Quand l’eau d’un circuit de chauffage chauffe, son volume augmente. Dans une boucle fermée, le vase d’expansion accompagne cette variation. Voici une coupe simplifiée d’un vase fermé à membrane. Une partie communique avec l’eau du circuit ; l’autre contient un gaz. La membrane sépare les deux compartiments. Elle peut se déformer sans que l’eau et le gaz se mélangent normalement. Lorsque l’eau chauffe, une partie du volume supplémentaire entre dans le vase. La membrane se déplace vers le compartiment de gaz. Le gaz occupe alors moins de place et sa pression augmente. Le vase limite ainsi la hausse de pression dans l’installation. Quand l’eau refroidit, son volume diminue. Le gaz se détend et repousse de l’eau vers le circuit. Le mouvement s’inverse. Le volume du vase doit être adapté à l’installation, aux températures prévues et aux pressions admissibles. Son choix se vérifie dans le dossier. La pression de gonflage côté gaz est une donnée de réglage. Elle ne se lit pas directement comme la pression d’eau au manomètre du circuit. De fortes variations de pression peuvent conduire à contrôler le vase, mais elles ne prouvent pas, à elles seules, une membrane percée. Le vase absorbe la dilatation normale. La soupape de sécurité protège contre une surpression anormale. L’un ne remplace pas l’autre. Les contrôles du vase se font dans les conditions prévues par le fabricant, après mise en sécurité. Une lecture prise dans de mauvaises conditions peut tromper. Mets sur pause. Quand davantage d’eau entre dans le vase, le volume occupé par le gaz augmente-t-il ou diminue-t-il ? Il diminue : le gaz est comprimé par le déplacement de la membrane. C’est ce volume disponible qui accompagne la dilatation de l’eau. À retenir. L’eau se dilate. Le gaz se comprime. La membrane sépare.