Chapitre 1 – Distinguer énergie et puissance électrique | 1ère Bac Pro ICCER (Grpt 1) | Physique – Chimie | ⏱ 35 min
Dernière mise à jour : 15 juin 2026
Lucas, installateur en énergies renouvelables, pose des panneaux solaires chez un client. Celui-ci consomme surtout le matin et le soir, alors que les panneaux produisent à midi. Lucas explique l'intérêt d'une batterie pour mieux utiliser sa propre électricité solaire.
Sur la simulation (sans batterie), à quel moment de la journée les panneaux produisent-ils le plus ? Et quand consomme-t-on le plus ? Que constates-tu ?
Les panneaux produisent surtout vers midi ; la consommation est maximale le matin et le soir. Production et consommation ne coïncident donc pas : une partie du solaire de midi n'est pas utilisée sur place.
Avec 3 kWc, relève la production solaire de la journée (kWh) affichée par la simulation. Vérifie : 3 kWc × 4 kWh/kWc.
≈ \(3 \times 4 = \mathbf{12\ kWh/jour}\).
Sans batterie (batterie = 0), relève le taux d'autoconsommation. Que signifie ce pourcentage ?
C'est la part du solaire produit qui est consommée sur place (le reste est injecté dans le réseau). Sans batterie, il est modéré (souvent 30–40 %) car on n'utilise que ce qui est produit pendant qu'on consomme.
Ajoute une batterie de 5 kWh. Que devient le taux d'autoconsommation ? Sur la courbe, qu'arrive-t-il au surplus de midi ?
Le taux d'autoconsommation augmente : le surplus de midi est stocké dans la batterie au lieu d'être injecté, puis restitué le soir quand on consomme. On utilise donc davantage sa propre électricité.
Augmente encore la batterie (10, puis 15 kWh). Le taux continue-t-il d'augmenter autant ? Pourquoi y a-t-il une limite ?
Le gain ralentit : une fois que la batterie est assez grande pour stocker tout le surplus disponible, l'augmenter encore ne sert plus à rien (il n'y a pas plus de surplus à stocker). Une batterie trop grande est un surcoût inutile.
Avec batterie 5 kWh : relève le surplus injecté et l'énergie achetée au réseau. Vérifie le bilan : production = autoconsommé + surplus injecté.
On vérifie que l'énergie produite se répartit entre la part autoconsommée et la part injectée (surplus). Ce qui n'est pas couvert par le solaire est acheté au réseau. Les valeurs exactes dépendent des réglages.
Augmente la consommation à 20 kWh/jour (sans changer les panneaux). Le taux d'autoconsommation augmente-t-il ou baisse-t-il ? Explique.
Le taux d'autoconsommation augmente : si on consomme plus, on absorbe plus facilement toute la production solaire (moins de surplus injecté). En revanche, on achète plus d'électricité au réseau, car le solaire ne suffit plus à tout couvrir.
Rédige en 4 à 5 lignes le conseil de Lucas : intérêt de l'autoconsommation, rôle de la batterie, et mise en garde sur le surdimensionnement.
« Vos panneaux produisent surtout à midi, mais vous consommez le matin et le soir : sans batterie, une bonne partie du solaire part au réseau. Une batterie stocke ce surplus pour le restituer le soir, ce qui augmente nettement votre taux d'autoconsommation et réduit vos achats d'électricité. Attention toutefois à ne pas surdimensionner la batterie : au-delà du surplus disponible, elle ne sert plus à rien et coûte cher. »
Si l'électricité du réseau coûte 0,22 €/kWh et que la batterie permet d'autoconsommer 3 kWh de plus par jour, quelle économie annuelle réalise-t-on ?
3 kWh/jour × 365 = 1 095 kWh/an. Économie : \(1\,095 \times 0{,}22 \approx \mathbf{241\ \text{€}/an}\). À comparer au prix de la batterie pour juger de la rentabilité.
Réponse à la problématique : comme on ne consomme pas au moment où l'on produit, une partie du solaire serait injectée au réseau. Une batterie stocke le surplus de midi pour le soir, ce qui augmente le taux d'autoconsommation.
📚 Cette activité s'appuie sur l'énergie et la puissance électrique (\(E = P \times t\)) de la leçon Ch01.