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Chapitre 1 – Exercices par capacités

Sécurité en laboratoire et en atelier  |  2nde Bac Pro  |  Physique-Chimie

Dernière mise à jour : 21 octobre 2026, 01:15

Capacités et connaissances du programme :

C1 — Identifier les pictogrammes de danger SGH/CLP

Rappel de cours

Les pictogrammes SGH (Système Général Harmonisé) sont des losanges à fond blanc, bordés de rouge, portant un symbole noir. Ils figurent sur les étiquettes des produits chimiques dangereux. En Europe, le règlement CLP impose leur utilisation. (Les anciens pictogrammes européens, carrés à fond orange, ne sont plus valables.)

Il en existe neuf. Ils sont tous dessinés dans le document de référence en haut de la page : on s’y reporte pour tous les exercices ci-dessous. Sur une étiquette, on reconnaît un pictogramme à son symbole et on le désigne par son nom (« inflammable », « corrosif »…). Les codes internationaux GHS01 à GHS09 ne figurent pas sur l’étiquette : on les rencontre seulement dans les documents techniques, comme la fiche de données de sécurité.

Exercice 1

En vous aidant du document de référence en haut de la page, indiquer pour chaque symbole décrit la lettre du pictogramme correspondant, puis le nom du danger qu’il signale :

  1. une flamme au-dessus d’un trait ;
  2. un crâne posé sur deux tibias croisés ;
  3. un point d’exclamation ;
  4. un liquide qui s’écoule d’un tube et attaque une main et une surface.

Exercice 2

Un électricien nettoie des pièces avec un solvant à base de méthanol. Sur l’étiquette figurent les pictogrammes e et h du document de référence. Nommer chacun de ces deux dangers et expliquer ce qu’ils signifient pour l’utilisateur.

Exercice 3

Sur un flacon de produit de traitement du bois figurent les pictogrammes i et f du document de référence. Nommer les deux dangers et expliquer les risques associés.

Exercice 4

Citer les 9 pictogrammes SGH et donner un exemple de produit pour chacun.

C2 — Associer un pictogramme à un risque et aux EPI adaptés

Rappel de cours

Les EPI (Équipements de Protection Individuelle) sont choisis en fonction du risque identifié : gants (contact chimique), lunettes (projections), masque (inhalation), combinaison (contact cutané étendu).

Exercice 5

Un technicien utilise de l'acide chlorhydrique. L’étiquette porte le pictogramme corrosif. Quels EPI doit-il porter ?

Exercice 6

Un menuisier utilise une colle polyuréthane. L’étiquette porte les pictogrammes nocif ou irritant et danger pour la santé. Compléter le tableau :

RisqueEPI adapté
Contact avec la peau?
Inhalation des vapeurs?
Projection dans les yeux?

Exercice 7

Associer chaque EPI à son utilisation principale : casque, bouchons d'oreilles, chaussures de sécurité, harnais.

C3 — Lire une fiche de données de sécurité (FDS)

Rappel de cours

La fiche de données de sécurité (FDS) est le document que le fabricant fournit avec un produit chimique. Elle comporte 16 sections, toujours dans le même ordre, quels que soient le produit et le fabricant. On n’apprend pas cette numérotation par cœur : on lit le sommaire de la fiche pour aller directement à la bonne section. Les plus utiles en atelier sont la 2 (dangers), la 4 (premiers secours), la 7 (manipulation et stockage), la 8 (EPI), la 9 (propriétés physiques) et la 13 (élimination des déchets).

Exercice 8

La section 2 d'une FDS d'un solvant indique : « Liquide et vapeurs inflammables. Nocif par inhalation. Peut provoquer somnolence ou vertiges. »
a) Quels pictogrammes doit-on trouver sur l'étiquette ?
b) Que doit-on faire avant d'utiliser ce produit ?

Exercice 9

Voici le sommaire d’une fiche de données de sécurité. Il est le même sur toutes les FDS.

N°SectionN°Section
1Identification du produit et du fournisseur9Propriétés physiques et chimiques
2Identification des dangers10Stabilité et réactivité
3Composition11Informations toxicologiques
4Premiers secours12Informations écologiques
5Lutte contre l’incendie13Élimination des déchets
6Dispersion accidentelle14Transport
7Manipulation et stockage15Informations réglementaires
8Protection individuelle (EPI)16Autres informations

À l’aide de ce sommaire, indiquer dans quelle section on trouve chacune des informations suivantes :
a) la température à partir de laquelle le produit s’enflamme ;
b) les EPI à porter ;
c) les premiers secours en cas d’ingestion ;
d) les conditions de stockage ;
e) la façon d’éliminer le reste du produit et son emballage.

Exercice 10

Un technicien trouve un flacon sans étiquette dans l'atelier. Que doit-il faire ?

C4 — Appliquer les règles de sécurité en laboratoire et en atelier

Rappel de cours

Règles de base : ne jamais travailler seul avec des produits dangereux, maintenir les locaux ventilés, ranger les produits chimiques par compatibilité, afficher les consignes d'urgence (numéro SAMU 15, pompiers 18).

Exercice 11

Parmi les comportements suivants, identifier lesquels sont corrects (C) ou incorrects (I) :
a) Manger une pomme pendant la manipulation d'un produit chimique.
b) Verser de l'eau sur de l'acide sulfurique pour le diluer.
c) Mettre ses lunettes de protection avant d'ouvrir le flacon.
d) Stocker l'acide nitrique avec l'ammoniaque.

Exercice 12

Un plombier chauffagiste utilise du flux de brasage, qui porte le pictogramme nocif ou irritant, dans une cave peu ventilée. Quelles mesures de sécurité doit-il prendre ?

Exercice 13

Expliquer pourquoi il est interdit de reboucher un flacon de produit chimique avec un bouchon qui ne lui appartient pas.

C5 — Dispositifs de protection électrique

À retenir

Une installation électrique est protégée par :
— Fusible : fond quand le courant dépasse une valeur limite → coupe le circuit
— Disjoncteur : coupe automatiquement en cas de surintensité (réarmable)
— Disjoncteur différentiel (DDR) : détecte une fuite de courant vers la terre (protection des personnes)
— Mise à la terre : évacue le courant de défaut vers le sol au lieu de traverser le corps humain

Ces quatre dispositifs sont des coupe-circuits : ils interrompent le passage du courant. Mais le fusible, le disjoncteur et le différentiel agissent seuls, une fois le défaut déjà là : ils en limitent les conséquences. Un coupe-circuit manœuvré volontairement — interrupteur-sectionneur du tableau, bouton d’arrêt d’urgence d’une machine — coupe parce qu’on le lui demande : c’est le seul geste qui met une installation hors tension avant d’intervenir dessus.

Exercice 14

Associer chaque dispositif à son rôle :

DispositifRôle
Fusible 16 A?
Disjoncteur différentiel 30 mA?
Fil vert-jaune (terre)?
Disjoncteur divisionnaire 20 A?

Exercice 15

Un apprenti branche une rallonge sur laquelle il connecte : une scie circulaire (2 200 W), un aspirateur (1 500 W) et une lampe (100 W). La rallonge est protégée par un fusible de 16 A. La tension du réseau est 230 V.

  1. Calculer la puissance totale demandée.
  2. Calculer l'intensité totale : \(I = P/U\).
  3. Le fusible va-t-il fondre ? Justifier.
  4. Quel est le danger si le fusible n'existait pas ?

Exercice 15b

Avant de changer la lame d’une scie circulaire d’atelier, un apprenti doit mettre la machine hors tension. Il hésite entre plusieurs organes présents sur l’installation :

  • le fusible du tableau ;
  • le disjoncteur différentiel 30 mA ;
  • l’interrupteur-sectionneur cadenassable du tableau ;
  • le bouton d’arrêt d’urgence « coup de poing » en façade de la machine.

a) Parmi ces quatre organes, lesquels sont des coupe-circuits ?
b) Lesquels agissent tout seuls, et lesquels sont manœuvrés volontairement par l’opérateur ?
c) Lequel doit-il utiliser avant d’intervenir sur la lame ? Justifier.
d) Le disjoncteur différentiel 30 mA suffit-il à rendre l’intervention sans danger ?

Exercice 18b

Le tableau électrique d'un atelier de menuiserie comporte :

  • Un disjoncteur général 32 A
  • Un disjoncteur différentiel 30 mA
  • Des disjoncteurs divisionnaires : 16 A (éclairage), 20 A (prises), 32 A (machines)
Général 32 A DDR 30 mA 16 A 20 A 32 A Tableau électrique
Schéma simplifié d'un tableau électrique d'atelier
  1. Quel dispositif protège les personnes contre l'électrocution ?
  2. Un court-circuit se produit sur le circuit d'éclairage. Quel disjoncteur se déclenche en premier ?
  3. Pourquoi le disjoncteur différentiel est-il indispensable en complément des disjoncteurs divisionnaires ?

C6 — Dangers des sources lumineuses (laser, UV)

À retenir

Un laser émet un faisceau lumineux très concentré (monochromatique, directif, puissant). Dangers :
— Yeux : brûlure de la rétine (vision directe ou par réflexion sur surface brillante)
— Peau : brûlure cutanée pour les lasers de forte puissance
Les lasers sont classés en classes (1 à 4) selon leur dangerosité. Classe 1 = sans danger ; classe 4 = très dangereux.
Les UV (soudure, soleil) provoquent des brûlures et des lésions oculaires. Les IR provoquent un échauffement.

Exercice 16

Un technicien utilise un laser de classe 3B pour aligner des cloisons.

  1. Pourquoi ne doit-on jamais regarder directement le faisceau ?
  2. Pourquoi faut-il aussi éviter la réflexion du faisceau sur une surface métallique polie ?
  3. Quel EPI doit-il porter ? Justifier.
  4. Un collègue entre dans la zone sans prévenir. Quelle mesure de prévention aurait dû être mise en place ?

Exercice 17

Un soudeur à l'arc travaille dans l'atelier. La soudure émet des UV intenses.

  1. Quels risques pour les yeux si le soudeur ne porte pas de masque ?
  2. Quels risques pour les autres personnes présentes dans l'atelier ?
  3. Citer les EPI nécessaires pour la soudure à l'arc.

Exercice 20b

Classe 1 sans danger Classe 2 visible <1mW Classe 3 dangereux Classe 4 très dangereux Dangerosité croissante →
Classification des lasers (classes 1 à 4)

Un atelier utilise trois appareils laser :

AppareilClasseUsage
Pointeur de présentationClasse 2Réunion
Niveau laser de chantierClasse 3RAlignement murs
Laser de découpe industrielleClasse 4Découpe métal
  1. Pour quel(s) appareil(s) le port de lunettes de protection laser est-il obligatoire ?
  2. Le pointeur de classe 2 est-il sans danger ? Quelle précaution reste nécessaire ?
  3. Un apprenti veut utiliser le laser de découpe classe 4 sans formation. Expliquer pourquoi c'est interdit et quels risques il encourt.

C7 — Aller plus loin : Identifier les gestes de premiers secours adaptés

Rappel de cours

Protocole en cas d'accident chimique : protéger (ne pas s'exposer soi-même), alerter (15 SAMU, 18 pompiers, 112 européen), secourir (rinçage abondant à l'eau, ne pas faire vomir en cas d'ingestion). Numéro anti-poison : 0800 59 59 59.

Exercice 18

Un collègue reçoit une projection d'acide dans les yeux. Décrire les gestes à effectuer immédiatement.

Exercice 19

Un technicien s'est brûlé la main avec de la soude concentrée. Quels sont les gestes à réaliser ? Quels gestes sont à proscrire ?

Exercice 20

Un apprenti a ingéré par accident quelques millilitres d'un produit d'entretien basique portant le pictogramme corrosif. Quelle est la conduite à tenir ?