Fonction carré et variations | 2nde Bac Pro | Mathématiques
Dernière mise à jour : 21 octobre 2026, 08:41
La fonction carré est définie par \(f(x) = x^2 = x \times x\) pour tout nombre \(x\).
Calculer :
Corriger les erreurs dans les calculs suivants. Justifier la correction.
a. Calculer \(f(0{,}3)\), \(f(-0{,}3)\) et \(f(-1{,}2)\).
Un élève écrit : « \((0{,}3)^2 = 0{,}9\) ». Corriger son calcul.
b. La surface de combat d'un tapis de judo est un carré de 8 m de côté. Avec la zone de sécurité autour, le tapis complet est un carré de 14 m de côté. L'aire d'un carré de côté \(c\) mètres est \(A(c) = c^2\), en m².
Calculer l'aire de la surface de combat, puis l'aire du tapis complet. Écrire les unités.
a. \(f(0{,}3) = 0{,}3 \times 0{,}3 = 0{,}09\) ; \(f(-0{,}3) = (-0{,}3) \times (-0{,}3) = 0{,}09\) ; \(f(-1{,}2) = (-1{,}2) \times (-1{,}2) = 1{,}44\).
L'élève a calculé \(0{,}3 \times 3\). Or \(0{,}3 \times 0{,}3\) a deux chiffres après la virgule : \(3 \times 3 = 9\), donc \(0{,}3 \times 0{,}3 = 0{,}09\).
b. Surface de combat : \(A(8) = 8^2 = 64\) m². Tapis complet : \(A(14) = 14^2 = 196\) m².
Pour tracer la parabole de \(f(x) = x^2\), on construit le tableau de valeurs pour des valeurs symétriques de \(x\) :
| \(x\) | −3 | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 | 3 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)\) | 9 | 4 | 1 | 0 | 1 | 4 | 9 |
On place les points, puis on les relie à main levée par une courbe régulière, jamais à la règle. La courbe obtenue s'appelle une parabole. Son point le plus bas est \((0\,;\,0)\).
Lire sur la parabole : pour une image, on part de \(x\) sur l'axe horizontal ; pour les antécédents d'un nombre, on part de ce nombre sur l'axe vertical et on lit les abscisses des points de la courbe à cette hauteur.
Compléter le tableau de valeurs de \(f(x) = x^2\), puis placer dans le repère ci-dessous les points correspondant à \(x = -3\), \(-2\), \(-1\), \(0\), \(1\), \(2\), \(3\) et tracer la parabole.
| \(x\) | −4 | −3 | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)\) | 9 | 0 | 4 |
| \(x\) | −4 | −3 | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)\) | 16 | 9 | 4 | 1 | 0 | 1 | 4 | 9 | 16 |
On place les points \((-3\,;\,9)\), \((-2\,;\,4)\), \((-1\,;\,1)\), \((0\,;\,0)\), \((1\,;\,1)\), \((2\,;\,4)\), \((3\,;\,9)\), puis on les relie à main levée. Le point le plus bas est \((0\,;\,0)\). Deux nombres opposés (par exemple \(-3\) et \(3\)) ont la même image.
On a tracé la parabole de \(f(x) = x^2\) dans le repère suivant. Répondre par lecture graphique.
On veut tracer plus précisément la parabole de \(f(x) = x^2\) entre \(-2\) et \(2\).
| \(x\) | −2 | −1,5 | −1 | −0,5 | 0 | 0,5 | 1 | 1,5 | 2 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)\) |
a.
| \(x\) | −2 | −1,5 | −1 | −0,5 | 0 | 0,5 | 1 | 1,5 | 2 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)\) | 4 | 2,25 | 1 | 0,25 | 0 | 0,25 | 1 | 2,25 | 4 |
Il suffit de calculer la moitié du tableau : deux nombres opposés ont la même image.
b. La parabole obtenue :
c. À la hauteur 3, la courbe passe à peu près en \(x \approx 1{,}7\). Contrôle : \(1{,}7^2 = 2{,}89\), proche de 3.
Décroissante sur \(]-\infty\,;\,0]\), croissante sur \([0\,;\,+\infty[\). Minimum : 0, atteint en \(x = 0\). Pas de maximum.
Le minimum est une valeur de \(f\) (écrite dans la ligne des variations) ; l'abscisse où il est atteint se lit dans la ligne des \(x\).
Le tableau et la parabole décrivent les mêmes variations : décroissante puis croissante, avec un minimum en \((0\,;\,0)\).
Voici le squelette du tableau de variations de \(f(x) = x^2\). Compléter les flèches et les valeurs.
| \(x\) | \(-\infty\) | 0 | \(+\infty\) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Variations de \(f\) | ? | ? | |||
| Valeur au creux | ? |
Première flèche descendante : \(f\) est décroissante sur \(]-\infty\,;\,0]\). Seconde flèche montante : \(f\) est croissante sur \([0\,;\,+\infty[\). Au creux, on écrit 0 : c'est le minimum, atteint en \(x = 0\).
Compléter le tableau de variations de \(f(x) = x^2\), puis l'utiliser pour ranger les nombres \(f(1)\), \(f(2)\) et \(f(3)\) dans l'ordre croissant, sans les calculer.
| \(x\) | \(-\infty\) | 0 | \(+\infty\) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Variations de \(f\) | ? | ? |
Les nombres 1, 2, 3 sont tous dans \([0\,;\,+\infty[\), où \(f\) est croissante : l'ordre est conservé.
Donc \(1 < 2 < 3\) donne \(f(1) < f(2) < f(3)\). Vérification : \(1 < 4 < 9\).
Répondre à l'aide du tableau de variations de \(f(x) = x^2\), en citant l'intervalle utilisé.
Pour tout nombre \(x\) : \(f(-x) = (-x)^2 = x^2 = f(x)\). Deux nombres opposés ont donc toujours la même image.
Sur la courbe : la parabole est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées. Si le point \(M(a\,;\,b)\) est sur la parabole, le point \(M'(-a\,;\,b)\) y est aussi : on change le signe de l'abscisse, on garde l'ordonnée.
Exemple : \(f(7) = 49\), donc \(f(-7) = 49\) sans aucun calcul.
En utilisant uniquement la propriété \(f(-x) = f(x)\), compléter sans calculer :
La parabole de \(f(x) = x^2\) est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
Un menuisier reporte sur sa parabole \(f(x) = x^2\) le point \(M(2{,}5\,;\,6{,}25)\).
Se ramener à \(x^2 = c\) : pour \(k\,x^2 = c\) ou \(x^2 + b = c\), on isole \(x^2\) comme dans une équation du premier degré (on fait passer le terme constant, puis on divise par le coefficient de \(x^2\)).
Revenir à la situation : une longueur, une durée, une intensité mesurée sont positives. On trouve les deux solutions, puis on écarte la négative en le justifiant.
Résoudre les équations suivantes :
Un carré a une aire de 196 cm². On note \(c\) la longueur de son côté en cm.
Résoudre \(c^2 = 196\) et en déduire la longueur du côté.
Se ramener à une équation \(x^2 = c\), puis résoudre :
Vérification de a : \(2 \times 5^2 = 2 \times 25 = 50\) et \(2 \times (-5)^2 = 50\).
Une résistance chauffante de 20 Ω dissipe une puissance \(P = 20\,I^2\), avec \(P\) en watts (W) et \(I\) en ampères (A). L'intensité \(I\) lue sur l'ampèremètre est un nombre positif.
On considère \(g(x) = x^2 + 2\).
Astuce : on calcule d'abord \(x^2\), puis on ajoute 2.
| \(x\) | −3 | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 | 3 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| \(x^2\) | 9 | 4 | 1 | 0 | 1 | 4 | 9 |
| \(g(x)\) | 11 | 6 | 3 | 2 | 3 | 6 | 11 |
Chaque image a augmenté de 2 : la parabole de \(x^2\) est montée de 2. Le sommet est \(S(0\,;\,2)\) ; le minimum de \(g\) vaut 2, atteint en \(x = 0\).
On considère \(g(x) = x^2 + 3\).
Comparer les fonctions \(f(x) = x^2\), \(h(x) = 2x^2\) et \(p(x) = \frac{1}{2}x^2\).
| \(x\) | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 |
|---|---|---|---|---|---|
| \(f(x)=x^2\) | 4 | 1 | 0 | 1 | 4 |
| \(h(x)=2x^2\) | 8 | 2 | 0 | 2 | 8 |
| \(p(x)=\frac{1}{2}x^2\) | 2 | 0,5 | 0 | 0,5 | 2 |
On considère \(g(x) = x^2 - 4\), \(h(x) = -2x^2\) et \(p(x) = 0{,}5x^2\).
Pour tout nombre \(n\) et tout nombre \(x\) : \((n \times x)^2 = n^2 \times x^2\). Si le côté d'un carré est multiplié par \(n\), son aire est multipliée par \(n^2\).
| Le côté est multiplié par… | 2 | 3 | 1,5 |
|---|---|---|---|
| … l'aire est multipliée par | \(2^2 = 4\) | \(3^2 = 9\) | \(1{,}5^2 = 2{,}25\) |
Erreur fréquente : « deux fois plus grand coûte deux fois plus cher ». Un revêtement facturé au m² coûte 4 fois plus si le côté double. Le périmètre, lui, double bien.
Dans un jardin, on compare deux bacs à sable carrés : le petit a 1 m de côté, le grand a 3 m de côté.
Un agenceur pose un revêtement dans une pièce carrée de côté \(c\) mètres. L'aire est \(A(c) = c^2\), en m².
Un carreleur facture 42 € le mètre carré posé.
| Le côté d'un carré est multiplié par… | 2 | 5 | 0,5 | 10 |
|---|---|---|---|---|
| … l'aire est multipliée par |
a.
| Le côté est multiplié par… | 2 | 5 | 0,5 | 10 |
|---|---|---|---|---|
| … l'aire est multipliée par | 4 | 25 | 0,25 | 100 |
Avec 0,5, le carré est réduit : son aire est divisée par 4.
b. On cherche \(n\) positif tel que \(n^2 = 49\) : \(n = 7\). Le côté a été multiplié par 7.
c. Les longueurs sont multipliées par 50, donc l'aire par \(50^2 = 2\,500\). Aire réelle : \(36 \times 2\,500 = 90\,000\) cm², soit 9 m² (1 m² = 10 000 cm²).
Contrôle : sur le plan, le côté mesure 6 cm (\(6^2 = 36\)) ; en réalité \(6 \times 50 = 300\) cm = 3 m, et \(3^2 = 9\) m².
En une phrase : plus un nombre est éloigné de zéro, plus son carré est grand.
En utilisant le tableau de variations de \(f(x) = x^2\), comparer sans calculer. Indiquer à chaque fois l'intervalle et le sens de variation utilisés.
Un élève écrit : « \(-7 < -2\), donc \((-7)^2 < (-2)^2\) ».
La réponse se lit toujours sur l'axe des abscisses. Pour \(c > 0\) : \(x^2 \leq c\) donne \(\mathcal{S} = [-\sqrt{c}\,;\,\sqrt{c}]\) ; \(x^2 \geq c\) donne \(\mathcal{S} = ]-\infty\,;\,-\sqrt{c}] \cup [\sqrt{c}\,;\,+\infty[\). Avec \(<\) ou \(>\), les bornes sont exclues.
On a tracé la parabole de \(y = x^2\). Tracer à chaque fois la droite horizontale utile, puis répondre.
Résoudre graphiquement les inéquations suivantes en s'appuyant sur le graphique ci-dessous (parabole \(y = x^2\) et droites horizontales \(y = c\)).
Méthode : pour \(x^2 < c\), repérer où la parabole est en dessous de la droite \(y = c\). Pour \(x^2 \geq c\), repérer où la parabole est au-dessus de la droite.
Erreur fréquente : répondre « \(x < 3\) » pour \(x^2 < 9\). La moitié gauche compte aussi : \((-5)^2 = 25\) n'est pas inférieur à 9.
On construit un bac potager carré de côté \(c\) mètres. Pour qu'il soit facile à entretenir, sa surface doit être d'au moins 4 m² et d'au plus 6,25 m².
Un fabricant de meubles étudie la charge \(R\) (en kg) que supporte une tablette en fonction de son épaisseur \(e\) (en cm). Un modèle simplifié donne \(R(e) = 3e^2\). L'épaisseur \(e\) est positive.
Passer de la courbe au tableau de variations : 1. repérer les points où la courbe change de sens ; 2. écrire dans la ligne des \(x\) les bornes et ces abscisses ; 3. écrire sous chacune son image, en haut pour un sommet, en bas pour un creux ; 4. relier par des flèches.
Ajouter \(k\), multiplier par \(k\) :
Erreur fréquente : le maximum est une valeur de \(f\) (lue sur l'axe vertical), pas l'abscisse où il est atteint (lue sur l'axe horizontal).
On a tracé la courbe d'une fonction \(f\) définie sur \([0\,;\,8]\).
Voici trois tableaux de variations.
La courbe donne la température \(T\) (en °C) relevée pendant une journée d'été, en fonction de l'heure \(t\) (en h), pour \(0 \leq t \leq 24\).
a. La courbe descend de 0 h à 5 h, monte de 5 h à 16 h, puis descend jusqu'à 24 h.
b. Sur \([0\,;\,24]\) : maximum 31 °C, atteint à 16 h ; minimum 16 °C, atteint à 5 h.
c. Sur \([16\,;\,24]\), \(T\) est décroissante : maximum 31 °C à 16 h ; minimum 22 °C à 24 h. Le minimum est atteint au bord de l'intervalle.
d. On enlève 4 à chaque valeur ; les variations ne changent pas.
La courbe donne la puissance \(P\) (en W) fournie par un panneau photovoltaïque au cours d'une journée ensoleillée, en fonction de l'heure \(t\) (en h), pour \(6 \leq t \leq 20\).
a. La courbe monte de 6 h à 13 h, puis descend jusqu'à 20 h.
b. La puissance maximale est 300 W, atteinte à 13 h.
c. \(k = 12 > 0\) : mêmes variations, chaque valeur est multipliée par 12. Maximum : \(12 \times 300 = 3\,600\) W, atteint à 13 h.
Une fonction \(f\) définie sur \([-3\,;\,5]\) a le tableau de variations suivant.
a. Maximum : 6, atteint en \(x = 1\). Minimum : \(-1\), atteint en \(x = 5\) (car \(-1 < 2\)).
b. On enlève 3 à chaque valeur ; les variations ne changent pas.
c. \(k = 3 > 0\) : mêmes variations, chaque valeur est multipliée par 3.
d. \(k = -1 < 0\) : les variations sont inversées et chaque valeur change de signe.
Maximum de \(-f\) : 1, atteint en \(x = 5\). Minimum de \(-f\) : \(-6\), atteint en \(x = 1\). Le maximum 6 de \(f\) est devenu le minimum \(-6\) de \(-f\).