Chapitre 4 – Les trois modes de transfert thermique | 1ère Bac Pro ICCER (Grpt 1) | Physique – Chimie | ⏱ 35 min
Dernière mise à jour : 15 juin 2026
Inès, technicienne en confort thermique, est appelée chez un locataire qui voit de la buée et des moisissures apparaître dans l'angle d'un mur et sur les fenêtres en hiver. Elle utilise la notion de point de rosée pour expliquer le phénomène et proposer des solutions.
Que contient l'air d'une pièce, en plus des gaz habituels ? Que signifie « humidité relative 60 % » ?
L'air contient de la vapeur d'eau. « 60 % d'humidité relative » signifie que l'air contient 60 % de la quantité maximale de vapeur qu'il pourrait contenir à cette température (à 100 %, il est saturé).
Dans la simulation, règle l'air à 22 °C et 60 % d'humidité. Relève le point de rosée.
Le point de rosée est d'environ 13,9 °C (≈ 14 °C).
Règle la paroi à 12 °C (la vitre). Y a-t-il condensation ? Compare la température de la paroi au point de rosée.
Oui, condensation : la vitre (12 °C) est plus froide que le point de rosée (≈ 14 °C). La règle : condensation si \(T_{\text{paroi}} \le T_{\text{rosée}}\). La vapeur se dépose en buée sur la vitre.
Augmente l'humidité à 80 % (sans changer la température). Que devient le point de rosée ? La condensation est-elle plus ou moins facile ?
Le point de rosée monte (≈ 18 °C à 22 °C / 80 %). Plus l'air est humide, plus le point de rosée est élevé, donc la condensation se produit sur des parois moins froides : elle est plus facile. C'est pire dans les pièces humides (cuisine, salle de bain).
Reviens à 60 % d'humidité. Pour éviter la condensation sur la vitre (12 °C), à combien faudrait-il faire descendre l'humidité ? Teste dans la simulation.
Il faut que le point de rosée descende sous 12 °C. En baissant l'humidité vers 50 % ou moins (à 22 °C), le point de rosée passe sous 12 °C : plus de buée. La ventilation sert à cela : évacuer l'humidité.
L'angle de mur est à 13 °C (pont thermique). Dans la simulation, règle la paroi à 13 °C (air 22 °C, 60 %). Y a-t-il condensation ? Quel lien avec l'apparition de moisissures ?
À 13 °C, la paroi est juste sous le point de rosée (≈ 14 °C) : condensation possible. L'humidité qui se dépose en permanence dans cet angle froid favorise le développement de moisissures. Les ponts thermiques sont donc des zones à risque.
Cite les trois leviers pour éviter la condensation, en t'appuyant sur tes essais (température de la paroi, humidité, point de rosée).
1) Réchauffer la paroi (mieux isoler, supprimer les ponts thermiques) pour qu'elle reste au-dessus du point de rosée. 2) Baisser l'humidité de l'air en ventilant (VMC, aération). 3) Éviter de trop refroidir certaines surfaces. Isolation + ventilation sont les deux grandes solutions.
Rédige en 4 à 5 lignes l'explication d'Inès au locataire : pourquoi la buée/moisissure apparaît, et que faire.
« L'air de votre logement contient de la vapeur d'eau. Quand il touche une surface plus froide que le point de rosée (≈ 14 °C ici), cette vapeur se transforme en gouttelettes : c'est la buée sur les vitres et l'humidité dans les angles froids, qui favorise les moisissures. Deux solutions : mieux isoler les parois froides (pour qu'elles restent plus chaudes que le point de rosée) et ventiler davantage pour réduire l'humidité de l'air. »
Une climatisation produit de l'eau qui s'écoule par un tuyau. À l'aide de la notion de point de rosée, explique d'où vient cette eau.
L'évaporateur de la clim est très froid, en dessous du point de rosée de l'air de la pièce. La vapeur d'eau de l'air se condense donc sur l'évaporateur : c'est cette eau (les condensats) qui est évacuée par le tuyau. La clim assèche ainsi l'air en plus de le refroidir.
Réponse à la problématique : l'eau se condense sur une paroi quand celle-ci est plus froide que le point de rosée de l'air. On l'évite en réchauffant la paroi (isolation) et en baissant l'humidité (ventilation).
📚 Cette activité s'appuie sur les transferts thermiques et les changements d'état (leçon Ch04).