre de protons du silicium ?
Quel est son nombre de neutrons ?
Un atome de silicium-29 (même élément, mais \(A = 29\)) possède-t-il le même nombre de protons ? Pourquoi l'appelle-t-on un isotope ?
Protons : \(Z = \mathbf{14}\).
Neutrons : \(28 - 14 = \mathbf{14}\).
Oui : Si-29 a également 14 protons (même \(Z\)), mais 15 neutrons (\(29 - 14 = 15\)). Ce sont des isotopes car ils ont le même numéro atomique \(Z\) (même élément chimique) mais des nombres de masse \(A\) différents.
Exercice 30
La notation symbolique s'utilise aussi pour les ions : la charge s'écrit alors en haut à droite du symbole. On donne deux entités :
\(^{27}_{13}\text{Al}^{3+}\) et \(^{32}_{16}\text{S}^{2-}\)
Pour chaque entité, donner \(Z\), \(A\) et le nombre de neutrons.
Dire s'il s'agit d'un cation ou d'un anion, et combien d'électrons ont été perdus ou gagnés.
En déduire le nombre d'électrons de chaque ion.
Vérifier que la charge calculée correspond bien à celle écrite dans la notation.
Al³⁺ : \(13 \times (+1) + 10 \times (-1) = 13 - 10 = +3\). ✓ conforme à la notation.
S²⁻ : \(16 \times (+1) + 18 \times (-1) = 16 - 18 = -2\). ✓ conforme à la notation.
Attention à l'erreur classique : la charge ne change jamais \(Z\) ni \(A\). Le noyau n'est pas modifié : seul le nombre d'électrons varie.
C7 — Aller plus loin : Classer des éléments dans le tableau périodique
Rappel de cours
Le tableau périodique de Mendeleïev classe les éléments par ordre croissant de numéro atomique \(Z\). Il est organisé en :
Périodes (lignes horizontales) : numérotées de 1 à 7. Un élément est dans la période \(n\) si ses électrons occupent jusqu'à la couche \(n\).
Groupes (colonnes verticales) : numérotés de 1 à 18. Les éléments d'un même groupe ont des propriétés chimiques voisines.
Répartition des électrons sur les couches : couche K (max 2 électrons), couche L (max 8), couche M (max 8 pour les 18 premiers éléments).
La période = le numéro de la dernière couche occupée.
Le groupe se lit sur le nombre d'électrons de la couche externe (dits électrons de valence) : pour les groupes 1 et 2, le numéro du groupe est le nombre d'électrons de valence ; pour les groupes 13 à 18, il vaut ce nombre augmenté de 10 (le chlore, avec 7 électrons de valence, est dans le groupe 17). Exception : l'hélium n'a que 2 électrons de valence mais se place dans le groupe 18, avec les autres gaz nobles, car sa couche externe est saturée.
Exercice 31
L'hydrogène H (\(Z = 1\)) possède 1 électron. Le lithium Li (\(Z = 3\)) possède 3 électrons.
Donner la répartition électronique de H et de Li sur les couches K et L.
Dans quelle période se trouve chacun de ces éléments ?
H : couche K = 1 électron. Li : couche K = 2 électrons, couche L = 1 électron.
H : période 1 (1 seule couche occupée). Li : période 2 (la couche L est partiellement remplie).
Exercice 32
Le sel de table est du chlorure de sodium et l'eau du robinet contient de l'oxygène dissous. On s'intéresse aux trois éléments correspondants. Donner la répartition électronique sur les couches K, L, M pour chacun et préciser sa période :
Oxygène O (\(Z = 8\))
Sodium Na (\(Z = 11\))
Chlore Cl (\(Z = 17\))
O : K = 2, L = 6 → période 2.
Na : K = 2, L = 8, M = 1 → période 3.
Cl : K = 2, L = 8, M = 7 → période 3.
Exercice 33
Les éléments suivants sont des matériaux courants utilisés en atelier : aluminium Al (\(Z = 13\)), silicium Si (\(Z = 14\)), phosphore P (\(Z = 15\)).
Donner la répartition électronique sur les couches K, L, M pour chacun.
Ces trois éléments sont-ils dans la même période ? Justifier.
Quel est le nombre d'électrons de valence (couche M) pour chacun ?
En déduire le groupe de chacun dans le tableau périodique.
Al (Z=13) : K=2, L=8, M=3. Si (Z=14) : K=2, L=8, M=4. P (Z=15) : K=2, L=8, M=5.
Oui : tous les trois ont leur couche externe en M → ils sont dans la période 3.
Al : 3 électrons de valence. Si : 4. P : 5.
Ces trois éléments sont dans les groupes 13 à 18 : le numéro du groupe vaut le nombre d'électrons de valence augmenté de 10.
Al → groupe 13 ; Si → groupe 14 ; P → groupe 15.
Exercice 34
Voici un extrait du tableau périodique. Quatre cases de la période 3 sont vides.
Extrait du tableau périodique (périodes 1 à 3). Les cases en pointillés rouges sont à compléter.
Quatre éléments ont été retirés de la période 3 : le magnésium Mg (\(Z = 12\)), l'aluminium Al (\(Z = 13\)), le soufre S (\(Z = 16\)) et le chlore Cl (\(Z = 17\)).
Pour chacun de ces quatre éléments, donner la répartition électronique sur les couches K, L et M.
En déduire le nombre d'électrons de la couche externe de chacun.
À l'aide de la règle du rappel de cours, déterminer le groupe de chacun.
Replacer les quatre symboles dans les cases en pointillés du tableau.
Sur cet extrait, que remarque-t-on lorsqu'on se déplace d'une case vers la droite dans une même période ?
Couche externe (couche M) : Mg → 2 électrons ; Al → 3 ; S → 6 ; Cl → 7.
Mg : 2 électrons de valence → groupe 2 (règle des groupes 1 et 2).
Al : 3 électrons de valence → groupe \(3 + 10 = \mathbf{13}\).
S : 6 électrons de valence → groupe \(6 + 10 = \mathbf{16}\).
Cl : 7 électrons de valence → groupe \(7 + 10 = \mathbf{17}\).
De gauche à droite dans la période 3 : Na (11) | Mg (12) | Al (13) | Si (14) | P (15) | S (16) | Cl (17) | Ar (18).
À chaque case vers la droite, le numéro atomique \(Z\) augmente de 1 : l'atome gagne un proton, donc aussi un électron sur sa couche externe. C'est exactement la logique de classement de Mendeleïev.
Exercice 35
Les gaz nobles (ou gaz rares) sont les éléments du groupe 18. L'hélium He (\(Z = 2\)) et le néon Ne (\(Z = 10\)) en font partie. Ces gaz sont utilisés dans les tubes lumineux (néon des enseignes) et pour gonfler les ballons de fête.
Donner la répartition électronique de He et Ne.
Quelle particularité ont leurs couches externes ?
Quelle est la période de chacun ?
Pourquoi dit-on que les gaz nobles sont chimiquement peu réactifs ?
He : K = 2. Ne : K = 2, L = 8.
Leurs couches externes sont entièrement remplies (K saturée à 2 pour He, L saturée à 8 pour Ne).
He : période 1. Ne : période 2.
Leur couche externe est saturée (configuration stable). Ils n'ont pas tendance à gagner ni à perdre des électrons → ils ne forment pas facilement de liaisons chimiques et sont donc très peu réactifs.