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Activité 6 – L'électrocardiogramme, un signal périodique SITUATION PRO

Chapitre 4 – Signaux électriques alternatifs | 2nde Bac Pro | Physique-Chimie | ⏱ 40 min

Dernière mise à jour : 24 août 2026, 23:26

Objectifs :

🤔 Avant de commencer

Quand on court, le cœur bat plus vite. Sur le tracé de l'ECG, la durée d'un battement devient-elle plus longue ou plus courte ?

Plus courte. « Battre plus vite », c'est enchaîner les battements de plus près : chaque motif dure moins longtemps, donc la période T diminue. Et comme \( f = \dfrac{1}{T} \), la fréquence augmente. Retiens le piège : période et fréquence varient toujours en sens contraire.

💡 Rappel de leçon : un signal périodique reproduit le même motif à intervalles réguliers. La période T (en s) est la durée d'un motif ; la fréquence est le nombre de motifs par seconde : \( f = \dfrac{1}{T} \) (en Hz). On lit T entre deux points identiques consécutifs du tracé. L'amplitude, elle, est la hauteur maximale du signal, lue sur l'axe des tensions (voir leçon Ch04, §2.2 « Grandeurs caractéristiques », §2.3 « Périodique, alternatif, sinusoïdal » et §4.1 « Lecture de l'oscillogramme »).

Situation – lecture d'un électrocardiogramme

Inès, professionnelle de santé, surveille un patient. Elle observe le tracé de son électrocardiogramme (ECG) : la tension électrique mesurée au cours du temps, qui traduit l'activité électrique du cœur. Ce tracé est un signal périodique : le même motif — appelé PQRST, formé de l'onde P, du complexe QRS puis de l'onde T — se répète à chaque battement. Inès veut en déduire la fréquence cardiaque du patient.

📖 Vocabulaire

Électrocardiogramme (ECG)
Enregistrement, au cours du temps, de la tension électrique recueillie sur la peau du patient : elle traduit l'activité électrique du cœur.
Période (T)
Durée d'un motif complet, en secondes. Ici, la durée d'un battement.
Fréquence (f)
Nombre de motifs par seconde, en hertz (Hz) : \( f = \tfrac{1}{T} \).
Amplitude
Hauteur maximale du signal, lue sur l'axe des tensions. Ici en millivolts (mV).
bpm
Battements par minute : l'unité usuelle de la fréquence cardiaque. Comme une minute compte 60 secondes, 1 Hz = 60 bpm.

Doc 1 — Tracé d'un électrocardiogramme (ECG)

t (s) U (mV) 0 0,5 1 0 0,4 0,8 1,2 1,6 2,0 2,4 P Q R S T T = ?
Tracé ECG : le motif PQRST se répète à l'identique. Une graduation du quadrillage vaut 0,2 s. La période T se lit entre deux pics R consécutifs. ⚠️ Ne pas confondre l'onde T (la dernière bosse du motif) et la période T (une durée, en secondes).

Doc 2 — Données relevées

Problématique : Comment la lecture d'un signal périodique (l'ECG) permet-elle de déterminer la fréquence cardiaque du patient ?

Question 1 APP

Observe le tracé du Doc 1. Pourquoi peut-on dire que ce signal est périodique ?

Le tracé reproduit toujours le même motif (le motif PQRST) à intervalles réguliers : il se répète à l'identique au cours du temps. C'est la définition d'un signal périodique.

Question 2 ANA

La leçon distingue les signaux périodiques et les signaux sinusoïdaux (§2.3). Observe la forme du tracé : l'ECG est-il sinusoïdal ? Peut-on malgré tout lui définir une période et une fréquence ? Pourrait-on ici utiliser la relation \( U_{\text{eff}} = \dfrac{U_{\max}}{\sqrt{2}} \) ?

Non, l'ECG n'est pas sinusoïdal : sa courbe n'a pas la forme d'une sinusoïde, c'est un motif à pics. Mais il se répète bien à l'identique à intervalles réguliers : il est donc périodique, et tout signal périodique possède une période T et une fréquence \( f = \dfrac{1}{T} \), quelle que soit sa forme. En revanche, la relation \( U_{\text{eff}} = U_{\max}/\sqrt{2} \) ne s'applique pas ici : le \( \sqrt{2} \) vient de la forme sinus. On ne l'écrit que lorsque l'oscillogramme montre une sinusoïde.

Question 3 APP

Sur le tracé, repère deux pics R consécutifs (les pointes les plus hautes). Lis leurs deux dates sur l'axe des temps, puis déduis-en la période T qui les sépare.

Les deux premiers pics R tombent sur les graduations 0,4 s et 1,2 s. La période est la durée qui les sépare : \( T = 1{,}2 - 0{,}4 = \mathbf{0{,}8\ s} \) (soit 4 graduations de 0,2 s). C'est la durée d'un battement, c'est-à-dire d'un motif complet.

Question 4 REA

Calcule la fréquence f du signal cardiaque avec la formule \( f = \dfrac{1}{T} \). Donne le résultat en hertz (Hz).

\( f = \dfrac{1}{T} = \dfrac{1}{0{,}8} = \mathbf{1{,}25\ Hz} \). Le cœur bat donc 1,25 fois par seconde.

Question 5 REA

La fréquence cardiaque s'exprime habituellement en battements par minute (bpm). Comme 1 minute = 60 s, convertis la fréquence en bpm.

\( 1{,}25 \times 60 = \mathbf{75\ bpm} \). Le cœur du patient bat 75 fois par minute.

Question 6 ANA

D'après le Doc 2, la fréquence cardiaque habituelle au repos est comprise entre 60 et 100 bpm. La fréquence trouvée (75 bpm) est-elle habituelle ? Justifie.

La valeur de 75 bpm est comprise entre 60 et 100 bpm : la fréquence cardiaque du patient au repos est donc habituelle.

Question 7 REA

Plus tard, le même patient fait un effort. Inès mesure une période plus courte : T = 0,5 s. Calcule la nouvelle fréquence en Hz puis en bpm.

\( f = \dfrac{1}{0{,}5} = \mathbf{2\ Hz} \), soit \( 2 \times 60 = \mathbf{120\ bpm} \). À l'effort, le cœur bat plus vite : la période diminue et la fréquence augmente.

Question 8 VAL

Chez l'adulte au repos, on parle de bradycardie en dessous de 60 bpm et de tachycardie au-dessus de 100 bpm. Classe la mesure au repos (75 bpm). Que peut-on dire de la mesure prise pendant l'effort (120 bpm) ?

Au repos : 75 bpm, valeur habituelle (entre 60 et 100) — ni bradycardie, ni tachycardie. À l'effort : 120 bpm, fréquence élevée, mais c'est attendu pendant un effort : le cœur accélère pour fournir plus de sang aux muscles. Les seuils de bradycardie et de tachycardie se définissent au repos : cette mesure à l'effort ne permet donc pas de conclure à un trouble du rythme.

Question 9 COM

Rédige 2 à 3 phrases pour le compte-rendu d'Inès : comment, à partir du signal périodique, a-t-elle déterminé la fréquence cardiaque, et quelle est sa conclusion au repos ?

L'ECG est un signal périodique : j'ai lu la période entre deux pics R, soit T = 1,2 − 0,4 = 0,8 s. La fréquence vaut \( f = 1/T = 1{,}25 \) Hz, ce qui donne 1,25 × 60 = 75 battements par minute. Cette valeur est comprise entre 60 et 100 bpm : la fréquence cardiaque du patient au repos est habituelle.

✅ Auto-évaluation

Pour aller plus loin (bonus)

Lis sur l'axe des tensions du Doc 1 l'amplitude du pic R. Sur quoi cette amplitude renseigne-t-elle, et que mesure-t-on au contraire avec la période T ?

Le pic R monte jusqu'à la graduation 1 mV : son amplitude vaut environ 1 mV. Cette amplitude correspond à la variation de tension mesurée (la « hauteur » des battements) : elle ne dit rien du rythme. C'est la période T (durée d'un motif, lue sur l'axe des temps) qui sert à calculer le rythme, c'est-à-dire la fréquence cardiaque.

À retenir

Réponse à la problématique : l'ECG est un signal périodique. En lisant la période T entre deux motifs identiques (deux pics R), on calcule la fréquence avec \( f = \dfrac{1}{T} \), puis on convertit en battements par minute (× 60). Ici T = 0,8 s → f = 1,25 Hz → 75 bpm (valeur habituelle au repos).

📚 Cette activité s'appuie sur les grandeurs caractéristiques d'un signal et la lecture d'un tracé (leçon Ch04, §2.2, §2.3 et §4.1).

Source : contexte électrocardiogramme (ECG), signal périodique. Valeurs réalistes (T = 0,8 s au repos ≈ 75 bpm, fréquence habituelle au repos 60–100 bpm ; amplitude du pic R ≈ 1 mV ; onde T plus ample que l'onde P).