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Chapitre 14 – Lumière, sources et spectres

Thème 3 : Ondes et signaux | Physique-Chimie | Seconde générale et technologique

Dernière mise à jour : 22 juin 2026, 17:00

Objectifs du chapitre :

Situation d'introduction

Un arc-en-ciel révèle que la lumière blanche du Soleil cache toutes les couleurs. En analysant la lumière d'une étoile lointaine, les astronomes parviennent à connaître sa composition chimique sans jamais s'y rendre. Et un éclairage public au sodium donne cette lumière jaune si caractéristique. Comment la lumière transporte-t-elle autant d'informations ?

1. Sources de lumière

Définition Une source primaire produit sa propre lumière (Soleil, étoile, lampe, flamme, écran allumé, luciole). Un objet diffusant (ou source secondaire) ne produit pas de lumière : il ne fait que renvoyer dans toutes les directions la lumière qu'il reçoit (la Lune, un mur éclairé, cette page).
Méthode — Reconnaître la nature d'une source
  1. Se demander : l'objet brillerait-il dans le noir total, sans aucune autre lumière ?
  2. Si oui → source primaire (il fabrique sa lumière).
  3. Si non (il a besoin d'être éclairé pour être vu) → objet diffusant.
Exemple travaillé. Une bougie allumée brille dans le noir : c'est une source primaire. Une page de livre n'est visible que si une lampe l'éclaire : c'est un objet diffusant.
Mini-exercice 1. La Lune est-elle une source primaire ou un objet diffusant ?

Objet diffusant : elle ne produit pas de lumière, elle renvoie celle qu'elle reçoit du Soleil.

2. Décomposition de la lumière blanche

Propriété La lumière blanche (du Soleil ou d'une lampe à filament) est composée de nombreuses radiations colorées. Un prisme (ou un réseau) la décompose : chaque couleur est déviée différemment, ce qui étale les couleurs en un spectre, du rouge au violet. C'est le même phénomène que l'arc-en-ciel (les gouttes d'eau jouent le rôle du prisme).
lumière blanche rougeviolet
Mini-exercice 2. Comment expliquer la formation d'un arc-en-ciel après la pluie, alors que la lumière du Soleil paraît blanche ?

La lumière blanche du Soleil contient toutes les couleurs. Les gouttes d'eau jouent le rôle de petits prismes : elles décomposent la lumière blanche, ce qui rend les couleurs visibles séparément.

3. Longueur d'onde et couleur

Définition Chaque radiation colorée est caractérisée par sa longueur d'onde \(\lambda\) (lettre grecque « lambda »), qui se mesure en nanomètres (nm), avec \(1\ \text{nm}=10^{-9}\ \text{m}\). Le domaine visible par l'œil va d'environ 400 nm (violet) à 800 nm (rouge). En deçà de 400 nm : les ultraviolets (UV) ; au-delà de 800 nm : les infrarouges (IR) — tous deux invisibles.
Couleur et longueur d'onde Dans le visible, la couleur dépend de \(\lambda\) :
violet (≈ 400 nm) → bleu → vert → jaune → orange → rouge (≈ 800 nm)
Les petites longueurs d'onde correspondent au violet / bleu ; les grandes au rouge.
Méthode — Associer une longueur d'onde à une couleur
  1. Vérifier que \(\lambda\) est bien dans le visible (entre 400 et 800 nm). Sinon : UV (< 400) ou IR (> 800).
  2. Situer la valeur dans l'ordre violet → rouge : plus \(\lambda\) est petite, plus on va vers le violet/bleu ; plus elle est grande, plus on va vers le rouge.
Exemple travaillé. Une radiation de longueur d'onde \(\lambda=550\ \text{nm}\) est dans le visible et se situe au milieu de l'échelle : c'est une lumière verte. Une radiation de \(\lambda=350\ \text{nm}\) est inférieure à 400 nm : c'est un ultraviolet, invisible à l'œil.
Mini-exercice 3. Une radiation a une longueur d'onde de 450 nm. Est-elle plutôt bleue ou rouge ?

Plutôt bleue / violette : 450 nm est une petite longueur d'onde. Le rouge se situe vers 700–800 nm.

4. Spectres continus et spectres de raies

spectre continu (corps chaud) spectre de raies (gaz) violetrouge
Deux types de spectres d'émission
Méthode — Identifier le type de spectre et l'exploiter
  1. Observer l'aspect : couleurs continues (dégradé) ou quelques raies sur fond noir ?
  2. Continu → source un corps chaud ; on peut en déduire une information sur sa température.
  3. Raies → source un gaz ; on compare les raies à celles connues des éléments pour identifier la composition chimique.
Exemple travaillé. En analysant la lumière d'une étoile, on observe des raies aux mêmes positions que celles de l'hydrogène et de l'hélium mesurées au laboratoire. On en conclut que l'étoile contient ces éléments : la lumière transporte une information sur la matière, sans s'y rendre.
Mini-exercice 4. Une lampe à vapeur de sodium (éclairage urbain) donne quelques raies, dont une jaune intense. Quel type de spectre est-ce, et que permet-il ?

C'est un spectre de raies (le gaz émet). Il permet d'identifier l'élément présent : ici le sodium, reconnaissable à sa raie jaune caractéristique.

Mini-exercice 5. Le filament d'une ampoule à incandescence donne-t-il un spectre continu ou un spectre de raies ?

Un spectre continu : le filament est un corps chaud, il émet toutes les couleurs sans interruption.

5. Applications

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