Chapitre 10 | Terminale STL — spécialité Physique-chimie et mathématiques | Physique-Chimie
Dernière mise à jour : 21 octobre 2026
Exercices progressifs corrigés. Cherche chaque exercice avant de dérouler la correction. Données utiles : \(c_{eau}=4185\ \text{J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
Sur le diagramme d'état (P,T) d'un corps pur, on donne les domaines solide, liquide et gaz séparés par les courbes de fusion, vaporisation et sublimation.
1. C'est le point triple : les trois états (solide, liquide, gaz) y coexistent en équilibre.
2. Le point critique termine la courbe de vaporisation : au-delà, liquide et gaz ne se distinguent plus.
3. On rencontre d'abord la fusion (solide→liquide), puis la vaporisation (liquide→gaz).
Le point triple du \(\text{CO}_2\) est à \(T=-56\ ^{\circ}\text{C}\) et \(P=5{,}2\ \text{bar}\). On observe la « carboglace » (\(\text{CO}_2\) solide) à l'air libre, sous \(P=1{,}0\ \text{bar}\).
1. \(1{,}0\ \text{bar} < 5{,}2\ \text{bar}\) : la pression est inférieure à celle du point triple.
2. Sous cette pression, le solide passe directement à l'état gazeux : c'est la sublimation. Il ne passe pas par l'état liquide.
3. La sublimation est endothermique : \(\Delta_{sub}H > 0\).
Pour chaque situation, indiquer le changement d'état, s'il est endothermique ou exothermique, et le signe de son enthalpie :
1. Gaz→liquide : liquéfaction (condensation), exothermique, \(\Delta H < 0\).
2. Liquide→gaz : vaporisation, endothermique, \(\Delta H > 0\).
3. Liquide→solide : solidification, exothermique, \(\Delta H < 0\) (le congélateur doit évacuer cette chaleur).
On donne des enthalpies standard de formation (kJ·mol\(^{-1}\)) : \(\Delta_f H^{\circ}(\text{NH}_3,\text{g})=-46\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{N}_2,\text{g})=0\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{H}_2,\text{g})=0\).
1. \(\tfrac{1}{2}\,\text{N}_2(\text{g})+\tfrac{3}{2}\,\text{H}_2(\text{g})\longrightarrow \text{NH}_3(\text{g})\) (une seule mole de \(\text{NH}_3\) formée).
2. \(\text{N}_2\) et \(\text{H}_2\) sont des corps simples dans leur état de référence : par convention, leur enthalpie de formation est nulle.
3. La réaction de formation d'une mole a par définition \(\Delta_r H^{\circ}=\Delta_f H^{\circ}(\text{NH}_3)=-46\ \text{kJ·mol}^{-1}\).
Combustion complète du propane : \(\text{C}_3\text{H}_8(\text{g})+5\,\text{O}_2(\text{g})\longrightarrow 3\,\text{CO}_2(\text{g})+4\,\text{H}_2\text{O}(\text{l})\).
Données (kJ·mol\(^{-1}\)) : \(\Delta_f H^{\circ}(\text{C}_3\text{H}_8)=-104\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{CO}_2)=-394\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{H}_2\text{O},\text{l})=-286\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{O}_2)=0\).
1. \(\Delta_r H^{\circ}=\big[3\,\Delta_f H^{\circ}(\text{CO}_2)+4\,\Delta_f H^{\circ}(\text{H}_2\text{O})\big]-\big[\Delta_f H^{\circ}(\text{C}_3\text{H}_8)+5\,\Delta_f H^{\circ}(\text{O}_2)\big]\).
2. \(\Delta_r H^{\circ}=[3\times(-394)+4\times(-286)]-[-104+0]=[-1182-1144]+104=-2326+104=-2222\ \text{kJ·mol}^{-1}\).
3. \(\Delta_r H^{\circ}<0\) : la réaction est exothermique (elle dégage 2222 kJ par mole de propane).
La réaction de combustion précédente est utilisée pour chauffer de l'eau. On brûle une mole de propane et on suppose que toute l'énergie sert à chauffer \(m=8{,}0\ \text{kg}\) d'eau initialement à \(15\ ^{\circ}\text{C}\).
1. \(|\Delta_r H^{\circ}|=2222\ \text{kJ}=2{,}222\times10^{6}\ \text{J}\).
2. \(Q=m\,c\,\Delta T\Rightarrow \Delta T=\dfrac{Q}{m\,c}=\dfrac{2{,}222\times10^{6}}{8{,}0\times4185}=\dfrac{2{,}222\times10^{6}}{3{,}35\times10^{4}}\approx66\ ^{\circ}\text{C}\).
Température finale : \(15+66=81\ ^{\circ}\text{C}\) (en négligeant les pertes).
On compare deux combustibles pour un même besoin : produire \(E=1{,}5\times10^{9}\ \text{J}\) (1,5 GJ).
1. \(m=\dfrac{E}{PC}\). Bois : \(m=\dfrac{1{,}5\times10^{9}}{15\times10^{6}}=100\ \text{kg}\). Gaz : \(m=\dfrac{1{,}5\times10^{9}}{50\times10^{6}}=30\ \text{kg}\).
2. Le gaz naturel est le plus compact : à énergie égale, il en faut 3,3 fois moins en masse, car son pouvoir calorifique est plus élevé.
Une chaudière domestique brûle du méthane \(\text{CH}_4\) pour chauffer l'eau d'un ballon. On donne l'équation de combustion :
\(\text{CH}_4(\text{g})+2\,\text{O}_2(\text{g})\longrightarrow \text{CO}_2(\text{g})+2\,\text{H}_2\text{O}(\text{l})\)
Données (kJ·mol\(^{-1}\)) : \(\Delta_f H^{\circ}(\text{CH}_4)=-75\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{CO}_2)=-394\) ; \(\Delta_f H^{\circ}(\text{H}_2\text{O},\text{l})=-286\). Masse molaire \(M(\text{CH}_4)=16\ \text{g·mol}^{-1}\). \(c_{eau}=4185\ \text{J·kg}^{-1}\text{·K}^{-1}\).
1. \(\Delta_r H^{\circ}=[\,-394+2\times(-286)\,]-[\,-75\,]=[-394-572]+75=-966+75=-891\ \text{kJ·mol}^{-1}\). \(\Delta_r H^{\circ}<0\) : réaction exothermique.
2. Une mole (16 g) libère 891 kJ. Par kilogramme : \(PC=\dfrac{891\ \text{kJ}}{16\times10^{-3}\ \text{kg}}=5{,}57\times10^{4}\ \text{kJ·kg}^{-1}\approx56\ \text{MJ·kg}^{-1}\) (cohérent avec la valeur tabulée ≈ 50 MJ·kg⁻¹).
3. \(E=PC\times m=5{,}57\times10^{7}\times0{,}80=4{,}45\times10^{7}\ \text{J}\approx45\ \text{MJ}\).
4. Énergie utile : \(Q=0{,}85\times4{,}45\times10^{7}=3{,}79\times10^{7}\ \text{J}\). \(\Delta T=\dfrac{Q}{m\,c}=\dfrac{3{,}79\times10^{7}}{150\times4185}=\dfrac{3{,}79\times10^{7}}{6{,}28\times10^{5}}\approx60\ ^{\circ}\text{C}\). Température finale : \(12+60=72\ ^{\circ}\text{C}\).