Algèbre – Analyse | 1ère Bac Pro | Mathématiques
Dernière mise à jour : 26 juillet 2026, 01:57
On donne la suite \((u_n)\) définie par \(u_0 = 3\) et \(u_{n+1} = u_n + 5\).
On donne les suites \((v_n)\) : 4 ; 9 ; 14 ; 19 ; 24 et \((w_n)\) : 2 ; 6 ; 18 ; 54 ; 162.
Une suite arithmétique \((u_n)\) vérifie \(u_3 = 17\) et \(u_7 = 33\).
Un artisan carreleur pose des carreaux en formant un motif triangulaire. La première rangée contient 2 carreaux, la deuxième en contient 5, la troisième 8, et ainsi de suite.
Un menuisier agenceur débute avec un salaire mensuel net de 1 450 €. Son employeur lui garantit une augmentation de 35 € par mois chaque année.
Un artisan achète un utilitaire neuf à 25 000 €. Pour sa comptabilité, le véhicule est amorti de manière linéaire : sa valeur diminue de 2 800 € chaque année.
Sur un chantier, une cuve de récupération d'eau de pluie contient 500 litres au temps \(t = 0\). Un système de collecte y ajoute 120 litres chaque heure.
Sur un chantier, un maçon monte un mur en parpaings. La semelle de départ arrive à 20 cm du sol. Chaque rangée de parpaings ajoute ensuite 25 cm de hauteur (parpaing + joint de mortier).
On note \(u_n\) la hauteur du mur, en centimètres, après \(n\) rangées posées. On a donc \(u_0 = 20\).
| Rang \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hauteur \(u_n\) (cm) | 20 | 45 | 70 | … | … | … |
1. Compléter le tableau. Pour cela, on ajoute 25 à chaque fois : \(u_3 = u_2 + 25 = 70 + 25 = \ldots\)
2. On passe d'une hauteur à la suivante en ajoutant toujours le même nombre : la suite \((u_n)\) est donc arithmétique. Donner sa raison \(r\) (la raison, c'est le nombre que l'on ajoute à chaque étape).
3. Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\), en utilisant la formule du cours \(u_n = u_0 + n \times r\).
4. Quelle est la hauteur du mur après 8 rangées ? Remplacer \(n\) par 8 dans la formule de la question 3.
5. Le mur doit atteindre 245 cm. Combien de rangées faut-il poser ? On cherche \(n\) tel que \(20 + 25n = 245\).
1. \(u_3 = 70 + 25 = \mathbf{95}\) cm ; \(u_4 = 95 + 25 = \mathbf{120}\) cm ; \(u_5 = 120 + 25 = \mathbf{145}\) cm.
2. On ajoute 25 cm à chaque rangée : la raison est \(r = \mathbf{25}\) cm.
3. \(u_n = u_0 + n \times r = 20 + 25n\), donc \(\mathbf{u_n = 20 + 25n}\) (en centimètres).
4. \(u_8 = 20 + 25 \times 8 = 20 + 200 = \mathbf{220}\) cm, soit 2,20 m.
5. \(20 + 25n = 245\) donne \(25n = 225\), donc \(n = \dfrac{225}{25} = \mathbf{9}\) rangées.
Une équipe pose du carrelage dans un hall. Chaque soir, le chef de chantier relève la surface totale posée depuis le début. Le soir du jour de démarrage (jour 0), 8 m² sont posés ; ensuite, l'équipe pose 6 m² de plus chaque jour.
On note \(u_n\) la surface totale posée (en m²) au soir du jour \(n\). Le tableau est déjà rempli.
| Jour \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Surface \(u_n\) (m²) | 8 | 14 | 20 | 26 | 32 | 38 | 44 |
1. Vérifier que la suite \((u_n)\) est arithmétique en calculant \(u_1 - u_0\), puis \(u_2 - u_1\). Donner la raison \(r\).
2. Placer dans le repère ci-dessous les 7 points de coordonnées \((n\,;u_n)\) : le point \((0\,;8)\), puis \((1\,;14)\), et ainsi de suite jusqu'à \((6\,;44)\).
3. Les points obtenus sont-ils alignés ?
1. \(u_1 - u_0 = 14 - 8 = 6\) et \(u_2 - u_1 = 20 - 14 = 6\). La différence entre deux termes consécutifs est constante : la suite est arithmétique, de raison \(\mathbf{r = 6}\) m² par jour.
2. On place les points \((0\,;8)\), \((1\,;14)\), \((2\,;20)\), \((3\,;26)\), \((4\,;32)\), \((5\,;38)\) et \((6\,;44)\). Par exemple, pour le point \((3\,;26)\) : on se place au jour 3 sur l'axe horizontal, puis à la hauteur 26 sur l'axe vertical.
3. Oui, les points sont alignés. C'est toujours le cas pour une suite arithmétique : à chaque fois qu'on avance d'un jour, on monte de la même hauteur (ici 6 m²), donc les points forment une droite.
Un ballon d'eau chaude sanitaire est mis en chauffe. L'eau est à 15 °C au départ et sa température monte de 4 °C toutes les 10 minutes.
On note \(u_n\) la température de l'eau (en °C) après \(n\) tranches de 10 minutes, avec \(u_0 = 15\).
| Rang \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Température \(u_n\) (°C) | 15 | 19 | … | … | … | … |
1. Compléter le tableau en ajoutant 4 à chaque étape : \(u_2 = u_1 + 4 = 19 + 4 = \ldots\)
2. Quelle est la raison \(r\) de cette suite arithmétique ? La suite est-elle croissante ou décroissante ?
Rappel du cours : si \(r \gt 0\) la suite est croissante, si \(r \lt 0\) elle est décroissante.
3. Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\) avec la formule \(u_n = u_0 + n \times r\).
4. Quelle est la température de l'eau au bout de 100 minutes, c'est-à-dire pour \(n = 10\) ?
5. Le thermostat coupe la chauffe dès que la température dépasse 60 °C. On donne \(u_{11} = 59\) °C. Calculer \(u_{12}\) et dire à quel rang la chauffe s'arrête.
1. \(u_2 = 19 + 4 = \mathbf{23}\) °C ; \(u_3 = 23 + 4 = \mathbf{27}\) °C ; \(u_4 = 27 + 4 = \mathbf{31}\) °C ; \(u_5 = 31 + 4 = \mathbf{35}\) °C.
2. On ajoute 4 °C à chaque étape : \(r = \mathbf{4}\) °C. Comme \(r \gt 0\), la suite est croissante : l'eau se réchauffe.
3. \(u_n = u_0 + n \times r = 15 + 4n\), donc \(\mathbf{u_n = 15 + 4n}\) (en °C).
4. \(u_{10} = 15 + 4 \times 10 = 15 + 40 = \mathbf{55}\) °C.
5. \(u_{12} = 15 + 4 \times 12 = 15 + 48 = \mathbf{63}\) °C. Au rang 11, l'eau est à 59 °C ; au rang 12, elle est à 63 °C. Le premier relevé dépassant 60 °C est donc celui du rang 12, à 120 minutes. La suite, définie toutes les 10 minutes, ne permet pas de déterminer l'instant exact où un thermostat continu couperait entre ces deux relevés.
Un atelier de menuiserie lance la fabrication d'un nouveau modèle de tabouret. La première semaine, 7 tabourets sortent de l'atelier. Chaque semaine suivante, les ouvriers en fabriquent 4 de plus que la semaine précédente (ils prennent l'habitude du modèle).
On note \(u_n\) le nombre de tabourets fabriqués la semaine \(n\). Ici le comptage commence à \(u_1 = 7\) (première semaine).
| Semaine \(n\) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|
| Tabourets \(u_n\) | 7 | 11 | … | … | … |
1. Compléter le tableau : \(u_3 = u_2 + 4 = 11 + 4 = \ldots\)
2. Justifier que la suite \((u_n)\) est arithmétique et donner sa raison \(r\).
3. Comme le premier terme est \(u_1\) (et non \(u_0\)), on utilise la formule \(u_n = u_1 + (n - 1) \times r\). Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\), puis développer.
4. Combien de tabourets sont fabriqués la semaine 10 ?
5. On donne \(u_{11} = 47\). Calculer \(u_{12}\) et dire à partir de quelle semaine la production dépasse 50 tabourets.
1. \(u_3 = 11 + 4 = \mathbf{15}\) tabourets ; \(u_4 = 15 + 4 = \mathbf{19}\) tabourets ; \(u_5 = 19 + 4 = \mathbf{23}\) tabourets.
2. On ajoute toujours le même nombre d'une semaine à la suivante : \(u_{n+1} = u_n + 4\). La suite est donc arithmétique de raison \(\mathbf{r = 4}\) tabourets par semaine.
3. \(u_n = u_1 + (n - 1) \times r = 7 + (n - 1) \times 4 = 7 + 4n - 4\), donc \(\mathbf{u_n = 4n + 3}\).
4. \(u_{10} = 4 \times 10 + 3 = 40 + 3 = \mathbf{43}\) tabourets.
5. \(u_{12} = 4 \times 12 + 3 = 48 + 3 = \mathbf{51}\) tabourets. À la semaine 11, la production est de 47 tabourets : elle ne dépasse pas encore 50. À la semaine 12, elle est de 51 tabourets : la production dépasse 50 tabourets à partir de la semaine 12.
Dans un atelier, une presse est équipée d'un compteur de pièces. Un opérateur note l'indication du compteur toutes les 15 minutes.
| Relevé \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|---|
| Compteur \(u_n\) (pièces) | 340 | 415 | 490 | 565 | 640 |
1. Calculer les différences \(u_1 - u_0\), \(u_2 - u_1\), \(u_3 - u_2\) et \(u_4 - u_3\).
2. Ces différences sont-elles toutes égales ? Conclure sur la nature de la suite et donner sa raison \(r\).
3. Que représente concrètement la raison \(r\) pour l'opérateur ?
4. Prévoir la valeur du compteur au relevé suivant (relevé 5), en ajoutant la raison à \(u_4\).
5. Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\) avec \(u_n = u_0 + n \times r\), puis calculer \(u_8\).
1. \(u_1 - u_0 = 415 - 340 = 75\) ; \(u_2 - u_1 = 490 - 415 = 75\) ; \(u_3 - u_2 = 565 - 490 = 75\) ; \(u_4 - u_3 = 640 - 565 = 75\).
2. Les quatre différences sont égales à 75 : la suite est arithmétique de raison \(\mathbf{r = 75}\) pièces.
3. La raison est le nombre de pièces produites entre deux relevés, c'est-à-dire 75 pièces toutes les 15 minutes (soit 300 pièces par heure).
4. \(u_5 = u_4 + r = 640 + 75 = \mathbf{715}\) pièces.
5. \(u_n = u_0 + n \times r = 340 + 75n\). Donc \(u_8 = 340 + 75 \times 8 = 340 + 600 = \mathbf{940}\) pièces.
Un abonnement annuel à une salle de sport coûte 240 € la première année. Le contrat prévoit une augmentation de 3 % chaque année.
Rappel : augmenter de 3 %, c'est multiplier par \(1 + \dfrac{3}{100} = 1{,}03\) (et non ajouter 3).
On note \(u_n\) le prix de l'abonnement (en euros) l'année \(n\), avec \(u_0 = 240\). On arrondit chaque prix au centime, puis on repart de la valeur arrondie.
| Année \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 |
|---|---|---|---|---|
| Prix \(u_n\) (€) | 240,00 | 247,20 | … | … |
1. Vérifier le prix de l'année 1 : \(u_1 = 240 \times 1{,}03 = \ldots\)
2. Compléter le tableau : \(u_2 = 247{,}20 \times 1{,}03 = \ldots\) puis \(u_3 = u_2 \times 1{,}03 = \ldots\)
3. Calculer les différences \(u_1 - u_0\), \(u_2 - u_1\) et \(u_3 - u_2\).
4. Ces différences sont-elles constantes ? La suite \((u_n)\) est-elle arithmétique ? Justifier.
1. \(u_1 = 240 \times 1{,}03 = \mathbf{247{,}20}\) €.
2. \(u_2 = 247{,}20 \times 1{,}03 = 254{,}616 \approx \mathbf{254{,}62}\) € (arrondi au centime).
\(u_3 = 254{,}62 \times 1{,}03 = 262{,}2586 \approx \mathbf{262{,}26}\) €.
3. \(u_1 - u_0 = 247{,}20 - 240 = \mathbf{7{,}20}\) € ; \(u_2 - u_1 = 254{,}62 - 247{,}20 = \mathbf{7{,}42}\) € ; \(u_3 - u_2 = 262{,}26 - 254{,}62 = \mathbf{7{,}64}\) €.
4. Les différences ne sont pas constantes (7,20 € puis 7,42 € puis 7,64 €) : la suite n'est pas arithmétique. C'est normal : 3 % est un pourcentage, il s'applique à un prix qui grossit chaque année, donc l'augmentation en euros grossit elle aussi.
Un cyclotouriste prépare une randonnée. La première semaine (semaine 0), il parcourt 24 km. Chaque semaine, il ajoute 6 km à sa sortie.
On note \(u_n\) la distance parcourue (en km) la semaine \(n\), avec \(u_0 = 24\).
| Semaine \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance \(u_n\) (km) | 24 | 30 | 36 | … | … | … |
1. Compléter le tableau : \(u_3 = u_2 + 6 = 36 + 6 = \ldots\)
2. Donner la raison \(r\) de cette suite arithmétique et préciser son sens de variation.
3. Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\) avec la formule \(u_n = u_0 + n \times r\).
4. Vérifier avec la formule le résultat trouvé pour \(u_5\) à la question 1.
5. Le cyclotouriste veut dépasser 60 km sur une sortie. On donne \(u_6 = 60\). Attention : 60 ne dépasse pas 60. Calculer \(u_7\) et conclure sur la semaine cherchée.
1. \(u_3 = 36 + 6 = \mathbf{42}\) km ; \(u_4 = 42 + 6 = \mathbf{48}\) km ; \(u_5 = 48 + 6 = \mathbf{54}\) km.
2. On ajoute 6 km chaque semaine : \(r = \mathbf{6}\) km. Comme \(r \gt 0\), la suite est croissante : les sorties s'allongent.
3. \(u_n = u_0 + n \times r = 24 + 6n\), donc \(\mathbf{u_n = 24 + 6n}\) (en km).
4. \(u_5 = 24 + 6 \times 5 = 24 + 30 = \mathbf{54}\) km : on retrouve bien la valeur du tableau. ✓
5. \(u_7 = 24 + 6 \times 7 = 24 + 42 = \mathbf{66}\) km. À la semaine 6, la sortie fait exactement 60 km : elle ne dépasse pas 60 km. À la semaine 7, elle fait 66 km : la distance dépasse 60 km à partir de la semaine 7.
Après une opération du genou, un patient suit un programme de rééducation. Le premier jour, il marche 150 m. Le kinésithérapeute lui demande ensuite d'ajouter 45 m chaque jour.
On note \(u_n\) la distance marchée (en mètres) le jour \(n\), avec \(u_1 = 150\) (premier jour).
| Jour \(n\) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|
| Distance \(u_n\) (m) | 150 | 195 | … | … | … |
1. Compléter le tableau : \(u_3 = u_2 + 45 = 195 + 45 = \ldots\)
2. Quelle est la raison \(r\) de cette suite arithmétique ?
3. Le premier terme est \(u_1\) : on utilise donc \(u_n = u_1 + (n - 1) \times r\). Écrire \(u_n\) en fonction de \(n\), puis développer.
4. Quelle distance le patient marche-t-il le 10e jour ?
5. L'objectif est de marcher plus de 600 m dans la journée. On donne \(u_{11} = 600\) m. Calculer \(u_{12}\) et indiquer le premier jour où l'objectif est dépassé.
1. \(u_3 = 195 + 45 = \mathbf{240}\) m ; \(u_4 = 240 + 45 = \mathbf{285}\) m ; \(u_5 = 285 + 45 = \mathbf{330}\) m.
2. On ajoute 45 m chaque jour : \(r = \mathbf{45}\) m.
3. \(u_n = u_1 + (n - 1) \times r = 150 + (n - 1) \times 45 = 150 + 45n - 45\), donc \(\mathbf{u_n = 45n + 105}\) (en mètres).
4. \(u_{10} = 45 \times 10 + 105 = 450 + 105 = \mathbf{555}\) m.
5. \(u_{12} = 45 \times 12 + 105 = 540 + 105 = \mathbf{645}\) m. Le jour 11, le patient marche exactement 600 m : l'objectif « plus de 600 m » n'est pas encore dépassé. Le jour 12, il marche 645 m : l'objectif est dépassé pour la première fois le jour 12.
Un installateur thermique est embauché avec un salaire mensuel net de 1 520 €. Son employeur lui propose une augmentation annuelle de 45 € par mois.
On note \(S_n\) le salaire mensuel à l'année \(n\), avec \(S_0 = 1\,520\).
Un ébéniste achète une défonceuse numérique à 8 500 €. Pour sa comptabilité, la machine est amortie de manière linéaire : elle perd 950 € de valeur par an.
On note \(V_n\) la valeur de la machine au bout de \(n\) années, avec \(V_0 = 8\,500\).
Un menuisier place 5 000 € sur un compte à intérêts simples : chaque année, le compte produit 2,5 % du capital initial, soit 125 € d'intérêts versés.
On note \(C_n\) le capital disponible au bout de \(n\) années, avec \(C_0 = 5\,000\).
Sur un chantier, une grue à tour est montée par télescopage : on ajoute des éléments de mât identiques les uns au-dessus des autres. Avec le seul élément de base, la hauteur sous crochet est de 12,5 m. Chaque élément supplémentaire ajoute 3,2 m.
On note \(h_n\) la hauteur sous crochet (en mètres) lorsque \(n\) éléments supplémentaires ont été ajoutés, avec \(h_0 = 12{,}5\).
1. À chaque élément ajouté, la hauteur augmente toujours du même nombre de mètres : \(h_{n+1} = h_n + 3{,}2\). La suite \((h_n)\) est donc arithmétique, de premier terme \(h_0 = 12{,}5\) m et de raison \(r = 3{,}2\) m.
2. \(h_n = h_0 + n \times r = \mathbf{12{,}5 + 3{,}2n}\) (en mètres). Comme \(r = 3{,}2 \gt 0\), la suite est croissante.
3. \(h_9 = 12{,}5 + 3{,}2 \times 9 = 12{,}5 + 28{,}8 = \mathbf{41{,}3}\) m.
4. On résout \(12{,}5 + 3{,}2n \gt 45\), soit \(3{,}2n \gt 32{,}5\), donc \(n \gt \dfrac{32{,}5}{3{,}2} \approx 10{,}16\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(h_{10} = 12{,}5 + 32 = 44{,}5\) m (insuffisant) et \(h_{11} = 12{,}5 + 35{,}2 = 47{,}7\) m (suffisant).
Il faut donc monter au minimum 11 éléments supplémentaires.
5. La raison \(r = 3{,}2\) m est la hauteur sous crochet gagnée à chaque élément de mât ajouté. C'est la hauteur utile d'un élément dans le modèle ; les données ne permettent pas d'en déduire sa longueur physique exacte ni les recouvrements d'assemblage.
Une chape de béton vient d'être coulée dans un logement. Un artisan mesure son taux d'humidité : 7,8 % le jour de la mesure initiale. Dans les conditions du chantier, ce taux baisse de 0,45 point de pourcentage par semaine.
Le parquet ne peut être posé que lorsque le taux d'humidité est strictement inférieur à 3 %.
On note \(u_n\) le taux d'humidité (en %) après \(n\) semaines de séchage, avec \(u_0 = 7{,}8\).
1. Chaque semaine, le taux perd toujours le même nombre de points : \(u_{n+1} = u_n - 0{,}45\). La suite est arithmétique de raison \(r = -0{,}45\) point par semaine.
2. \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{7{,}8 - 0{,}45n}\) (en %). Comme \(r = -0{,}45 \lt 0\), la suite est décroissante : la chape sèche.
3. \(u_6 = 7{,}8 - 0{,}45 \times 6 = 7{,}8 - 2{,}7 = \mathbf{5{,}1}\) %.
4. On résout \(7{,}8 - 0{,}45n \lt 3\), soit \(0{,}45n \gt 4{,}8\), donc \(n \gt \dfrac{4{,}8}{0{,}45} \approx 10{,}67\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_{10} = 7{,}8 - 4{,}5 = 3{,}3\) % (encore trop humide) et \(u_{11} = 7{,}8 - 4{,}95 = 2{,}85\) % (inférieur à 3 %).
Le parquet pourra être posé au bout de 11 semaines.
5. Au bout de 8 semaines, \(u_8 = 7{,}8 - 0{,}45 \times 8 = 7{,}8 - 3{,}6 = \mathbf{4{,}2}\) % : le taux est encore bien supérieur à 3 %. La demande n'est pas réalisable ; poser le parquet à cette date exposerait le chantier à un gonflement des lames.
La facture annuelle d'électricité d'un logement s'élève à 1 450 € l'année 0. Un conseiller en énergie présente deux scénarios d'évolution pour les années suivantes.
| Scénario | Facture année 0 | Évolution annuelle | Notation |
|---|---|---|---|
| A | 1 450 € | hausse de 58 € chaque année | \(a_n\) |
| B | 1 450 € | hausse de 4 % chaque année | \(b_n\) |
Les montants sont arrondis au centime ; on repart à chaque fois de la valeur arrondie.
1. On ajoute 58 € chaque année :
\(a_1 = 1\,450 + 58 = \mathbf{1\,508}\) € ; \(a_2 = 1\,508 + 58 = \mathbf{1\,566}\) € ; \(a_3 = 1\,566 + 58 = \mathbf{1\,624}\) € ; \(a_4 = 1\,624 + 58 = \mathbf{1\,682}\) €.
On ajoute toujours le même montant : \((a_n)\) est arithmétique de raison \(r = 58\) €, et \(a_n = a_0 + n \times r = \mathbf{1\,450 + 58n}\) (en euros).
2. Augmenter de 4 %, c'est multiplier par \(1{,}04\) :
\(b_1 = 1\,450 \times 1{,}04 = \mathbf{1\,508{,}00}\) € ;
\(b_2 = 1\,508 \times 1{,}04 = \mathbf{1\,568{,}32}\) € ;
\(b_3 = 1\,568{,}32 \times 1{,}04 = 1\,631{,}0528 \approx \mathbf{1\,631{,}05}\) € ;
\(b_4 = 1\,631{,}05 \times 1{,}04 = 1\,696{,}292 \approx \mathbf{1\,696{,}29}\) €.
3. \(b_1 - b_0 = 58{,}00\) € ; \(b_2 - b_1 = 60{,}32\) € ; \(b_3 - b_2 = 62{,}73\) € ; \(b_4 - b_3 = 65{,}24\) €.
Les différences ne sont pas constantes : elles augmentent d'année en année. La suite \((b_n)\) n'est pas arithmétique.
4. L'année 1, les deux scénarios donnent la même facture : 1 508 € (4 % de 1 450 € vaut exactement 58 €).
L'année 4 : \(a_4 = 1\,682{,}00\) € et \(b_4 = 1\,696{,}29\) €. Le scénario B est plus coûteux, l'écart vaut \(1\,696{,}29 - 1\,682{,}00 = \mathbf{14{,}29}\) €.
5. Dans le scénario A, on ajoute chaque année le même montant fixe (58 €). Dans le scénario B, le pourcentage s'applique à une facture qui grossit : la hausse en euros est donc de plus en plus grande (58 € puis 60,32 € puis 62,73 €…). Le scénario B augmente de plus en plus vite et finit forcément par dépasser le scénario A.
Un technicien suit la consommation de chauffage d'un petit immeuble à l'aide d'un compteur d'énergie thermique. Il relève l'index chaque semaine. La consommation est régulière : l'index forme une suite arithmétique \((u_n)\), où \(u_n\) est l'index (en kWh) relevé la semaine \(n\).
Deux relevés seulement ont été notés :
| Semaine \(n\) | 2 | 6 |
|---|---|---|
| Index \(u_n\) (kWh) | 1 340 | 2 156 |
1. De la semaine 2 à la semaine 6, il y a \(6 - 2 = 4\) pas de raison. Donc \(u_6 = u_2 + 4r\), soit \(2\,156 = 1\,340 + 4r\), d'où \(4r = 816\) et \(r = \dfrac{816}{4} = \mathbf{204}\) kWh.
2. L'immeuble consomme 204 kWh par semaine : c'est l'énergie de chauffage utilisée entre deux relevés.
3. \(u_2 = u_0 + 2r\) donne \(u_0 = u_2 - 2r = 1\,340 - 2 \times 204 = 1\,340 - 408 = \mathbf{932}\) kWh.
Donc \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{932 + 204n}\) (en kWh).
4. \(u_{12} = 932 + 204 \times 12 = 932 + 2\,448 = \mathbf{3\,380}\) kWh.
5. On résout \(932 + 204n \gt 5\,000\), soit \(204n \gt 4\,068\), donc \(n \gt \dfrac{4\,068}{204} \approx 19{,}94\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_{19} = 932 + 3\,876 = 4\,808\) kWh (en dessous de 5 000) et \(u_{20} = 932 + 4\,080 = 5\,012\) kWh (au-dessus).
La régularisation aura lieu à la semaine 20.
Dans un atelier de menuiserie, la butée d'une scie à format se règle par crans. À la position de départ (cran 0), la butée est à 145 mm de la lame. Chaque cran l'éloigne de 12,5 mm supplémentaires.
On note \(d_n\) la distance entre la lame et la butée (en millimètres) au cran \(n\), avec \(d_0 = 145\).
1. À chaque cran, on ajoute toujours la même distance : \(d_{n+1} = d_n + 12{,}5\). La suite est arithmétique de raison \(r = 12{,}5\) mm. Cette raison est le déplacement de la butée pour un cran, donc 12,5 mm de largeur gagnés par cran.
2. \(d_n = d_0 + n \times r = \mathbf{145 + 12{,}5n}\) (en mm). Comme \(r = 12{,}5 \gt 0\), la suite est croissante.
3. \(d_{20} = 145 + 12{,}5 \times 20 = 145 + 250 = \mathbf{395}\) mm.
4. On résout \(145 + 12{,}5n \gt 500\), soit \(12{,}5n \gt 355\), donc \(n \gt \dfrac{355}{12{,}5} = 28{,}4\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(d_{28} = 145 + 350 = 495\) mm (insuffisant) et \(d_{29} = 145 + 362{,}5 = 507{,}5\) mm (suffisant).
C'est possible à partir du cran 29.
5. On cherche \(n\) tel que \(145 + 12{,}5n = 425\), soit \(12{,}5n = 280\), donc \(n = \dfrac{280}{12{,}5} = 22{,}4\).
Or un cran est forcément un nombre entier : \(22{,}4\) n'est pas un entier, donc aucun cran ne donne exactement 425 mm.
Les deux crans les plus proches sont \(d_{22} = 145 + 275 = \mathbf{420}\) mm et \(d_{23} = 145 + 287{,}5 = \mathbf{432{,}5}\) mm. Le menuisier devra régler finement la butée entre ces deux crans, ou choisir la valeur la plus proche selon la tolérance admise.
Une entreprise de menuiserie relève chaque mois la surface totale de parquet qu'elle a posée depuis l'ouverture de son agence. Le mois de l'ouverture (mois 0), 120 m² ont été posés ; la surface totale augmente ensuite de 35 m² chaque mois.
On note \(u_n\) la surface totale posée (en m²) au mois \(n\), avec \(u_0 = 120\).
1. La surface augmente toujours du même nombre de m² : la suite est arithmétique de raison \(r = 35\), donc \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{120 + 35n}\) (en m²).
\(u_0 = 120\) ; \(u_1 = 155\) ; \(u_2 = 190\) ; \(u_3 = 225\) ; \(u_4 = 260\) ; \(u_5 = 295\) ; \(u_6 = 330\) (en m²).
2. On place les points \((0\,;120)\), \((1\,;155)\), \((2\,;190)\), \((3\,;225)\), \((4\,;260)\), \((5\,;295)\) et \((6\,;330)\).
3. Les points sont alignés. C'est la propriété caractéristique d'une suite arithmétique : \(u_n = 35n + 120\) s'écrit comme une fonction affine de \(n\), dont la représentation graphique est une droite. La raison 35 est la pente de cette droite et \(u_0 = 120\) son ordonnée à l'origine.
4. Graphiquement, le premier point situé au-dessus de la ligne des 300 m² est celui du mois 6.
Vérification par le calcul : \(120 + 35n \gt 300\) donne \(35n \gt 180\), donc \(n \gt \dfrac{180}{35} \approx 5{,}14\). Les deux rangs qui encadrent : \(u_5 = 295\) m² (en dessous de 300) et \(u_6 = 330\) m² (au-dessus). La surface dépasse 300 m² au mois 6. ✓
5. La raison \(r = 35\) signifie que l'entreprise pose 35 m² de parquet par mois : c'est son rythme de production mensuel.
Un compresseur d'air alimente les outils pneumatiques d'un site industriel. Il est équipé d'un compteur horaire (il compte le nombre d'heures de fonctionnement). Lors de sa prise de poste, un technicien de maintenance relève 1 250 h au compteur. Le compresseur tourne ensuite 85 h par semaine.
Le constructeur impose une révision complète dès que le compteur atteint 3 000 h.
On note \(u_n\) l'indication du compteur (en heures) après \(n\) semaines, avec \(u_0 = 1\,250\).
1. Chaque semaine, le compteur augmente toujours du même nombre d'heures : \(u_{n+1} = u_n + 85\). La suite est arithmétique de raison \(r = 85\) h, et \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{1\,250 + 85n}\) (en heures).
2. \(u_{10} = 1\,250 + 85 \times 10 = 1\,250 + 850 = \mathbf{2\,100}\) h.
3. On résout \(1\,250 + 85n \geqslant 3\,000\), soit \(85n \geqslant 1\,750\), donc \(n \geqslant \dfrac{1\,750}{85} \approx 20{,}59\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_{20} = 1\,250 + 1\,700 = 2\,950\) h (le seuil n'est pas atteint) et \(u_{21} = 1\,250 + 1\,785 = 3\,035\) h (le seuil est dépassé).
La révision devra être réalisée au cours de la semaine 21.
4. \(21 - 3 = 18\) : le technicien doit passer commande au plus tard à la semaine 18.
5. La raison passerait de 85 h à 130 h par semaine : le compteur monterait plus vite, donc le seuil de 3 000 h serait atteint plus tôt. Le nombre d'heures à parcourir (1 750 h) serait divisé par une raison plus grande, ce qui donne un rang plus petit.
Un particulier achète un lave-linge et un sèche-linge pour un total de 1 080 €. Le magasin propose un paiement échelonné sans frais : le client rembourse 90 € au début de chaque mois.
On note \(u_n\) la somme qui reste à payer (en euros) après \(n\) mensualités versées, avec \(u_0 = 1\,080\).
1. Chaque mois, on retire toujours le même montant : \(u_{n+1} = u_n - 90\). La suite est arithmétique de raison \(r = -90\) €. Comme \(r \lt 0\), la suite est décroissante : la dette diminue.
2. \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{1\,080 - 90n}\) (en euros).
3. \(u_5 = 1\,080 - 90 \times 5 = 1\,080 - 450 = \mathbf{630}\) €.
4. L'achat est soldé quand \(u_n = 0\) : \(1\,080 - 90n = 0\) donne \(90n = 1\,080\), donc \(n = \dfrac{1\,080}{90} = \mathbf{12}\) mensualités.
5. On résout \(1\,080 - 90n \lt 300\), soit \(90n \gt 780\), donc \(n \gt \dfrac{780}{90} \approx 8{,}67\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_8 = 1\,080 - 720 = 360\) € (encore au-dessus de 300 €) et \(u_9 = 1\,080 - 810 = 270\) € (en dessous).
Il restera moins de 300 € à payer à partir de la 9e mensualité.
On étudie trois situations de la vie courante. Dans chaque cas, on veut savoir si la suite décrite est arithmétique.
| Situation | Description | Suite étudiée |
|---|---|---|
| A | Abonnement à une plateforme vidéo : 9,90 € prélevés chaque mois. | \(a_n\) = somme totale payée après \(n\) mois, avec \(a_0 = 0\) |
| B | Livret d'épargne : 1 500 € placés, rémunérés à 2 % par an. Les intérêts restent sur le livret. | \(b_n\) = capital (en €) après \(n\) années, avec \(b_0 = 1\,500\) |
| C | Consigne des bouteilles en verre : 0,25 € rendus par bouteille rapportée. | \(c_n\) = somme récupérée (en €) pour \(n\) bouteilles, avec \(c_0 = 0\) |
Pour la situation B, on arrondit au centime et on repart de la valeur arrondie.
1.
Situation A : \(a_0 = 0\) ; \(a_1 = 9{,}90\) € ; \(a_2 = 19{,}80\) € ; \(a_3 = 29{,}70\) €.
Situation B : \(b_0 = 1\,500\) € ; \(b_1 = 1\,500 \times 1{,}02 = 1\,530{,}00\) € ; \(b_2 = 1\,530 \times 1{,}02 = 1\,560{,}60\) € ; \(b_3 = 1\,560{,}60 \times 1{,}02 = 1\,591{,}812 \approx 1\,591{,}81\) €.
Situation C : \(c_0 = 0\) ; \(c_1 = 0{,}25\) € ; \(c_2 = 0{,}50\) € ; \(c_3 = 0{,}75\) €.
2.
A : les différences valent toutes \(9{,}90\) € : la suite est arithmétique, de raison \(r = 9{,}90\) €.
B : \(b_1 - b_0 = 30{,}00\) € ; \(b_2 - b_1 = 30{,}60\) € ; \(b_3 - b_2 = 31{,}21\) €. Les différences ne sont pas constantes : la suite n'est pas arithmétique. Les 2 % s'appliquent à un capital qui grossit, donc les intérêts grossissent aussi.
C : les différences valent toutes \(0{,}25\) € : la suite est arithmétique, de raison \(r = 0{,}25\) €.
3. \(a_n = a_0 + n \times r = \mathbf{9{,}90n}\) (en euros) et \(c_n = \mathbf{0{,}25n}\) (en euros).
4. Abonnement sur 12 mois : \(a_{12} = 9{,}90 \times 12 = \mathbf{118{,}80}\) €.
Consigne de 40 bouteilles : \(c_{40} = 0{,}25 \times 40 = \mathbf{10{,}00}\) €.
Une commune collecte 1 240 tonnes de déchets ménagers résiduels l'année de référence (année 0). Son plan de prévention (tri renforcé, compostage, réemploi) vise une baisse de 45 tonnes chaque année.
On note \(u_n\) la masse de déchets collectée (en tonnes) l'année \(n\), avec \(u_0 = 1\,240\).
1. Chaque année, on retranche toujours la même masse : \(u_{n+1} = u_n - 45\). La suite est arithmétique de raison \(r = -45\) tonnes. Comme \(r \lt 0\), la suite est décroissante.
2. \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{1\,240 - 45n}\) (en tonnes).
3. \(u_5 = 1\,240 - 45 \times 5 = 1\,240 - 225 = \mathbf{1\,015}\) tonnes.
4. On résout \(1\,240 - 45n \lt 900\), soit \(45n \gt 340\), donc \(n \gt \dfrac{340}{45} \approx 7{,}56\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_7 = 1\,240 - 315 = 925\) tonnes (encore au-dessus de 900) et \(u_8 = 1\,240 - 360 = 880\) tonnes (en dessous).
L'objectif sera atteint à l'année 8.
5. D'après la question 3, la commune en sera encore à 1 015 tonnes au bout de 5 ans, soit bien au-dessus de 900 tonnes. L'affiche n'est pas conforme au plan : au rythme de 45 tonnes par an, il faut 8 ans pour passer sous ce seuil.
Dans la troposphère (la couche basse de l'atmosphère), la température de l'air diminue en moyenne de 0,65 °C chaque fois que l'on s'élève de 100 m. Un jour donné, la température au niveau de la mer est de 18 °C.
On note \(u_n\) la température de l'air (en °C) à l'altitude de \(n\) centaines de mètres, avec \(u_0 = 18\). Ainsi \(u_{15}\) est la température à 1 500 m.
1. À chaque tranche de 100 m, on retranche toujours la même valeur : \(u_{n+1} = u_n - 0{,}65\). La suite est arithmétique de raison \(r = -0{,}65\) °C. Comme \(r \lt 0\), la suite est décroissante : il fait de plus en plus froid en montant.
2. \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{18 - 0{,}65n}\) (en °C).
3. 1 500 m correspond à \(n = 15\) : \(u_{15} = 18 - 0{,}65 \times 15 = 18 - 9{,}75 = \mathbf{8{,}25}\) °C.
4. 4 800 m correspond à \(n = 48\) : \(u_{48} = 18 - 0{,}65 \times 48 = 18 - 31{,}2 = \mathbf{-13{,}2}\) °C.
5. On résout \(18 - 0{,}65n \lt 0\), soit \(0{,}65n \gt 18\), donc \(n \gt \dfrac{18}{0{,}65} \approx 27{,}69\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_{27} = 18 - 17{,}55 = 0{,}45\) °C (encore positive) et \(u_{28} = 18 - 18{,}2 = -0{,}20\) °C (négative).
Parmi les altitudes échantillonnées tous les 100 m, la première température négative correspond donc à \(n = 28\), soit 2 800 m. Le modèle affine continu franchirait 0 °C vers \(100 \times \dfrac{18}{0{,}65} \approx 2\,769\) m.
Un club de natation compte 148 licenciés l'année de son installation dans une piscine neuve (année 0). Grâce à ses nouveaux créneaux, il gagne 12 licenciés chaque année.
On note \(u_n\) le nombre de licenciés l'année \(n\), avec \(u_0 = 148\).
1. Chaque année, le club gagne toujours le même nombre de licenciés : \(u_{n+1} = u_n + 12\). La suite est arithmétique de raison \(r = 12\). Cette raison représente les 12 licenciés gagnés chaque année.
2. \(u_n = u_0 + n \times r = \mathbf{148 + 12n}\) (en licenciés). Comme \(r = 12 \gt 0\), la suite est croissante.
3. \(u_6 = 148 + 12 \times 6 = 148 + 72 = \mathbf{220}\) licenciés.
4. On résout \(148 + 12n \geqslant 250\), soit \(12n \geqslant 102\), donc \(n \geqslant \dfrac{102}{12} = 8{,}5\).
Vérification des deux rangs qui encadrent : \(u_8 = 148 + 96 = 244\) licenciés (seuil non atteint) et \(u_9 = 148 + 108 = 256\) licenciés (seuil atteint).
La subvention sera obtenue l'année 9.
5. \(u_{30} = 148 + 12 \times 30 = 148 + 360 = \mathbf{508}\) licenciés. Ce modèle n'est pas utilisable aussi loin : il suppose une croissance identique et illimitée, alors que le nombre de créneaux, la capacité des bassins et le nombre d'habitants de la commune finiront par bloquer la progression. Une suite arithmétique décrit bien une évolution régulière sur quelques années, pas sur trente.
Un technicien de maintenance reçoit deux propositions d'embauche :
| Année \(n\) | 0 | 1 | 2 | 5 | 10 | 15 | 20 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Entreprise A | |||||||
| Entreprise B |
1.
2. Tableau complété :
| Année \(n\) | 0 | 1 | 2 | 5 | 10 | 15 | 20 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A | 1 600 | 1 650 | 1 700 | 1 850 | 2 100 | 2 350 | 2 600 |
| B | 1 500 | 1 545 | 1 591 | 1 739 | 2 016 | 2 337 | 2 709 |
3. On teste autour de \(n = 15\text{-}16\) :
\(a_{15} = 1\,600 + 750 = 2\,350\) et \(b_{15} = 1\,500 \times 1{,}03^{15} \approx 2\,336{,}95\) : \(a_{15} > b_{15}\).
\(a_{16} = 2\,400\) et \(b_{16} \approx 2\,407\) : \(a_{16} < b_{16}\).
Le salaire de B dépasse celui de A à partir du rang \(n=16\), après 16 augmentations annuelles.
4. La somme des 10 salaires mensuels de référence (de \(n=0\) à \(n=9\)) vaut : \[S_{\text{mensuel}} = 10 \times \dfrac{a_0 + a_{9}}{2} = 18\,250 \text{ €.}\] Chaque montant étant perçu pendant 12 mois, le total des salaires sur dix années est \[12 \times 18\,250 = \mathbf{219\,000}\text{ €}.\]
Un jeune artisan effectue un versement initial de 200 €, puis verse 200 € à la fin de chaque mois. Avant chaque nouveau versement, le capital présent est rémunéré au taux mensuel de 0,3 %.
On note \(C_0=200\) le capital juste après le versement initial, puis \(C_n\) le capital juste après le versement effectué à la fin du mois \(n\).
Un magasinier empile des caisses en formant une pyramide. La couche du sommet contient 1 caisse, la deuxième couche en contient 4, la troisième 7, et ainsi de suite (on ajoute 3 caisses à chaque couche).
Un chef d'atelier achète une machine-outil à 18 000 €. Il utilise un amortissement linéaire sur 6 ans.
| Année | Valeur début | Amortissement | Valeur fin |
|---|---|---|---|
| 1 | |||
| 2 | |||
| 3 | |||
| ... | |||
| 6 |
| Année | Valeur début | Amortissement | Valeur fin |
|---|---|---|---|
| 1 | 18 000 € | 3 000 € | 15 000 € |
| 2 | 15 000 € | 3 000 € | 12 000 € |
| 3 | 12 000 € | 3 000 € | 9 000 € |
| 4 | 9 000 € | 3 000 € | 6 000 € |
| 5 | 6 000 € | 3 000 € | 3 000 € |
| 6 | 3 000 € | 3 000 € | 0 € |
Une entreprise de travaux publics doit poser les dalles d'un parvis. Le marché fixe un délai de 10 jours ouvrés, pénalités à la clé. Le premier jour, l'équipe pose 180 dalles ; ensuite, l'organisation du chantier s'améliore (calage des palettes, rotation de la mini-pelle) et l'équipe pose chaque jour 10 dalles de plus que la veille.
| Dalles à poser sur le parvis | 2 300 |
|---|---|
| Délai contractuel | 10 jours ouvrés |
| Dalles posées le 1er jour | 180 |
| Progression quotidienne | +10 dalles par jour |
On rappelle : \(S = \dfrac{\text{nombre de termes} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})}{2}\).
Question. L'entreprise tiendra-t-elle le délai ? Justifier par le calcul, puis proposer au chef de chantier au moins une solution chiffrée si le délai n'est pas tenu.
Rédaction attendue.
On note \(u_n\) le nombre de dalles posées le jour \(n\), avec \(u_1 = 180\). Chaque jour, on ajoute toujours le même nombre de dalles : \(u_{n+1} = u_n + 10\). La suite \((u_n)\) est donc arithmétique de raison \(r = 10\).
Dalles posées le 10e jour :
\[u_{10} = u_1 + 9 \times r = 180 + 9 \times 10 = \mathbf{270} \text{ dalles}\]Total posé en 10 jours (10 termes, du premier au dixième) :
\[S = \frac{10 \times (180 + 270)}{2} = \frac{10 \times 450}{2} = \mathbf{2\,250} \text{ dalles}\]Vérification par addition directe des 10 termes : \(180 + 190 + 200 + 210 + 220 + 230 + 240 + 250 + 260 + 270 = 2\,250\) ✓
Or il faut poser 2 300 dalles et \(2\,250 \lt 2\,300\) : le délai ne sera pas tenu, il manquera \(2\,300 - 2\,250 = \mathbf{50}\) dalles à la fin du 10e jour, soit un peu moins d'un cinquième d'une journée de travail.
Solutions chiffrées acceptables (une seule suffit, à condition qu'elle soit justifiée) :
• Ajouter un jour : \(u_{11} = 280\) dalles, total \(2\,250 + 280 = 2\,530\) dalles. Le chantier est fini, mais hors délai : c'est la solution à éviter.
• Augmenter la progression quotidienne : avec une raison \(r\), le total en 10 jours vaut \(S = \dfrac{10 \times (180 + 180 + 9r)}{2} = 1\,800 + 45r\). Pour \(r = 11\) : \(S = 2\,295 \lt 2\,300\) (il manque encore 5 dalles) ; pour \(r = 12\) : \(S = 2\,340 \geqslant 2\,300\) ✓. Si la progression doit être un nombre entier de dalles, il faut donc atteindre au moins 12 dalles par jour au lieu de 10.
• Démarrer plus fort : en gardant \(r = 10\), le total vaut \(S = 10 \times u_1 + 450\). On résout \(10u_1 + 450 = 2\,300\), d'où \(u_1 = \mathbf{185}\) dalles le premier jour (5 dalles de plus). Le calcul montre que ce scénario atteint exactement l'objectif ; son coût et le moyen d'obtenir ces 5 dalles supplémentaires ne sont pas fournis.
Toute réponse qui conclut « délai non tenu » sans calcul de la somme est incomplète : c'est le cumul des 10 jours, et non la cadence du dernier jour (270 dalles), qui décide.
Un installateur thermique présente à un propriétaire deux devis pour le chauffage d'une maison individuelle. Chaque solution a un coût d'installation payé une seule fois, puis un coût annuel de fonctionnement (énergie et entretien) supposé constant.
| Solution | Installation | Coût annuel |
|---|---|---|
| A — chaudière gaz à condensation | 4 200 € | 620 € |
| B — pompe à chaleur air/eau | 9 800 € | 240 € |
On note \(a_n\) et \(b_n\) le coût total supporté par le propriétaire au bout de \(n\) années d'utilisation, installation comprise.
1. Exprimer \(a_n\) et \(b_n\) en fonction de \(n\). Préciser la nature de chaque suite et sa raison.
2. Déterminer à partir de quelle année la solution B revient moins cher que la solution A.
3. Le propriétaire compte revendre la maison dans 12 ans. Que lui conseiller ? Indiquer les limites de ce raisonnement.
1. Chaque année, on ajoute toujours le même coût de fonctionnement : les deux suites sont arithmétiques.
\[a_n = 4\,200 + 620n \qquad (a_0 = 4\,200,\ r_A = 620)\] \[b_n = 9\,800 + 240n \qquad (b_0 = 9\,800,\ r_B = 240)\]Les deux raisons sont positives : les deux suites sont croissantes (le coût total ne peut que grimper).
2. On cherche le premier rang \(n\) tel que \(b_n \lt a_n\) :
\[9\,800 + 240n \lt 4\,200 + 620n\] \[9\,800 - 4\,200 \lt 620n - 240n \quad \Longleftrightarrow \quad 5\,600 \lt 380n\] \[n \gt \frac{5\,600}{380} \approx 14{,}7\]Le rang doit être un nombre entier d'années. On vérifie les deux rangs qui encadrent 14,7 :
• \(n = 14\) : \(a_{14} = 4\,200 + 8\,680 = 12\,880\) € et \(b_{14} = 9\,800 + 3\,360 = 13\,160\) €. La solution A est encore moins chère de 280 €.
• \(n = 15\) : \(a_{15} = 4\,200 + 9\,300 = 13\,500\) € et \(b_{15} = 9\,800 + 3\,600 = 13\,400\) €. La solution B passe devant de 100 €.
La pompe à chaleur devient donc moins chère à partir de la 15e année.
3. Au bout de 12 ans : \(a_{12} = 4\,200 + 7\,440 = \mathbf{11\,640}\) € contre \(b_{12} = 9\,800 + 2\,880 = \mathbf{12\,680}\) €. Sur cette durée, la solution A coûte 1 040 € de moins : si le propriétaire revend dans 12 ans, la chaudière gaz est le choix le plus économique pour lui.
Limites à signaler (au moins une attendue) : le modèle suppose un coût annuel constant, donc un prix de l'énergie figé sur 12 ans — hypothèse très forte, et une hausse du prix du gaz plus rapide que celle de l'électricité rapprocherait le point de bascule ; les aides à l'installation d'une pompe à chaleur ne sont pas comptées et diminueraient les 9 800 € ; enfin, une installation performante se répercute sur le prix de revente du logement, ce que le calcul ignore.
Variante acceptable : conclure en faveur de la pompe à chaleur en justifiant par la durée de vie du matériel (15 à 20 ans) ou par les aides, à condition de citer le calcul du 2. et l'écart de 1 040 € à 12 ans.
Un menuisier agenceur fabrique une bibliothèque « en escalier » : les étagères sont superposées et de longueur régulièrement décroissante. Le client impose la première étagère (celle du bas) et la neuvième (celle du haut) ; le menuisier doit répartir les sept autres avec un raccourcissement constant.
| Nombre d'étagères | 9 |
|---|---|
| Étagère n° 1 (en bas) | 1 800 mm |
| Étagère n° 9 (en haut) | 600 mm |
| Bandes de contreplaqué disponibles | 2 500 mm chacune |
On rappelle : \(S = \dfrac{\text{nombre de termes} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})}{2}\).
1. Déterminer le raccourcissement constant d'une étagère à la suivante, puis exprimer la longueur \(u_n\) de l'étagère n° \(n\).
2. Calculer la longueur totale de contreplaqué nécessaire.
3. Combien de bandes le menuisier doit-il commander ? Le nombre trouvé par le calcul suffit-il ? Proposer un plan de débit et conclure.
1. De l'étagère 1 à l'étagère 9, il y a \(9 - 1 = 8\) pas de raison :
\[u_9 = u_1 + 8r \quad \Longrightarrow \quad 600 = 1\,800 + 8r \quad \Longrightarrow \quad r = \frac{600 - 1\,800}{8} = \mathbf{-150} \text{ mm}\]Chaque étagère est donc raccourcie de 150 mm par rapport à celle du dessous. La suite est arithmétique de raison négative, donc décroissante :
\[u_n = 1\,800 - 150\,(n - 1) = \mathbf{1\,950 - 150n} \text{ (en mm)}\]Contrôle : \(u_1 = 1\,950 - 150 = 1\,800\) mm ✓ et \(u_9 = 1\,950 - 1\,350 = 600\) mm ✓
2. Il y a 9 termes, le premier vaut 1 800 mm et le dernier 600 mm :
\[S = \frac{9 \times (1\,800 + 600)}{2} = \frac{9 \times 2\,400}{2} = \mathbf{10\,800} \text{ mm} = 10{,}8 \text{ m}\]Vérification par addition directe : \(1\,800 + 1\,650 + 1\,500 + 1\,350 + 1\,200 + 1\,050 + 900 + 750 + 600 = 10\,800\) mm ✓
3. Par le calcul : \(\dfrac{10\,800}{2\,500} = 4{,}32\), donc il faut au moins 5 bandes (4 bandes ne font que 10 000 mm, c'est insuffisant).
Mais ce quotient ne suffit pas à décider : une étagère ne peut pas être coupée en deux morceaux à cheval sur deux bandes. Il faut vérifier qu'un plan de débit tient réellement en 5 bandes. En associant la plus longue et la plus courte :
bande 1 : \(1\,800 + 600 = 2\,400\) mm — bande 2 : \(1\,650 + 750 = 2\,400\) mm — bande 3 : \(1\,500 + 900 = 2\,400\) mm — bande 4 : \(1\,350 + 1\,050 = 2\,400\) mm — bande 5 : \(1\,200\) mm.
Chaque bande reste sous 2 500 mm et les 9 étagères sont bien débitées : 5 bandes suffisent. Chutes : \(5 \times 2\,500 - 10\,800 = \mathbf{1\,700}\) mm, dont 1 300 mm en un seul morceau réutilisable.
Variante acceptable : commander 6 bandes en justifiant par le trait de scie (environ 3 mm par coupe, négligé ici) et par la marge de sécurité sur un défaut de placage. Toute réponse doit distinguer le résultat du calcul (\(\geqslant 5\) bandes) de la vérification du débit.
Une apprentie veut réunir 2 100 € pour financer son permis de conduire et l'assurance de sa première voiture. Elle met 120 € de côté le premier mois. Comme sa rémunération d'apprentie progresse, elle décide d'augmenter son versement du même montant chaque mois, et veut atteindre son objectif en 10 mois.
| Somme à réunir | 2 100 € |
|---|---|
| Versement du 1er mois | 120 € |
| Durée visée | 10 mois |
| Rémunération mensuelle nette | environ 750 € |
On rappelle : \(S = \dfrac{\text{nombre de termes} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})}{2}\).
1. Déterminer de combien elle doit augmenter son versement chaque mois.
2. Calculer le versement du 10e mois. Ce plan vous paraît-il tenable ? Justifier.
3. Proposer et chiffrer une autre façon d'atteindre les 2 100 €.
1. On note \(u_n\) le versement du mois \(n\), avec \(u_1 = 120\) et une raison \(r\) inconnue. Le 10e versement vaut \(u_{10} = 120 + 9r\). La somme des 10 versements doit valoir 2 100 € :
\[S = \frac{10 \times (120 + 120 + 9r)}{2} = 5\,(240 + 9r) = 1\,200 + 45r\] \[1\,200 + 45r = 2\,100 \quad \Longrightarrow \quad 45r = 900 \quad \Longrightarrow \quad r = \mathbf{20} \text{ €}\]Elle doit augmenter son versement de 20 € chaque mois.
2. \(u_{10} = 120 + 9 \times 20 = \mathbf{300}\) €.
Vérification par addition directe des 10 versements : \(120 + 140 + 160 + 180 + 200 + 220 + 240 + 260 + 280 + 300 = 2\,100\) € ✓
Le plan est mathématiquement juste, mais le dernier versement représente 300 € sur environ 750 € de rémunération, soit 40 % de ce qu'elle gagne. Sans connaître ses autres dépenses, on ne peut pas décider si ce plan est tenable : ce ratio élevé doit être confronté à son budget réel.
3. Deux propositions chiffrées, l'une comme l'autre acceptable :
• Verser la même somme chaque mois : \(\dfrac{2\,100}{10} = \mathbf{210}\) € par mois. La suite devient constante (raison \(r = 0\)), l'effort est identique du premier au dernier mois — plus simple à suivre sur un compte.
• Garder la progression mais étaler sur 12 mois : \(S = \dfrac{12 \times (120 + 120 + 11r)}{2} = 1\,440 + 66r = 2\,100\), d'où \(66r = 660\) et \(r = \mathbf{10}\) €. Le dernier versement n'est alors que de \(120 + 11 \times 10 = 230\) €. Vérification : \(S = \dfrac{12 \times (120 + 230)}{2} = 6 \times 350 = 2\,100\) € ✓
La deuxième solution conserve l'idée de départ et réduit le dernier versement à 230 €. Elle peut être comparée au versement constant de 210 €, mais les données ne permettent pas de recommander l'une des deux sans connaître le budget mensuel disponible et la date limite réelle.
Un conducteur de travaux implante un escalier droit en béton entre deux niveaux d'un immeuble. Toutes les marches ont exactement la même hauteur \(h\). On note \(h_n\) l'altitude du nez de la marche n° \(n\) au-dessus du niveau de départ, avec \(h_0 = 0\) ; la dernière marche arrive au niveau supérieur.
| Hauteur à franchir — étage courant | 2,72 m |
|---|---|
| Nombre de marches prévu | 17 |
| Hauteur de marche — minimum de confort | 16 cm |
| Hauteur de marche — maximum de confort | 18 cm |
1. Justifier que \((h_n)\) est une suite arithmétique et donner sa raison.
2. Calculer la hauteur de marche de l'étage courant. L'escalier respecte-t-il la règle de confort ?
3. Au rez-de-chaussée, la hauteur à franchir est de 2,90 m. Déterminer tous les nombres de marches possibles pour rester dans la règle de confort.
4. Expliquer pourquoi le calcul \(\dfrac{2{,}90}{0{,}17} \approx 17{,}06\) ne fournit pas directement la réponse.
1. D'une marche à la suivante, on monte toujours de la même hauteur : \(h_{n+1} = h_n + h\). La suite \((h_n)\) est donc arithmétique de premier terme \(h_0 = 0\) et de raison \(r = h\) (la hauteur d'une marche). Son terme général est \(h_n = n \times h\), et elle est croissante puisque \(h \gt 0\).
2. La 17e marche arrive au niveau supérieur, donc \(h_{17} = 2{,}72\) m :
\[17 \times h = 2{,}72 \quad \Longrightarrow \quad h = \frac{2{,}72}{17} = 0{,}16 \text{ m} = \mathbf{16} \text{ cm}\]On a \(16 \leqslant 16 \leqslant 18\) : l'escalier est conforme, mais il se situe exactement à la limite basse de la règle : aucune marge en cas de surépaisseur de revêtement au sol, qui réduirait la première marche.
3. Avec \(n\) marches, la hauteur de marche vaut \(h = \dfrac{2{,}90}{n}\). La règle impose \(0{,}16 \leqslant \dfrac{2{,}90}{n} \leqslant 0{,}18\), c'est-à-dire :
\[\frac{2{,}90}{0{,}18} \leqslant n \leqslant \frac{2{,}90}{0{,}16} \quad \Longrightarrow \quad 16{,}11 \leqslant n \leqslant 18{,}125\]Les seuls entiers possibles sont donc \(n = 17\) et \(n = 18\). On vérifie les deux, ainsi que les deux valeurs qui les encadrent :
• \(n = 16\) : \(h = \dfrac{2{,}90}{16} = 18{,}125\) cm — trop haut ✗
• \(n = 17\) : \(h = \dfrac{2{,}90}{17} \approx \mathbf{17{,}06}\) cm — conforme ✓
• \(n = 18\) : \(h = \dfrac{2{,}90}{18} \approx \mathbf{16{,}11}\) cm — conforme ✓
• \(n = 19\) : \(h = \dfrac{2{,}90}{19} \approx 15{,}26\) cm — trop bas ✗
Deux solutions conviennent pour le seul critère donné : 17 ou 18 marches. La hauteur de marche favorise 17 marches (17,06 cm, plus centrale dans l'intervalle), mais le choix définitif exige aussi le giron, la pente et l'emprise disponible, absents de l'énoncé.
4. Parce que 17,06 n'est pas un nombre entier : le rang \(n\) d'une suite compte des marches, et une marche ne peut pas être construite en fraction. Le calcul indique seulement autour de quelle valeur chercher ; il faut ensuite tester les entiers voisins et vérifier, pour chacun, que la hauteur obtenue reste dans la plage réglementaire.
Sur un site industriel, un technicien de maintenance surveille la centrale de traitement d'air. Il relève chaque semaine la perte de charge du filtre (la résistance qu'il oppose au passage de l'air, en millibars) : elle augmente régulièrement à mesure que le filtre s'encrasse. Le constructeur impose le remplacement dès que la perte de charge atteint 25 mbar. Or le filtre ne peut être changé que pendant un arrêt de production programmé, et ces arrêts ont lieu toutes les 4 semaines (semaines 4, 8, 12, 16, 20…).
| Perte de charge à la semaine 0 | 12,0 mbar |
|---|---|
| Augmentation hebdomadaire | 0,8 mbar |
| Seuil de remplacement | 25 mbar |
| Arrêts de production programmés | toutes les 4 semaines |
1. Exprimer la perte de charge \(u_n\) à la semaine \(n\). Préciser la nature de la suite et son sens de variation.
2. Déterminer la première semaine où le seuil de 25 mbar est atteint.
3. En déduire la semaine d'intervention que doit retenir le technicien. Justifier.
4. Après le déménagement d'un atelier voisin, l'air est plus poussiéreux et la perte de charge augmente désormais de 1,1 mbar par semaine. Le planning des arrêts reste-t-il compatible avec la consigne du constructeur ?
1. Chaque semaine, on ajoute toujours la même valeur : \(u_{n+1} = u_n + 0{,}8\). La suite est arithmétique de premier terme \(u_0 = 12{,}0\) mbar et de raison \(r = 0{,}8\) mbar.
\[u_n = \mathbf{12 + 0{,}8n} \text{ (en mbar)}\]Comme \(r = 0{,}8 \gt 0\), la suite est croissante : le filtre s'encrasse, sa résistance augmente.
2. On résout \(u_n \geqslant 25\) :
\[12 + 0{,}8n \geqslant 25 \quad \Longleftrightarrow \quad 0{,}8n \geqslant 13 \quad \Longleftrightarrow \quad n \geqslant \frac{13}{0{,}8} = 16{,}25\]On vérifie les deux rangs encadrants :
• \(u_{16} = 12 + 0{,}8 \times 16 = 24{,}8\) mbar — seuil non atteint ;
• \(u_{17} = 12 + 0{,}8 \times 17 = 25{,}6\) mbar — seuil dépassé.
Le seuil est donc atteint pour la première fois à la semaine 17.
3. Le filtre doit être changé avant la semaine 17, et uniquement lors d'un arrêt. Les arrêts encadrant cette date sont ceux des semaines 16 et 20 :
• semaine 16 : \(u_{16} = 24{,}8\) mbar, encore sous le seuil ✓ ;
• semaine 20 : \(u_{20} = 12 + 16 = 28\) mbar, soit 3 mbar au-dessus du seuil — le filtre aurait fonctionné hors consigne pendant 3 semaines ✗.
Le technicien doit donc programmer le remplacement à l'arrêt de la semaine 16. Le calcul mathématique donne la semaine 17, mais la contrainte d'exploitation impose de reculer l'intervention, jamais de la retarder : on perd une semaine de durée de vie du filtre pour rester conforme.
4. Avec \(r = 1{,}1\), la suite devient \(u_n = 12 + 1{,}1n\) :
\[12 + 1{,}1n \geqslant 25 \quad \Longleftrightarrow \quad 1{,}1n \geqslant 13 \quad \Longleftrightarrow \quad n \geqslant \frac{13}{1{,}1} \approx 11{,}8\]Vérification des deux rangs encadrants : \(u_{11} = 12 + 12{,}1 = 24{,}1\) mbar (sous le seuil) et \(u_{12} = 12 + 13{,}2 = 25{,}2\) mbar (au-dessus). Le seuil est atteint dès la semaine 12.
Or la semaine 12 est justement une semaine d'arrêt, mais le seuil y est déjà dépassé de 0,2 mbar : intervenir ce jour-là, c'est arriver un cheveu trop tard. Le planning n'est donc plus compatible. Deux réponses acceptables : avancer le remplacement à l'arrêt de la semaine 8 (\(u_8 = 12 + 8{,}8 = 20{,}8\) mbar, on jette un filtre encore utilisable), ou demander un arrêt exceptionnel en semaine 11. La bonne réponse de fond : dans ce nouvel environnement, un cycle d'arrêts de 4 semaines n'est plus adapté et doit être resserré.
Un groupe scolaire est chauffé par une chaudière à granulés de bois alimentée par un silo. Le silo est rempli à ras bord au début de la période de chauffe. La première semaine, la chaudière consomme 320 kg de granulés ; le froid s'installant, la consommation augmente ensuite de 45 kg chaque semaine. Le gestionnaire doit décider s'il programme une livraison en cours de saison.
| Capacité du silo | 8 tonnes, soit 8 000 kg |
|---|---|
| Consommation de la semaine 1 | 320 kg |
| Augmentation hebdomadaire | +45 kg |
| Durée de la période de chauffe | 14 semaines |
On rappelle : \(S = \dfrac{\text{nombre de termes} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})}{2}\).
Question. Le silo permettra-t-il de couvrir toute la période de chauffe ? Si ce n'est pas le cas, indiquer au gestionnaire à quelle semaine la livraison doit être programmée. Justifier par le calcul.
Rédaction attendue.
On note \(u_n\) la consommation de la semaine \(n\), avec \(u_1 = 320\) kg. Chaque semaine on ajoute toujours 45 kg : la suite \((u_n)\) est arithmétique de raison \(r = 45\) kg, donc croissante.
Consommation de la 14e semaine :
\[u_{14} = 320 + 13 \times 45 = 320 + 585 = \mathbf{905} \text{ kg}\]Consommation cumulée sur les 14 semaines (14 termes) :
\[S_{14} = \frac{14 \times (320 + 905)}{2} = \frac{14 \times 1\,225}{2} = 7 \times 1\,225 = \mathbf{8\,575} \text{ kg}\]Or le silo ne contient que 8 000 kg et \(8\,575 \gt 8\,000\) : le silo ne suffira pas, il manquera 575 kg de granulés.
Cherchons la dernière semaine entièrement couverte. Consommation de la 13e semaine : \(u_{13} = 320 + 12 \times 45 = 860\) kg. Cumul sur 13 semaines :
\[S_{13} = \frac{13 \times (320 + 860)}{2} = \frac{13 \times 1\,180}{2} = 13 \times 590 = \mathbf{7\,670} \text{ kg}\]Vérification par addition directe des 13 termes : \(320 + 365 + 410 + 455 + 500 + 545 + 590 + 635 + 680 + 725 + 770 + 815 + 860 = 7\,670\) kg ✓ (et \(7\,670 + 905 = 8\,575\) kg ✓ pour la 14e semaine).
Les deux semaines qui encadrent la rupture : \(S_{13} = 7\,670 \leqslant 8\,000\) (couverte) et \(S_{14} = 8\,575 \gt 8\,000\) (non couverte).
Au début de la semaine 14, il reste donc \(8\,000 - 7\,670 = \mathbf{330}\) kg dans le silo, alors que cette semaine-là en réclame 905 : la réserve s'épuise au bout de \(\dfrac{330}{905} \approx 0{,}36\) semaine, soit environ 2 jours et demi.
Conclusion : la livraison doit être programmée avant la fin de la semaine 13, et il faut commander au minimum 575 kg pour finir la saison. En pratique on commandera un camion complet, une livraison ne se faisant pas au sac près.
Variantes acceptables : conclure « livraison à programmer en semaine 13 » ou « au plus tard le 2e jour de la semaine 14 », dès lors que \(S_{13}\) et \(S_{14}\) sont tous deux calculés et comparés à 8 000 kg. Est aussi valorisée la remarque que la progression de 45 kg par semaine est une moyenne : une vague de froid ferait basculer la rupture une semaine plus tôt, ce qui justifie de ne pas attendre le dernier moment.
Un atelier de fabrication de fenêtres bois ouvre ses portes. Le premier mois d'activité (mois 0), il produit 24 fenêtres, et sa production augmente de 3 fenêtres chaque mois. Pour le bilan de la première année (du mois 0 au mois 11), un apprenti rédige :
« La production du mois 12 est \(u_{12} = 24 + 3 \times 12 = 60\) fenêtres. La première année compte 12 mois, donc le total produit vaut \(S = \dfrac{12 \times (24 + 60)}{2} = 504\) fenêtres. »
| Production du mois 0 | 24 fenêtres |
|---|---|
| Augmentation mensuelle | +3 fenêtres |
| Période du bilan | du mois 0 au mois 11 |
On rappelle : \(S = \dfrac{\text{nombre de termes} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})}{2}\).
1. Repérer l'erreur de l'apprenti et l'expliquer.
2. Calculer la production réelle de la première année.
3. À quel mois la production cumulée depuis l'ouverture dépasse-t-elle 1 000 fenêtres ?
1. L'apprenti a mélangé le nombre de termes et le rang du dernier terme. La période va du mois 0 au mois 11 : il y a bien \(11 - 0 + 1 = 12\) termes, mais le dernier est \(u_{11}\), pas \(u_{12}\). Le mois 12 est le premier mois de la deuxième année : en l'utilisant comme dernier terme, il compte une production qui n'appartient pas au bilan.
Son résultat ne correspond d'ailleurs à aucune période réelle : la somme des mois 1 à 12 vaudrait \(\dfrac{12 \times (27 + 60)}{2} = 522\) fenêtres, et celle des mois 0 à 12 (13 termes) \(\dfrac{13 \times (24 + 60)}{2} = 546\) fenêtres.
2. La production suit une suite arithmétique de premier terme \(u_0 = 24\) et de raison \(r = 3\), donc \(u_n = 24 + 3n\). Dernier mois du bilan :
\[u_{11} = 24 + 3 \times 11 = 24 + 33 = \mathbf{57} \text{ fenêtres}\]Total de la première année (12 termes) :
\[S = \frac{12 \times (24 + 57)}{2} = \frac{12 \times 81}{2} = \mathbf{486} \text{ fenêtres}\]Vérification par addition directe : \(24 + 27 + 30 + 33 + 36 + 39 + 42 + 45 + 48 + 51 + 54 + 57 = 486\) ✓
L'apprenti surestimait donc la production de \(504 - 486 = \mathbf{18}\) fenêtres, soit environ \(18/486 \approx 3{,}7\,\%\) de la production réelle. Sans prix de vente, on ne peut pas convertir cet écart en chiffre d'affaires.
3. On note \(S_n\) la production cumulée du mois 0 au mois \(n\), soit \(n + 1\) termes, le dernier valant \(u_n = 24 + 3n\) :
\[S_n = \frac{(n+1) \times (24 + 24 + 3n)}{2} = \frac{(n+1)(48 + 3n)}{2}\]On teste des valeurs jusqu'à dépasser 1 000, en vérifiant les deux rangs encadrants :
• \(S_{18} = \dfrac{19 \times (48 + 54)}{2} = \dfrac{19 \times 102}{2} = 969 \leqslant 1\,000\) — pas encore atteint ;
• \(S_{19} = \dfrac{20 \times (48 + 57)}{2} = \dfrac{20 \times 105}{2} = 1\,050 \gt 1\,000\) — objectif dépassé.
Contrôle de cohérence : \(u_{19} = 24 + 57 = 81\) et \(969 + 81 = 1\,050\) ✓
La production cumulée dépasse 1 000 fenêtres au mois 19, c'est-à-dire au cours du 20e mois d'activité (soit le 8e mois de la deuxième année).
Une agglomération dispose de 8 km de pistes cyclables en site propre à la fin de l'année de référence (année 0). Son plan de mobilité prévoit d'en aménager 6,5 km supplémentaires chaque année. Une plaquette distribuée aux habitants annonce : « 100 km de pistes cyclables d'ici 12 ans ».
| Linéaire de pistes l'année 0 | 8 km |
|---|---|
| Aménagement annuel prévu | 6,5 km |
| Objectif annoncé | 100 km |
| Échéance annoncée | 12 ans |
1. Exprimer le linéaire \(u_n\) de pistes à la fin de l'année \(n\). Préciser la nature de la suite et son sens de variation.
2. L'annonce de la plaquette est-elle exacte ? Justifier par le calcul.
3. Au rythme prévu, en quelle année l'objectif de 100 km sera-t-il réellement atteint ?
4. Quel rythme annuel d'aménagement faudrait-il tenir pour que la promesse soit respectée ? Ce rythme vous paraît-il atteignable ? Argumenter.
1. Chaque année on ajoute toujours le même linéaire : \(u_{n+1} = u_n + 6{,}5\). La suite est arithmétique de premier terme \(u_0 = 8\) km et de raison \(r = 6{,}5\) km.
\[u_n = \mathbf{8 + 6{,}5n} \text{ (en km)}\]Comme \(r = 6{,}5 \gt 0\), la suite est croissante : le réseau s'étend.
2. Au bout de 12 ans :
\[u_{12} = 8 + 6{,}5 \times 12 = 8 + 78 = \mathbf{86} \text{ km}\]Or \(86 \lt 100\) : l'annonce est inexacte. Au rythme prévu par le plan, il manquera \(100 - 86 = \mathbf{14}\) km à l'échéance, soit plus de deux années d'aménagement.
3. On résout \(u_n \geqslant 100\) :
\[8 + 6{,}5n \geqslant 100 \quad \Longleftrightarrow \quad 6{,}5n \geqslant 92 \quad \Longleftrightarrow \quad n \geqslant \frac{92}{6{,}5} \approx 14{,}15\]Le rang est un nombre entier d'années ; on vérifie les deux rangs encadrants :
• \(u_{14} = 8 + 6{,}5 \times 14 = 8 + 91 = 99\) km — objectif non atteint ;
• \(u_{15} = 8 + 6{,}5 \times 15 = 8 + 97{,}5 = 105{,}5\) km — objectif atteint.
Les 100 km seront donc franchis au cours de la 15e année, soit 3 ans après la date annoncée.
4. Pour atteindre 100 km en 12 ans, il faudrait une raison \(r\) telle que \(u_{12} = 100\) :
\[8 + 12r = 100 \quad \Longleftrightarrow \quad 12r = 92 \quad \Longleftrightarrow \quad r = \frac{92}{12} \approx \mathbf{7{,}7} \text{ km par an}\]Il faudrait donc aménager environ 7,7 km par an au lieu de 6,5, soit près de 20 % d'effort supplémentaire chaque année.
Argumentation attendue. Le chiffre n'a rien d'absurde en soi — 1,2 km de plus par an — mais le modèle arithmétique suppose un rythme constant sur douze ans. Budget, foncier et difficulté des tronçons peuvent faire accélérer ou ralentir le chantier ; les données ne donnent pas leur évolution. La promesse exige donc un rythme moyen de 7,7 km/an et un plan de financement correspondant, que cet exercice ne permet pas de valider.
Variante acceptable : juger la promesse tenable en s'appuyant sur un financement renforcé ou sur des projets déjà engagés, à condition de citer la valeur \(r \approx 7{,}7\) km/an et l'écart de 14 km calculé au 2.
Un coureur amateur prépare un semi-marathon (21,1 km). Chaque semaine, il effectue une « sortie longue » et note sa distance. Il a commencé à 8 km la semaine 0 et allonge sa sortie de 2 km chaque semaine.
| Semaine \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sortie longue \(u_n\) (km) | 8 | 10 | 12 | 14 | 16 | 18 |
1. Placer les points \((n\,;u_n)\) dans le repère ci-dessous, puis dire ce que leur disposition confirme sur la nature de la suite.
2. Un ami lui dit : « à ce rythme, tu courras les 42 km du marathon dans quatre mois ». Vérifier ce calcul.
3. Le modèle arithmétique est-il utilisable jusqu'à cette échéance ? Répondre en argumentant.
1. Les six points à placer sont \((0\,;8)\), \((1\,;10)\), \((2\,;12)\), \((3\,;14)\), \((4\,;16)\) et \((5\,;18)\) : on part de la graduation 8 sur l'axe vertical et on monte de deux graduations d'un rang au suivant.
Les points obtenus sont alignés, ce qui confirme que la suite est arithmétique de raison \(r = 2\) km : son terme général \(u_n = 8 + 2n\) est une fonction affine de \(n\). Attention : on place des points isolés, on ne les relie pas, car une sortie longue n'existe que pour un rang entier de semaine.
2. On résout \(u_n = 42\) :
\[8 + 2n = 42 \quad \Longleftrightarrow \quad 2n = 34 \quad \Longleftrightarrow \quad n = \mathbf{17}\]Vérification des deux rangs encadrants : \(u_{16} = 8 + 32 = 40\) km (pas encore) et \(u_{17} = 8 + 34 = 42\) km ✓. Comme 17 semaines font environ 4 mois, le calcul de l'ami est exact — du point de vue arithmétique.
3. Non, le modèle ne tient pas jusque-là. Le calcul est juste, mais il extrapole une régularité observée sur 6 semaines à un horizon près de trois fois plus lointain, alors que la réalité l'invalide sur trois points au moins :
• La charge d'entraînement ne peut pas croître indéfiniment : augmenter le volume de 2 km chaque semaine sans jamais souffler expose à la blessure. Un plan sérieux comporte des semaines de récupération où la sortie longue diminue — la suite réelle n'est alors plus arithmétique, ses différences n'étant plus constantes.
• L'objectif ne le demande pas : il prépare un semi-marathon de 21,1 km, distance atteinte dès \(u_7 = 22\) km. Poursuivre jusqu'à 42 km n'a aucun intérêt pour cette course.
• La règle « +2 km chaque semaine » n'est donnée que pour les six premières semaines. Rien ne permet de supposer qu'elle sera maintenue jusqu'à 42 km ; un programme réel doit être adapté au coureur et à son objectif avec un encadrement compétent.
Conclusion attendue : un modèle arithmétique reste valable tant que la même règle d'évolution s'applique ; ici elle cesse de s'appliquer bien avant la semaine 17, et prolonger le calcul jusqu'à 42 km n'a plus de sens physiologique. Toute réponse citant au moins un argument concret (blessure, plafonnement, semaines de récupération, objectif à 21,1 km) est acceptée.
Sur route sèche, on a mesuré la distance de freinage d'un véhicule (distance parcourue entre le début du freinage et l'arrêt complet, temps de réaction non compris) pour plusieurs vitesses.
| Vitesse (km/h) | 50 | 70 | 90 | 110 | 130 |
|---|---|---|---|---|---|
| Distance de freinage (m) | 12,5 | 24,5 | 40,5 | 60,5 | 84,5 |
On note \(d_n\) la distance de freinage pour la \(n\)-ième vitesse du tableau, avec \(d_1 = 12{,}5\) m à 50 km/h. Un automobiliste affirme :
« D'après le début du tableau, chaque palier de 20 km/h ajoute 12 m de distance de freinage. À 130 km/h, je m'arrête donc en \(12{,}5 + 4 \times 12 = 60{,}5\) m. »
1. Calculer les différences entre distances consécutives. La suite \((d_n)\) est-elle arithmétique ?
2. Réfuter l'affirmation de l'automobiliste et chiffrer son erreur.
3. Étudier la suite des différences trouvées au 1. En déduire une estimation de la distance de freinage à 150 km/h.
1. On calcule les différences entre deux termes consécutifs :
\[d_2 - d_1 = 24{,}5 - 12{,}5 = 12 \qquad d_3 - d_2 = 40{,}5 - 24{,}5 = 16\] \[d_4 - d_3 = 60{,}5 - 40{,}5 = 20 \qquad d_5 - d_4 = 84{,}5 - 60{,}5 = 24\]Les différences valent 12 ; 16 ; 20 ; 24 m : elles ne sont pas constantes. La suite \((d_n)\) n'est donc pas arithmétique, et aucune formule du type \(d_n = d_1 + (n-1) \times r\) ne peut lui être appliquée.
2. L'automobiliste a mesuré la différence sur le premier palier seulement (12 m) et l'a supposée valable pour tous les autres : il applique un modèle arithmétique à une suite qui ne l'est pas. Sa prévision :
\[12{,}5 + 4 \times 12 = 60{,}5 \text{ m}\]correspond en réalité à la distance mesurée à 110 km/h, pas à 130 km/h. La valeur mesurée à 130 km/h est de 84,5 m : il sous-estime sa distance de freinage de \(84{,}5 - 60{,}5 = \mathbf{24}\) m, soit environ 28,4 % de la distance mesurée.
3. Étudions la suite des différences \(\delta_1 = 12\), \(\delta_2 = 16\), \(\delta_3 = 20\), \(\delta_4 = 24\) :
\[16 - 12 = 4 \qquad 20 - 16 = 4 \qquad 24 - 20 = 4\]Ces écarts sont constants : ce n'est pas la suite des distances qui est arithmétique, mais la suite de ses différences, de raison 4 m.
Si la régularité des différences secondes se prolonge au palier suivant, alors \(\delta_5 = 24 + 4 = 28\) m, d'où l'estimation à 150 km/h :
\[d_6 = 84{,}5 + 28 = \mathbf{112{,}5} \text{ m}\]Dans ce prolongement du tableau, le passage de 130 à 150 km/h ajoute 28 m de freinage, contre 12 m entre 50 et 70 km/h : la distance n'évolue pas linéairement avec la vitesse. La valeur de 112,5 m reste une extrapolation du motif observé, à ne pas confondre avec une mesure.